« Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l’Iran?


La résolution du Conseil de sécurité transforme l’Iran en proie facile

par Michel Chossudovsky

«Une proie facile est une victime sans défense, une cible facile, vulnérable à l’attaque. »

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l’OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l’ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. «Un tigre de papier [纸老虎 (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace tel un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l’Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L’ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l’aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l’avenir de l’humanité.

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Afghanistan : ave Petraeus !


vendredi 25 juin 2010, par Philippe Leymarie

Vingt minutes : c’est le temps qu’il aura fallu au président Barack Obama pour limoger le général Stanley McChrystal, commandant en chef des troupes américaines et de l’OTAN en Afghanistan. Et pour remplacer l’élève par le maître : le général David Petraeus, qui était déjà patron du Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom), c’est-à-dire de l’ensemble des troupes américaines dans le Golfe, en Irak et en Afghanistan. « On se moque de savoir qui commande, a fait aussitôt savoir Yousouf Ahmadi, un des porte-paroles réguliers du commandement taliban : nous combattrons les envahisseurs jusqu’à leur départ. »
Table des matières

Ancien chef des opérations spéciales de l’US Army, McChrystal – qui remplaçait le général David McKiernan, remercié par le président américain en juin 2009 – avait :

– remis la population au cœur de la stratégie de l’OTAN ;
– mis un frein aux frappes aériennes (génératrices de « bavures » et autres « dommages colatéraux ») ;
– demandé aux GI’s de sortir des casernements (et donc de prendre des risques avec leur propre sécurité) ;
– convaincu l’exécutif américain d’envoyer 30 000 hommes en renfort (au prix d’une périlleuse annonce de début de retrait à partir de l’été 2011) ;
– banni l’alcool sur les bases de l’OTAN ;
– fait fermer des postes dans les secteurs les plus reculés, pour concentrer davantage de forces au sein des zones peuplées ;
– et poursuivi la politique « d’afghanisation » (armée et police).

La « grande offensive » lancée en février dernier dans la région rurale de Marjah, dans le Helmand (sud), un des bastions talibans, n’avait pas convaincu. Le général en préparait une autre, plus importante, sur Kandahar, mais qui – de son propre aveu – avait pris du retard. Les chefs militaires de l’OTAN avaient prévenu que les premiers signes positifs du changement de stratégie ne pourraient être constatés avant la fin 2010, au plus tôt.

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12 navires de guerre américains et israéliens ont franchi le canal de Suez


19/06/2010
Selon des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y compris un navire de guerre israélien ont franchi le canal de Suez à l’aube de vendredi,se dirigeant vers le Golfe persique, soulignant que de nombreux militaires américains ont été aperçus !

Ces sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre transportant des soldats, des blindés et des munitions, en provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers la mer Rouge. »

Les sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû arrêter leur activité quotidienne et sont restés stationnés aux côtés du canal, le temps que la flotte américaine militaire parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue flotte militaire américaine jamais vue depuis des années !

Les sources ont ajouté que la pêche dans les lacs, sans compter le transport des personnes et des véhicules via les ferries entre les deux rives du canal de Suez sur le pont de la paix ont été arrêtés.

Selon des témoins, un important dispositif de sécurité égyptien a été mis en place pour assurer le passage de la flotte américaine ! Et que parmi les navires de guerre américains, un navire de guerre israélien a été aperçu, mais aucune source officielle n’a confirmé cette information !

Par ailleurs, dans ses déclarations à «Al Quds Al Arabi», le général Amin Radi, Secrétaire de la Commission de la sécurité nationale a déclaré que «la décision de déclarer la guerre à l’Iran n’est pas facile, sauf qu’Israël est réputé pour sa débauche et sa crapulerie, il déclenchera une guerre afin de maintenir son leadership dans la région en tant que seule et unique force de dissuasion nucléaire « .

Et de prévenir « Il faut déraciner le fléau israélien : ne pas laisser Israël les mains libres il faut que la communauté internationale le force à démanteler son arsenal nucléaire avant de frapper l’Iran. »

source : par mail Dawud SKIMI
voir aussi article dans Haaretz

Aux USA, le défi juif au sionisme prend de l’ampleur


mercredi 16 juin 2010 –

G. Ash, E. Katz Kashawi, M. Levy, S. Kershnar

Les 19 et 22 juin, juste avant le Forum social US, les juifs d’Amérique du nord se rassembleront à Detroit pour défier le racisme, le colonialisme et l’impérialisme ; d’abord et avant tout, en participant à la lutte pour vaincre le sionisme et décoloniser la Palestine.

