Émission radio « l’agenda militant » de RadioPanik, qui présente le comité; cliquez sur la photo de Hamza Alkhateeb; rectification : la prochaine manif a lieu JEUDI 15 mars et non pas mercredi
Un mort dans l’incendie criminel d’une mosquée à Anderlecht
DIDIER HAINE
lundi 12 mars 2012, 23:09
Une mosquée d’Anderlecht a été incendiée peu avant 19 heures et a complètement brûlé. Une personne est décédée. Des centaines de personnes sous le choc se sont rassemblées devant la mosquée.
Peu avant 19 heures, la mosquée chiite RIDA située, rue du Docteur De Meersman à Anderlecht, a été incendiée et a totalement brûlé. Vers 18h30, un homme s’est introduit dans la mosquée qui accueillait ses fidèles. Il s’agirait d’un Salafi. L’homme est entré armé d’une hache, de deux jerricanes d’essence. Il a d’abord cassé les fenêtres à l’aide de sa hache afin que le feu puisse se propager plus rapidement par la suite. Puis il aurait aspergé d’essence la salle principale de la mosquée, selon certaines sources. Mais cette information n’a pas pu être confirmée. Les fidèles l’ont immobilisé à l’intérieur en attendant l’intervention de la police.
L’iman de la mosquée âgé de 47 ans y a laissé la vie en essayant d’éteindre l’incendie. Il aurait été intoxiqué par la fumée. Vers 18h45, les pompiers avaient déjà sorti une victime légèrement intoxiquée, qui n’avait pas nécessité de soin. La seconde victime, l’imam, est décédée sur place et n’a été retrouvée que sur le coup de 19h30. C’est un témoin qui a vu le pyromane mettre le feu avec de l’essence et qui a immédiatement alerté les policiers. L’incendiaire a pu être interpellé. Des centaines de personnes sont rassemblées pacifiquement devant la mosquée. Ils sont sous le choc, beaucoup de gens sont en pleurs. La police est présente massivement. En fin de soirée, elle tentait d’identifier le suspect via les caméras de surveillance de la mosquée.
Le bourgmestre d’Anderlecht a confirmé qu’une attaque s’est produite contre la mosquée chiite de sa commune. Il semblerait, a ajouté le maïeur, sous réserve des devoirs d’enquête, qu’un seul projectile ait été lancé à l’intérieur du bâtiment et que l’auteur présumé ait été intercepté. Le bourgmestre a confirmé que la victime est décédée par intoxication.
La vice-présidente de l’Exécutif des musulmans de Belgique, Isabelle Praile, qui est elle-même chiite, se déclare « consternée » par le drame. Elle met en cause des extrémistes salafistes. La mosquée chiite Rida a effectivement déjà fait l’objet de menaces salafistes, en 2007. « Le centre islamique Rida, qui est la plus importante mosquée chiite de Bruxelles, avait déjà dû être placée sous la protection de la police, voici quelques années », précise encore Isabelle Praile. « D’après ce que je sais, un des jeunes agresseurs – ils seraient au nombre de trois – aurait évoqué la situation en Syrie pour justifier l’incendie… Je ne peux que déplorer la propagande anti-chiite que véhiculent en Belgique certains Etats, comme le Bahreïn. Manifestement, cela a poussé quelques extrémistes à commettre l’irréparable. J’appelle la communauté chiite de Belgique au calme : il ne faut pas tomber dans le piège de cette provocation. »
Sur Twitter, Fadila Laanan s’est dite « scandalisée par cet attentat dans ma commune contre une Mosquée. Un homme est mort et c’est ignoble. Rien ne peut excuser un tel acte… »
La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a fait savoir lundi soir que, « très choquée par les faits qui se sont produits » dans une mosquée d’Anderlecht où on a déploré un décès, elle condamnait ceux-ci « avec fermeté et indignation ».
