Israël/USA : le cave va-t-il finir par se rebiffer ?


lundi 15 mars 2010 – 10h:03

D’après Al Jazeera

Une lézarde est apparue entre les Etats-Unis et Israël, après qu’une annonce de milliers de nouveaux logements juifs dans Jérusalem-Est sous occupation ait perturbé la visite du vice-président américain Joe Biden en Israël la semaine dernière.

Ici, lors de sa visite pré-électorale en Israël, Barack Obama avait sacrifié au rituel obligé de la kippa et du mur des lamentations. Le billet glissé dans une fente du mur s’était rapidement retrouvé publié dans la presse israélienne ... Il contenait principalement des voeux pour sa famille, et rien sur l’avenir de l’entité sioniste.

David Axelrod, le conseiller politique en chef de Barack Obama, a présenté le moment choisi pour l’annonce comme une « insulte ».

« Ce fut un affront, c’était une insulte, mais surtout cela porte atteinte à cet effort très fragile pour ramener la paix dans cette région », a-t-il dit sur la chaîne NBC ce dimanche.

Binyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, a ordonné une enquête sur le fait que des officiels gouvernementaux aient annoncé mardi la construction de 1600 maisons de colons [dans un plan plus vaste de près de 50 000 nouvelles constructions – N.d.T] à Jérusalem-Est lors de la visite de Biden.

Le bureau de Netanyahou a déclaré avoir ordonné lune enquête samedi soir après avoir rencontré les ministres du cabinet.

L’annonce avait contrarié Biden [pourtant sioniste irréductible – N.d.T], qui était en visite en Israël pour tenter de lancer des négociations de paix israélo-palestiniennes.

Netanyahou a depuis présenté ses excuses pour ce qu’il appelle lun mauvais timing de l’annonce, mais n’a donné aucun signe qu’il allait annuler les commandes de construction !

Hillary Clinton, la secrétaire d’état américaine, avait auparavant déclaré à Netanyahu que son gouvernement mettait les liens avec les Etats-Unis en danger en négligeant de prendre des mesures pour la reprise de pourparlers de paix au Moyen-Orient.

Clinton a admis que Netanyahou a été pris par surprise par l’approbation de nouveaux logements pour colons, donnée par son ministère de l’intérieur, lequel est dirigé par le parti pro-religieux Shas, situé à l’extrême-droite et représentant les colons.

Mais elle tenait toujours le Premier ministre responsable.

Sherine Tadros, correspondante d’Al Jazira à Jérusalem, a déclaré que l’annonce n’avait servi qu’à augmenter les tensions en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

« Les choses sont devenues incroyablement tendues ici, après l’annonce qu’il y aura davantage de logements juifs construits sur des terres palestiniennes occupées », dit-elle.

« Je pense que les Palestiniens ne sont pas seulement une fois de plus inquiets que leur présence à Jérusalem soit diminuée et qu’Israël tente de « faire du nettoyage ethnique » en Terre Sainte, mais aussi par le fait que ces annonces soient faites juste sous le nez des États-Unis et [que] la communauté internationale ne fasse strictement rien pour arrêter cela. »

15 mars 2010 – Al JAzeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m…
Traduction : Info-Palestine.net

Nétanyahou : « Pas de panique ! »


dimanche 14 mars 2010, par La Rédaction

La presse israélienne s’alarme dimanche de la « crise ouverte » avec Washington, après l’annonce d’un projet de colonisation à Jérusalem-est en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.
« La crise longtemps attendue entre Israël et les Etats-Unis depuis que Benjamin Nétanyahou a pris ses fonctions de premier ministre a finalement éclaté », écrit le quotidien Haaretz. Selon le journal, « l’heure de vérité a sonné pour Nétanyahou qui va devoir choisir entre, d’une part ses convictions idéologiques ainsi que son alliance avec la droite, et de l’autre la nécessité de garder le soutien des Etats-Unis ».

Ce soutien, pour l’ensemble des médias, est d’autant plus indispensable, qu’Israël compte sur Washington pour stopper le programme nucléaire iranien. « La crise entre l’administration Obama et le gouvernement israélien est la plus grave depuis dix ans », estime le quotidien populaire Maariv, sous une caricature de Nétanyahou, brûlant à petit feu dans une marmite assaisonnée par le président américain Barack Obama. Selon Maariv, la réaction de M. Nétanyahou aux critiques américaines, « témoigne de sa panique », alors qu’il a convoqué samedi soir d’urgence sept ministres les plus proches pour décider de la création d’une commission administrative chargée d’éviter la répétition d’un tel incident diplomatique.

Pour le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, c’est à un véritable « ultimatum » américain, portant sur un gel de la colonisation, auquel Israël est confronté après avoir « craché à la face » de son principal allié. Le quotidien gratuit Israël Hayom, proche du premier ministre, assure toutefois ses lecteurs « qu’Israël a tiré les conclusions » de cette affaire jugeant la « réaction américaine exagérée », vu les regrets dont a fait part Israël.
A l’ouverture, dimanche matin, du Conseil des ministres hebdomadaire à Jérusalem, M. Nétanyahou a minimisé le risque d’une dégradation des relations avec Washington : « A la lecture des journaux, je propose qu’on ne se laisse pas entraîner (par la panique) et qu’on se calme. Nous savons traiter ce genre de situations avec sang-froid ».

