Rassemblement demain devant l’Ambassade d’Israël


_.L’Association Belgo-Palestinienne vous convie

 

au  304èmerassemblement

pacifique  et   silencieux

Vendredi 14 décembre 2012

de 12h30 à 13h30 

 

 

FACE A L’AMBASSADE D’ISRAEL

40, avenue de l’Observatoire à Uccle

 

Soyons  nombreux

sans trompette ni calicots autres que les officiels et ceux reprenant le nom des associations partenaires à ce rassemblement

 

Soyons très nombreux

pour stigmatiser la non-application par Israël des résolutions des Nations Unies (dont la ES 10/15

condamnant la construction du mur) et de la IVème Convention de Genève

et demander la fin du blocus de Gaza

 

Prochains rassemblements en 2013  (deuxième vendredi du mois): en cours de demande d’autorisation

11 janvier, 8 février, 8 mars, 12 avril, 10 mai, 14 juin, 12 juillet, 9 août, 13 septembre, 11 octobre, 8 novembre,

                                                          

Ce soir, manif pour la Syrie à 19:30 à BOZAR


Venez nous rejoindre ce mardi 4 décembre de 19h30 à 20h30 devant BOZAR, à l’occasion de l’évènement « Debout l’Europe! ».
http://www.bozar.be/b3/mgt/mailings/view4.php?id=7672

Nous sensibiliserons le public présent au drame vécu par le peuple syrien, avec pancartes et distribution de tracts. N’hésitez pas à partager l’information !

Organisateurs : ActionSyrie http://www.facebook.com/Actionsyrie
Plus d’infos : actionsyrie@gmail.com

tumblr_ma1pxcLZVA1rtzebco1_500 Tammam Azzam

Gaza : manifestation Avaaz ce lundi


Ce lundi 19 novembre, les dirigeants de l’Union européenne se réunissent pour adopter une position. Pour les inciter à  se tenir du bon côté de l’Histoire et de soutenir l’indépendance palestinienne, Avaaz va organiser une action spectaculaire pour remettre notre pétition: déployer un gigantesque drapeau Palestinien au milieu du rond point Schuman, juste en face de la salle de réunion des ministres à  Bruxelles.

Pouvez-vous venir au Rond Point Schuman ce lundi? Venez nous rejoindre pour délivrer les voix de membres d’Avaaz du monde entier:
Date: Lundi 19 novembre 2012 Lieu: Rond Point Schuman, Bruxelles Heure: 10:30h (cela devrait durer au maximum jusqu’à midi)
Merci de nous confirmer votre participation au plus tôt en cliquant sur ce lien

https://docs.google.com/a/avaaz.org/spreadsheet/viewform?formkey=dFQ1Q1VRSXMzanRCbHVUWXhCR0hqWGc6MQ#gid=1

Merci encore à tous pour votre soutien!

Arts et Culture Berbères à Saint-Josse


L’asbl Tazdayt a l’honneur de vous ouvrir les portes de la culture berbère et plus particulièrement celle de Figuig  qui constitue notre fierté incommensurable. En effet considérée comme l’oasis la plus proche de l’Europe, elle est au pied du désert dotée d’une histoire indéniable et d’une culture richissime. Notre objectif est de vous faire partager cette culture et surtout nos valeurs. L’exposition, voir fiche annexe, abordera principalement la vie quotidienne des Figuiguiens à travers des objets artisanaux, des photos commentées si nécessaire. Nous vous souhaitons la bienvenue à cette exposition afin de vous dévoiler notre patrimoine culturel, artisanal, gastronomique…etc Bref notre origine.

