Ben Ali : récit d’une fin de règne pathétique


«Toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !», aurait lancé Leïla Trabelsi à son mari le 14 janvier, au moment de monter dans l'avion pour l'exil.
«Toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !», aurait lancé Leïla Trabelsi à son mari le 14 janvier, au moment de monter dans l’avion pour l’exil. Crédits photo : AFP/AFP

À partir de témoignages, le Nouvel Observateur a reconstitué les dernières heures du dictateur déchu sur le sol tunisien. Scènes surréalistes d’un ancien puissant bousculé par sa femme haineuse et poussé à l’exil par les subterfuges de son entourage.

«Monte imbécile, toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !» Propos tirés d’une vulgaire scène de ménage au sein d’un vieux couple qui se déchire. Sauf que l’auteur de ces propos n’est autre que Leïla Trabelsi, et le vieux couple celui des Ben Ali, qui a présidé aux destinées de la Tunisie pendant plus de vingt ans. On savait que leur départ du pays, le 14 janvier en pleine révolte populaire, avait été précipité et peu glorieux. Les détails qu’en révèle cette semaine le Nouvel Observateur en brossent un tableau pitoyable et grotesque.

Un vieil homme hagard, gémissant, supplie sur le tarmac de l’aéroport de Tunis : «Laissez-moi, je ne veux pas y aller, je veux mourir ici dans mon pays». C’est Zine el-Abidine Ben Ali, le raïs déchu après avoir régné d’une main de fer sur la Tunisie pendant 23 ans. Ce vendredi 14 janvier, le roi est nu, il a perdu son royaume et c’est poussé par son chef de la police politique, le terrible Ali Seriati, qu’il monte dans un avion pour l’exil. «Bordel de Dieu, tu vas monter !», lui lance en le bousculant son compagnon de trente ans. Leïla Trablesi, qui ne pardonne pas à son mari d’avoir perdu un pays à la tête duquel elle se voyait lui succéder, ne retient plus le mépris qu’il lui inspire. Sur la passerelle menant à l’avion, la fille du couple Ben Ali, Halima, parachève le pathétique tableau d’un «Lâchez mon père, sinon je descend tous vous tuer».

«Tu vas me ramener en Tunisie après ?»

Ces détails d’une fin de règne, la journaliste du Nouvel Observateur les tient en partie d’un officier de l’armée convoqué pour escorter le président jusqu’à son avion. L’homme, écrit la journaliste, «a les larmes aux yeux quand il se rappelle ce moment d’histoire (…) Comme s’il était plus difficile d’accepter d’avoir vécu pendant toutes ces années sous le joug d’un lâche».

Comme les premiers témoignages l’avaient déjà révélé, le tyran ne voulait pas quitter son pays. Il ne l’a fait qu’à la faveur d’un subterfuge inventé par son entourage, lui promettant un retour triomphal, en sauveur, dans un pays à feu et à sang. Dans l’avion qui l’emporte vers une destination inconnue, le vieux tyran ne cesse, selon le témoignage du pilote, de se rendre dans le cockpit pour inlassablement répéter la même question : «Mon fils, n’est-ce pas que tu vas me ramener en Tunisie après ?». «Bien sûr», ment le commandant de bord. La suite de l’histoire, on la connaît, c’est un vagabondage aérien d’«Oscar Oscar», le nom donné à l’avion présidentiel. Annoncé pour Malte puis pour la France, il sera finalement dirigé vers Djedda, en Arabie saoudite, où Ben Ali s’est réfugié.

Quant à Leïla, conclut l’hebdomadaire, le rêve de l’ancienne «régente de Carthage» «est devenu un cauchemar qui a pris le visage d’un vieux despote aux cheveux teints, au visage botoxé, celui-là même qu’elle voulait évincer et dont il lui faut désormais, à jamais, partager l’exil».

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Tunisie – Les députés autorisent le président intérimaire à gouverner par décrets-lois


lundi 7 février 2011, par La Rédaction

Une très large majorité des députés tunisiens ont approuvé, lundi, une loi permettant au président intérimaire de gouverner par décrets-lois et de contourner ainsi leur assemblée dominée par l’ex-parti au pouvoir. Le Sénat (chambre des conseillers) doit encore se prononcer vendredi sur le même texte avant qu’il soit ratifié par le président, Foued Mebazaa, puis publié au Journal officiel.
Sur les 195 députés présents, 177 ont voté pour, 16 contre (des représentants des petits partis d’opposition légaux) et 2 élus du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique de l’ex-président Ben Ali, se sont abstenus, a indiqué Lazhar Dhifi, le rapporteur de la commission des Affaires sociales et des Droits de l’homme qui a présenté le texte. L’Assemblée nationale compte au total 214 députés.
« Ce projet de loi va permettre au président intérimaire de prendre des décrets-lois, conformément à l’article 28 de la Constitution », a déclaré Mohamed Ghannouchi devant les députés en session plénière au palais du Bardo, le siège du Parlement, pour leur première réunion depuis la chute du président Ben Ali le 14 janvier. « Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers » qui menacent les acquis de la révolution populaire, a martelé le Premier ministre. « La Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière, mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté », a-t-il insisté.