Le 9 mars, le ministère de l’intérieur a annoncé son feu vert à un projet de construction de 1 600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée. L’annonce a exaspéré les Palestiniens et suscité des condamnations dans le monde.

(Dimanche, 14 mars 2010 – Avec les agences de presse)

Les jeunes de Gaza ne sont pas « superflus »


Réponse de Yousef Munayyer aux propositions génocidaires de Martin Kramer

Publié le 4-03-2010

Réponse de Yousef Munayyer, (Palestine Center) à la proposition génocidaire de Martin Kramer. Cet article a été publié dans leBoston Globe hier.

Pour lire les propos écoeurants tenus récemment par le Pr. Martin Kramer, voir l’article sur http://www.europalestine.com/spip.php ?article4801

Réponse de Yousef Munayyer :

Les jeunes de Gaza ne sont pas « superflus »

« Pour réduire la criminalité des gangs, l’on pourrait établir des politiques de nature à freiner la croissance démographique afro américaine dans des lieux comme Harlem et Compton. Le gouvernement pourrait envisager d’arrêter les allocations familiales dans ces zones urbaines afin de décourager la natalité noire et éliminer l’arrivée de « jeunes superflus » dont la seule perspective d’avenir est de devenir les victimes de chefs de bandes criminelles qui leur donnent un sens d’appartenance. En dernière analyse, ces politiques sont une manière efficace de limiter la criminalité des gangs ».

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Le monde en 2025 selon la CIA


Samir Amin

La lecture du dernier rapport de la CIA sur « le monde en 2025 » ne fournit guère de renseignements qu’un observateur ordinaire de l’économie et de la politique mondiale aurait ignoré. Par contre elle nous permet de mieux connaître le mode de pensée de la classe dirigeante étasunienne et d’en identifier les limites.

Je résumerai mes conclusions de cette lecture dans les points suivants :

1. la capacité de « prévoir » de Washington étonne par sa faiblesse ; on a le sentiment que les rapports successifs de la CIA sont toujours « en retard » sur les évènements, jamais en avance ;

2. cette classe dirigeante ignore le rôle que les « peuples » jouent parfois dans l’histoire ; elle donne le sentiment que les opinions et les choix des classes dirigeantes comptent seuls, et que les peuples « suivent » toujours ces derniers choix pour s’y adapter sans jamais parvenir à les mettre en échec et encore moins à imposer des alternatives différentes ;

3. aucun des « experts » dont l’opinion aurait été retenue n’imagine possible (et encore moins « acceptable ») un mode de gestion de l’économie autre que celui dont l’économie conventionnelle reconnait le caractère prétendu « scientifique » (l’économie capitaliste « libérale » et « mondialisée »), il n’y aurait donc pas d’alternative crédible (et donc éventuellement possible) au « capitalisme libéral » ;

4. l’impression qu’on tire de cette lecture est que, de surcroit, l’establishment étasunien conserve quelques solides préjugés, notamment à l’égard des peuples d’Afrique et d’Amérique latine.

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L’honneur retrouvé du Capitaine Matthew Hoh-Un représentant du gouvernement US démissionne de la guerre afghane


AUTEURE: Karen DE YOUNG

Un cadre des Affaires Etrangères, ex-capitaine des Marines déclare qu’il ne sait plus pourquoi son pays combat en Afghanistan


Ancien capitaine des Marines avec une expérience du combat en Irak, Hoh a également servi en uniforme au Pentagone et en tant que civil en Irak et au Département d’Etat. Depuis juillet dernier, il était le plus haut responsable civil US dans la province de Zabol, un foyer taliban.

Mais le mois dernier, dans un mouvement qui a fait des vagues jusqu’à la Maison Blanche, Hoh, âgé de 36 ans, est devenu le premier fonctionnaire US à donner sa démission, en signe de protestation contre la guerre afghane dont il a fini par croire qu’elle ne servait qu’à alimenter l’insurrection.

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Entretien avec Malcolm Shabbaz, petit-fils de la figure de légende, Malcolm X


vendredi 20 novembre 2009
Malcolm XMalcolm X

Pouvez-vous vous présenter à notre public et retracer en quelques mots votre parcours ?

– Je m’appelle Malcolm Shabbaz, j’ai 26 ans, et je suis le petit-fils de Malcolm X. J’ai vu le jour à Paris en 1984, vingt ans précisément après que mon grand-père se soit vu interdit d’entrée dans ce merveilleux pays qu’est la France.

Mes parents se sont installés aux USA alors que je n’avais que trois ans. C’est là que j’ai grandi et où j’ai poursuivi toute ma scolarité. Je réside actuellement à Damas, en Syrie, où j’ai choisi d’étudier les sciences religieuses, tout en enseignant en parallèle l’anglais à l’université.

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Comment interpréter le black-out ?


RENÉE-ANNE GUTTER CORRESPONDANTE À JÉRUSALEM

Mis en ligne le 12/11/2009
Benjamin Netanyahou s’évertue à peindre les relations avec les Etats-Unis en rose. Le black-out imposé par Washington le dément.

Pour le Premier ministre israélien, l’entretien qu’il a eu en début de semaine à la Maison Blanche a été “très positif”. “L’importance de ma visite (à Washington) se révélera prochainement” a-t-il souligné. Mais selon diverses sources américaines, répercutées dans la presse israélienne mercredi, l’entretien Obama-Netanyahou n’a rien arrangé du tout et Washington est plus mécontente que jamais.

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