No Revolution is Perfect


Avatar de alannahpriestleyP U L S E

Palestinian Youth Perspectives on Syria, Palestine and a Liberated Arab Region

by Loubna Qatami

                In December of 2010, Palestinian youth of the world watched anxiously, and participated in, the monumental dawn of the Arab revolutions. Many Palestinian young people, despite our inclination to be suspect of any emerging forces and rapid power shifts occurring, instinctively supported the political earthquake as the means of rupturing decade’s long neo-colonial structures. We joined our brothers and sisters in Tunisia, in Egypt and across the Arab world, in some cases symbolically and other cases literally, in the fight against their repressive regimes.  Palestinians are a transnational people, deeply immersed in the disadvantages of being placeless and refugees. We are subject to the repression of those regimes not only by living under them but by their corroboration with the Zionist entity consequentially resulting in our people’s long exile and occupation. Support for the revolutions…

Voir l’article original 3 733 mots de plus

L’humour syrien à travers la révolution


Cet article est une traduction d’un article originellement publié sur Syria Untold, en Arabe le 28 février puis en Anglais le 3 Mars 2014. Il aborde une conséquence originale de la crise syrienne: son influence sur l’évolution de l’humour légendaire des Syriens. Puisque l’humour est sûrement la chose la plus difficile à retranscrire dans une langue différente, j’espère que vous serez indulgents, et que vous apprécierez l’article.  

« Un lapin est torturé par la police secrète du régime syrien. Pourquoi? Parce qu’ils veulent qu’il avoue être un âne. » Ce n’est qu’une des nombreuses blagues répétées par les Syriens, un peuple qui se caractérise par son sens de l’humour, même si celui-ci est devenu de plus en plus noir depuis le début de la révolte en mars 2011. Arme puissante de la résistance quotidienne, l’humour politique sape autant l’autorité d’un régime omniprésent, que celle des nouvelles formes de tyrannie qui se développent dans les régions libérées.

Depuis les premiers jours, la révolte a changé le pays de manière irréversible. Les statues de Hafez Al-Assad qui sont tombées au début de la révolte, les affiches de Bachar al-Assad arrachées, et les chants révolutionnaires chantées en plein coeur des villes ont libéré la sphère symbolique de l‘oppression.

Durant la révolution, l’humour s’est transformé. De ces premières formes subversives il est devenu un outil déclaré de résistance. Des militants ont lancé d’innombrables pages Facebook afin de propager des blagues. « L’humour révolutionnaire de Homs » est une des pages les plus importantes. Un des dernières publication partagées se moque des fondamentalistes de l’Etat Islamique en Iraq et au Levant (EIL, ou ISIS en anglais), de ceux du Hezbollah (partisans du régime), et de la multiplication en Syrie de “fronts” et autre “coalitions”: « Proposition de fusion entre l’EIL et le PIL (Parti de l’Iran au Liban) pour former le front « la paralysie ne se soigne pas ».

La plupart des blagues ont pour sujet les figures célèbres du régime, qui inspiraient jadis la peur. Le sarcasme sur la mort et la machine de guerre du régime sont aussi très présents et font partis d’un effort courageux visant à remonter le morale de la population. Ces blagues, dans leurs différentes formes, apparaissent comme le reflet d’un peuple qui a décidé de marcher vers la liberté en souriant, malgré toutes les destructions qui l’entourent.

Le président, dont la chute s’est rapidement imposée comme le principal cri de ralliement des manifestants, est également un objet privilégié de dérision. Dans une des blagues, on demande à un Syrien “Que ferais tu si tu devenais président? » question à laquelle il répond : « Je démissionnerais, bien sûr! »

Une des blagues les plus partagées raconte l’histoire d’un réfugié de Homs (NDT En Syrie, le Homsi est souvent le héro malheureux des histoires drôles, comme le Belge en France), qui se retrouve dans une zone relativement sûre de Damas. Pourtant il désire retourner rapidement à Homs. Quand on lui demande pourquoi, il répond: « Les bombardements qu’on connait sont toujours mieux que ceux qu’on ne connait pas. » Dans une autre plaisanterie, un professeur demande à un étudiant de Homs: « Où se trouve Homs sur la carte? » (NDT “Où tombe Homs sur la carte “ en Arabe). L’étudiant répond de manière pompeuse « Homs ne tombe pas », en référence à la résistance farouche de la ville toujours assiégée.

