L’Islam d’une scandaleuse


par Catherine Stoll- Simon

isabelle

Mériem, Mahmoud, Nicolas Podolinsky… Isabelle Eberhardt signait ses textes sous de nombreux pseudonymes féminins ou masculins et beaucoup n’ont retenu de ce personnage atypique que cette capacité singulière à brouiller les cartes de son identité, à s’habiller en bédouin et à vivre en homme.

Insoumise à l’ordre bien établi de la fin du 19 è siècle, féministe à sa manière, aventurière en quête d’un « ailleurs » sans exotisme : il fallait que cette jeune Russe fut d’abord tout cela pour oser quitter la Suisse et l’Occident à 19 ans, rejoindre le Sahara algérien et s’y fixer définitivement jusqu’à ce jour d’octobre 1904 où la crue d’un oued l’emporta. Elle n’avait que 27 ans.

Destinée hors du commun qui inspira passions, légendes et fantasmes. Il est vrai que cette grande amoureuse du désert et du Maghreb fut une scandaleuse d’exception : à Genève d’abord, là où elle vécut ses « années occidentales », on la croisait dans les rues habillée en marin ; elle y menait une vie de bohême libertaire, fréquentant les milieux anarchistes et activistes de Genève, militant même en faveur de l’indépendance de la Macédoine ; à Bône, en Algérie où elle se fixa quelques mois avec sa mère et où ces étranges étrangères ne recevaient que des « indigènes » au grand dam des colons bon teint ; à Tunis, -où elle ne fit que passer- et où elle mène alors, entre amis et amants arabes, une vie turbulente peu conforme aux standards d’une jeune fille d’origine aristocrate.

suite

Nizar Qabbani : el muharwilun


nizar_qabbani

Nizar n’est pas que le poète de la femme et de l’amour. Il a également composé des textes qui lui ont valu d’être banni de son pays, la Syrie. Je ne crois pas que celui-ci compte parmi ceux qui lui ont valu des ennuis. Ce poème doit être lu dans le contexte des accords d’Oslo, extrêmement défavorables aux Palestiniens, et conclus dans leur dos. voir notamment ici

(ceux qui se précipitent)

les derniers murs de la pudeur sont tombés
et nous nous sommes réjouis. et nous avons dansé
et nous nous sommes félicités de la signature de la paix des lâches.
nous n’avons plus aucune crainte,
nous n’avons honte de rien
les veines de notre fierté se sont desséchées

2

pour la cinquantième fois, nous avons perdu notre virginité
sans un tremblement, sans un cri
sans aucune peur à la vue du sang
et nous sommes entrés dans la course ;
nous avons attendu dans la file comme des moutons devant la guillotine
et nous avons couru et nous avons haleté
et nous nous sommes bousculés pour embrasser les bottes des assassins

3

ils ont affamé nos enfants pendant cinquante ans
et à la fin du jeûne, ils nous ont jeté
un oignon

4

Grenade est tombée pour la cinquantième fois
l’Histoire a échappé des mains des Arabes
les piliers de l’âme sont tombés et les branches de la tribu et
toutes les chansons d’héroïsme sont tombées
Séville est tombée
Antioche est tombée
Hattin est tombée sans livrer bataille
Oumouriya est tombée
Marie est tombée entre les mains des milices
et il n’y a pas un homme pour sauver le symbole du ciel
il n’y a pas de vrais hommes

5

Nos derniers privilèges sont tombés
aux mains des Roumis et qu’est-ce que nous défendrions ?
Il n’y a plus au palais de servantes
pour faire le café… ou l’amour
qu’est-ce qu’il nous reste à défendre ??

6

nous n’avons plus aucune Andalousie à nous
ils ont volé les portes, les murs, les épouses et les enfants
les olives, l’huile, et les pavés des rues.
Ils ont volé Jésus, fils de Marie
et il n’était encore qu’un nourrisson.
ils nous ont volé le souvenir du citron,
de l’abricot… de la menthe
et les chandeliers des mosquées

7

ils nous ont laissé une boîte de sardines
qui s’appelle Gaza,
un os desséché, appelé Jéricho,
un hôtel, appelé Palestine…
sans plafond, sans piliers.
Ils nous ont laissé un corps sans os
et une main sans doigts

8

il ne reste rien comme ruines sur lesquelles pleurer.
Comment pleure une nation
dont on a volé les larmes?