Le Journal de Farida : Je vous pose la question
| Il y a quelque temps, on me disait qu’étant donné que mon frère Ali Aarrass n’appartenait à aucun mouvement contestataire. Que le fait qu’il se soit déclaré innocent depuis son arrestation. Que le fait qu’il ne soit pas de la gauche. Qu’il soit musulman et donc vu comme islamiste,…etc Il n’avait donc pas le droit au soutien des mouvances de gauche (à quelques petites exceptions près).Après l’avoir vu ce lundi 5 mars 2012, juste après l’audience en appel. Après avoir partagé deux heures avec lui et qu’il m’ait raconté de tas de choses qui m’ont démontré qu’il a toujours gardé la tête haute. Que dans les moments les plus pénibles, voir insupportables, il n’a pas manqué à répondre à ses bourreaux dans la négative, ne voulant pas entrainer par sa faute d’autres innocents vers la torture ou la détention arbitraire….Je dis, qu’Ali est le meilleur militant que je connaisse! Le plus courageux! Car au péril de sa vie il a tenu tête courageusement et cela malgré que la torture s’intensifiait de plus en plus! Ali est un HOMME un comme on en voit plus beaucoup! Car il persiste à demander à ce que justice lui soit rendue, non seulement à lui mais à de tas d’autres prisonniers qui sont aussi des innocents! Car il risque par cette attitude de voir moins vite arriver sa liberté et qu’il maintient malgré cela sa position et cela malgré les risques d’être à tout moment ramené de nouveau vers la torture! Je vous pose la question? L’islamiste qu’est Ali n’a t il donc pas la CARRURE d’un militant plus que COURAGEUX ? Aujourd’hui, je suis persuadée que si la réponse se voulait toujours négative, ce serait parce que vos perceptions du VRAI MILITANTISME du VRAI COURAGE ne sont pas les bonnes! Farida AARRASS, fière d’être la soeur d’Ali AARRASS! |
Libérez Hana Shalabi!
Pétition en ligne
Hana Shalabi, une Palestinienne âgée de 30 ans, vit près de la ville de Jénine. Elle a été arrêtée le 12 février 2012 par les forces d’occupation israéliennes. Réagissons.
Elle avait déjà passé deux ans en prison sans être inculpée, en détention administrative. Elle a retrouvé la liberté suite à l’échange de prisonniers intervenu en octobre 2011.
La voilà à nouveau dans les geôles de l’occupant. Elle s’est vue infligée, le 4 mars, un ordre de détention administrative de 4 mois. Depuis son arrestation, elle est en grève de la faim.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez envoyer une lettre aux autorités israéliennes. Le but est faire pression afin que Hana Shalabi soit libérée, ainsi d’autres prisonnières palestiniennes. La lettre est en Anglais, mais vous pouvez y joindre votre propre message. Cette initiative de pétition a été entreprise par l’association de défenses des prisonniers palestiniens Addammeer.
En contactant l’association Addammeer, vous pouvez également envoyer une lettre de soutien à Hana, ainsi qu’aux autres détenues !
Merci de votre solidarité
Toutes les infos sont disponibles sur le site d’Addameer
Rendez-vous sur ce lien http://crm.intal.be/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=5067&qid=263665 [1]
Flash mob anonymous le 10 mars 2012 bruxelles.wmv
Ajoutée par raph962 le 11 mars 2012
manifestation, flash mob anonymous contre le plan ACTA, gare centrale à bruxelles, la police est intervenues pour séparer le groupe, malheureusement pas de videos de ces évènements, contrôle d’identités sans raison valables, menace de gazer si on ne bougeais pas de là, enfin tout s’est bien terminé.
https://plus.google.com/photos/108443295618734260504/albums/57186486669245896…
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.131098963683607.22502.1111538490114…
http://www.rtbf.be/video/v_jt-19h30?id=1705293
Le complexe d’Auschwitz
Cet article est tiré du blog « Democracy in America » qui rassemble des contributions des correspondants du magazine The Economist qui traitent de politique américaine.
Ce papier est signé seulement des initiales du correspondant, M.S., mais il faut dire qu’il aurait, à quelques petits détails près, pu parfaitement être signé de Gilad Atzmon dont le journaliste semble avoir lu le livre “The Wandering Who ?.”
Où alors ce journaliste a abouti indépendamment aux mêmes conclusions que le fameux jazzman ex sioniste.
En même temps, il faut dire que c’est Netanyahou en personne qui nous convie à rejoindre l’analyse d’Atzmon quand il fait ce geste très symbolique qui consiste à offrir le Livre d’Esther au président des Etats Unis.
Ce qui revient à demander à Barack Obama d’assumer le rôle qui avait été celui du roi de Perse dans le Libre d’Esther.
