Georges W.Bush, une sacrée pipe


par Simon Piel

A trop crier : « A bas Bush », on en oublierait presque à quel point l’homme laissera une trace dans l’histoire. Au grand homme la BD reconnaissante.

Voilà c’est fini. Bush s’en est allé s’occuper de sa cavalerie dans son ranch du Texas. Après huit années de cons et loyaux services, l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu des armes de destruction massive en Irak, va pouvoir prendre un peu de repos et s’adonner peut-être aux joies de la lecture. Nous ne saurions trop lui conseiller « Bye-Bye Bush », parue en janvier aux Editions Dargaud. 48 pages en forme d’hommages remplis par le meilleur de tout ce que compte le monde du crayon de bois. De Charb à Jul, en passant par Aranega, Vuillemin ou Ivan Brun. Venu de Siné, Charlie ou l’Echo des Savannes, ce charmant collectif de godelureaux saura convaincre tous les jocrisses qui pensent encore que Bush, c’était bien. Selon un sondage pour CNN, publié le 19 janvier, à la veille de l’investiture d’Obama, ils sont encore plus de 20%.

SUITE

Norman Finkelstein à Leuven


Aux dernières nouvelles, la conférence serait en anglais uniquement.

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LVSV Leuven, the Catholic University of Leuven & UNESCO Maria-Theresiacollege (MTC), Grote Aula, Sint-Michielsstraat 6, Leuven 3000

Date:
mardi, 24 février 2009

Time:
8pm

The guest speaker will be Professor Norman G. Finkelstein, who will address the
audience on the theme:

« The Israel-Palestine Conflict: What we can
learn from Gandhi »

Norman Finkelstein received his doctorate in 1988 from the Department of Politics at Princeton
University. For many years he has taught political theory and the Israel-Palestine conflict. He is
currently an independent scholar.

He is the author of five books which have been translated into more than 40 foreign editions:

Beyond Chutzpah: On the misuse of anti-Semitism and the abuse of history;
The Holocaust Industry: Reflections on the exploitation of Jewish suffering;
Image and Reality of the Israel-Palestine Conflict;
Nation on Trial: The Goldhagen thesis and historical truth;
The Rise and Fall of Palestine: A personal
account of the intifada years
.

He has just completed a new book entitled A Farewell to Israel: The
coming break-up of American Zionism
, to be published in 2009.

“A person who can speak with more authority and insight on these topics [Israel and anti-Semitism]
than anyone I can think of.” –Noam Chomsky, father of modern linguistics

“It takes an enormous amount of academic courage to speak the truth when no one else is out there
to support him … His place in the whole history of writing history is assured, and that those who in
the end are proven right triumph, and he will be among those who will have triumphed, albeit, it so
seems, at great cost.” –Raul Hilberg, world’s leading authority on the Nazi Holocaust

This event is free and open to the public.

For more info:

Location:
Maria-Theresiacollege (MTC), Grote Aula

Address:
Sint-Michielsstraat 6
3000 Leuven
Belgium

Contact person:
Denis Van den Weghe
denis@lvsvleuven.be
+32476293688

The official website of Norman G. Finkelstein

USA : Des histoires tristes qui font recette


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par Stéphanie Fontenoy

Canular ? Pas vraiment. La crise économique stimule aussi la créativité. Exemple : cet entrepreneur qui a sa propre manière de dépenser un budget publicité.

Bill le Renfloueur a peut – être les poches profondes, mais son imagination, elle, est débordante. Dissimulé derrière de grosses lunettes noires, un gros bonnet de laine enfoncé sur la tête, ce blond d’une petite quarantaine d’années joue les hommes providentiels en plein Times Square, non loin des néons du quartier des théâtres. A deux pas des anciens locaux de Lehman Brothers, la banque d’affaires déchue, ce mystérieux personnage échange des dollars contre de la misère.

Dans son « guichet de sauvetage », le bienfaiteur, qui dissimule son identité, écoute silencieusement les récits à fendre le cœur d’Américains dans le besoin, qui ont attendu leur tour dans un froid glacial. « Ma mère est mourante », dit Mario, un homme frêle en bottes de cow-boy qui s’appuie sur une canne. Bill décide de lui donner 150 dollars. Un certain Curtis raconte être un ancien combattant d’Irak qui doit 500 dollars de loyer et ne peut se faire soigner alors qu’il souffre de dépression. Ses parents ont été récemment hospitalisés, dit-il. Il repart avec 50 dollars.