Commune de Saint-Josse | Gemeente Sint-Joost
Exposition
26.11 >
13.12.2012
Bibliothèque Communale
Rue de la Limite 2 – 1210 bruxelles
lu : 16h>18h, ma : 12h>17h, me : 14h>19h, je : 11h>17h, sa : 9h>13h
T 02 219 38 26
http://www.saint-josse.be

à l’initiative du Collège des Bourgmestre et Echevins de la commune de Saint-Josse. Activité organisée par L’ asbl TAZDAYT, à l’initiative de CTL la Barricade Asbl, en partenariat avec la
bibliothèque de Saint Josse, sous l’impulsion de Mme Béatrice Meulemans échevine de l’Intégration sociale dans le cadre des projets ponctuels de Cohésion Sociale St Josse.
01.12.2012 14h›17h
– Lecture et chant : Mekki Atmane (poète et chanteur)
– Littérature : LALI Mustapha (prof. chercheur ; premier vice président du conseil municipal de Figuig)
– Animation : HARRADJI Mustapha (Artiste peintre, portraitiste à Montmartre) (Thé et biscuits traditionnels)
E.R. / V.U : Jean Demannez, av. de l´Astronomie 12-13 Sterrenkundelaan Bruxelles 1210 Brussel
Arts et
Culture Berbères
Tazdayt Asbl
G 0484 50 62 22
CTL la Barricade
T 02 219 69 96

Comment la belle Constitution 2.0 de l’Islande menace de dérailler


Pascal Riché | Redchef Rue89
Samedi, les Islandais seront consultés sur leur nouvelle Constitution. La droite parie sur une faible participation, qui mettrait fin à une aventure démocratique inédite.


Une porte militante, à Reykjavik, en Islande (Pascal Riché/Rue89)

(De Reykjavik) En janvier 2009, sur Austurvöllur, la petite place qui jouxte le petit parlement du petit pays qu’est l’Islande, des milliers de personnes tapaient sur des casseroles, un peu pour se réchauffer, surtout pour exiger le départ du gouvernement et accessoirement une nouvelle Constitution écrite par le peuple.

Il s’agissait de demander « une vraie séparation des pouvoirs, d’empêcher les élus d’agir dans leur propre intérêt, de protéger les ressources naturelles… » résume Birgitta Jonsdottir, une des leaders des manifestations, anarchiste devenue depuis députée.

Ces « révolutionnaires », qui se mobilisaient après la faillite financière complète du pays, ont eu gain de cause : le gouvernement a démissionné et le projet de Constitution a été mis sur les rails, suivant un processus constituant extrêmement participatif.

Ce samedi, près de quatre ans plus tard, les Islandais se rendent aux urnes, pour un referendum « consultatif » sur la Constitution. Six questions leur sont posées sur le nouveau texte. L’enjeu ne porte pas tant sur leurs réponses que sur le nombre de votants. Si le taux de participation à ce référendum est inférieur à 50%, le beau projet de Constitution risque de finir en fumée. Et dans le pays de l’Eyjafjöll, on sait ce que c’est qu’une grosse fumée.

Les trois étapes d’une belle aventure

Ce serait très dommage : le processus constituant a été une très belle aventure, et le texte qui en est issu est solide.

Eva Baldursdottir, une jeune juriste qui a été chargée d’encadrer le processus de A à Z, est très fière du résultat. N’est-ce pas la première fois, au monde, qu’un peuple s’approprie ainsi sa propre Constitution ? Cela s’est fait par trois voies :

  • le forum constituant,
  • l’élection de l’Assemblée constituante,
  • la participation sur Internet.
1

Le forum constituant

Le 6 novembre 2010, une journée de brain-storming a été organisée, impliquant des centaines de citoyens. Eva raconte :

« On a tiré au sort 1 000 personnes, de tous âges, on les a réunies dans le palais omnisport de Laugardalschöll. Elles étaient regroupées par tables de huit ou dix, pour un brain-storming d’une journée. On leur a demandé de lister les grandes valeurs de l’Islande, les grandes priorités… »

Ce fut, par exemple, « l’égalité face au droit de vote » ou le fait que les ressources naturelles (poissons, notamment) « appartiennent au peuple »…

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L’élection de l’Assemblée constituante

Le 27 novembre 2010, les Islandais élisent un groupe de 25 Islandais « ordinaires » (ou à peu près) : 523 personnes se sont présentées aux suffrages, beaucoup plus que prévu.

