Nos dissensions renforcent nos oppresseurs
Rachel
Documentaire « Rachel » (2009), de Simone Bitton. Enquête sur la vie et la mort d’une jeune Américaine
écrasée en 2003 par un bulldozer alors qu’elle tentait d’empêcher la destruction d’une maison palestinienne,
Rachel est un documentaire singulièrement poignant. En se rendant, cinq ans plus tard, au coeur de la bande
de Gaza afin de reconstituer la vie de la jeune femme à travers des témoignages de tous bords, la réalisatrice
Simone Bitton se livre parallèlement à une méditation prenante sur l’idéalisme, l’engagement et l’utopie
politiques.
www.flagey.be/fr/evenements/2845/rachel
dates restantes:
28 janvier 2010 – 20:00 / 30 janvier 2010 – 22:00 / 31 janvier 2010 – 18:00 / 02 février 2010 – 18:00 / 04 février 2010 – 22:15 / 05 février 2010 – 20:30 / 09 février 2010 – 20:00
Musulmans, rentrez chez-vous ! « Raus ! »
25 janvier
Au sommaire d’OummaTV, l’essayiste Guillaume Weill-Raynal revient sur les gravissimes attaques islamophobes que véhicule en toute impunité le site de l’association de l’Union des patrons et professionnels juifs de France. Ainsi, un article du 17 décembre comparait « les populations musulmanes à des rongeurs qui prolifèrent », suivi le lendemain d’une photo truquée « humoristique » illustrant une manifestation de Martiens sur la planète Mars sous la banderole explicite : « Musulmans, rentrez chez-vous ! ». Un « Raus ! » qui ravive la plus sombre des rhétoriques fascisantes. Plus hallucinant encore, cette même association islamophobe a remis le 13 décembre 2009, au Ministre de l’Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux le « prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». « Une médaille en chocolat », dont ce dernier a volontiers accepté l’augure.
A voir cette excellente video:
bis تميم البرغوثي أمير الشعراء

Tamim Al Barghouti : Je découvre ce puissant poète sur al Jazeera moubashar. Je vous le traduirai un jour, mais il faudra un peu de temps.
Bruxelles, à voir : « Capitalism: A Love Story », un film documentaire américain de et avec Michael Moore
« Capitalism: A Love Story » : le constat désabusé de Michael Moore, enfant trahi d’une société prospère
Il faut prendre le titre du nouveau film de Michael Moore au pied de la lettre, en se souvenant des vers immortels de Fred Chichin et Catherine Ringer (les Rita Mitsouko) « les histoires d’amour finissent mal/en général ». Michael Moore s’est toujours mis en scène. Il y a vingt ans, on pouvait croire que le « moi » du film Roger et moi était là pour rendre service, pour guider le spectateur dans les méandres de la désindustrialisation. En fait, Michael Moore est de l’espèce des clowns qui se mettent en scène. Avec son sous-titre explicite This Time, It’s Personal (« cette fois-ci, c’est personnel »), Capitalism: A Love Story assume cette dimension égocentrique.
Voici donc l’autoportrait d’un enfant d’ouvrier américain, qui a grandi dans un monde où l’on changeait de voiture tous les ans, où l’on partait en vacances à New York, où, chaque année, papa gagnait un peu plus. Une belle séquence (car il s’en trouve dans ce collage) montre justement le père de Michael Moore devant un immense terrain vague où se tenait, il y a encore quelques années – au siècle dernier, dans un autre âge -, l’usine automobile pour laquelle il travaillait.
Dr Yousef Mousa (Gaza) : « Ne faites pas une affaire humanitaire d’une question politique ! »
Outre toute une série de centres et de programmes de santé, l’UHWC, une ONG palestinienne, gère l’hôpital d’Al Awda, à proximité du camp de réfugiés de Jabalia. En 2009, intal et Médecine pour le Tiers Monde ont collecté plus de 80.000 euros pour soutenir cette ONG.
Un, deux ou trois Etats ?
Radwan Ziyada
Ecrivain syrien
Il ne serait pas exagéré de dire que la cause palestinienne et son avenir se trouve à un point crucial de son histoire. Et il ne semble pas que l’élite palestinienne au pouvoir, que ce soit le Hamas, le Fatah ou les autres factions, se pose une question importante : Pourquoi la cause palestinienne bénéficie-t-elle aujourd’hui d’un soutien croissant de la part de la société civile et académique en Occident, et plus particulièrement aux Etats-Unis et en Europe, alors que sur ses propres territoires, elle connaît un recul flagrant comme la guerre civile entre le Hamas et le Fatah, engendrant de nombreuses victimes et une dissidence politique ?
On peut dire que le point de vue américain et européen reconnaît l’existence d’un Etat palestinien capable de coexister aux cotés d’Israël, ce qui signifie l’acceptation de la solution des 2 Etats. Et bien que le président Bush soit le premier président américain à avoir annoncé ouvertement la nécessité d’instaurer l’Etat palestinien, le président Obama, depuis le premier jour de son mandat, a promis d’œuvrer pour l’instauration de la paix au Proche-Orient et de faire du projet de l’Etat palestinien une réalité. C’est ainsi qu’il a immédiatement nommé Georges Mitchell pour prouver qu’il tenait ses promesses faites pendant sa campagne électorale. Et comme prévu, l’administration Obama a déployé plus d’efforts afin de gérer le conflit et atténuer la violence, dans l’espoir d’instaurer la paix dans l’avenir. Mais l’administration d’Obama s’est trouvée confrontée à un gouvernement israélien de droite, celui de Netanyahu. Un fait qui a constitué un très mauvais signe, en particulier avec la nomination de Lieberman au poste de ministre des Affaires étrangères. Le gouvernement de Netanyahu a alors refusé de reconnaître la solution des 2 Etats et les tendances de l’administration américaine en ce qui concerne la suspension de la colonisation pour s’engager dans les négociations du statut final.