La rhétorique du régime invoquant continuellement de multiples théories du complot est également tournée en dérision. Quand on demande à un homme de Homs pourquoi il y a une pénurie de gaz de cuisine à Homs, celui répond « Par ce que Homs nous concocte (NDT « nous cuisine » en Arabe) une grosse conspiration. »

Cette manière d’aborder avec humour la situation tragique du pays fait partie intégrante de la détermination que montrent encore et toujours les syriens afin de protéger leur révolution. Elle évolue de la résistance vers un acte actif de conquête et de mise à bas de l’ensemble des tabous politiques du temps de la dictature. Cet humour est également un indicateur utile du changement culturel à l’oeuvre dans le pays. Lorsque l’on demande à un Homsi si les habitants de Homs vont finir par arrêter leur manifestations quotidiennes après le chute du régime, il répond surpris : « Pourquoi? En quoi est ce que cela a un quelconque rapport?! »

Article traduit par Armand Hurault

source

En Belgique, Rabat veut contrôler


Et voici un copié collé de l’article signé Baudouin Loos : »En Belgique, Rabat veut contrôler » (Le Soir du 22 février 2014)
Bonne lecture.

« Rabat veut contrôler

Comment contrôler l’immigration? Cette question s’est posée au Maroc dès les années 1960 et le roi Hassan II, à l’époque, n’a pas hésité à investir dans cette tâche. Objectif: maintenir les immigrés dans le giron de son pouvoir, les détourner de la politique et, si possible, faire taire par l’intimidation les opposants exilés.

Ecoutons Mustapha Halla, de Charleroi, un ancien prisonnier politique: «A l’époque, le Maroc envoie, dans toutes les nations où résident des immigrés marocains, des sortes de milices privées nommées les Amicales. Celles-ci ont pour mission d’empêcher leurs congénères de participer à toute forme d’organisation syndicale ou autre organisation de la société civile ainsi que de se faire naturaliser. Ces milices sont actives à partir des années 60 jusque dans les années 90. Ceci n’a évidemment pas favorisé l’intégration, que du contraire. Cette même stratégie se poursuit actuellement par le biais des mosquées.»

Le royaume chérifien ne lésine pas sur les moyens et on sait que des éléments de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, soit les services de renseignement) sont également mis à contribution quand la sécurité du royaume est jugée en cause. La Belgique avait demandé en 2008 le renvoi au Maroc de trois agents du DGED en raison de leur «ingérence» et autres «activités hostiles»…

Certaines mauvaises langues vont jusqu’à affirmer que les dossiers qui ont abouti au Maroc aux lourdes condamnations pour terrorisme de deux Belgo-Marocains, Abdelkader Belliraj (perpétuité en 2008) et Ali Aarrass (12 ans en 2011), n’avaient d’autres raisons que de justifier aux yeux des Belges les activités policières marocaines en dehors du territoire national. Ces allégations ne peuvent être prouvées, mais les deux enquêtes fondant ces procès et verdicts au Maroc ont attiré la suspicion, les deux hommes ayant notamment affirmé avoir été torturés…

Amicales, peu amicales, mosquées sous influence, espions zélés: faut-il s’étonner, dans ces conditions, qu’une certaine peur continue à régner chez les Belges de souche marocaine? «La plupart des Marocains de Belgique, explique Radouane el-Baroudi, caméraman-réalisateur et fils d’un opposant notoire décédé en exil en Belgique en 2007, sont issus de couches immigrées peu éduquées, souvent analphabètes à l’arrivée ici. Chez eux, la peur subsiste en Belgique encore maintenant. Dans la communauté marocaine, on ne cause pas de politique. On peut parler d’omertà. La peur est dans le code génétique des Marocains de Belgique depuis Hassan II.»

