Vers un « moment Moubarak » en Palestine


dimanche 27 février 2011 – 13h:03

Ali Abunimah
Al Jazeera

L’Autorité palestinienne doit se dissoudre elle-même, car son action va dans le sens des intérêts d’Israël, affirme Ali Abunimah.

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De nouvelles élections n’apporteraient pas au Président palestinien Mahmoud Abbas la crédibilité dont il a besoin, affirme Ali Abunimah.
(Photo : Reuters)

La lente décadence des institutions de la direction collective palestinienne de ces dernières années est arrivée à un état de crise avec les révolutions arabes, les révélations des Documents de Palestine, et l’absence de tout processus de paix crédible.

L’Autorité palestinienne (AP), basée à Ramallah, sous le contrôle de Mahmoud Abbas et de son parti le Fatah, a tenté de réagir à cette crise en appelant à des élections pour le Conseil législatif palestinien (CLP) et la présidence de l’AP.

Abbas espère que ces élections rendent une légitimité à sa direction. Le Hamas a rejeté de telles élections du fait de l’absence d’accord de réconciliation mettant fin à la division, une division qui résulte du refus du Fatah (avec Israël et les parrains occidentaux de l’AP, surtout des États-Unis) d’accepter le résultat des élections précédentes de 2006, où le Hamas avait remporté une victoire décisive.

Mais, même si de telles élections se tenaient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, elles ne résoudraient en rien la crise d’une direction collective face au peuple palestinien tout entier, quelque dix millions de Palestiniens répartis entre ceux qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupées, à l’intérieur d’Israël, et dans la diaspora dans le monde entier.

Une maison divisée

Il existe de nombreuses raisons pour s’opposer à de nouvelles élections de l’AP, même si le Hamas et le Fatah étaient prêts à régler leur différend. L’expérience depuis 2006 démontre qu’une démocratie, une gouvernance et une politique courante sont impossibles sous l’occupation militaire brutale d’Israël.

Le corps politique palestinien a été coupé non pas en deux grands courants politiques proposant des visions concurrentes, comme dans d’autres démocraties électorales, mais en un courant qui s’est aligné sur l’occupation et ses partisans à l’étranger, qui est soutenu par eux et qui dépend d’eux, et un autre courant qui reste engagé, au moins théoriquement, dans la résistance. De telles antinomies ne peuvent se résoudre par des élections.

L’AP de Ramallah sous Abbas fonctionne aujourd’hui comme un bras de l’occupation israélienne, alors que le Hamas, avec ses cadres emprisonnés, torturés et réprimés en Cisjordanie par Israël et par les forces d’Abbas, est assiégé à Gaza où il tente de gouverner. De son côté, le Hamas n’a proposé aucune vision politique cohérente pour sortir les Palestiniens de leur impasse, et sa gouvernance à Gaza commence de plus en plus à ressembler à celle de ses homologues du Fatah en Cisjordanie.

L’AP a été créée par une entente entre l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et Israël dans le cadre des Accords d’Oslo. Le 13 septembre 1993, la « Déclaration de principes », signée par les parties, stipule que :

« Les négociations israélo-palestiniennes menées dans le cadre de l’actuel processus de paix au Moyen-Orient ont pour but notamment d’établir une Autorité intérimaire autonome palestinienne, le Conseil élu (le « Conseil »), pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour une période transitoire ne pouvant excéder cinq années, en vue d’un règlement permanent fondé sur les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité (ONU) » (article 1er).

En vertu de cet accord, les élections de l’AP devaient « constituer une étape préparatoire intérimaire importante vers la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien et de ses justes revendications. »

Un modeste mandat

Ainsi, l’AP était prévue seulement pour être temporaire, transitoire, et son mandat limité à une simple fraction de la population palestinienne, celle de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Accords d’Oslo limitaient explicitement les pouvoirs de l’AP aux fonctions qu’Israël lui déléguait dans le cadre de l’accord.

Par conséquent, des élections pour le CLP ne résoudront pas la question de la représentation du peuple palestinien dans son entier. La plus grande partie ne voterait pas. Et comme lors des élections précédentes, Israël interviendrait, surtout à Jérusalem-Est, pour tenter d’empêcher les Palestiniens sous occupation d’aller voter.