9
De ces entretiens secrets à Oslo
nous sommes sortis stériles,
et le pays qu’on nous a donné en cadeau est plus petit qu’un grain de blé,
ce pays nous l’avalerons sans eau,
comme un cachet d’aspirine !!!

10

après cinquante années
nous sommes maintenant sur une terre en ruines,
nous n’avons pas de refuge
pareils à des milliers de chiens !!

11

après cinquante années
nous n’avons pas trouvé de pays dans lequel habiter, si ce n’est un mirage
il n’y a pas de réconciliation.
cette réconciliation qui nous a empalés comme un poignard
a été en vérité un viol !!

12

à quoi sert cette course ?
à quoi sert cette précipitation ?
lorsque la conscience du peuple reste vivante
comme la mèche d’une bombe,
toutes les signatures de Oslo ne valent pas
un grain de moutarde !!

13

comme nous avons rêvé à la paix verte,
à la lune blanche
à la mer bleue… et à la voilure déployée !!
et brusquement, nous nous sommes retrouvés… dans une décharge d’ordures !!!

14

qui donc les interrogera sur la paix des lâches ?
non pas la paix des plus forts et des puissants,
qui donc les interrogera sur la paix achetée à tempérament ?
et la location à tempérament.. et les transactions,
et les marchands et les financiers ?
et qui donc les interrogera sur la paix des morts ?
ils ont fait taire la rue.. et ils ont assassiné toutes les questions
et tous ceux qui posaient les questions…

15

nous nous sommes mariés sans amour..
avec la femme qui un jour a mangé nos enfants
et elle a dévoré nos foies…
nous l’avons emmenée en lune de miel,
nous nous sommes enivrés et nous avons dansé,
nous nous sommes remémorés tous les poèmes ghazal que nous avions appris par cœur
ensuite, nous avons malheureusement enfanté des enfants handicapés
qui ont la forme de grenouilles
et nous avons erré sur les trottoirs de la tristesse
sans pays, ni enfant à étreindre

16

pendant la noce il n’y a pas eu de danse arabe
ni de nourriture arabe
ni de chansons arabes
ni de pudeur arabe
les enfants du pays n’assistaient pas à la sortie des mariés

17

la moitié de la dot était en dollars,
la bague de fiançailles, ses diamants, étaient en dollars
le prix du Cheikh était en dollars
et le gâteau était un cadeau de l’Amérique
et les ornements de la noce, et les fleurs et les bougies
et la musique des Marines..
tout cela avait été fabriqué en Amérique !!

18

la noce s’est terminée
et la Palestine n’a pas participé à la fête,
mais elle a vu sa photo diffusée sur toutes les chaînes.
elle a vu sa larme traverser les vagues de l’océan
vers Chicago, et Jersey.. et Miami,
mais elle est comme l’oiseau égorgé qui crie :
cette noce n’est pas ma noce,
cette robe n’est pas ma robe,
cette honte n’est pas ma honte,

jamais… ô Amérique
jamais… ô Amérique
jamais… ô Amérique

texte en arabe

Traduction : Noura Amer/anniebannie

,

Le boycott culturel est une nécessité


Ilan Pappé – The Electronic Intifada

S’il y a un fait nouveau dans l’interminable triste histoire de la Palestine, c’est le changement manifeste que subit l’opinion publique au Royaume-Uni, écrit Ilan Pappé.

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)
Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Je me souviens de mon arrivée dans les îles Britanniques, en 1980, quand le soutien à la cause palestinienne était uniquement le fait de la gauche, et encore, celle d’un courant idéologique bien spécial. L’immunité dont jouissait Israël était due en grande partie au traumatisme postérieur à l’holocauste et au complexe de culpabilité qu’il avait engendré, aux intérêts militaires et économiques et à la fable selon laquelle Israël était la seule démocratie du Moyen-Orient.