En juin 2010, les deux extrêmes du spectre politique juif US vont se trouver en rivalité à un moment historique. Alors qu’Israël et le mouvement sioniste se battent pour garder leur influence d’un siècle sur l’esprit des juifs, un nouveau projet émerge qui s’écarte du sionisme et adhère à un engagement renouvelé pour une humanité partagée.

Les 19 et 22 juin, juste avant le Forum social US, les juifs d’Amérique du nord se rassembleront à Detroit pour défier le racisme, le colonialisme et l’impérialisme ; d’abord et avant tout, en participant à la lutte pour vaincre le sionisme et décoloniser la Palestine. L’Assemblée des juifs états-uniens 2010, « S’opposer au racisme et à l’apartheid israélien », tombe à un moment où il y a grande urgence à construire sur les récents succès du mouvement de solidarité avec la Palestine, et où les entreprises et le gouvernement des Etats-Unis continuent de commettre de graves injustices en Palestine – sans parler de celles dans leur propres communautés.

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Haaretz: les USA informés de l’assaut d’Israël contre la flottille


Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources diplomatiques américaines, le président américain Barak Obama était tout à fait au courant de l’assaut des forces militaires israéliennes contre la flottille internationale humanitaire de Gaza !

Alors que l’administration d’Obama s’était empressée de déclarer aussitôt après le massacre israélien de la flottille de Gaza qu’elle n’était pas informée de cette décision de Tel-Aviv !

Haaretz précise: » Obama en personne avait procédé à un marchandage sur les détails de cette opération meurtrière et criminelle avec les responsables de Tel-Aviv et les avait mis en garde contre l’utilisation des bombes artisanales à gaz lacrymogène ».
Selon le quotidien, le ministre de la guerre israélien, Ehud Barak, avait accepté les demandes d’Obama.

Cependant, le Mossad a évoqué l’existence d’armes de destruction massive dans le bateau turc Marmara et la présence de soi-disant gens qui avaient passé des entraînements militaires.

Mais encore, selon des informations publiées par la presse Jordanienne, le président des Etats-Unis aurait été informé à l’avance du raid israélien dans les eaux internationales contre la Flottille de la Liberté.

Leon Panetta, chef de la Central Intelligence Agency (CIA), a été averti par le Mossad quelques minutes avant l’assaut des forces israéliennes contre le navire turc Mavi Marmar.

Les opérations ont été suivies en continu par des drones israéliens qui ont envoyé les images « on line » au commandement de la US Navy, qui les ont transmises à Panetta, gardant à tout moment le président Barack Obama informé de l’opération israélienne dans les eaux internationales.

Au terme de l’action et plusieurs heures après l’événement, le chef d’Etat nord-américain a reconnu des préoccupations « légitimes » de la part d’ « Israël », par le risque que représenterait pour sa sécurité le contrôle de Hamas sur la bande de Gaza.

Il a également affirmé que le blocus qu’endure ce territoire empêche la population locale de tirer profit de ses avantages économiques. En outre, il a précisé que l’assaut « n’améliore pas la sécurité d’Israël sur le long terme ».

Tel-Aviv avait averti Washington que dans le cas où les soldats israéliens seraient attaqués, Tel-Aviv ferait fi des mises en garde des Etats-Unis.

Rappelons que lors d’une interview sur la télévision publique PBS, le vice-président US Joe Biden a assuré qu’ « Israël a le droit absolu de protéger ses intérêts de sécurité ».

Les Etats-Unis ont refusé de condamner « Israël » pour avoir utilisé la force pour arrêter le convoi humanitaire, qui a été pris d’assaut par des corps d’élite armes qui ont abordé un des embarquements à partir d’hélicoptères.

Les commandos israéliens sont partis à l’abordage, lundi dernier, d’une flottille composée de six navires qui essayait de briser le blocus maritime maintenu par « Israël » sur la bande de Gaza depuis plus de trois ans pour distribuer des dizaines de milliers de tonnes d’aide humanitaire. Lors de l’agression militaire, dix civils ont été tués et des dizaines blessés

source :

La vieille femme indigne


jeudi 10 juin 2010 – 12h:36

K. Selim
Le Quotidien d’Oran

Que n’a-t-elle dit ! Les foudres de l’administration Obama se sont abattues sur la « vieille dame indigne », pour reprendre un titre de Brecht.

Pour la première fois depuis de très longues années, un siège au premier rang de la salle de presse de la Maison-Blanche sera vide. L’absence d’Helen Thomas, 89 ans, doyenne des journalistes accrédités à la présidence américaine, n’est pas due à un départ vers une retraite méritée, mais est une éviction en bonne et due forme pour « blasphème ».