Il faut dire que les méthodes, même encore maintenant, peuvent faire réfléchir. «Moi je fais un travail d’archivage de témoignages sur vidéo, poursuit Radouane el-Baroudi. Par exemple, j’ai interrogé les frères Boureqat, victimes du terrible bagne de Tazmamart dans les années 70. Eh bien! on me conseille de me calmer. Ou on passe tout simplement aux menaces: sur YouTube en avril 2011, il y a eu diffusion de mon nom, mon adresse, mon téléphone avec ce commentaire: Ce traître veut semer la zizanie au Maroc. J’ai porté plainte et la police a pris l’affaire très au sérieux. Il y a quand même eu l’agression en 2010 en plein boulevard Lemonnier à Bruxelles d’Ahmed Marzouki, autre rescapé de Tazmamart…»

Le comédien et metteur en scène Sam Touzani abonde dans ce sens. Il se souvient par exemple qu’en 2005, le directeur… d’origine marocaine du Mrax (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), Raoudane Bouhlal, avait reçu une lettre officielle du consul du Maroc lui demandant de retirer du site de l’organisme une interview de l’acteur…

Mais les moyens de contrôle se révèlent aussi plus «soft». Ainsi en est-il des efforts constants de récupération par le Palais des dizaines d’élus issus de l’immigration marocaine. «La grande majorité des élus d’origine marocaine sont courtisés par Rabat, où ils sont reçus, constate Radouane el-Baroudi. En 2011, des mosquées ont été utilisées pour le référendum sur la Constitution, ce n’est pas normal.»

Sam Touzani confirme: «Depuis que les immigrés ont le droit de vote, le Maroc s’assure l’allégeance des élus d’origine marocaine, il n’y a que cinq d’entre eux qui refusent cette mascarade. Il y a des élus qui sont des agents marocains dans les trois grands partis traditionnels. Mais des Belges y participent aussi, comme Philippe Moureaux, qui a organisé naguère des soirées en faveur de la marocanité du Sahara occidental payées par des deniers belges!»

L’histoire personnelle de Touzani est frappante: «En 1972, ma mère s’était rendue avec une grande sœur au consulat du Maroc à Bruxelles pour obtenir des cartes d’identité. Là, on a exigé un bakchich et ma maman, indignée, a refusé. Des gorilles ont surgi, les ont giflées devant tout le monde puis les ont traînées dans les caves pour les tabasser avant de finir par les jeter sur le trottoir. Personne n’avait levé le petit doigt pour elles. Elles ont dû aller à l’hôpital, ont porté plainte, et ensuite subi des menaces pendant des semaines de flics marocains en civil. J’avais 4 ans. J’ai été marqué à vie. C’est mon héritage.»

BAUDOUIN LOOS

 

Egypte : le 3e procès du président destitué Morsi doit s’ouvrir


 

dimanche 16 février 2014, par La Rédaction

Le troisième des quatre procès intentés au président islamiste égyptien Mohamed Morsi, destitué début juillet par l’armée, doit s’ouvrir dimanche au Caire, pour « espionnage » en vue de mener des « actions terroristes ».
Au côté du seul chef de l’Etat jamais élu démocratiquement en Egypte, doivent comparaître 35 autres personnes, dont des dirigeants de sa confrérie des Frères musulmans qui avait remporté toutes les élections après la chute du régime de Hosni Moubarak début 2011. Les accusés encourent la peine de mort.
Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que le pouvoir mis en place par le chef de l’armée et nouvel homme fort égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, réprime dans le sang toute manifestation des pro-Morsi. En sept mois, plus de 1.400 personnes, des manifestants islamistes pour la plupart, ont été tuées, selon Amnesty international.
De même, plusieurs milliers de Frères musulmans, confrérie déclarée « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir, ont été arrêtés depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet, dont la quasi-totalité de ses dirigeants qui, à l’instar du chef de l’Etat déchu, sont jugés dans divers procès pour lesquels ils encourent la peine capitale. Des « procès politiques », dénoncent les Frères musulmans mais aussi des organisations internationales de défense des droits de l’Homme.
Dans le procès de dimanche, les 36 accusés doivent comparaître pour « espionnage au profit de l’organisation internationale des Frères musulmans, de sa branche militaire et du Hamas », mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, frontalière de l’Egypte.
Certains sont directement accusés d’ »actes terroristes dans le pays visant ses biens et ses institutions » et d’avoir cherché à « semer le chaos (…) en s’alliant avec des groupes jihadistes ».
Le nouveau pouvoir, dirigé de facto par l’armée, accuse le Hamas —mouvement issu de la branche internationale des Frères musulmans— de soutenir la confrérie égyptienne et se livrer à des actes terroristes sur le sol égyptien

Le scandale Prism pourrait coûter cher à l’industrie high-tech américaine


Le cloud américain n’est plus en odeur de sainteté. Google, Microsoft, Amazon et consorts pourraient perdre jusqu’à 35 milliards de dollars de revenus, en raison d’une méfiance accrue de la part des clients étrangers, en particulier européens.