Considérant toutes ces conditions, un nouveau CLP élu ne servirait qu’à renforcer les divisions entre les Palestiniens tout en créant l’illusion que l’autonomie palestinienne existe – et peut se développer – sous l’occupation israélienne.

Une décennie et demie après sa création, il s’avère que l’Autorité palestinienne n’a pas été une étape vers « les droits légitimes du peuple palestinien », mais plutôt un obstacle majeur sur la voie qui y conduit.

L’AP n’offre aucune autonomie ou protection véritables aux Palestiniens sous occupation, lesquels continuent d’être brisés, assassinés, mutilés et assiégés par Israël en toute impunité, pendant qu’Israël confisque et colonise leur terre.

L’AP n’a jamais été, et ne peut pas être, un substitut à une réelle direction collective pour l’ensemble du peuple palestinien, et les élections de l’AP ne le sont pas davantage pour une autodétermination.

Dissoudre l’Autorité palestinien

Avec la faillite complète du « processus de paix » – l’ultime assaut lui fut porté par les Documents de Palestine -, il est temps pour l’AP d’avoir son moment Moubarak. Quand le tyran égyptien a finalement quitté ses fonctions, le 11 février, il a remis le pouvoir aux mains des forces armées.

L’AP doit se dissoudre elle-même, de la même façon, en annonçant que les responsabilités qui lui ont été déléguées par Israël sont rendues à la puissance occupante qui devra remplir alors l’intégralité de ses obligations résultant de la Quatrième Convention de Genève de 1949.

Il ne s’agirait pas d’une capitulation. Au contraire, ce serait une reconnaissance de la réalité et un acte de résistance de la part de Palestiniens qui refuseraient, collectivement, d’aider l’occupant à les occuper. En ôtant la feuille de vigne de l’ « autonomie » qui masque et préserve la tyrannie coloniale et militaire d’Israël, la fin de l’AP exposerait l’apartheid israélien à la face du monde.

Le même message va aussi à l’Union européenne et aux États-Unis qui financent directement l’occupation et la colonisation israéliennes via cette ruse de « l’aide » aux Palestiniens et de la formation des forces de sécurité qui agissent par procuration pour Israël. Si l’Union européenne souhaite continuer à financer l’occupation israélienne, elle doit avoir l’honnêteté de le faire ouvertement, et de ne pas utiliser les Palestiniens ou un processus de paix comme façade.

Dissoudre l’AP pourrait entraîner certaines difficultés et incertitudes pour les dizaines de milliers de Palestiniens, et ceux qui en dépendent, qui comptent sur les salaires versés par l’Union européenne via l’AP. Mais le peuple palestinien dans son entier – les millions qui ont été brisés ou marginalisés par Oslo – pourraient en tirer bien plus d’avantages.

En rendant les pouvoirs reçus par l’AP à l’occupant, les Palestiniens n’auraient plus à se concentrer sur la reconstitution de leur corps politique collectif et pourraient mettre en œuvre des stratégies afin de se libérer eux-mêmes du joug colonial israélien.

Une nouvelle direction

A quoi peut ressembler une véritable direction palestinienne ? Sans aucun doute, il s’agit là d’un défi redoutable. Beaucoup d’anciens chez les Palestiniens se souviennent avec émotion des beaux jours de l’OLP. L’OLP existe toujours, naturellement, mais ses organes ont depuis longtemps perdu toute légitimité ou fonctions représentatives. Ils sont maintenant devenus de simples chambres d’enregistrement entre les mains d’Abbas et de son cercle rapproché.

L’OLP pourrait-elle être reconstituée en tant qu’organisme vraiment représentatif, disons, en élisant un nouveau Conseil national de la Palestine (CNP) – le « Parlement en exil » de l’OLP ? Alors que le CNP était censé être élu par le peuple palestinien, en réalité, cela n’a jamais été le cas – en partie en raison des difficultés pratiques de tenir de véritables élections dans la diaspora palestinienne. Les membres en sont toujours nommés par des négociations entre les différentes factions politiques, et le CNP comprend des sièges pour les indépendants et les représentants des étudiants, des femmes et d’autres organisations affiliées à l’OLP.

L’un des points clés du désaccord entre le Fatah et le Hamas est la réforme de l’OLP, de laquelle le Hamas devenait membre et il recevait un nombre de sièges proportionnel dans les divers organes de décision de l’organisation. Mais même si cela se faisait, cela ne serait pas pour autant comme si les Palestiniens avaient choisi leurs représentants directement.