SOURCE ET SUITE

Hollywood et les Arabes


Film très intéressant et très juste en trois parties, cliquez ici

Jeudi 29 Janvier 2009

Production : The Media Education Fundation
Basé sur le livre de Jack Shaheen
Année : 2008
Documentaire diffusé le 10 janvier 2008 sur Radio Canada

Ce documentaire totalement inédit passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contester, depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui.

Présenté par Jack Shaheen, Ph.D., auteur réputé, le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheiks sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui.

Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe, ce qui aurait eu pour effet de renforcer une vision étroite des individus d’origine arabe et d’accroître les répercussions des politiques intérieures et internationales des Etats-Unis sur leur vie.

En incitant le spectateur à réfléchir sur les conséquences sociales, politiques et simplement humaines de ces caricatures hollywoodiennes, ce film souhaite faire reconnaître l’urgence d’offrir un point de vue opposé qui rendrait justice à la diversité et au caractère humain du peuple arabe, tout en faisant ressortir le vrai visage et la richesse de l’histoire et de la culture arabes.

George Mitchell, le nouvel émissaire d’une campagne d’affichage ?


mercredi 28 janvier 2009

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En nommant George Mitchell au poste d’émissaire de la paix au Proche-Orient, Barack Obama a choisi un négociateur expérimenté, qui s’est notamment illustré comme l’une des principales chevilles ouvrières de la paix en Irlande du Nord.

Agé de 75 ans, issu d’une filiation mixte, irlandaise par son père et libanaise par sa mère, cet ancien membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat se dit convaincu que « les conflits insolubles n’existent pas ». Arrivé mardi au Caire, dans le cadre d’une première tournée dans la région le menant après Israël, à Ramallah en Cisjordanie pour des entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas, ce grand habitué des tables de négociation a déclaré après avoir rencontré le président égyptien Hosni Moubarack :  » Il est d’une importance cruciale que le cessez-le-feu soit étendu et consolidé ».

Barack Obama prétend publiquement affirmer sa ferme volonté de rompre avec la politique menée par son tristement célèbre prédécesseur.

Mais ses récents propos incisifs dans lesquels il justifiait sans ambiguïté l’agression meurtrière d’Israël, l’assurant par là même de l’indéfectible soutien de la première puissance mondiale, ne trahissent-ils pas au contraire une perfide campagne d’affichage censée conforter son image « d’homme providentiel, porteur du renouveau » ?

Et, on peut légitimement se demander si George Mitchell, dans le second rôle du médiateur de la paix, n’est pas en train de masquer le cheval de Troie d’une habile et vaste stratégie de communication ?

Source

Aux USA c’est qui qui fait la loi ?


Quand Olmert dicte la ligne de Bush

Mis en ligne le 14/01/2009
Le Premier ministre israélien a raconté comment il a forcé les Etats-Unis à ne pas voter en faveur de la résolution de l’Onu.

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Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a raconté lundi soir avoir téléphoné en urgence à George Bush afin que celui-ci ordonne à la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice de ne pas voter en faveur de la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la Bande de Gaza. « Plutôt humiliée », aux dires d’Olmert, la chef de la diplomatie américaine s’est finalement abstenue et la résolution a été adoptée le jeudi 8 janvier par les 14 autres membres du Conseil.

Lundi soir, dans un discours, Ehoud Olmert s’est vanté d’avoir exigé de parler à George Bush à dix minutes du vote, jeudi soir. « Quand nous avons vu que la secrétaire d’Etat, pour des raisons que nous n’avons pas vraiment comprises, voulait voter en faveur de la résolution de l’Onu (…), j’ai cherché le président Bush et on m’a dit qu’il était en train de prononcer un discours à Philadelphie », a-t-il dit. « J’ai dit : « Tant pis, il faut que je lui parle maintenant » », a poursuivi Olmert, décrivant le Président sortant américain comme un « ami sans égal » d’Israël.