« Un concours de beauté », a ironisé la droite. Parmi les élus, aucun ouvrier, aucun pêcheur, mais des universitaires, journalistes, médecins, responsables d’entreprise. Et un pasteur.

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La participation sur Internet

Dès le départ, le travail des 25 a été rendu public, sur Internet. La transparence était totale : les Islandais pouvaient assister aux réunions, où les suivre sur YouTube. Chaque semaine, le projet de texte était publié en l’état. Chaque article étant discuté. Les Islandais pouvaient, sur une page Facebook, par e-mail ou sur Twitter, proposer des amendements, faire de nouvelles propositions, demander des éclaircissements. Les membres du Conseil constituant répondaient aux remarques des internautes…

En trois mois, sur le site du Conseil ou sur les réseaux sociaux, quelque 4 000 contributions et commentaires ont été consignés. Rapporté à la population du pays (320 000 personnes), ce n’est certes pas si négligeable. Au moins, l’Islande peut se vanter d’avoir, la première, inventé la Constitution 2.0.

Le texte fut remis au parlement le 29 juillet 2011 : 114 articles répartis sur 9 chapitres. La nouvelle Constitution, si elle est adoptée un jour, modifiera sensiblement l’équilibre des pouvoirs, faisant passer l’Islande d’un régime parlementaire à un régime semi-présidentiel.

Par ailleurs, elle instaure des mécanismes démocratiques nouveaux, comme le référendum d’initiative populaire, et intègre des garanties quant aux libertés.

La droite en embuscade

Au départ, tous les partis étaient favorables à la réforme. Mais la droite a vite compris que le processus risquait de conduire à une catastrophe pour elle. Car derrière les grands principes évoqués lors du forum national se cachent de lourds enjeux politiques.

Que signifie ainsi « égalité du droit de vote » ? Actuellement, un député urbain (traduisez : de Reykjavik) représente deux fois plus d’électeurs qu’un député rural. Le résultat, c’est que jusqu’à 2008, la droite a dirigé le pays sans discontinuer depuis les années 30.

Que signifie encore « les ressources naturelles doivent appartenir au peuple » ? Les propriétaires des bateaux de pêche, qui forment la clientèle du Parti de l’indépendance, y voient une menace pour leur liberté commerciale…

Pour les deux partis de droite (le Parti de l’indépendance et le Parti progressiste), cette réforme constitutionnelle a donc vite été considérée comme une machine infernale qu’il fallait désamorcer au plus vite.

L’élection ratée de l’Assemblée constituante leur a fourni le prétexte pour ouvrir le feu. Face à la complexité du scrutin, le taux de participation fut en effet faible : 36%, un record historique d’abstention. La légitimité de cette Assemblée fut questionnée. Finalement, la Cour suprême décida d’invalider l’élection, invoquant des raisons techniques que beaucoup d’Islandais jugent assez oiseuses. Pour ne pas tout recommencer à zéro, le parlement décida de muer « l’Assemblée constituante » en simple Conseil consultatif, mais il garda à bord les 25 élus.

Depuis, les deux partis de droite contestent la légitimité de l’ensemble du processus. Et font tout pour le freiner. Il a fallu ainsi plus d’un an, après la remise du texte, avant que puisse être organisée la consultation des citoyens sur le texte constitutionnel.


Geir Haarde (Pascal Riché/Rue89)

Sur le fond du texte, les critiques sont minimes. Mais la droite conteste la façon dont il a été façonné. Exemple, ce propos de Geir Haarde, l’ancien Premier ministre chassé par la rue, qui me reçoit dans le cabinet juridique qui l’a recueilli :

« Je ne pense pas que la Constitution avait besoin d’une révision immédiate. Il y a certes des points qui doivent être modernisés. Mais le processus ordinaire, pour la réviser, est très clair.