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Le mouvement Ennahdha se dote de nouvelles structures dirigeantes
Huit jours après le retour de son chef Rached Ghannouchi, après un exil de 23 ans à Londres, le mouvement islamiste tunisien « Ennahdha » a annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Tunis, la constitution de nouvelles structures dirigeantes.
Il s’agit d’un comité constitutif composé de 33 membres, dont quatre femmes, et d’un bureau exécutif de 13 membres, parmi lesquels deux femmes. Ces instances qui regroupent notamment des enseignants universitaires, des médecins, des ingénieurs, des avocats et des journalistes, se substituent au bureau exécutif et du conseil de la Choura (consultatif) mis en place en exil, a précisé à l’Associated Press, Ziad Doulatli, l’un des dirigeants d’Ennahdha.
Selon un document remis aux journalistes, le comité constitutif a « élu au vote secret », dimanche lors d’une réunion, Ali Larayedh à sa présidence et Abdellatif Mekki, président de la commission chargée de préparer le congrès du mouvement.
Il a ensuite procédé à l’élection des membres du nouveau bureau exécutif dont chacun sera chargé ultérieurement de dossiers précis allant du développement des régions déshéritées, aux affaires de la femme, en passant par les études et la planification, la réhabilitation et la récupération des biens spoliés, ou celui devant revendiquer « équité, vérité et justice ».
Rached Ghannouchi demeure le président du mouvement et Hamadi Jebali, son secrétaire général jusqu’à la tenue du congrès qui devrait se tenir dans quatre à six mois, a noté M. Doulatli.

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Des manifestants font un blocus devant le parlement

Des centaines de manifestants ont empêché lundi matin les députés tunisiens d’accéder à l’enceinte parlementaire où ils devaient tenir une séance plénière pour adopter un projet de loi permettant au président par intérim Fouad Mebazzaâ de prendre des décrets-lois en attendant les élections présidentielle et législatives qui devraient avoir lieu dans les six mois à venir.
Selon Rachida Neïfer, enseignante à la faculté des sciences juridiques de Tunis, qui participait au rassemblement, les manifestants considèrent que « la révolution du 14 janvier » qui a conduit à la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, « a mis fin à la légitimité de l’institution parlementaire et à tous les autres organes constitutionnels ».
Les contestataires, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des avocats et des citoyens ordinaires, réclament l’élection d’une assemblée constituante qui devra être chargée de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et de l’adoption des lois nécessaires à la transition, a précisé Mme Neïfer à l’Associated Press.
Selon cette ancienne présidente de l’Association des journalistes tunisiens (AJT), une telle démarche « n’est pas une première en Tunisie où une assemblée constituante avait été mise sur pied dans le même but en mars 1956 sous le régime beylical ».

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Retour au calme dans la ville du Kef, plus de 40 blessés dimanche
Plus de 40 personnes ont été blessées dimanche dont un homme grièvement brûlé lors de l’incendie du siège de la police, dans la ville du Kef, a-t-on appris lundi de source hospitalière dans cette ville du nord-ouest de la Tunisie.
« Il y a plus de 40 blessés, dont un homme grièvement brûlé qui a été transféré à l’hôpital de Ben Arous (spécialisé dans les soins aux grands brûlés) à Tunis », a déclaré à l’AFP une source hospitalière jointe à l’hôpital régional du Kef.
« Presque tous les autres blessés ont été admis pour des cas d’asphyxies légères et des difficultés respiratoires. Il y a aussi quelques cas de fractures. Ils ont tous pu quitter l’hôpital dimanche soir », a ajouté cette source. La plupart avaient été blessés lors de l’incendie du siège local de la police par des bandes de jeunes pillards.
Lundi matin, la situation était « calme » au Kef, où l’armée est toujours déployée aux carrefours stratégiques de la ville et devant les principaux bâtiments publics, a déclaré à l’AFP Raouf Hadaoui, un syndicaliste joint par téléphone depuis Tunis.
L’activité n’avait toutefois pas repris, les écoles et de nombreux commerces étaient encore fermés vers 10H00 (09H00 GMT). Tout le week-end, cette ville d’environ 50.000 habitants a été secouée par de violents affrontements et la proie de pillards.
L’immeuble de la police avait déjà été en partie incendié samedi par des manifestants qui exigeaient le départ du chef de la police locale, accusé d’abus de pouvoir. Dimanche, le bâtiment a été à nouveau pris pour cible, cette fois par des bandes de jeunes qui se sont ensuite livrés à des pillages à travers la ville, selon des témoins et des sources syndicales.
Les heurts de samedi ont fait deux morts, selon le ministère de l’Intérieur, qui a démenti le bilan de quatre morts donné de sources syndicales. Les deux jeunes hommes, abattus par le chef local de la police qui a été arrêté dès samedi soir, ont été enterrés dimanche au Kef, selon des témoins.