Ils étaient apparemment peu nombreux ceux qui se sentaient concernés par un état qui avait dépossédé la moitié de la population palestinienne autochtone dont il avait détruit les villes et les villages, qui en outre discriminait la minorité palestinienne vivant dans ses frontières par un système d’apartheid et répartissait dans des enclaves, deux millions et demi d’entre eux sous une occupation militaire dure et oppressive.

suite

Gad Elmaleh annule sa tournée au Liban


mardi 30 juin 2009 – 07h:06

Al Manar TV

L’humoriste français pro-israélien Gad Elmaleh a annulé sa tournée prévue au Liban le 13, 14, et 15 juillet pour participer au festival international de Beiteddine.

Pour Gad el-Maleh, peut-être le temps est-il révolu où le sionisme militant était une bonne carte à jouer pour sa carrière professionnelle ?
Pour Gad el-Maleh, peut-être le temps est-il révolu où le sionisme militant était une bonne carte à jouer pour sa carrière professionnelle ?

Cette décision aurait été prise après ce qu’il a appelé « les manifestations d’hostilité » et les « appels au boycott de sa participation ».

Son agent, Gilbert Coullier, a prétexté que cette décision a été prise pour la sécurité personnelle de l’humoriste français.

La chaîne télévisée Al Manar avait dévoilé dans deux reportages la tentative d’Elmaleh de s’infiltrer au Liban, bien qu’il soit connu pour son hostilité aux Arabes et son soutien à l’armée israélienne.

Une photo de lui avait été prise en treillis militaire israélien lors de sa participation aux activités de l’association « Au profit des soldats israéliens ».

De même, il a rendu hommage aux soldats israéliens sur son site internet, écrivant que « Grâce à eux on existe, sinon, on n’existera pas ».

L’humoriste français a également pris part à une activité de solidarité avec le père du soldat israélien détenu par la résistance palestinienne, Gilad Shalit.

Source

Pourquoi soutenir Egalité (bis)


Une lettre de Nathalie Preudhomme

Ceux qui me connaissent vont me dire : « C’est normal, ton mari est tête de liste ÉGALITÉ ». Ceux qui me connaissent un peu plus, savent que je n’aurais pas suivi Nordine à n’importe quel prix non plus… Même si nous sommes mariés, nous ne sommes pas d’accord sur tout et c’est mieux ainsi, car cela crée le débat à la maison…

Depuis un mois et demi, j’ai eu l’occasion d’assister aux Assemblées générales d’ÉGALITÉ. Et ce qui est certain, c’est que les gens qui y participent, sont de plus en plus nombreux… Tous sont déjà actifs à leur niveau dans le combat contre les discriminations et les inégalités (sans-papier, emploi, enseignement, Palestine, etc). Et tous sont extrêmement déçus des politiques menées par les 4 partis traditionnels et souhaitent changer les choses au niveau politique.

Nous sommes jeunes et vieux, musulmans, chrétiens, laïques, marxistes, altermondialistes, belges et non belges, mais tous vivant à Bruxelles avec la volonté de se battre pour l’égalité de tous !

Les candidats sur la liste ÉGALITÉ ne sont pas là pour défendre leur philosophie ou leur religion. La liste n’est pas une liste communautaire comme il en existe déjà. Simplement la superposition des inégalités sociales, économiques, identitaires fait qu’on veut soutenir tous ensemble les plus exclus.

Nous sommes tous unis pour commencer ensemble ce beau projet commun qui est de réduire le plus possible les inégalités. Nous n’avons pas de solutions toutes faites, ni à court terme. Mais les propositions du programme sont concrètes et réalisables !