Encore que si les pays arabes qui ont accueilli de massives populations de réfugiés palestiniens profitent de changements démocratiques, de nouvelles possibilités vont s’ouvrir pour la politique palestinienne.

Ces dernières années, des facilités pour « voter hors du pays » ont été apportées aux vastes populations de réfugiés et d’exilés irakiens et afghans, pour des élections qui ont été soutenues par les puissances occupantes de ces pays. En théorie, il serait possible d’organiser des élections pour tous les Palestiniens, peut-être sous l’égide des Nations-Unies – en incluant l’énorme diaspora palestinienne des Amériques et d’Europe.

Le problème est que toute élection de ce genre aurait probablement besoin de s’appuyer sur la bonne volonté et la coopération d’une « communauté internationale » (les États-Unis et leurs alliés), de ceux qui, de façon impitoyable, ont refusé de laisser les Palestiniens choisir leurs propres dirigeants.

L’énergie et le coût de fonctionnement pour une bureaucratie palestinienne transnationale en vaudraient-ils la peine ? Ces nouveaux organismes ne seraient-ils pas vulnérables face à ce type de subversion, cooptation et corruption qui ont mis l’OLP d’origine, mouvement de libération nationale, dans ce triste état d’aujourd’hui où elle est accaparée par une bande collaborationniste ?

Je ne détiens pas la réponse absolue à ces questions, mais selon moi, les Palestiniens devraient en débattre, maintenant.

Un boycott inspirateur

A la lumière des révolutions arabes qui se sont faites sans direction, il apparait une autre possibilité intéressante : à ce stade, les Palestiniens ne doivent pas craindre de créer des organes représentatifs.

Au contraire, ils doivent porter toute leur attention à une résistance puissante, décentralisée, en particulier à la lutte pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), populaire et internationale, à l’intérieur de la Palestine historique

Le mouvement BDS possède une direction collective sous la forme du Comité national du Boycott (CNB). Cependant, il ne s’agit pas d’une direction qui donne des ordres et des instructions aux Palestiniens ou aux organisations de la solidarité à travers le monde. Au contraire, elle établit des agendas qui reflètent un large consensus palestinien, et des campagnes pour les autres qui agissent selon cet agenda, en grande partie par le sens moral.

L’agenda regroupe les besoins et les droits de tous les Palestiniens : la fin de l’occupation et de la colonisation de tous les territoires occupés en 1967, la fin de toutes les formes de discrimination contre les citoyens palestiniens en Israël, et le respect, la promotion et la réalisation des droits des réfugiés palestiniens.

La campagne BDS est puissante et grandit parce qu’elle est décentralisée et tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour le boycott d’Israël – suivant en cela le précédent pour l’Afrique du Sud de l’apartheid – le font en toute indépendance. Il n’y a aucun organe central pour Israël et ses alliés pour le sabotage et l’attaque.

Cela pourrait être le modèle à prendre : continuer à construire notre force à travers des campagnes, la résistance civile et le militantisme. Il y a deux mois, peu de gens auraient imaginé que les régimes vieux de plusieurs décennies de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie, et d’Hosni Moubarak en Égypte allaient tomber, mais ces régimes sont tombés sous le poids de manifestations de masses, populaires, sur une base large. Effectivement, de tels mouvements sont beaucoup plus prometteurs d’une fin du régime d’apartheid d’Israël et d’un apport d’une véritable, représentative et démocratique direction palestinienne, que cette sorte d’institutions pesantes créées par les Accords d’Oslo. La fin du processus de paix n’est qu’un commencement.

(JPG) Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada, conseiller politique du Réseau politique palestinien, et auteur de Un pays : une proposition audacieuse pour mettre fin à l’impasse israélo-palestinienne.

Du même auteur :

- La révolution continue après la chute de Moubarak
- Le soulèvement en Egypte et ses implications pour la cause palestinienne
- Le massacre de Gaza et la lutte pour la justice
- Israël pense que nous sommes « très forts » … Alors aidez-nous à le rester.
- La Banque mondiale occulte-t-elle les mauvais chiffres de la « croissance » économique en Cisjordanie ?
- Pourparlers directs : qui va tirer les marrons du feu ?