« Ils l’ont fait descendre de la tribune, l’ont conduit dans une pièce à part et je lui ai parlé. Je lui ai dit : « Vous ne pouvez pas voter en faveur de cette résolution. » Il a dit :  » Ecoute, je ne suis pas au courant. Je ne l’ai pas vue. Je ne connais pas bien la formulation.  » Ce à quoi Olmert a répondu : « Moi, je la connais. Vous ne pouvez pas voter pour. »

« Il a donné un ordre à la secrétaire d’Etat et elle n’a pas voté en faveur de cette résolution qu’elle avait préparée, formulée, organisée et négociée. Elle a été plutôt humiliée et s’est abstenue sur une résolution qu’elle avait mise au point », a affirmé le Premier ministre israélien.

Un responsable du Département d’Etat américain a démenti ce scénario. « M. Olmert se trompe », a déclaré ce responsable ayant requis l’anonymat, assurant que Mme Rice avait prévu dès le départ de s’abstenir lors du vote sur la résolution 1860 du conseil de sécurité de l’Onu, qui a été adoptée par 14 voix sur 15 et une abstention, celle des Etats – Unis. « C’était ce qui était prévu », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas le gouvernement israélien qui décide de la politique américaine. »

L’homme qui a accueilli Bush en grandes pompes à Bagdad


(Cet homme) est justement célébré par la résistance mondiale.

Mountazer al-Zaïdi, correspondant de la télé irakienne Al-Baghdadia, est en passe de devenir un héros dans le monde arabe.

Voir et revoir la vidéo, la rediffuser partout, en attendant celle de Sarko…

« L’homme qui a accueilli Bush en grandes pompes à Bagdad »

Qui est l’homme qui a lancé une, puis deux chaussures sur George W.Bush, dimanche, lors de la conférence de presse que le président des Etats-Unis donnait, en compagnie du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki?

Première réponse: un type plutôt chanceux. Il a pris le risque d’être descendu dans la seconde par les agents du Secret Service, chargés de la protection du président, mais ceux-ci, en professionnels extrêmement bien formés, ont eu le flair de ne pas tirer.

Deuxième réponse: l’homme est un journaliste, qui a fait le choix de sortir de son rôle de journaliste. Il s’appelle Mountazer al-Zaïdi, (voir sa photo ici), il est le correspondant de la télé sunnite irakienne Al-Baghdadia, basée au Caire.

Alors que le président américain pronostiquait une victoire proche, le journaliste a hurlé: « Voici un cadeau des Irakiens. C’est le baiser de l’adieu, espèce de chien! » Et lui a lancé dessus ses chaussures, l’une après l’autre, en continuant de crier:

« De la part des veuves, des orphelins, et de tous ceux qui ont été tués en Irak! »

Le président américain a esquivé les chaussures. Il a ensuite plaisanté:

« Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était du 43. »

Le geste, plutôt inhabituel, est d’une force symbolique extrême, d’autant plus qu’il est associé à l’insulte suprême dans le monde arabe: « chien ». Immédiatement embarqué par les agents de sécurité, Mountazer al-Zaidï est actuellement entre les mains de la police irakienne.

La chaîne irakienne pour laquelle il travaille a immédiatement réagi. Sur une vidéo postée sur son site Internet, AlBaghdadia réclame la libération de son envoyé spécial au nom de la démocratie et de la liberté d’expression promises par les Américains et le nouveau régime:
« N’importe quelle mesure prise contre lui rappellerait ce qui se passait sous la dictature de Saddam Hussein: la violence, les arrestations arbitraires et le temps des fosses communes. Nous demandons à nos confrères des autres médias de nous soutenir en réclamant sa libération. »

En Irak, Mountazer al-Zaïdi est déjà en passe de devenir un héros. Ses anciens confrères rappellent qu’il a été détenu par des miliciens chiites l’année dernière et sur le site de la chaîne irakienne, les commentaires de soutien affluent. Un internaute, Nouri Al-Abidi, le remercie de toutes ses forces:

« Que soit bénie la mère qui t’a portée, tu es un héros, tu nous a redonné de la fierté, nous sommes tous avec toi! »

Dr Nehal évoque « l’un des moments les plus heureux’ qu’il lui ait été donné de vivre. Bonheur partagé par Mahamed80:

« Très cher Mountazer, tu n’étais qu’un inconnu…mais en quelques minutes, tu as fais ce que n’importe quel autre arabe rêve de faire depuis des années sans pouvoir le faire. »

Sur le site, un grand bandeau rouge appelle à sa remise en liberté.

