Beyrouth à l’heure de la Laïque Pride


« C’est mon cœur qui m’a dit d’être ici, s’enthousiasme Rajah, un graphiste de 40 ans. C’est impensable que nous soyons, nous Libanais, encore à l’âge de pierre concernant les droits humains ! » Perdu dans la foule sur le front de mer de Beyrouth, il regarde avec émotion les banderoles de toutes les couleurs réclamer l’égalité homme-femme, l’instauration du mariage civil, l’abolition du confessionnalisme politique et plus généralement la laïcité pour ce pays où 18 communautés religieuses cohabitent.

A 11h30, le cortège quitte la Corniche d’Aïn el-Mreisseh, direction le Parlement libanais, dans le centre-ville. Alexandre Paulikevitch, danseur, chorégraphe et co-organisateur de cette marche citoyenne, s’étonne de la mobilisation. Lancée il y a moins de 6 mois par cinq amis sur une page Facebook, cette Laïque Pride s’est répandue comme une traînée de poudre sur tous les réseaux sociaux libanais. Paulikevitch attendait à peine 1.000 personnes, le quadruple a répondu à l’appel : « C’est juste incroyable de voir tout ce monde ici !

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Docu Vidéo : la Palestine, Israël, les colonies et…Dexia


Un court documentaire sur la colonisation israélienne et les bénéfices qu’en tire la banque Dexia

Depuis 1967, Israël occupe illégalement la Cisjordanie (ainsi que la bande de Gaza). Mais outre l’occupation militaire de ce territoire, l’État Israélien y implante aussi des colonies. Ces villes sont construites sur les terres Palestiniennes, leur villages, leurs champs. Comment ce processus fonctionne-t-il? Et surtout, pourquoi un groupe financier comme Dexia a-t-il trouvé un intérêt financier à investir dans ces colonies? Intal a produit un documentaire d’un petit quart d’heure qui répond à beaucoup de questions.

Bruno Frère et Pierre Lempereur ont séjourné pendant trois mois en Palestine, il y ont trouvé quelques pistes de réponse. Pour nous faire partager leurs découvertes, ils ont réalisé ce court documentaire; une conférence assez spéciale et instructive que nous vous invitons à suivre, et surtout à divulguer parmi vos connaissances, amis, réseaux de contacts.

source

Boycott d’Israël : les 5 militants écossais poursuivis en justice gagnent leur procès !


lundi 12 avril 2010

Le tribunal d’Edimbourg a débouté le gouvernement britannique qui poursuivait 5 militants écossais de la campagne BDS, accusés de « discrimination sur des bases ethniques ou nationales » après avoir interrompu le Quartet de Jérusalem lors du festival de musique d’Edimbourg le 29 août 2008.

Le juge Scott a estimé que les interventions de ces protestataires, qui avait crié « Musiciens de l’armée israélienne » « Génocide à Gaza ! » et « Boycott Israël » pendant le concert qui se tenait au Queen’s Hall d’Edimbourg en août 2008, ne s’en étaient pas pris aux musiciens en tant que personnes ou citoyens mais à l’État d’Israël et à l’armée israélienne.

« Ce faisant, ils n’ont pas outrepassé leur liberté d’expression, de parole et de protestation non violente, droits reconnus par la Convention européenne des Droits de l’Homme », a déclaré le juge sous les applaudissements de la salle d’audience. Il a même ajouté qu’une condamnation de ces militants reviendrait à dire que désormais, lors de manifestations, il serait interdit de désigner clairement l’État d’Israël comme responsable de crimes présumés. « Imagine-t-on des pancartes indiquant ’ Génocide dans une région non spécifiée du Moyen Orient’ ? ou encore ’Boycott d’un État non spécifié du Moyen-orient ?’, s’est interrogé le juge qui a donc demandé la relaxe de ces militants du Mouvement écossais de solidarité avec la Palestine.

La Couronne a fait savoir qu’elle ferait appel de ce jugement. Mais l’ensemble du Réseau britannique pour le boycott d’Israël s’est engagé à poursuivre de manière déterminée la campagne BDS contre l’État d’Israël, et a adopté une motion s’engageant à une solidarité sans faille envers tout
militant qui serait en butte à la répression gouvernementale dans le cadre de cette campagne.

Les Sayanim : deux textes


mise à jour : vous pouvez à présent commander le livre dans sa version numérique ici

D’abord ce roman de Jacob Cohen « Le Printemps des Sayanim »

Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des Juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes. Leur nombre en France se situerait, selon les auteurs, autour de trois mille. Ils se recrutent principalement au sein du Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales.

Mêlant réalité et fiction, le récit explore cette nébuleuse à Paris, aux ramifications étendues et insoupçonnées. Youssef El Kouhen, fils d’immigrés marocains, professeur d’histoire, en fera l’amère expérience.