Edward Snowden doit commencer à être l’une des personnes les plus détestées par les capitaines de l’industrie high-tech américaine. Car ses révélations sur le programme d’espionnage Prism jettent le discrédit sur tous les acteurs du cloud computing américain, l’un des secteurs les plus dynamiques du marché high-tech. Et les dégâts économiques seront loin d’être négligeables.
Le cabinet d’analyse ITIF (The Information Technology & Innovation Foundation) vient de faire une première estimation. Google, Microsoft, Amazon et consorts pourraient perdre entre 22 et 35 milliards de dollars de revenus dans les trois ans à venir, en raison d’une désaffection de la part des clients étrangers, en particulier européens. La méfiance grandissante envers les services américains les pousserait à préférer les offres de prestataires locaux.

Une opportunité pour les fournisseurs européens

Pour établir ces estimations, ITIF s’est appuyé sur un sondage réalisé en juin et juillet 2013 par une association professionnelle, la Cloud Security Alliance. Ainsi, 10 % des membres non-américains ont répondu avoir annulé un projet avec un fournisseur cloud américain. Et ils sont 56 % à être moins enclins à souscrire un service américain. Inversement, 36 % des membres américains pensent que les révélations sur la NSA vont rendre les ventes de cloud plus difficile à l’étranger. ITIF en déduit – même si les données sont encore assez récentes – que les fournisseurs cloud américains perdraient entre 10 et 20 % de parts de marché hors Etats-Unis.
Ceux qui peuvent en profiter le plus sont les acteurs du cloud européens, qui vont jouer la carte de la sécurité des données avec l’aide rhétorique des responsables politiques européens. Certains enregistrent déjà une forte croissance des revenus. Selon l’étude, l’hébergeur suisse Artmotion a augmenté son chiffre d’affaires de 45 % depuis les révélations d’Edward Snowden.
Evidemment, le secteur high-tech américain ne va pas rester comme ça sans rien faire. Il va essayer de contre-attaquer en essayant de relativiser la portée de ces révélations. Selon ITIF, la première chose à faire serait que le gouvernement américain donne davantage de détails sur ces programmes d’espionnage et explique quelles données sont réellement concernées et comment elles sont traitées. Pour l’instant, ce n’est pas gagné.
Source:
L’étude de l’ITIF

L’apocalypse d’Internet?


Signez la pétition : allez ici

A l’attention des décideurs américains et européens:

Nous vous appelons à utiliser votre pouvoir pour bloquer l’émergence d’un internet à deux vitesses et garantir que toutes les données soient traitées de la même manière. Autoriser les fournisseurs d’accès à prioriser certains contenus et s’ériger en censeurs menacerait la nature ouverte et démocratique d’Internet. Nous comptons sur vous pour montrer à quel point vous vous mobilisez pour garantir la neutralité du Net.

493 610 ont signé. Aidez-nous à atteindre 500 000

Les 1% les plus riches pourraient désormais contrôler pour toujours ce que nous voyons sur le web. C’est l’apocalypse de l’Internet tel que nous le connaissons. C’est la fin de la promesse démocratique de l’autoroute de l’information pour tous qu’avaient imaginée les pionniers du world wide web.Notre communauté s’est créée grâce à cette idée: ensemble nous avons utilisé le web pour combattre la corruption, pour sauver des vies et apporter une aide citoyenne aux peuples des pays en crise. Mais les États-Unis et l’Union européenne sont sur le point de donner aux plus riches entreprises le droit d’accélérer l’affichage de leurs contenus, tout en ralentissant ou en bloquant tous les autres. Jusqu’ici, Avaaz pouvait montrer les images tournées par les citoyens en Syrie ou bien lancer des campagnes pour sauver la planète. Aujourd’hui, nous sommes menacés.Des deux côtés de l’Atlantique, les décisions sont prises en ce moment. Mais les innovateurs de la technologie, les défenseurs de la liberté d’expression et les meilleures entreprises du web contre-attaquent. Si nous sommes des millions à les soutenir, nous pourrons créer le plus grand appel jamais vu pour un Internet libre et démocratique. Signez maintenant et parlez-en à tout le monde:

Parlez-en à vos amis

 Partagez cette campagne sur Facebook.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