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Après l’incident, Bush a rejoint par hélicoptère Camp Victory, pour remercier les troupes américaines et vanter la conduite récente de la guerre qui restera, dit-il « l’un des plus grands succès de l’histoire militaire des Etats-Unis »:

« L’Irak où nous sommes aujourd’hui est beaucoup plus libre, beaucoup plus sûr et bien meilleur que celui que nous avions trouvé il y a huit ans. »

Source

L’internationalisation de l’Amazone


Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l’Education, Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu’il pensait au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie.

Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu’il espérait une réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien.

– Voici la réponse de M. Cristovam Buarque.

– En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité. Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.

Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réservepour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d’un pays.
Brûler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale.

Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

Avant l’Amazonie, j’aimerai assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France.
Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain.

On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au
même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays.

Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent Le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis.

Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège
des Nations unies, soit internationalisé.

Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si les États-unis veulent internationaliser l’Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des États-unis.
Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille
fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette.
Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école.

Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école ; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.

En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

(Source: http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=978)

Charge américaine contre Damas lors de la conférence sur l’Irak


Lu chez Aloufok

dimanche 23 novembre 2008.

Les Etats-Unis ont profité d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak, dimanche à Damas, pour accuser la Syrie de servir de « sanctuaire aux terroristes ».

Lors de cette réunion à huis clos, la chargée d’affaires Maura Connelly, le diplomate américain de plus haut rang en Syrie, a demandé aux autorités syriennes de ne plus tolérer que des « réseaux terroristes » se servent de leur pays comme d’une base de départ pour des opérations en Irak, ont rapporté des délégués.
Cette critique sans détours contraste avec la position officielle des alliés occidentaux de Washington, notamment la Grande-Bretagne, qui ont récemment félicité Damas pour sa coopération dans la lutte contre les islamistes cherchant à s’infiltrer en Irak.

« Le discours de la diplomate américaine a été aussi court que direct. Les Etats-Unis ont été les seuls à critiquer ouvertement la Syrie lors de cette conférence », a dit l’un des délégués présents.
« Les autres ont surtout répété ce qu’on entend depuis des années sur l’importance de l’Irak pour la stabilité de toute la région et sur la nécessité d’une meilleure coopération », a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, la Russie, l’Iran, l’Irak et les plupart des pays voisins de ce dernier pays ont participé à cette conférence de Damas.

L’Arabie saoudite, en désaccord avec la Syrie sur les dossiers libanais et iranien, n’était pas représentée.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ahmad Arnous, a présenté son pays comme « une victime du terrorisme » qui ne tolérerait aucune attaque étrangère contre son territoire, allusion à l’attentat à la voiture piégée qui a fait 17 morts en septembre devant un centre des services de renseignement militaires à Damas.
Les autorités syriennes ont imputé cet attentat au Fatah al Islam, un groupe actif au Liban.

« Arnous a choisi de ne pas répondre directement aux accusations américaines mais a souligné que la Syrie avait tout intérêt à avoir à côté d’elle un Irak stable et pacifié », a rapporté un autre délégué.
Le ministre syrien de l’Intérieur, Bassam Abdel Madjid, qui a fait une brève apparition à la conférence, a affirmé que la Syrie disposait de suffisamment de troupes à la frontière irakienne pour empêcher les infiltrations des groupes activistes dans un sens comme dans l’autre.
Le gouvernement syrien avait menacé d’annuler cette conférence internationale en raison d’un raid héliporté américain mené le 26 octobre en territoire syrien.

Huit civils avaient été tués dans ce raid, selon Damas. D’après Washington, la cible de l’opération, le chef d’un réseau d’infiltration de combattants étrangers en Irak, a trouvé la mort lors de l’attaque.
La conférence annuelle sur la sécurité de l’Irak a eu lieu pour la première fois il y a deux ans sous la pression des Etats-Unis, qui voulaient ainsi contraindre les pays arabes à s’engager davantage envers ce pays.
La Syrie a accepté de l’accueillir chaque année afin de réduire les tensions avec le gouvernement de Bagdad.

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