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Le gouvernement tunisien suspend les activités du RCD, parti de Ben Ali

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Fahrat Rajhi, a annoncé dimanche la suspension des activités du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti qui monopolisait la vie politique sous l’ancien régime de Zine Ben Ali. L’ex-dictateur a été chassé du pouvoir le 14 janvier, après quatre semaines de révolte populaire, et s’est réfugié à Djeddah, en Arabie saoudite. La suspension des activités du RCD survient après une série d’incidents violents qui, selon des responsables de la sécurité, entrent dans le cadre d’une conspiration de personnalités proches de Ben Ali visant à répandre le chaos et à reprendre le pouvoir.
« Le ministre de l’Intérieur a décidé de suspendre toutes les activités et toutes les réunions du RCD (ancien parti au pouvoir) et de fermer tous ses bureaux en attendant une décision judiciaire sur sa dissolution », a dit une source proche du ministère. Cette décision a été prise « par nécessité extrême et afin de prévenir un effondrement de la sécurité générale et de protéger les intérêts supérieurs du pays », a ajouté cette source sous le sceau de l’anonymat.
Depuis le départ de Ben Ali, la stabilité s’est progressivement rétablie dans le pays, mais de nouvelles flambées de violence ont été enregistrées ces derniers jours. De nouveaux troubles ont éclaté dimanche à El Kef, dans le nord du pays, où, samedi, la police avait ouvert le feu pour disperser une manifestation et deux personnes avaient été tuées par balle.
Dimanche, des jeunes gens ont mis le feu à un commissariat de police d’El Kef et ont tenté de se rendre à la prison locale, mais l’armée est intervenue pour les en empêcher, rapporte l’agence TAP. L’agence précise aussi qu’à Gafsa, dans le centre de la Tunisie, des soldats ont dû évacuer à bord d’un véhicule militaire le gouverneur régional récemment nommé dont les bureaux étaient assiégés par des manifestants. Les manifestations contre les nouveaux gouverneurs régionaux risquent d’embarrasser le gouvernement parce qu’ils ont été nommés sous la pression de la population qui réclamait le remplacement des proches de Ben Ali.
Selon une source au ministère de l’Intérieur, un jeune homme est mort à Kebili, à 400 kilomètres au sud de Tunis, après avoir été atteint par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation contre la nomination d’un nouveau gouverneur régional. Par ailleurs, une manifestation avait éclaté vendredi à Sidi Bouzid après la mort de deux hommes détenus dans un commissariat de police où s’était déclaré un incendie. Deux policiers ont par la suite été arrêtés dans le cadre de cette affaire.

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Michèle Alliot-Marie : « Je ne monterai plus dans un avion privé »
Michèle Alliot-Marie, mise en cause pour ses vacances en Tunisie, s’est engagée à ne plus remonter dans un avion privé tant qu’elle sera ministre, dans une interview diffusée lundi par Europe 1. La ministre des Affaires étrangères a observé, concernant son voyage, qu’il n’a rien coûté « ni au budget tunisien ni au budget français. Ce n’était pas de l’argent public ». Par ailleurs, cet ami tunisien qui l’a transportée à bord d’un appareil privé est « une personne qui ne m’a jamais rien demandé. C’est simplement une relation désintéressée et amicale ».
Mais, a poursuivi Michèle Alliot-Marie, « je vois, je constate que ça choque » et donc « il n’est pas question que je remonte dans un avion privé, quelles que soient les circonstances, tant que je serai ministre ». « Depuis vingt ans, j’ai vraiment essayé de tout faire », de « payer mes déplacements, tout ce qui est privé », a plaidé la ministre.
Mais pendant sa villégiature de Noël, « sur cette séquence, en l’espace de cinq jours, est-ce que c’est parce que j’étais claquée et, me retrouvant dans un cadre amical, je me suis effectivement détendue et j’ai vu uniquement les relations amicales, oui, c’est possible, et je le regrette profondément », a poursuivi la ministre. « Je ne suis pas une spécialiste de la communication, tout le monde le sait », a également affirmé la chef de la diplomatie française. Elle a assuré s’être exprimée dans les médias sur cette affaire « simplement avec (sa) bonne foi » et dénoncé « les mensonges et les contre-vérités qui ont été formulés » à son encontre.
Interrogée lundi dans Le Parisien-Aujourd’hui en France sur ceux qui demandent sa démission, comme le président du groupe PS à l’Assemblée Jean-Marc Ayrault, elle affirme : « Je réponds aux questions, pas aux insultes. » Cela ne la « détourne » pas de sa « mission ». « Chacun connaît ma rigueur et mon éthique. Moi, je me refuse à mettre en accusation les responsables politiques de gauche qui ont pris régulièrement des vacances en Tunisie pendant que Ben Ali était président », lance-t-elle aussi.
Depuis plus d’une semaine, Michèle Alliot-Marie doit faire face à de nombreuses critiques et des appels à sa démission pour avoir utilisé par deux fois, durant ses vacances de Noël en Tunisie, l’avion d’un de ses amis tunisiens et homme d’affaires Aziz Miled, présenté comme un proche du beau-frère du président déchu, alors que la révolution de jasmin avait débuté.