Le parlement rédige le texte et l’approuve, puis il y a des élections parlementaires, puis une nouvelle approbation. Je ne pense pas que la façon dont le processus a été engagé débouchera sur une réussite ».

En outre, selon Haarde, qui s’est retiré de l’arène politique, les questions soumises au vote sont bizarrement formulées.

Sur ce point, il n’a pas tort.

Les six questions posées aux citoyens

Le vote « consultatif » de samedi ne portera que sur six questions :

  • « 1. Voulez-vous que les propositions du Conseil constituant servent de base à la nouvelle Constitution ? [Mais si l’on répond oui à cette question, peut-on répondre non aux autres ? ndlr.]
  • 2. Voulez-vous que, dans la nouvelle Constitution, les ressources naturelles qui ne sont pas propriété privée soient déclarées propriété de la nation ?
  • 3. Voulez-vous que figure dans la nouvelle Constitution une clause sur une Eglise nationale islandaise ? [Sans que l’on sache vraiment si cette clause prévoirait la séparation de l’Eglise et de l’Etat ou au contraire confirmerait le lien constitutionnel qui lie cette Eglise nationale protestante à l’Etat, ndlr.]
  • 4. Voulez-vous que la nouvelle Constitution autorise plus que cela n’est le cas dans la présente Constitution l’élection personnelle ?
  • 5. Voulez-vous faire figurer dans la nouvelle Constitution une clause stipulant que les voix des électeurs pèsent d’un poids égal, quel que soit leur lieu de résidence dans le pays ?
  • 6. Voulez-vous faire figurer dans la nouvelle Constitution une clause permettant à un certain pourcentage des électeurs d’exiger un referendum sur un sujet donné ? [Le projet de Constitution prévoit que 10% des citoyens puissent provoquer un référendum, ndlr.] »

Deux scénarios : le noir et le rose


Le parlement islandais (Pascal Riché/Rue89)

Une fois approuvé par le peuple, le texte constitutionnel doit être voté par le parlement une première fois avant les élections d’avril 2013, puis une seconde fois, dans des termes identiques, par le parlement issu de cette l’élection.

Le pari du Parti de l’indépendance est clair : tout faire pour que l’élection consultative du 20 octobre soit un flop en terme de participation, puis gagner les législatives d’avril 2013 et enterrer le projet. A lire les sondages, c’est une stratégie qui a du sens : les Islandais se préparent à renvoyer une majorité conservatrice à l’« Althing », leur parlement.

Autrement dit, la révolution constitutionnelle islandaise, une très belle aventure démocratique, risque de partir aux oubliettes de l’Histoire.

Si au contraire la participation est très forte, autour de 70%, aucun parti n’osera jeter le nouveau texte aux orties. Le peuple islandais aura alors réussi un coup de maître, imposant un nouveau contrat social à sa classe politique partiellement réticente…


L’aube à Reykjavik (Pascal Riché/Rue89)

Le régime syrien très malmené


L’Orient-Le Jour > À La Une > Le régime syrien très malmené
OLJ/Agences | 10/10/2012
Un habitant d’Alep transporte un concitoyen blessé vers un hôpital de la ville, après des bombardements massifs hier. Tauseef Mustafa/AFP
Un habitant d’Alep transporte un concitoyen blessé vers un hôpital de la ville, après des bombardements massifs hier. Tauseef Mustafa/AFP
RÉVOLTE La ville stratégique de Maaret al-Noomane tombe aux mains des rebelles ; Ban exige d’Assad un cessez-le feu unilatéral.