Ce livre relate comme il est dit dans l’article une tentative d’élimination des Juifs en Perse à l’instigation d’un certain Haman, vizir du roi Ahasuerus. Une tentative déjouée grâce à Esther, l’épouse crypto-juive du roi et ce sont finalement les ennemis des Juifs qui seront exterminés.
La prière qui commémore ces événements observe cependant explicitement que la haine des Juifs est un phénomène qui traverse les époques et n’a pas de fin (ce sont les mêmes conclusions auxquels est arrivé le sieur Bernard-Botul-Henri Lévy, soi disant en philosophant alors qu’il s’est contenté de régurgiter sa doctrine religieuse).
On signalera quand même que l’histoire (celle qu’on professe à l’université non talmudique) ne connaît pas de roi Ahasuerus, pas plus que de vizir Haman ou de reine Esther.
Le complexe d’Auschwitz
Par M.S., The Economist (UK) 6 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Pendant sa rencontre avec Barack Obama lundi, Bibi Netanyahou a déclaré que “Israël doit être toujours en mesure de se défendre elle-même contre n’importe quelle menace. »
“Je crois que vous comprendrez, M. le Président, qu’Israël doit se réserver le droit de se défendre, » a déclaré Netanyahou. « Après tout, c’est le but même de l’Etat juif, restaurer le contreôle par le peuple juif de notre destin. C’est pourquoi ma suprême responsabilité en tant que premier ministre d’Israël est de faire en sorte qu’Israël reste maîtresse de son destin.»
Flash info: Israël n’est plus maîtresse de son destin. Il n’y a rien de terriblement surprenant à ce qu’un pays de moins de huit millions d’habitants ne soit pas maître de son destin. La Suède, la Suisse, la Serbie et le Portugal ne sont pas maîtres de leurs destins. En ce moment, de nombreux pays avec des populations de 100 millions d’habitants et plus ne peuvent pas vraiment être présentés comme maîtres de leurs destins. La Chine et la Grande Bretagne ne sont pas maîtresses de leurs destins, et même les Etats Unis qui sont de loin la première économie mondiale ne sont pas vraiment maîtres de leur destin.
Mais Israël a encore moins de contrôle sur sa propre destinée que n’en ont la Grande Bretagne ou le Portugal. La principale raison en est que, à la différence de ces pays, Israël refuse de renoncer à son empire. Israël est incapable de soutenir ses ambitions impériales en Cisjordanie, ni même de les articuler de lanière cohérente. Ayant permis à son idéologie fondatrice [le sionisme, NdT] de l’emmener inconsciemment et sans discontinuer dans ce que Gershom Ginsburg appelle un « empire accidentel » de colonies extrémistes nationalistes religieuses qui défient ouvertement ses propres tribunaux, Israël est politiquement incapable de s’en désengager. Les batailles partisanes engendrées par son occupation du territoire palestinien la rendent de moins en moins capable de se désengager. Elle est immobilisée, figée dans un conflit qui la tue à petit feu. Des pays vivant un crépuscule impérial, telle la Grande Bretagne de la fin des années 1940, sont souvent saisis par un sentiment de désespoir paralysant. Depuis plus de dix ans, le ton discours politique en Israël est un mélange de panique, de désespoir, d’hystérie et de résignation.
Personne ne porte une plus grande responsabilité pour le piège dans lequel Israël se trouve aujourd’hui enfermée que M. Netanyahou. En qualité de premier ministre à la fin des années 1990, il a fait plus que n’importe quel autre dirigeant Israélien pour détruire le processus de paix. L’accaparement illégal de terres par les colons était toléré et discrètement encouragé dans l’espoir confus qu’il serait un atout pour les négociations territoriales. Des affrontements violents et des provocations éclataient à chaque fois que le processus de paix semblait sur le point de franchir une étape concrète ; l’alibi le plus charitable consisterait à prétendre que les Israéliens n’avaient pas su faire preuve de la retenue attendue d’eux dans leurs représailles contre le terrorisme palestinien, ce qui sous-entend qu’ils auraient été vraiment intéressés par une solution à deux Etats. M. Netanyahou pensait que les accords d’Oslo étaient un mirage, et les actions de son gouvernement à la fin des années 1990 ont contribué à la réalisation de ce mirage.