(Lundi, 07 février 2011 – Avec les agences de presse)

Lettre ouverte au ministre tunisien des affaires étrangères


Ministre des affaires étrangères tunisien, Mohamed Ounaies. AFP 

Comme tous les tunisiens, et oui monsieur, je vous dit TOUS les tunisiens qui vous ont vus sur Nessma TV ou très vite sur Youtube, Facebook et autres médias; nous avons été ébahis par vos propos, votre discours et le fondement même de votre présence dans Notre Gouvernement!

Nous avons vu et entendu un ministre des affaires étrangères supposé parler en notre nom, nous représentant nous et nos valeurs pour lesquelles des jeunes de toute la Tunisie sont tombés par les balles d’un régime que vous êtes venu défendre en public.

Vous avez refusé d’appeler notre révolution comme telle, et je ne comprends tout simplement pas comment vous avez pu être dans cette fonction. Nous jeunes qui ont chassé le tyran, refusons que vous représentez notre peuple si vous ne croyez même pas que ces jeunes martyrs sont autre chose que des martyrs pour NOTRE LIBERTÉ a tous. Ce sont les martyrs de la Tunisie monsieur, et vous n’avez absolument pas le droit d’utiliser un autre nom pour qualifier ces héros, tout en commençant par Mohamed Bouzizi que la paix repose sur son âme a lui a tous les autres.

Aussi, vous n’avez pas le droit de sourire et dire tant de bien de la ministre des affaires étrangères de la France, Michelle Ailliot-Marie. Comment osez vous dire d’elle et de la classe politique française actuelle tant de bien et leur faire tant de compliments au moment ou des livraisons de “savoir-faire” français en matière de sécurité allait nourrir les forces du mal et OPPRIMER TON PEUPLE.

MAM peut raconter ce qu’elle veut, mais tant de tunisiens et de français ont vus et lus. Moi simple internaute j’ai vu les vidéos de cette livraison sur internet, vivre la technologie (Chose dont vous vieux politiciens ne comprennent toujours pas : comment il est devenu impossible de mentir, ou du moins il est impossible de ne pas être démasqué avec le temps) . Nous avons vu les bombes lacrymogènes dans les conteneurs. Nous avons vu les dates et les autorisations de cargaison. Nous avons vu les dates et l’adresse du destinataire.

Tant d’hommes politiques en France ont exprimé publiquement leur dégoût et mépris pour les choix de leur gouvernement envers la révolution tunisienne. Et je comprends très bien que les français se sentent embarrassés par la lâcheté de leur gouvernement envers un pays qui de facto un peu la France, sous le plus lâche des prétextes qui est la peur de l’ingérence, chose que la France n’a jamais arrêté de faire depuis plus de deux siècles.

Tout ceci pour en venir a cette petite question qui résumerait le choc du peuple à vous entendre : Comment vous, qui nous représente, peuple tunisien, avez vu pu nous trahir aussi ouvertement?

Si vous voulez plaire a la France, c’est bien, mais pas en faisant parti de notre gouvernement.

Il y a des petites choses qui ont changé monsieur le ministre. Nous ne sommes plus les même du temps de Bourguiba. Nous sommes les petits-fils de ces gens, et nous sommes très bien renseignés. Nous sommes des millions à avoir appris et voyage et compris comment les pays fonctionnent. Vous êtes tenu de nous rendre des comptes. Vous êtes tenu de parler en notre nom même si vous êtes en désaccord avec ce que vous dites. Vous êtes tenus de respecter les martyrs et non les victimes qui sont tombées et qui vous ont permis d’être la ou vous êtes maintenant.

Sachez monsieur que vous ne plaisez pas aux jeunes. Sachez que le bon coté lorsque 44,9% des diplômés universitaires sont au chômage est que dorénavant vous aurez des millions qui n’ont rien a faire de leur journées que d’avoir l’œil sur son gouvernement.