Un double attentat-suicide a visé l’un des principaux sièges des redoutables renseignements de l’armée de l’air, près de Damas, a rapporté hier l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Des dizaines de personnes ont été tuées (…) et on ignore le sort des centaines de prisonniers qui s’y trouvaient », a indiqué le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Selon lui, le site visé par deux explosions à 20 minutes d’intervalle est le plus grand centre de détention de la province de Damas. Une source au sein des services de sécurité a démenti ce bilan, affirmant que les attentats avaient été déjoués, même si un des véhicules piégés a explosé à proximité du site visé. La double attaque a eu lieu lundi soir à Harasta. Elle a été revendiquée par le Front al-Nosra, un groupe jihadiste inconnu avant le début du conflit, qui a déjà affirmé avoir mené la plupart des récents attentats en Syrie. Les autorités n’ont pas réagi à ces attaques, passées sous silence par les médias officiels.

Les 800 familles…
Sur un autre plan, les rebelles se sont emparés d’une ville stratégique entre Damas et Alep, selon M. Abdel Rahmane. D’après lui, « les forces régulières se sont retirées de tous les barrages à l’intérieur de Maaret al-Noomane, à l’exception d’un seul à l’entrée de la ville, à l’issue de 48 heures de combats ». Maaret al-Noomane est stratégique car les renforts qui se rendent à Alep doivent nécessairement la traverser. Les régions rurales alentour, dans la province d’Idleb, sont déjà tenues par la rébellion.
À Alep, enjeu d’une bataille cruciale depuis juillet, l’armée a bombardé plusieurs quartiers, selon l’OSDH. Dans le nord de la ville, la tension est vive entre rebelles et combattants kurdes qui contrôlent le quartier de cheikh Maksoud. Selon un habitant, « deux obus tirés de Boustane al-Bacha (quartier tenu par les rebelles), sont tombés chez nous (…) tuant deux ouvriers et en blessant quatre ». « Depuis que nos combattants ont empêché (il y a une dizaine de jours) les rebelles d’entrer dans notre quartier, nous sommes la cible d’obus. »
Et à Homs, les troupes loyalistes ont pénétré dans le quartier rebelle de Khaldiyé, où « elles traquent les terroristes encore présents », selon la télévision officielle. « Si l’armée réussit à prendre le quartier, ce sera une catastrophe pour les 800 familles qui s’y trouvent », a souligné un militant sur place.
Au total, les violences ont fait hier au moins 135 morts, selon diverses sources.

Ban exige
Au niveau diplomatique, estimant que « la situation a atteint un stade inacceptable », le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dit avoir « fait comprendre au gouvernement syrien qu’il doit immédiatement déclarer un cessez-le-feu unilatéral ». Il a ajouté : « J’exhorte les forces d’opposition à accepter ce cessez-le-feu unilatéral, si et lorsque le gouvernement syrien l’annonce. » M. Ban a également souligné que l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, est « en contact régulier » avec le régime syrien. « Il va se rendre à Damas bientôt. Il est actuellement dans la région. Il va aller dans plusieurs pays et essayera de se rendre à Damas et d’y rencontrer le président Assad », a-t-il précisé, évoquant la possibilité d’un déplacement la semaine prochaine si les consultations préalables dans la région sont productives. « Le gouvernement syrien est prêt à recevoir (Lakhdar) Brahimi n’importe quand », a-t-il assuré. M. Ban a conclu : « J’exhorte à nouveau les pays qui fournissent des armes aux deux parties d’arrêter d’envoyer ce matériel militaire. Une militarisation accrue ne fera que mettre le peuple syrien dans une situation plus difficile, la seule solution est une résolution politique par un dialogue politique. »