24 février 2011 – Al Jazeera – traduction : JPP

source

Venez avec des drapeaux tunisiens, égyptiens et palestiniens

  • Stop aux ingérences impérialistes américaine et européenne dans la région!
  • Eviction des dignitaires, confiscation et restitution des biens spoliés au peuple!

 

Rendez-vous vendredi 4 février

à 14h30 sur la Place du Luxembourg

à 16h30 sur les marches de la Bourse

Cet appel est soutenu par (liste provisoire): La Voie démocratique (Maroc), Comité de soutien à l’AMDH en Belgique, Viva Palestina, LCR, PSL-LSP, EGA/ALS, M-Amazigh, PTB-PVDA, COCABE, Intal, PADS, PCOT-Belgique, Front du 14 janvier-Belgique, Egyptians in Belgium, CAP, PH, Front des Gauches

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Il n’y aura pas d’Etat palestinien


L’Institut Marcel Liebman et l’UPJB

organisent une conférence-débat

le mercredi 5 janvier 2011 à 20h

à l’UPJB, 61 Rue de la Victoire, 1060 Bruxelles

avec

Zyiad CLOT

autour de son livre

Il n’y aura pas d’Etat palestinien

Ziyad Clot est un jeune juriste franco-palestinien. Son récit commence par un «
retour ». Il retrouve la maison de Haïfa dont sa famille palestinienne, avec sa
mère alors âgée de quelques mois, a fui en 1948 pour se retrouver dans un camp
de réfugiés. Lors de rencontres avec des responsables palestiniens, il accepte
un poste de conseiller juridique de l’OLP. Puis, de fil en aiguille, il devient
négociateur, participant – en tant que spécialiste de la question des réfugiés –
aux négociations de paix d’Annapolis en 2008 sous l’égide de la secrétaire
d’Etat américaine Condoleezza Rice. Pour la première fois – en tout cas du côté
palestinien – nous avons droit à une relation des négociations vues de
l’intérieur. Zyiad Clot nous épargne la langue de bois diplomatique de
circonstance pour nous dresser un tableau sans fard des négociations. S’il se
montre cinglant envers les Israéliens qui prétendent, jour après jour, faire des
« propositions généreuses », il ne ménage pas son propre camp auquel il
reproche, exemples à l’appui, une couardise dictée par la crainte d’un
froncement de sourcil de la Maison Blanche.

Par son témoignage, Ziyad Clot entend nous montrer comment et pourquoi les
négociations – mettant en présence la force des uns et la faiblesse des autres –
sont devenues vaines. Etant donné l’état de la situation sur le terrain,
l’ex-négociateur ne voit de solution pacifique que dans l’établissement d’un
Etat unique au sein duquel Palestiniens et Israéliens devront vivre ensemble.

PAF : 6 €, 4 € pour les membres, tarif réduit 2 €

Institut Marcel Liebman UPJB
institut.liebman@ulb.ac.be upjb2@skynet.be
www.institutliebman.be www.upjb.be

Urgent, Cherche participants pour intervention théâtrale de rue


Ci-dessous vous touverez un appel à participer à une intervention théâtrale de rue, diffuser par Ruben.

Vous avez vu le film « illégal » ? ce film vous a retourné les trippes ? Si vous n’étiez déjà engagés dans la cause, il vous a donner envie de vous impliquer un peu plus dans la défense des personnes dîtes illégales ? Et bien, si vous êtes disponible, le moment est venu de passer à l’action d’une manière ludique et non violente. En raison de motifs professionnels, je ne pourrais, pour ma part, être présente à cette intervention théâtrale, mais je serais de tout coeur avec vous !

Aurélia,

Bonjour,

Je cherche, de manière urgente, un(e) ou plusieur(e)s francophones qui souhaiteraient participer à une petite intervention théâtrale de rue ce lundi 13 décembre en matinée. Une personne qui avait accepté, vient malheureusement de se désister.

Cette intervention théâtrale, initiée par un Collectif de personnes sans papiers, vise à sensibiliser et à obtenir l’autorisation de travailler, lorsqu’après une période de plus de six mois, elles n’ont toujours pas obtenu de réponse à leur demande de régularisation.

Durant l’attente d’une réponse, cette autorisation, leurs permettrait de vivre de manière plus digne. Par ailleurs, et suite à une régularisation, cette autorisation leurs permettrait une insertion plus rapide dans le monde du travail.