S’étant enfermés eux-mêmes dans une lute à mort avec les Palestiniens sans pouvoir la reconnaître où la dénouer, les Israéliens ont opéré un déplacement de la source de leur anxiété vers une cible plus lointaine : l’Iran. Une bombe nucléaire iranienne ne serait pas un développement heureux pour Israël. Comme ne l’avaient pas été non plus un Pakistan nucléaire ni, de fait, la Corée du Nord. L’idée que l’Iran nucléaire représente un nouvel holocauste est exagérée, et la croyance que la source des malheurs existentiels d’Israël puisse être éliminée par une frappe aérienne est une erreur. Mais l’Iran fait un ennemi idéal pour les Israéliens parce que, à la différence des Palestiniens, il peut s’assimiler à une figure familière du roman national juif : l’antisémite éliminationniste. Avec les gros sabots qu’on lui connaît, M. Netanyahou a marqué sa rencontre avc M. Obama en lui offrant un exemplaire du Livre d’Esther. Ce livre parle d’un complot ourdi par Haman, vizir du roi de Perse Ahasuerus, pour massacrer les Juifs du pays, et des efforts de la belle Esther, l’épouse secrètement juive du roi Ahasuerus, pour persuader le roi de l’en empêcher. C’est une version de ce même récit de répression, de menace d’extermination et de résistance que les Juifs commémorent à Pâque dans la prière “Ve-hi she-amdah”: « Parce qu’à chaque génération ils se lèvent pour nous détruire, mais le Seigneur, béni soit-Il, nous délivre d’eux.»
M. Netanyahou est moins séduisant qu’Esther, mais il semble faire la cour à M. Obama et à l’opinion américaine de manière tout aussi efficace. La relation israélo-américaine ressemble maintenant à cette sorte d’interdépendance qu’on voit parfois dans les mariages ratés, où le partenaire le plus obstiné et le plus instable entraîne l’autre dans des projets de plus en plus illusoires et dangereux dont les résultats désastreux ne semblent avoir pour effet que de légitimer leur vision paranoïaque. Si M. Netanyahou réussit à convaincre l’Amérique de soutenir une attaque contre l’Iran, il faut espérer que ses conséquences catastrophiques ne serviront pas à justifier l’attaque qui les a provoquées.
M. Netanyahou pense que la mission du sionisme était de donner au people juif le contrôle de sa destinée. Personne n’a le contrôle de son destin quant il est en guerre avec ses voisins. Mais en tout cas, c’est seulement une des manières de penser la mission du sionisme. Une autre mission que citaient fréquemment les sionistes du début était d’aider les Juifs à sortir de la «mentalité de ghetto.» Le cadeau offert par M. Netanyahou à M. Obama montre qu’il est toujours dans cette mentalité.
Traduction : http://mounadil.wordpress.com/
Ce dimanche, pour la Syrie libre
Syrie :
Un an de lutte pour le changement
Afin de saluer le courage des manifestants et
d’apporter notre soutien aux victimes de la répression,
L’asbl Les Amis de la Syrie,
le Comité belge pour soutenir la Révolution syrienne et
la Coordination de la Révolution syrienne en Belgique
vous invitent à une journée de commémoration des débuts de la révolution en Syrie
Le dimanche 11 mars,
de 15h à 23h,
à l’Espace Lumen,
Chée de Boondael, 28 – 1050 Bruxelles (Flagey).
Au programme : Conférence, Projection de films, Lecture de poésies, Exposition d’art, Vente aux enchères d’objets provenant de Syrie, Concert
Entrée libre
بمناسبة مرور عام على إنطلاقة الثورة السورية المجيدة
وفاءاَ لدماء شهدائنا الأبرار
البطل في وجه النظام المجرم السوري الشعب وتحيةَ لصمود
جمعية أصدقاء سورية,
اللجنة البلجيكية لدعم الثورة السورية و تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا
يدعونكم
إلى حفل تضامني مع أهلنا في سورية
يوم الأحد 11 آذار 2012
من الساعة الثالثة بعد الظهر وحتى الساعة الحادية عشر مساءاَ
في صالة « لومين » (فلاجي)
Chée de Boondael, 28 – 1050 Bruxelles
يشمل البرنامج: محاضرة, عرض أفلام, شعر, معرض فني, حفلة موسيقية
الدعوة عامة و الدخول مجاني
Défections en Syrie : quatre généraux rejoignent l’opposition
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 09.03.12 | 08h20 • Mis à jour le 09.03.12 | 11h21
Quatre généraux ont déserté pour rejoindre l’insurrection qui combat le régime de Bachar Al-Assad, ont annoncé jeudi 8 mars deux groupes rebelles. Ces militaires hauts gradés ont gagné un camp dans le sud de la Turquie qui regroupe des déserteurs, explique le lieutenant Khaled Al-Hamoud, porte-parole de l’Armée libre syrienne (ASL). Leur identité n’a pas été révélée, et ils sont entendus par les autorités turques.