Jacob Cohen
Ed. L’Harmattan
ISBN : 978-2-296-11284-1
Avril 2010 – 174 pages
Prix éditeur : 16,5 €

et puis, cet extrait du livre de Victor Ostrovsky/Claire Hoy intitulé Mossad en français (traduit par Alexis Champion et Jacques Martinache) (1990) By way of deception dans l’original (extrait traduit par Michel Charbonnier):

[…] Le lendemain, Ran S. fit une conf’ sur les « sayanim », composante unique et importante du mode opératoire du Mossad. Les « sayanim» [assistants, en hébreu] doivent être juifs pur sucre, à 100 %. Ils vivent à l’étranger et, bien qu’ils ne soient pas citoyens israéliens, la plupart d’entre eux ont été contactés à travers leur parenté en Israël. Un Israélien ayant un parent en Angleterre, par exemple, peut se voir requérir de lui écrire une lettre expliquant que la personne porteuse du pli représente une organisation dont le principal objectif est de sauver des juifs dans la diaspora : le parent british pourrait-il aider, d’une manière ou d’une autre ?

Il y a des milliers de « sayanim», répartis dans le monde entier. Uniquement à Londres, il y en a près de deux mille dans l’active, et 5 000 en réserve. Ils jouent des rôles nombreux et variés. Un sayan « automobile », par exemple, dirigeant une compagnie de location de voitures, pourra aider le Mossad à louer un véhicule sans avoir à remplir les documents d’usage. Un sayan « appart’ » trouvera un logement sans soulever de soupçons, un « sayan » banquier pourra vous procurer de l’argent, si vous en avez besoin, même au beau milieu de la nuit, un sayan médecin pourra soigner une blessure par balle sans en référer à la police, etc.

L’idée, c’est de disposer d’un pool de personnes disponibles lorsque vous avez besoin de gens capable de fournir certains services, mais qui observera la discrétion la plus extrême au sujet desdits services, en raison de leur loyauté à la cause. Ils ne sont pas rémunérés, mais seulement indemnisés. Souvent la loyauté des sayanim fait l’objet d’abus de la part des ‘katsas’, qui profitent de leurs prestations à des fins personnelles. Le sayan n’a aucun moyen qui lui permette d’en avoir le cœur net.

Une chose qui est absolument certaine, c’est que même au cas où un juif sait que le service que vous lui demandez est commandité par le Mossad, il peut ne pas être d’accord pour travailler avec vous, lais il ne vous mouchardera jamais. Et c’est ainsi que vous avez, à votre disposition, un système de recrutement totalement exempt de risques qui, de fait, met à votre disposition un pool de millions de juifs dans lequel vous pouvez puiser, à l’extérieur de vos propres frontières ! Il est bien plus facile d’opérer avec des gens déjà disponibles dans la place, et les sayanim apportent des services incroyables, absolument partout dans le monde. De plus, ils ne sont jamais mis en danger, ni mis dans le secret des dieux…

Imaginons que, durant une opération, vous êtes un katsa et que vous ayez soudain besoin d’un magasin d’électronique en guise de couverture. Hop ! Un simple coup de fil à un sayan travaillant dans cette branche du commerce vous permet de rassembler 50 téléviseurs, 200 magnétoscopes… absolument tout ce que vous voulez… à partir de son stock : il vous les amène à l’immeuble que vous lui désignez et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, vous avez votre magasin d’électronique, avec même de 3 à 4 millions de dollars de stock, dans l’arrière-boutique !

Le plus gros de l’activité du Mossad s’effectuant en Europe, il est préférable d’avoir une adresse professionnelle en Amérique du Nord. Ainsi, il y a des adresses sayanim, et des numéros de téléphone sayanim. Si un katsa doit donner une adresse ou un numéro de téléphone, il peut utiliser ceux d’un sayan. Et si le sayan reçoit une lettre, ou un appel téléphonique, il saura immédiatement que faire. Certains sayanim hommes d’affaires ont un pool de vingt opérateurs à leur disposition, qui répondent au téléphone, tapent des courriers, faxent des messages, et tout ça n’est qu’une façade pour le Mossad ! Le clou de cette histoire, c’est que 60 % du chiffre d’affaires des compagnies de plateformes téléphoniques, en Europe, sont dus au Mossad : sans lui, il y a longtemps que ces boîtes auraient mis la clé sous le paillasson !

Le seul problème, avec ce système, c’est le fait que le Mossad n’a apparemment aucun état d’âme en ce qui concerne l’effet dévastateur qu’aurait la révélation de ces manigances pour le statut des juifs vivant dans la diaspora. La réponse que vous obtenez, si vous soulevez cette question, est la suivante : « Et puis après ? Qu’est-ce qu’il pourrait leur arriver, au pire, aux juifs ? Ils viendraient tous en Israël, non ? C’est ça, qui serait génial ! »

Extrait de By Way of Deception, par Victor Ostrovsky et Claire Hoy, St Martin’s Press (éditeur), 1990.

Bye bye Ben Gourion


le figaro dit :

 » Les plaques « Ben-Gourion » ont disparu
AFP
21/04/2010
Des plaques de l’esplanade David-Ben-Gourion, inaugurée le 15 avril quai Branly à Paris en présence du maire (PS) Bertrand Delanoë et du président israélien Shimon Peres, ont disparu mercredi, selon des habitants, une information confirmée par la préfecture de police de Paris et la mairie de Paris. « La disparition de plaques avec le nom Ben Gourion a été constatée mercredi », a-t-on indiqué à la préfecture.