Ce matin vous aurez sûrement un échantillon de ces jeunes devant votre ministère, pour vous rappeler votre incompréhension de cette jeunesse qui vous dépasse et surpasse. Je me sens désespère de voir que un grand pays comme la Tunisie n’a trouvé de mieux de représenter le meilleur de ce qu’elle a, sa jeunesse, avec votre personnage qui n’a rien compris des jeunes et de leur ère.

Dernier conseil monsieur le ministre, écoutez les jeunes et demander leur conseil. La vie a changé, et de nos jours il est plus sage de demander conseil à ses enfants et ses petits enfants que l’inverse.

Motaz Dlimi

source: http://nawaat.org/portail/2011/02/07/lettre-ouverte-au-ministre-tunisien-des-affaires-etrangeres/

OÙ VA LA REVOLUTION EN TUNISIE?


 

Vendredi 4 février, 20h.15
Café Gavroche, 4 James-Fazy (Genève)
 


OÙ VA LA REVOLUTION  

 

EN TUNISIE?

avec:
LUIZA TOSCANE (Paris)
Militante de longue date pour les droits humains en Tunisie, et auteure de L’Islam, un autre nationalisme?, Paris, L’Harmattan.
et…
ANIS MANSOURI (Genève),
de retour de Tunis,
Membre du Collectif solidaire avec les luttes sociales et politiques en Tunisie, à l’initiative de la manifestation du 15 janvier à Genève

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TUNISIE : LA REVOLUTION… ET APRES

Lundi 7 février à 19h.00 à la Comédie de Genève
avec :
Marguerite Rollinde, chercheur à l’Université de Paris VIII, spécialiste du Magreb
Anis Mansouri, secrétaire général de l’Association des Tunisiennes et Tunisiens de
Suisse

 

 

 

Sadri Khiari, Auteur et membre du Parti des Indigènes

 

 

 

Débat animé par Christophe Passer de l’Hebdo

 

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Rassemblement au Canada pour la saisie des biens des proches de Ben Ali


mardi 1er février 2011, par La Rédaction

Un groupe de Tunisiens du Canada qui avait organisé plusieurs manifestations contre le régime de l’ex-président Ben Ali a demandé, lundi, au gouvernement d’Ottawa de saisir les biens de ses proches qui pourraient se trouver sur le territoire canadien.
Le Collectif de solidarité avec les luttes sociales en Tunisie a appelé, dans un communiqué, à un rassemblement mercredi devant le parlement fédéral à Ottawa pour appuyer cette revendication. L’organisation basée à Montréal demande aussi au gouvernement canadien « d’être transparent » dans le dossier qui concerne notamment un beau-frère de Ben Ali, Belhassen Trabelsi, au Canada depuis plusieurs jours.
Les autorités canadiennes ont retiré à Belhassen Trabelsi son statut de résident permanent et le chef de la diplomatie d’Ottawa Lawrence Cannon a déclaré qu’il ferait de son mieux pour qu’il quitte rapidement le pays. Considéré comme l’un des chefs du clan Trabelsi, l’homme d’affaires millionnaire est recherché par la justice tunisienne pour détournement de fonds publics. Il a demandé le statut de réfugié au Canada, ce qui risque de rendre son éventuelle expulsion ou extradition longue et difficile.
Invoquant la protection de la vie privée, les autorités d’Ottawa n’ont donné aucune indication sur l’endroit où il se trouve ou sur ses éventuels biens au Canada. Arrivé le 21 janvier à Montréal à bord d’un jet privé, il a séjourné pendant quelques jours dans un hôtel, avant de s’en éclipser discrètement.
Le Collectif de solidarité demande la « pleine collaboration » d’Ottawa pour arrêter et traduire la famille Trabelsi devant la justice tunisienne. Ses animateurs ignoraient, lundi, le lieu de séjour de Belhassen Trabelsi et de sa famille et ne comptaient pas le « traquer », a indiqué la coordonnatrice du collectif, Sonia Djelidi. L’organisation ne connaît pas non plus ses avoirs au Canada, a reconnu le signataire du communiqué, Jamel Jani.

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La sous-préfecture de Kasserine pillée et saccagée

La sous-préfecture de Kasserine, ville frondeuse du centre-ouest de la Tunisie, a été pillée et saccagée lundi par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contactées par l’AFP et l’agence officielle TAP. Selon ces mêmes sources, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues dans cette localité, qui a connu des affrontements violents entre la police et des manifestants lors des émeutes qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali. « Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et à la maison du sous-préfet ce matin (lundi 31 janvier).
« Ils ont tout pillé et saccagé », a déclaré Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine. « Ils ont tout pris, des meubles, des ordinateurs, des montants de fenêtres, de la vaisselle. J’en ai même vu avec des petites cuillères », a affirmé un autre syndicaliste, Sadok Mahmoudi. Ils ont en outre affirmé que les pillards étaient « encadrés par des gens du RCD », l’ancien parti au pouvoir du président déchu Ben Ali. Cette information n’avait pu être confirmée par d’autres sources.
Selon l’agence officielle TAP, « le gouvernorat de Kasserine a été ces dernières heures le théâtre de troubles ». « Des malfaiteurs ont attaqué des institutions et terrorisé les habitants », affirme la TAP, précisant qu’avaient été notamment visés les bâtiments de la sous-préfecture, la maison des jeunes et un lycée professionnel. Les deux syndicalistes de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ont affirmé que l’armée, qui était présente, n’était pas intervenue pour mettre fin aux troubles.