Concernant la Palestine, cause pour laquelle je milite maintenant depuis 2000, je ne suis plus d’accord de soutenir un gouvernement bruxellois qui n’a jamais refusé aucun permis, ou licences d’exportations dans le cadre des contrats avec Israël. Je ne suis plus d’accord de soutenir un gouvernement bruxellois qui d’un côté, fait venir moins d’une dizaine d’enfants palestiniens pour se donner bonne conscience et qui de l’autre côté permet à la Sabca de décrocher un contrat de modernisation pour la force aérienne israélienne d’une valeur de près de 10 000 000 €. (http://mcpalestine.canalblog.com/)

Dans le programme ÉGALITÉ, voici les points qui me touchent particulièrement car défendus sans faux semblants :

* La Palestine :

– la reconnaissance explicite du droit à la résistance du peuple palestinien. Ce droit est prévu par la Résolution 2621 XXV du 12.10.70 des Nations unies, confortée par l’article 1er § 4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.77

– la reconnaissance du résultat des élections démocratiques de début 2006 et le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes

– l’appui de toutes les institutions de la Région bruxelloise à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) à l’égard d’Israël, tant qu’il ne se conformera pas entièrement aux diverses résolutions du Droit international

Sans développer le sujet, pour moi, la liberté de porter le foulard est une liberté fondamentale.

Je ne suis plus d’accord de soutenir ECOLO, qui a certes de beaux discours, mais à chaque fois, lorsqu’il se trouve dans l’opposition. Oui, une proposition de motion relative à la neutralité dans l’administration communale concernant le port du foulard, de la kippa, et du turban sikh par les fonctionnaires communaux, a été déposée à Saint-Josse, par Mr. Ahmed Mohsin. (voir l’article à ce sujet http://parlemento.wordpress.com/2009/04/30/saint-josse-la-motion-foulard-accouche-dune-commission-sur-la-neutralite/ )

Mais pourquoi le parti d’ECOLO, s’il était convaincu dans son ensemble par cette liberté fondamentale, ne dépose-t-il pas cette motion dans les communes dans lesquelles il est au sein de la majorité ?

De plus, n’oublions pas qu’ECOLO n’hésitera pas à se rallier avec le MR, quitte à laisser de côté les propositions intéressantes de son programme, pour rester dans la majorité.

Voici les points du programme ÉGALITÉ que je souhaite mettre en valeur concernant l’enseignement :

• le respect, dans les règlements d’ordre intérieur des écoles, des droits et libertés fondamentales, pour les enseignants comme pour les élèves

• l’amélioration de la formation pédagogique des enseignants et ce, dès l’école maternelle. Les enseignants doivent bénéficier de congés pédagogiques au cours desquels ils entrent en contact avec les réalités sociales, économiques et culturelles de leurs élèves

• la possibilité pour les élèves d’apprendre la langue de leur choix dans le cadre des programmes scolaires ainsi que l’histoire de la colonisation et de l’immigration

• la création d’un fonds régional pour l’accès à l’enseignement supérieur (bourses d’études)

D’autres points du programme sont très intéressants, notamment les propositions faites concernant les prisons et l’emploi. Je vous invite à les découvrir sur le site : http://egalite2009.be/ ou le blog http://e-s-g.blogspot.com

Sachez que nous sommes déjà en train de préparer l’après 7 juin en constituant des groupes de travail différents ( emploi, Palestine, enseignement et prisons sont déjà en cours)

Je n’ai qu’un mot : venez nous rejoindre… et ne nous oubliez pas le 7 juin (Liste 32)… une liste de militants riches d’identités multiples qui tentent malgré leurs différences le vrai VIVRE ENSEMBLE…

Nathalie Preudhomme
Source

L’Amérique moins amie d’Israël


Soutenu par le Congrès, Obama réclame le gel des colonies et un Etat palestinien.

C’est une bonne nouvelle pour Barack Obama : plus de 400 élus de la Chambre des représentants et du Sénat américain viennent de signer une lettre pour l’appeler à intensifier ses efforts en faveur de la paix au Proche-Orient. Jusqu’alors, le Congrès avait plutôt l’image d’une chambre d’enregistrement des quatre volontés de l’Etat hébreu. Or, au-delà des précautions diplomatiques à l’égard d’Israël, ce message apparaît comme un soutien clair au président américain à l’heure où il multiplie les pressions sur le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

«Alors que chaque obstacle est immense, nous sommes d’accord avec vous pour dire que tous les efforts doivent être faits pour essayer de parvenir à la paix le plus vite possible», peut-on lire dans la lettre de la Chambre, qui évoque notamment la construction d’un «Etat palestinien viable» – ce à quoi Nétanyahou s’oppose résolument, contrairement à son prédécesseur Ehud Olmert.