Prématuré
D’autre part, Washington estime « prématuré » de reconnaître un gouvernement provisoire de l’opposition syrienne, a affirmé dans un entretien au quotidien Le Monde le secrétaire d’État adjoint américain chargé de l’Europe, Philip Gordon. « L’opposition n’est pas encore suffisamment coordonnée et organisée », regrette M. Gordon, soulignant qu’elle « ne peut pas être une opposition sunnite ou kurde ou chrétienne ». « Toutes les forces de Syrie doivent être représentées », résume-t-il. En outre, le pape Benoît XVI et les 262 évêques du monde entier rassemblés au Vatican pour le synode sur la « Nouvelle évangélisation » se sont associés par la prière au peuple syrien, souhaitant une « issue pacifique et juste » au conflit actuel, a-t-on rapporté au synode. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a de son côté appelé la Turquie et la Syrie à « éviter l’escalade », après une nouvelle riposte lundi de l’armée turque à la chute d’un obus syrien sur son territoire. Toutefois, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a répété hier que son pays répondrait systématiquement à toute attaque syrienne.
Parallèlement, M. Assad a nommé un nouvel ambassadeur en Irak, Sattam Jadane al-Dandah, en remplacement de son prédécesseur qui avait fait défection en juillet, a rapporté l’agence SANA. M. al-Dandah a prêté serment hier devant M. Assad, a précisé l’agence.
Enfin, sur le plan humanitaire, le transfert de déplacés, installés dans un campement de fortune le long de la frontière turque, a débuté hier vers un camp spécialement aménagé dans le village voisin de Qah pour accueillir jusqu’à 5 000 réfugiés. Selon les Nations unies, le nombre de réfugiés s’élève actuellement à 335 000 personnes, soit dix fois plus qu’en mars dernier.

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source

TURQUIE-SYRIE : L’ESCALADE N’AURA PAS LIEU


Baudouin Loos

L’escalade entre la Syrie et la Turquie mènera-t-elle à une intervention étrangère dans le premier pays ? Les forces de l’Otan, dont la Turquie est un membre clé, vont-elles se mettre au service d’Ankara au nom de la solidarité atlantique, pour attaquer le régime de Bachar el-Assad ? Non. Il y a gros à parier que les représailles militaires turques en Syrie après le bombardement qui a tué cinq civils turcs mercredi resteront sans lendemain.

Certes, tout est possible, au Proche-Orient plus encore qu’ailleurs, où l’imprévisible peut à tout moment devenir réalité. Une provocation, parfois, peut entraîner un grand dérapage. Mais une simple analyse des intérêts des uns et des autres conduit à penser que le conflit ne va pas prendre une autre dimension, en tout cas dans un avenir proche. Erdogan, le Premier ministre turc, se devait de répliquer au bombardement de mercredi, surtout pour des considérations de politique interne, mais il devrait en rester là. Il n’a nulle envie d’entrer dans un bourbier inextricable d’autant que son puissant voisin iranien cajole l’autre camp. En fait, aucune puissance militaire ne caresse l’ambition d’intervenir. La seule question des possibles pertes humaines suffit déjà à dissuader les chancelleries dans leurs éventuels projets belliqueux. En effet, qui va envoyer ses soldats (ou ses pilotes) mourir pour la révolution syrienne ? L’armée syrienne est sans doute en lambeaux, mais elle possède assez de ressources matérielles pour faire mal, le jet turc abattu en juin le démontre.

Et puis, on le sait, l’Occident reste tétanisé par la perspective de voir la Syrie basculer dans l’extrémisme islamique. De nombreux reportages de presse l’ont montré : les djihadistes de tout poil se pressent désormais en Syrie, il en vient par centaines de tout le monde musulman. Les mêmes articles ont souvent prouvé que la population ne les attendait pas, ne les espérait pas. Mais aussi qu’elle finit parfois – souvent ? – par se dire qu’eux, au moins, viennent apporter une aide concrète, même si elle n’est pas désintéressée…

On en vient ainsi, d’une manière dramatique, à prendre la mesure de la maldonne : en voulant éviter de favoriser les ultra-islamistes, les Occidentaux leur ouvrent au contraire les portes d’un pays où ils croissent.

Cela alors que les Syriens en révolte contre leur cruel despote accumulent une immense amertume à l’égard d’un monde pétrifié qui les laisse mourir sous les bombes.

source

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