L’idée de l’intervention théâtrale de ce lundi 13, est la création d’un nouveau bureau de recrutement. Les demandeurs d’emplois en demande de régularisation répondent à toutes les conditions des employeurs, sauf UNE !

Intéressé(e)s à nous donner un coup de main, à participer, à assister à la représentation ?

Contacter moi au plus vite au 0498/11.35.34 ou par mail.

En présence de la metteur en scène, nous répéterons à plusieurs reprises, la semaine prochaine.

Bienvenue à toutes et tous !

Ruben Vandevyvere

0498/11.35.34

La ville de Calonne-Ricouart solidaire de Georges Ibrahim Abdallah


dimanche 28 novembre 2010, par La Rédaction

Il entrait ce dimanche 24 octobre dans sa 27e année d’incarcération ! Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique de l’Etat français. Désormais, une banderole exigeant sa libération flotte sur le front de l’hôtel de ville à l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62).

Déployée depuis le samedi 23 octobre, elle le sera jusqu’au samedi 4 décembre, date de la manifestation internationale de solidarité, qui se déroulera à Lannemezan (Pyrénées) où Georges Ibrahim Abdallah est détenu pour complicité dans la mise hors d’état de nuire « d’un représentant des services secrets israéliens et d’un attaché militaire américain » à l’époque de la colonisation du Liban par Israël. « Militant communiste libanais, Georges Ibrahim Abdallah demeure une figure emblématique de la lutte contre l’impérialisme et le sionisme au Proche-Orient. Aussi, Israël et les Etats-Unis font pression sur l’Etat français pour empêcher sa libération. Ces puissances l’appréhendent comme une menace pour leurs intérêts impérialistes dans la région » rappelle le comité « Libérez-les ! » au cours de la réception qui fait suite au déploiement de la banderole. Il rajoute que ce militant de la cause palestinienne était libérable depuis… 1999 et que sept de ses demandes de libération conditionnelle avaient été rejetées depuis. Ignoble persévérance ! Il est aussi question des « mesures répressives répétées et des condamnations toujours plus longues qui frappent d’autres militants, les Basques notamment, en France comme en Espagne ». « Les prisonniers politiques, encore emprisonnés en Europe, ne sortent plus de prison », révèle le comité « Libérez-les ! » qui s’offusque du véritable acharnement « pour l’exemple » ! Enfin, il dénonce les opérations « anti-terroristes de propagande » comme celle qui envoya en prison les militants de Tarnac ou encore, dressant un judicieux parallèle avec l’actualité, « la répression, la criminalisation et les violences perpétrées à l’encontre de militants engagés en Europe dans des mouvements sociaux ».

Engagements anti-impérialistes
« S’il avait commis un délit de droit commun, il y a longtemps que Georges Ibrahim Abdallah aurait été libéré », fait remarquer André Delcourt, le maire et conseiller général communiste visiblement heureux de soutenir cette initiative au nom de la municipalité et de la section PCF de Calonne-Ricouart. « L’Etat français lui fait payer sa fidélité à son engagement anti-impérialiste et antisioniste », poursuit le comité « Libérez-les ! » . Ici, ni reniement, ni repentir ! « Georges Ibrahim est marxiste et internationaliste », souligne pour sa part le représentant du Secours rouge, à la tête d’une délégation venue spécialement de Bruxelles pour l’occasion. Sa lecture de classe des évènements lui interdit ainsi le soutien d’associations « comme Amnesty International ou de la mouvance islamiste ». Pour la même raison, son cas est largement censuré par les médias. Pourtant, « en dépit des années d’emprisonnement et de la distance, sa popularité reste forte dans les quartiers populaires de Beyrouth », se félicite toutefois le comité « Libérez-les ! ».

Livre d’or en mairie
Un livre d’or où chacun pourra poser un mot de solidarité est actuellement disponible en mairie. Ce document sera transmis à Georges Ibrahim Abdallah le jour du rassemblement du 4 décembre. Quant à la banderole, elle « partira ensuite colorer d’autres édifices publiques du Bassin minier. Des contacts seront pris avec les municipalités communistes », précise encore le comité « Libérez-les ! ». Ce dernier ne manque pas de féliciter André Delcourt et les militants communistes de Calonne-Ricouart pour « le courage politique dont ils font preuve, s’inscrivant ainsi dans la longue tradition de solidarité internationaliste du mouvement ouvrier ».

source

Se rendre en Palestine : Appel Palestinien


Quinze organisations représentant la société civile palestinienne lancent un appel à « tous les gens de conscience » dans le monde à venir les rejoindre à l’occasion de Noël, pour contribuer à la reconnaissance des valeurs de justice et de droit international.