Intransigeant. Obama aura bien besoin de ce soutien parlementaire. Rompant avec la politique de George W. Bush, qui fut sans doute le plus pro-israélien des locataires de la Maison Blanche, le président américain a en effet en face de lui celui qui apparaît comme le plus intransigeant des chefs de gouvernement israéliens. Est-ce pour cette raison que l’Aipac, le très puissant groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, a «applaudi» l’initiative des 400 parlementaires, apportant dès lors un soutien inattendu aux efforts américains pour promouvoir la paix ?

Dernièrement, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a pourtant formulé à nouveau et de la manière la plus ferme la position américaine. Obama «veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle».

Ce qui change avec la précédente administration, c’est que celle-ci semble avoir pris conscience qu’elle avait des intérêts divergents avec ceux de l’Etat hébreu au Moyen-Orient. La nouvelle dégradation de la situation sécuritaire en Irak, la progression des talibans en Afghanistan, la dramatique situation du Pakistan – trois pays où l’armée américaine est engagée -, la question de l’Iran, enfin, rendent nécessaire et même urgente une approche globale des problèmes. Et, dès lors, un rapprochement entre Washington et ses alliés arabes.

C’est dans ce but que le président américain se rendra le 4 juin au Caire, en Egypte, pour prononcer un discours que l’on qualifie déjà d’«historique», destiné à «réparer» les relations entre l’Amérique et le monde musulman. Auparavant, il effectuera une visite en Arabie saoudite, autre pilier de la stratégie américaine dans la région. Or, comme prix de leur soutien, ces Etats lui demandent d’avancer sur la question palestinienne, qui demeure pour ces régimes autocratiques un facteur de déstabilisation.

Pressions. Les déclarations du président américain ont certes été très appréciées. Mais elles sont loin d’être suffisantes. Pour Riyad, c’est l’échec du processus de paix au Proche-Orient qui a permis à l’Iran, la puissance rivale que le régime saoudien craint particulièrement, de développer son influence dans la région, via le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Aussi, le roi Abdallah attend-il de Barack Obama une attitude des plus fermes à l’égard d’Israël. De son côté, le président américain a besoin du régime saoudien à la fois sur les dossiers irakien, afghan – Riyad maintient certains liens avec les talibans – et pakistanais. Sans compter la question du pétrole : Washington veut éviter toute hausse qui risquerait de mettre en cause une reprise économique.

Obama ira-t-il au-delà des pressions verbales ? Le président Bush père l’avait fait avec succès en refusant, en 1991, de garantir un prêt de 10 milliards de dollars demandé par Israël à la communauté financière internationale pour forcer l’Etat hébreu à se rendre à la conférence de Madrid. Le Premier ministre de l’époque Yitzhak Shamir était à peine moins intransigeant.
Source

Durban II: qui est raciste, exactement ?



Gilad Atzmon

Je me retrouve une fois de plus à adresser un coup de chapeau au président iranien Ahmadinejad, dont je soutiens entièrement le discours. Nul mieux que lui n’a su mettre en lumière les sentiments européens de discrimination raciale.

Ce que nous avons vu hier au Forum antiraciste de l’ONU a été du racisme islamophobe, collectif et institutionnel, en pleine action, un show coordonné de chauvinisme occidental fanatique. Une horde de diplomates européens se comportant comme un troupeau de moutons pour faire montre d’un déni total de la notion de liberté d’expression et de la culture du débat.

De manière éloquente et profonde, le président Ahmadinejad a dit la pleine vérité et a exprimé certains faits de notoriété universelle. Israël est bien un État raciste!

Israël se définit comme «État juif». Bien que les Juifs ne forment pas un continuum racial, la législation de leur État national a une orientation raciale. Le système juridique israélien est discriminatoire à l’égard de ceux qui n’ont pas l’heur d’être juifs. Comme si cela ne suffisait pas, l’armée israélienne se révèle meurtrière envers les habitants autochtones du pays.