« La mairie de Paris a décidé de porter plainte », a annoncé Laurent Fary, porte-parole de Bertrand Delanoë. »Trois plaques ont été enlevées », a-t-il précisé, soulignant que « dès ce soir les équipes de la ville sont mobilisées pour procéder au remplacement de ces plaques ».

« Ce mercredi matin 21 avril, les 3 plaques apposées par la mairie de Paris, en l’honneur du criminel de guerre Ben Gourion… avaient disparu de l’esplanade du Quai Branly ! », se sont-ils félicités, dans un communiqué, des opposants qui avaient protesté contre l’installation de ces plaques.Une vidéo accompagnant ce message montre un poteau en tube, censé avoir porté une plaque Ben Gourion, cisaillé. Cette vidéo a été mise en ligne sur internet.

Lors de l’inauguration de cette esplanade Ben-Gourion, premier chef du gouvernement après la création d’Israël en 1948, une centaine de personnes portant des drapeaux palestiniens avaient manifesté aux cris de « Dehors, Peres, assassin » ou « Israël assassin, Delanoë complice ». La veille, 300 personnes avaient manifesté devant l’hôtel de ville.

Le groupe PCF-Parti de gauche à la mairie, par la voix de son président, Ian Brossat, s’était opposé à cette inauguration en affirmant: « J’avais moi-même soutenu que la ville ne pouvait envisager de dédier un espace à David Ben Gourion sans faire de même pour Yasser Arafat ». »

Boycott H&M à Lyon


journée de la terre/ boycott h&m lyon
envoyé par bozovara

La Journée de la Terre de Palestine à Vaulx-en-Velin Villeurbanne Lyon. Après une longue marche pour rappeler que la colonisation continue et qu’un nettoyage ethnique est en train de s’opérer à Jérusalem Est, après la démonstration de ce qu’il se passe à l’intérieur de la Palestine occupée avec les check-points, nous avons terminé, avec des gens déterminés, sur une action boycott improvisée chez H&M. Elle s’est soldée par la fermeture de 2 magasins en plein samedi après-midi! Petite victoire mais sur les étoiles!!

Dossier : Un décret militaire israélien menace des Palestiniens d’expulsion massive (dossier mis à jour quotidiennement)


publié le mardi 13 avril 2010.

Un nouvel ordre de l’armée visant à empêcher les infiltrations, qui doit entrer en vigueur mardi, pourrait permettre l’expulsion ou l’arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, affirme dimanche le quotidien Haaretz.
AFP – le 11 avril 2010, 17h

Un nouvel ordre de l’armée visant à empêcher les infiltrations, qui doit entrer en vigueur mardi, pourrait permettre l’expulsion ou l’arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, affirme dimanche le quotidien Haaretz.

L’armée israélienne a confirmé que des « amendements à l’ordre visant à empêcher des infiltrations » avaient été publiés mais a souligné qu’ils ne faisaient que formaliser les procédures existantes et ne justifieraient pas des expulsions massives.

Ce nouvel ordre, dont « la teneur est générale et ambiguë » selon Haaretz, vise notamment les Palestiniens détenteurs d’une carte d’identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.

La bande de Gaza est contrôlée par les islamistes du Hamas depuis 2007 alors que la Cisjordanie est restée sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas.

Israël impose un strict blocus de Gaza qui empêche les Palestiniens originaires de cette enclave de se rendre en Cisjordanie.

Le nouveau décret militaire concerne aussi les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite par exemple d’un séjour à l’étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens, précise Haaretz.

voir ici

Samedi 24 Avril 2010 – 19h00


Intal, Chaussée de Haecht 53, 1210 Bruxelles


Où l’on parlera d’occupation et d’exploitation

En Cisjordanie, la colonisation prend également la forme d’implantation de vastes zones industrielles. L’occupation ne favorisant pas particulièrement le développement de l’économie palestinienne, de nombreux travailleurs palestiniens sont contraints de louer leurs bras dans ces zones franches, où le respect de la sécurité et du paiement de salaires décents ne semblent pas être la priorité.
L’association israélienne de défense des travailleurs Kav LaOved en brossera le portrait.

Où l’on parlera de discrimination et de chasse aux chômeurs

Israël connaît, comme toute économie moderne, un chômage touchant avant tout la frange de sa population la plus pauvre et la moins formée, c’est-à-dire en grande partie sa population arabe. Des solutions, modernes elles aussi, d’activation des chômeurs y sont mises en place, mais comprises dans un sens bien plus radical que dans nos contrées.
La CSC en exposera les tenants et aboutissants.

Où l’on parlera de blocus et de déni de droit

La bande de Gaza subit un blocus depuis 2007. Punition collective infligée à la population gazaouie, il touche les biens de première nécessité tout comme les droits et salaires acquis par les palestiniens ayant auparavant travaillé en Israël.

Le syndicat palestinien de défense des travailleurs Sawt Al Amal dressera le tableau de la situation.