(Mardi, 1er février 2011 – Avec les agences de presse)

DE TUNIS AU CAIRE, DES PEUPLES LUTTENT POUR SE DÉFAIRE DE LEURS CHAÎNES


Égypte : Un face à face dramatique
Silvia Cattori


Les manifestants mettent le feu au siège du Parti national démocratique (PND) au Caire
(Photo : AFP)

Dimanche 30 janvier 2011

Lorsque, le 17 décembre 2010, un jeune diplômé tunisien, Mohamed Bouazizi, en proie au désespoir s’est immolé par le feu, après qu’une policière ait séquestré les maigres légumes qu’il vendait pour subvenir dignement aux besoins de sa famille, qui aurait imaginé que son geste allait bouleverser le cœur de millions de gens, embraser la Tunisie, conduire un mois plus tard à la fuite de Ben Ali et à la chute de son régime, libérer des peuples entiers de leurs peurs et les conduire à la révolte ?

Bouazizi n’est plus de ce monde. Il ne souffre plus. Paix à son âme. Mais son immense sacrifice a ouvert les portes de l’espérance à des millions de gens dans des pays où l’horizon paraîssait totalement cadenassé. Des gens qui, en Algérie, en Jordanie, au Yémen, en Egypte, ont trouvé en Bouazizi, en son geste tragique, la force d’exprimer avec courage la colère longuement accumulée contre des dirigeants honnis…

Si cette révolution – en train de s’accomplir – a pu se déployer avec cette extraordinaire ampleur, c’est bien évidemment parce que, dans de très nombreux pays arabes, le ressentiment populaire accumulé contre des régimes tyranniques et corrompus est un baril de poudre qui n’attendait que l’étincelle pour exploser.

Des millions de gens de par le monde, qui ne supportent pas l’injustice et l’ensauvagement de leurs sociétés, ont regardé avec espoir, avec inquiétude [1], avec admiration, ces rassemblements d’Égyptiens défier malgré la peur, la fatigue, les gaz asphyxiants, des policiers en uniformes noirs ou en civil, et réussir, en quelques jours seulement, à faire vaciller le régime trentenaire et brutal de Moubarak, le grand allié d’Israël.

En ce 30 janvier 2011, tous les yeux sont tournés vers ces millions d’égyptiens qui sont en train de défier le pouvoir au Caire, sur Tahir Square, et dans d’autres villes, en retenant leur souffle.

Oui, le monde retient aujourd’hui son souffle. Car, après les sacrifices consentis – des centaines de morts, des milliers de blessés graves – le régime de Moubarak, soutenu militairement par les États-Unis, pense sauver les meubles en nommant Omar Souleiman [2] comme vice-président et possible successeur. Or, cette nomination est lourde de dangers.

Il est temps que les gouvernements des grandes puissances « démocratiques » qui soutiennent ces régimes dictatoriaux rendent des comptes à leurs propres peuples. Car, sans le soutien qui leur a été fourni, au nom de la real politique, au nom de la lutte contre le « danger islamique », ces dictateurs n’auraient jamais pu régner durant des décennies et mâter leurs peuples.

Des grandes puissances qui, faut-il le rappeler, n’ont officiellement que la défense des droits de l’Homme et la « démocratie » à la bouche, mais qui s’empressent de liquider la démocratie ou de la mettre en quarantaine quand elle ne produit pas le résultat qui leur convient.

Comme nous l’avons vu en 1992, lorsque l’armée algérienne, soutenue par les pays occidentaux, a interrompu – avec toutes les conséquences douloureuses qui s’en sont suivies pour le peuple algérien [3] – le processus électoral qui avait vu le Front Islamique du Salut arriver en tête du premier tour des législatives du 26 décembre 1991.

Comme nous l’avons vu avec la mise à l’écart du Hamas par ces mêmes gouvernements occidentaux, quand celui-ci a remporté les élections législatives du 26 janvier 2006 à la suite d’un scrutin reconnu comme parfaitement honnête.

Nous avons vu, nous voyons, tout cela se dérouler emplis de dégoût et de honte.

La colère est grande, également en Occident, dans le cœur des gens qui n’acceptent pas de voir des autorités manipuler l’opinion et des journalistes mentir, au sujet des vrais enjeux de notre temps.