Considérant qu’Israël est un État d’apartheid en raison de cette discrimination institutionnalisée, on s’attendrait à ce que le Forum antiraciste de Genève serve principalement à traiter d’États comme Israël. Mais la vérité est tragique : dans les affaires du monde, Israël est le seul et unique État orienté racialement. Et comme nous avons pu le voir hier, l’ « Occident » a une fois de plus refusé de se confronter à l’appel à l’action le plus évidemment humaniste.

Inutile de dire qu’Ahmadinejad a également été totalement correct dans sa description des circonstances historiques qui ont conduit à la naissance tragique d’Israël.

C’est en effet la souffrance juive qui a acheté la formation de l’État juif. Il est vrai aussi que l’État juif a été créé au détriment du peuple palestinien qui est en fait la dernière des victimes à souffrir de l’ère nazie.

Le nœud du problème est très simple. Des diplomates européens ont prouvé hier qu’ils ne peuvent pas accepter la vérité quand elle est transmise par un musulman. Par conséquent, il serait correct de dire que ce troupeau de diplomates occidentaux n’auraient jamais du participer à quelque « forum antiraciste » que ce soit. Le fait qu’ils se soient comportés avec intolérance prouve qu’eux et les gouvernements qui sont derrière eux sont aux origines du racisme d’aujourd’hui, à savoir l’islamophobie.

Les Européens qui ne peuvent pas entendre la vérité de la bouche d’un musulman, pour ne pas dire un chef d’État musulman, seraient mieux avisés de se rendre à une conférence qui célèbre la suprématie occidentale. Je suis sûr que Tel Aviv et Jérusalem en accueillent quelques-uns chaque année.

Sur une note finale, si le gouvernement britannique insiste pour envoyer des délégués à une telle conférence, il devrait faire en sorte que ceux qui sont affectés à la tâche sont en mesure de présenter une argumentation éloquente qui tienne la route du point de vue intellectuel. Peter Gooderham, l’ambassadeur britannique à l’ONU à Genève, n’est clairement pas fait pour cet emploi. L’ambassadeur a déclaré on record « De telles remarques antisémites outrageantes ne devraient pas avoir leur place dans un forum antiraciste de l’ONU »

L’Ambassadeur Gooderham devrait nous préciser où exactement se trouve l’«antisémitisme».

Le président Ahmadinejad ne s’est pas référé pas à une race juive, ni au judaïsme. Il n’a pas fait référence au peuple juif, si ce n’est pour évoquer ses souffrances.

Ambassadeur Gooderham, au cas où vous avez réussi à rater tout cela, pendant que vous agissiez comme une brebis dans un troupeau, le président Ahmadinejad a dit la vérité en se référant à certains faits universellement acceptés.

On pourrait faire l’économie de quelques embarras à l’avenir si les diplomates britanniques étaient convenablement formés pour comprendre la complexité des affaires du monde et les idéologies qui sont impliqués dans l’élaboration de ces affaires. Cela nous épargnerait le spectacle de ces étranges bouffons de diplomates proférant des sons vides de sens, qu’eux-mêmes ont du mal à comprendre.

Traduit par Fausto Giudice

Source: Tlaxcala

Comment Fonctionne La Machine De Propagande D’Israël


« …Israël, parce qu’il reconnaît l’importance de la guerre de propagande, se bat sur ce front aussi vigoureusement et de manière aussi disproportionnée qu’il le fait sur le champ de bataille… »

C'est la faute du Hamas
C'est la faute du Hamas

Comme par le passé, dans les conflits au Moyen Orient, la ligne de narration médiatique de même que les commentaires politiques ont suivi de près ici aux US les dires d’Israël. Cela a constitué une composante essentielle du succès d’Israël et sa capacité à prolonger les combats sans que les US n’interviennent pour les stopper. Israël, parce qu’il reconnaît l’importance de la guerre de propagande, se bat sur ce front aussi vigoureusement et de manière aussi disproportionnées qu’il le fait sur le champ de bataille.

Ci dessous voici comment ils opèrent :

1) Définir les termes du débat, et vous gagnez le débat.

SUITE

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