C’est alors que le côté israélien ainsi que nombreux analystes de droite aux Etats-Unis ont commencé à parler de l’impossibilité d’appliquer sur le terrain la solution des 2 Etats en raison de l’effritement de l’Etat hébreu alors que certaines colonies occupent de nombreuses régions en Cisjordanie. Or, même si l’administration américaine néglige ces voix et pratique davantage de pressions sur Israël pour qu’il accepte la solution des 2 Etats, cette solution semble-t-elle réaliste et applicable sur le terrain palestinien, alors même que le conflit entre le Hamas et le Fatah n’a pas encore pris fin ?
La mission de Mitchell est difficile, voire impossible, en raison de nombreux obstacles internes difficiles à éliminer. Et comme il est connu dans les méthodes de règlement des litiges dans les relations internationales, le premier et le plus important pas pour parvenir à un règlement, c’est que les parties en litige annoncent leur aptitude et leur volonté de parvenir à une solution. C’est pour cela qu’aux Etats-Unis, l’on commence à parler de la solution des 3 Etats, c’est-à-dire Israël, un Etat palestinien en Cisjordanie et un troisième sous la direction de Hamas à Gaza.
Soirée Témoignage ce soir
Farah, Zohra, Fatima, Nouha , Yamina, Jan, Dominique, et bien d’autres vous invitent a une Soirée Témoignage.
Ils nous feront part des actions qu’ils ont menées lors de leur voyage, et débattront avec la salle de leurs projets pour dénoncer les injustices coloniales.
Cet échange sera suivi d’un petit film sur la Marche pour Gaza.
Participation libre.
Venez nombreux.
Vendredi 22 Janvier 2010
A partir de 18h30
De pianofabriek
Rue du fort 35a à 1060 Saint-Gilles
comment parvenir à depianofabriek?
TRAIN
Bruxelles-Midi (15 min. de marche)
METRO/TRAM/BUS
metro ligne 2 – arrêt Porte de Hal
tram 3, 4, 33, 51 – arrêt Parvis de Saint-Gilles
tram 81, 83 – arrêt Guillaume Tell ou Barrière
tram 97 – arrêt Barrière
bus 48 – arrêt Parvis de Saint-Gilles ou Barrière
noctis N11 – arrêt Parvis de Saint-Gilles ou Barrière
EN VOITURE
De Gand – Direction centre par les tunnels, sortie Porte de Halle.
De Louvain/Anvers – Direction centre, sur la petite ceinture, tournez à gauche dans le tunnel, suivez les tunnels jusqu’à la sortie Porte de Hal (après le bois de la Cambre). Après avoir passé deux feux rouges et avant la porte de Hal, tournez à gauche, ensuite tournez immédiatement à droite, puis à gauche direction l’église du Parvis. Une fois l’église du Parvis
passée, tournez immédiatement à droite.
Par la Gare du Midi – Direction Avenue Louise par la petite ceinture. Après la gare du Midi et avant le premier tunnel, restez sur la droite jusqu’au 2ième feu. Devant la Porte de Hal, prenez la rue en pente en direction de l’église du Parvis. Une fois l’église du Parvis passée, tournez immédiatement à droite.
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Isaac Asimov, Elie Wiesel et l’antisémitisme
Isaac Asimov, né en 1920 à Petrovitchi, en Russie, et mort en 1992 à New York, est l’un des plus grands auteurs de science-fiction. Il est notamment le père du cycle Fondation et du cycle des Robots. Il a écrit une autobiographie, Moi, Asimov, parue chez Denoël en 1996. Il y évoque notamment ses origines juives et la polémique qui l’opposa à Elie Wiesel, dans un passage que je reproduis ci-après. Merci à Guillaume Barou de m’avoir signalé ce texte. Cet envoi poursuit une réflexion sur le judaïsme largement entamée sur ce blog.
Mon père était fier de dire qu’il n’y avait jamais eu de pogrom dans sa petite ville natale, où juifs et gentils cohabitaient sans problème. En fait, lui-même avait pour ami un fils de gentils à qui il donnait un coup de main pour ses devoirs du soir. Après la Révolution [de 1917], il s’avéra que l’ami d’enfance était devenu fonctionnaire local du Parti ; à son tour, il aida mon père à réunir les papiers nécessaires pour émigrer aux Etats-Unis. Ce détail a son importance, car j’ai souvent lu sous la plume de romantiques échevelés que ma famille avait fui la Russie pour échapper aux persécutions. D’après eux, c’est tout juste si, pour quitter le pays, nous n’avions pas traversé le Dniepr en sautant de bloc de glace en bloc de glace, avec sur les talons une meute de chiens assoiffés de sang et la totalité de l’Armée rouge.