Interviewée par une web-télévision, la journaliste a déclaré : « Souvenez-vous que ces gens-là (les Palestiniens) sont occupés et qu’il s’agit de leur terre. Ils (les juifs d’Israël) devraient rentrer chez eux. En Pologne. En Allemagne… Et en Amérique et n’importe où d’ailleurs ».

Que n’a-t-elle dit ! Les foudres de l’administration Obama se sont abattues sur la « vieille dame indigne », pour reprendre un titre de Brecht. Rahm Emmanuel, officier de réserve de l’armée israélienne qui occupe les fonctions de secrétaire général de la Maison-Blanche, et qui en tant que député avait voté pour la guerre en Irak, n’a pas retenu ses collaborateurs. Les agents du lobby sioniste ont fait du zèle et se sont déchaînés avec leur férocité habituelle. Agonie d’injures : même sa lointaine ascendance libanaise a été évoquée. La courageuse Helen Thomas, doyenne de presse abandonnée par son agent et son employeur, a préféré jeter le gant et se retirer. Pour caricaturale qu’elle soit, cette affaire montre avec précision le degré d’assujettissement de l’administration américaine à la cause anti-palestinienne. Ceux qui se berçaient encore d’illusions sur le renouveau incarné par un président métis d’origine africaine se rendent compte qu’autant qu’à l’époque de G.W. Bush, l’establishment politique de Washington est aligné sur le discours et les thèses des milieux les plus anti-arabes et antimusulmans.

Mais la réaction de la très honorable Helen Thomas, contrainte de présenter des excuses, est loin d’être isolée. Ainsi, les proclamations de soutien à Israël et les insultes proférées à l’encontre des militants humanitaires de la Flottille de la Paix par les « intellectuels » communautaristes français, les notoires Bernard-Henry Lévy et Alain Finkielkraut, se heurtent à l’indignation d’une partie croissante de l’opinion française. Les réactions aux propos de ces deux propagandistes notoires du sionisme montrent que l’ère du monologue suprématiste par l’argent et l’entregent est achevée.

Les propagandistes se heurtent désormais à la libre expression – par les vertus démocratiques d’internet- de très nombreux Français qui s’étonnent de l’espace disproportionné accordé par leurs médias à ces chantres de l’apartheid. Les citoyens occidentaux qui vivent dans des pays qui pratiquent la démocratie à l’intérieur de leurs frontières et le fascisme d’Etat dans leurs relations internationales, découvrent à cette occasion l’étendue de la manipulation dont ils sont l’objet permanent.

Les plateaux des télévisions grossièrement construits autour de philosophes de pacotille, de politologues militants ou d’experts très orientés, ne trompent plus grand monde. Et ce n’est pas la présence, toujours minoritaire, de politiques ou de journalistes lucides qui parvient à effacer aux yeux du plus grand nombre l’impression d’une mise en scène médiatique islamophobe, anti-arabe, antipalestinienne et pro-israélienne.

Le matraquage ininterrompu, relayé par des diversions « identitaires », arrive cependant au bout de ses capacités d’intoxication. La réaction sincère et spontanée d’une journaliste chevronnée traduit l’exaspération de ceux qui sont confrontés à l’indéfendable réalité du sionisme.

Messieurs les racistes et les colonialistes, Helen Thomas vous salue bien !

Du même auteur :

– La ligue du bavardage
– La leçon turque
– L’Etat terroriste et voyou
– Obama ne sauvera pas l’UPM
– L’exaspérant succès diplomatique de Lula et Erdogan

10 juin 2010 – Le Quotidien d’Oran – Editorial
via info-palestine

Etats-Unis : La journaliste Helen Thomas prend sa retraite



Publié le 08. juin, 2010 par Voice of America dans la catégorie Médias

En réponse à une demande de commentaire de David Nesenoff au sujet d’Israël, Madame Thomas répondit qu’Israel devrait se retirer de la Palestine.

Parmi les premières femmes à couvrir la Maison-Blanche, sous l’administration Kennedy, Helen Thomas occupait la seule chaise portant une petite plaque métallique à son nom dans la salle de briefing. Helen Thomas, journaliste américaine chevronnée dont les commentaires, la semaine dernière, à propos d’Israël ont fait grand bruit récemment, a pris sa retraite. Mme Thomas, qui travaillait pour Hearst Newspapers, s’est excusée de ces propos, mais s’est attiré les critiques de la présidence américaine et de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

Helen Thomas couvrait les activités de la Maison Blanche depuis le début des années soixante. Ses remarques controversées étaient adressées au Rabin David Nesenoff – également journaliste audiovisuel – en marge du premier évènement de la Maison Blanche organisé par le président Barack Obama dans le cadre du mois de l’héritage juif américain.