La propagande visant à susciter la peur en brandissant la « menace de l’intégrisme islamique » ne convainc plus. C’est pourquoi ceux qui veulent comprendre quels sont les vrais enjeux, savent en ce moment aller trouver des informations non filtrées sur Al-Jazeera ou PressTV [4], n’en déplaise aux détracteurs de ces chaînes.

Aujourd’hui, des milliers de gens de par le monde, communiquent, s’engagent de manière volontaire pour contrer la désinformation et écrire, traduire, diffuser inlassablement sur la toile une contre-information. Et travaillent d’arrache pied pour construire des réseaux de solidarité avec des peuples bâillonnés et leur dire : votre combat est le nôtre.

Les gens ne sont pas dupes. Ils regardent avec dégoût les propagandistes amis d’Israël, se livrer à des manipulations pour tromper l’opinion publique, crier au scandale, comme cela s’est passé en juin 2009, quand le président iranien Ahmadinedjad a été réélu pour un second mandat avec 62,6% des suffrages exprimés [5] et que le candidat, soutenu par les États Unis, la France, la Grande Bretagne, a perdu. Or ces agitateurs (comme, en France, BHL et Alexandre Adler) et ces États en guerre contre le monde arabo musulman, nous ne les avons jamais vu broncher à l’annonce des scores faramineux obtenus par Hosni Moubarak lors de ses réélections successives, ni devant la scandaleuse manipulation des élections législatives égyptiennes de novembre-décembre 2010 [6].

Si les États-Unis sont le principal soutien financier et militaire du régime d’Hosni Moubarak – considéré avec la Jordanie comme le plus sûr allié d’Israël – la France n’est plus en reste depuis l’arrivée à l’Elysée de Nicolas Sarkozy. En visite officielle au Caire en décembre 2007 il déclarait :

« Je voudrais d’abord dire combien je suis heureux d’être en Egypte, à côté du président Moubarak. C’est notre troisième rencontre, puisque je l’avais reçu à Paris au mois d’août, j’ai eu l’occasion d’avoir un long entretien avec lui à Charm el-Cheikh et un entretien aujourd’hui. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, s’est lui-même rendu à deux reprises déjà en Egypte. C’est dire combien la France considère le rôle de l’Egypte essentiel et le rôle du président Moubarak capital, non seulement pour les dossiers de la région qu’il connaît parfaitement mais pour cette question essentielle pour l’avenir du monde d’un dialogue entre l’Orient et l’Occident qui est une question absolument fondamentale.

Je voudrais dire au président Moubarak combien j’apprécie son expérience, sa sagesse et la vision modérée qui est la sienne sur les grands dossiers où il privilégie le dialogue, le consensus, la rencontre dans une région qui a besoin de paix et qui n’a pas besoin de guerre. L’Egypte est, pour la France, un partenaire essentiel et le président Moubarak est, pour nous, un ami.
(…)
J’ai toujours pris mes responsabilités, je soutiens un gouvernement qui lutte contre le terrorisme et j’ai dit au président Moubarak que nous avions besoin de dirigeants de grandes nations comme la nation égyptienne qui soient des dirigeants modérés, non pas dans leur amour de l’Egypte, mais dans la compréhension des problèmes de la région. La France, elle, sera du côté de ceux qui luttent contre le terrorisme et la barbarie. (…) ». [7]

Lors de sa conférence de presse depuis le Palais de l’Elysée en janvier 2008, Nicolas Sarkozy avait été encore plus clair : « Il faut aider monsieur Moubarak en Egypte, (…) parce que, qu’est-ce qu’on veut là-bas, les frères Musulmans ? » [8]

Comme pour la Tunisie, la stratégie qui consiste à susciter la peur du « terrorisme » islamique, a rendu les dirigeants occidentaux aveugles à la souffrance et à la réelle aspiration de liberté de ces peuples.

Ils n’ont rien vu venir.

Ils n’ont pas compris qu’aujourd’hui, dans de nombreux pays, beaucoup de gens n’achètent plus les journaux, ne font plus aucune confiance aux journaux télévisés, ne sont plus aussi perméables à la version officielle de l’histoire déversée par les médias de l’establishment et trouvent sur Internet une information libre.

Tel Aviv veut croire à la survie du régime Moubarak : « Nous assistons à un tremblement de terre au Moyen-Orient. Mais nous croyons que le régime est assez fort et que l’Egypte va surmonter la vague actuelle de manifestations (…) Il est dans l’intérêt fondamental de l’Egypte de maintenir ses rapports privilégiés avec l’Occident, et le maintien de la paix avec Israël s’inscrit dans cette optique » déclarait un ministre du gouvernement Netanyahu qui a requis l’anonymat [9]. Mais, signe de son inquiétude, Benjamin Netanyahou a maintenant demandé à ses ministres de ne pas faire de commentaires aux médias au sujet de ce qui se passe en Égypte.