Communiqué :

« Les Palestiniens en appellent à tous les gens de conscience : Venez passer Noël en Palestine !

Les associations de défense des droits de l’homme et de la société civile palestinienne appellent tous les gens de conscience dans le monde à venir les rejoindre pour une semaine d’actions fraternelles autour de Jérusalem.

Les Palestiniens dans l’ensemble de la Palestine historique, comme ceux qui sont forcés à l’exil, continuent à croire et à oeuvrer pour une paix fondée sur la justice. Nous sommes convaincus que l’aide de la communauté internationale peut nous permettre d’obtenir la liberté et la justice, de restaurer les valeurs et les principes que nous partageons en tant qu’êtres humains.

Nous vous invitons. Nous vous demandons : Rejoignez-nous et faites partie de ce changement du monde que vous appelez de vos voeux.

Rejoignez-nous à l’occasion des fêtes de Noël pour prier et agir pour la paix et la justice. Nous croyons à la non-violence comme mode de vie et comme un moyen de résistance très efficace. Nous croyons au droit international. Nous sommes convaincus que chacun d’entre nous est un vecteur de changement, et que personne n’a le droit de dire : « je n’y peux rien ».

Nous nous chargerons de votre hébergement sur place et vous pourrez faire l’expérience de l’hospitalité palestinienne, au travers d’un programme d’actions conçu pour la paix, l’échange et l’amitié.

Différentes associations en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, et dans d’autres régions du monde sont partie prenante de ce projet.

Envoyez-nous un e-mail à info@palestinejn.org si vous êtes intéressés par ce projet. »

- Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre, www.alrowwad-acts.ps

- Alternative Information Center www.alternativenews.org

- BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights:www.badil.org/

- Bil’in Popular Resistance Committee www.bilin-village.org

- Friends of Freedom and Justice, Bil’in www.bilin-ffj.org

- Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign www.stopthewall.org

- Holy Land Trust : www.holylandtrust.org

- International Solidarity Movement : www.palsolidarity.org

- Open Bethlehem : www.openbethlehem.org

- Palestinian Centre for Rapprochement between People www.PCR.PS

- Palestine Justice Network www.palestinejn.org

- Palestine Solidarity Project WWW.palestinesolidarityproject.org

- Popular Struggle Coordinating Committee www.popularstruggle.org/

- Siraj Center for Holy Land Studies, www.sirajcenter.or

Nos amis du Luxembourg organisent …


mardi 16 novembre: Conférence de Tariq Ali : « Neo-liberalism and war: The fate of the USA and the European Union? »

A 18.15 h. au Tramsschapp, 49 rue Ermesinde à Luxembourg-Limpertsberg

L’entrée du parking gratuit du Tramsschapp se trouve au 72, avenue Pasteur

Organisateur : Institut d’Etudes Européennes et Internationales du Luxembourg

Lundi 22  novembre à 20.00 h Conférence – débat avec Michel WARSCHAWSKI

au Carré Rotondes, 1, rue de l’Aciérie, Luxembourg-Hollerich

« Le conflit israélo-palestinien: enjeux et défis actuels »

Michel Warschawski, résistant israélien anti occupation et anti guerre, président du mouvement israélo-palestinien Centre d’information alternative (AIC), parrain du Tribunal Russell sur la Palestine

Plus d’informations : http://www.blog.paixjuste.lu/?p=2892#respond

Organisateurs : CPJPO et ASTM/ Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient et Action Solidarité Tiers Monde

mardi 23 novembre « AISHEEN », de Nicolas Wadimoff.

Au cinéma Utopia à Luxembourg à 19h

Projection suivie d’un débat. Organisateur : CPJPO.

Film-documentaire dans une Gaza dévastée au lendemain de la guerre. Il montre ceux qui se démènent avec une énergie hors du commun et un humour incroyable pour reconstruire leur environnement.

Informations et détails sur le film sur notre site :

http://www.blog.paixjuste.lu/?p=2892#respond et

http://www.blog.paixjuste.lu/wp-content/uploads/2010/07/Aisheen.pdf

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