En réponse à une demande de commentaire de David Nesenoff au sujet d’Israël, Madame Thomas répondit qu’Israel devrait se retirer de la Palestine, qu’elle a qualifiée de pays sous occupation. Elle a également dit, selon ses termes, que les Juifs devraient retourner en Allemagne, en Pologne, aux Etats Unis ou ailleurs. Ces commentaires diffusés sur le site internet de Nesenoff ont rapidement fait le tour du monde.

Lors du briefing quotidien de la Maison-Blanche lundi, la chaise, en bout de table, de la doyenne des correspondants de la Maison Blanche, était inoccupée. « Ces propos sont choquants et répréhensibles. Ils ne pouvaient se passer d’excuses, et elle s’est excusée. Bien entendu, ces remarques ne reflètent pas du tout l’opinion, je puis vous l’assurer, de la plupart des personnes ici, et ne correspondent certainement pas au point de vue de l’administration », a déclaré Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche.

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Le système Goldman Sachs en accusation


L’étau se resserre autour de Goldman Sachs : depuis vendredi 16 avril, la banque d’affaires new-yorkaise est poursuivie par le gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), pour une fraude liée aux subprimes, les crédits immobiliers à risque jugés responsable de la récente crise financière.

« Des déclarations trompeuses et la dissimulation des faits essentiels sur certains produits financiers liés aux prêts subprimes au moment où l’immobilier résidentiel américain commençait à chuter » : les accusations portées vendredi par la SEC contre Goldman Sachs et l’un de ses traders vedettes, le Français Fabrice Tourre, sont le résultat d’une enquête serrée lancée en décembre 2009.

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Les hauts gradés US libèrent la critique à l’encontre d’Israël


Pendant que les politiques se complaisent dans une omerta unilatérale, les grands esprits du haut du panier militaire, américain et français, pulvérisent la chape de plomb pesant sur l’épineux dossier israélien, dans une complainte aux accords harmonieux qui désigne un seul et même artisan du désastre : le gouvernement israélien.

Scoop explosif du Canard Enchaîné, si les caciques de l’état-major US n’y vont pas par quatre chemins, en dénonçant, dans un huis-clos qui a filtré, l’inconséquence de l’acharnement israélien, à l’image du général David Petraeus, leader respecté des troupes engagées au Proche et au Moyen-Orient ainsi qu’en Asie Centrale, les forces vives de l’armée française s’affranchissent à leur tour de leur devoir de réserve, mais dans l’ombre.

Proche de Barack Obama, David Petraeus, droit dans ses bottes, n’a pas tourné autour du pot face à la Commission des forces armées du Sénat pour alerter sur le guêpier du Proche-Orient, devenu poudrière sous l’implacable main de fer de l’Etat juif : « La poursuite des hostilités entre Israël et certains de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts » a-t-il déclaré aux sénateurs américains, renchérissant : « Le conflit au Proche-Orient alimente un sentiment antiaméricain lié [au] favoritisme des Etats-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne (…) affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaida [utilise] cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis ».

Loin des périphrases diplomatiques d’usage, du chef du Pentagone au vice-président en personne, Joe Biden, qui a lancé récemment aux Israéliens : « Votre comportement met en cause la sécurité de nos troupes en Irak, en Afghanistan et au Pakistan », la grogne américaine tonne jusqu’à Paris, stimulant la Grande Muette française qui sort du silence, mais dans un anonymat redoublant de prudence.

Exhortés à se taire par le nouveau patron des armées, l’amiral Edouard Guillau, au motif édifiant que « Nicolas Sarkozy est hyper-sensible sur le sujet », le malaise des généraux français a choisi de s’exprimer en off. L’un, au ministère de la Défense, qualifie de « suprême connerie » les constructions de nouvelles colonies à Jérusalem-Est, tandis que son homologue affirme que de nombreux officiers désapprouvent les positions très conciliantes de Sarkozy sur la colonisation, et qu’un troisième, ancien attaché militaire à l’ambassade de France de Tel-Aviv, enfonce le clou en rappelant qu’ « Israël a humilié des responsables français » en interdisant notamment l’entrée de Bernard Kouchner à Gaza, en octobre et novembre 2009.

Refusant de jouer la partition sournoise du chaos, les hauts gradés américains et français font entendre une note dissonante que leur dicte leur conscience, dans un concert aux dramatiques fausses notes, dont l’écho résonne jusqu’en Iran et au Pakistan.

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