D’après la même source, ce sont sept généraux de brigade qui ont en tout déserté les rangs de l’armée régulière. Le grade de général de brigade est le cinquième plus haut dans la hiérarchie militaire syrienne. “Nous avons six généraux de brigade qui sont désormais en Turquie et un autre, qui est resté en Syrie pour commander des bataillons”, a déclaré Hamoud. “Nous allons former un conseil consultatif pour incorporer ces généraux, mais aussi tous les déserteurs de haut rang, et ce groupe va mener des opérations pour le compte de l’ASL”, a-t-il poursuivi. Selon Le Figaro, le pouvoir aurait aussi désarmé les unités sunnites de l’armée “la confession des milliers de manifestants anti-Bachar”.
L’ASL compterait 20 000 combattants, en majorité des déserteurs de l’armée gouvernementale. L’armée régulière syrienne est composée de 300 000 soldats.
EXODE VERS LA TURQUIE
Près de douze mille Syriens ont traversé la frontière pour se réfugier en Turquie depuis le début du mouvement de contestation du régime de Bachar Al-Assad en mars 2011, a déclaré un responsable du ministère turc des affaires étrangères. Le nombre total des réfugiés syriens en Turquie s’élève désormais à 11 876 contre environ 9 000 il y a un mois et demi. Des centaines de Syriens ont ainsi récemment traversé la frontière avec la Turquie de peur d’une aggravation de la situation sécuritaire dans la province d’Idleb où l’armée a envoyé de nouveaux renforts jeudi.
L’armée a pris vendredi d’assaut Chaghourit, Al-Laj, Hamimat et As-Sahn quatre villages de la province d’Idleb, où les militants craignent une offensive d’envergure, semblable à celle de Homs, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Un nombre important de chars et de soldats sont rassemblés dans le district de Jabal Al-Zaouia, dans la province d’Idleb, selon Milad Fadl, un militant de la Commission générale de la révolution syrienne.
De nombreux habitant de huit villages de Jabal Al-Zaouia ainsi que de la ville d’Idleb ont fui. Comme ils l’avaient fait pour Homs, les médias officiels concentrent leur couverture sur Idleb, “affirmant qu’il y a des gangs terroristes qui terrorisent la population, pour préparer le public” à une éventuelle offensive, a estimé M. Abdel Rahmane.
Capture d’écran d’un homme courant dans le village de Bab Tadmur, à proximité de Homs, le 7 mars 2012.
Capture d’écran d’un homme courant dans le village de Bab Tadmur, à proximité de Homs, le 7 mars 2012.AFP/-
ÉMISSAIRE CHINOIS, ACCUSATIONS RUSSES
Pékin, très critiqué pour son soutien au régime de Damas, annonce, vendredi, dépêcher Zhang Ming, un nouvel émissaire en Arabie saoudite, en Egypte et en France (14 au 16 mars) pour expliquer la position chinoise sur la Syrie.
La Russie est opposée au nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie qu’elle juge “déséquilibré”, notamment car il ne contient pas d’appel à un cessez-le-feu de toutes les parties impliquées, a indiqué vendredi le vice-ministre des affaires étrangères, Guennadi Gatilov, cité par l’agence Interfax. “Le problème principal est l’absence d’appel simultané à tous les parties [rebelles et forces gouvernementales] afin de prendre des mesures pratiques dans le contexte d’un cessez-le-feu”, a-t-il ajouté.
Le président Assad lutte contre des “terroristes” soutenus par Al-Qaida, dont au moins 15 000 combattants étrangers qui n’hésiteront pas à s’emparer des villes si l’armée s’en retire, a déclaré jeudi Mikhaïl Lebedev, représentant adjoint de la Russie à la mission de l’ONU, lors d’un forum humanitaire consacré à la Syrie.