Compte tenu de l’importance majeure de l’Égypte sur l’échiquier moyen-oriental, et compte tenu des moyens de répression de ce régime qu’Israël a grandement contribué à renforcer, à l’aide d’un grand nombre de conseillers et d’agents secrets, l’épreuve de force engagée sera, comme on le voit et on le déplore, beaucoup plus dure qu’elle ne l’a été jusqu’ici en Tunisie.

Car, comme l’avait ingénument avoué le vice-premier ministre israélien Silvan Shalom, « un monde arabe démocratique (…) serait gouverné par une opinion publique généralement opposée à Israël. » [10].

[1] Des témoins ont rapporté avoir vu des policiers participer à des pillages. Ces provocateurs, sans doute envoyés par le régime, servent à faire peur et permettre à Moubarack de dire que les opposants sont des vandales qui « détruisent ce qu’il a construit ».

[2] Omar Souleiman, est considéré comme un assassin, un tortionnaire qui inspire la terreur absolue, également aux yeux des Palestiniens qui s’opposent à l’occupant israélien et à la direction de Ramallah. Lié au Mossad il a contribué à la liquidation de nombreux patriotes Palestiniens.
On se doute bien que la mise en place des futurs dirigeants égyptiens ne se fera qu’avec l’accord de Washington et de Tel Aviv, car pour les Etats-Unis et Israël, le problème est de savoir si les accords de Camp David vont survivre ou non au changement de dictateur. Si non, cela signifie la fin du blocus de Gaza et la Révolution en Jordanie. Il y aurait alors un très grave risque d’intervention US et de guerre générale.

[3] Voir : « Algérie : Les années de sang et les complicités de la France – Entretien avec Lounis Aggoun », par Silvia Cattori, 15 octobre 2010.

[4] Comme en témoignent encore, il y a quelques jours, les informations capitales divulguées par Al-Jazeera sur les dessous du prétendu « processus de paix » israélo-palestinien. Voir :
« Proche-Orient : Des documents secrets révèlent la lente mort du processus de paix », 24 janvier 2011.

[5] Contre 33,7% à son principal opposant Mir Hossein Moussavi, la participation s’élevant à 85%.
Voir aussi à ce sujet : « Iran : Le bobard de l’ “élection volée” », par James Petras, 19 juin 2009.

[6] Voir : « Les États-Unis sont responsables de la farce électorale égyptienne », par Khalid Amayreh, 1er décembre 2010.

[7] « VISITE OFFICIELLE EN EGYPTE POINT DE PRESSE CONJOINT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M. NICOLAS SARKOZY, ET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE, M. HOSNI MOUBARAK
PROPOS DE M. SARKOZY », 30 décembre 2007.

[8] À propos de ces commentaires, Youssef Nada – financier et opposant politique égyptien, condamné in absentia et sans fondement par un Tribunal spécial militaire sur ordre d’Hosni Moubarak – nous disait lors d’un entretien en été 2008 : « Si M. Sarkozy dit qu’il soutient Moubarak, très bien, cela indique qu’il aime la dictature. Cela veut dire que c’est son opinion sur la démocratie ; qu’est-ce que je puis dire d’autre ? ».
Voir : « L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, 13 juin 2008.

[9] Voir : « Egypte : Israël parie sur le maintien du régime Moubarak », almanar.com.lb, 27 janvier 2011.

[10] Voir : « Israel dreading a democratic Arab world » (« Israël redoute un monde arabe démocratique »), par Saleh Naami, ahramonline, 15 janvier 2011.

Soutien à la Tunisie


Le parlement européen se réunit le 2 février pour ses résolutions sur l’avenir de la Tunisie et votera jeudi 3 février matin, il s’apprete à apporter son soutien au gouvernement de transition de Ghannouchi, homme de main de Ben ali depuis plus de 20 ans qui s’est imposé comme représentant du peuple et recommence la répression.

Nous appelons le parlement à soutenir le peuple tunisien dans son combat pour la démocratie.

Le front du 14 janvier est le rassemblement de tous les partis de gauche en Tunisie dont aucun n’a accepté cette transition anti démocratique demande :

LA DEMISSION DE TOUS LES COLLABORATEURS DU RÉGIME DE BEN ALI ET LA FORMATION D’UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE ACCEPTE PAR LE PEUPLE.

Le parlement européen recoit le ministre des affaires étrangères du gouvernement de Ghanouchi, le vote de soutien aura lieu jeudi à 11 heures.

Il faut faire pression pour que le parlement soutienne le peuple tunisien

Rassemblement

Mercredi 2 fevrier à 14 heures

Jeudi 3 février à 10 heures

au Parlement européen

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