Déclaration de Palestiniens blogueurs et militants en solidarité avec Razan Ghazzawi


La déclaration suivante a été publiée le 14 décembre 2011 par des Palestiniens, des blogueurs et des militants, en soutien à Razan Ghazzawi, cette militante syrienne qui a récemment été arrêtée par les forces de sécurité syriennes et condamnée à quinze ans de prison.

(JPG)

Le 14 décembre 2011

Nous, qui sommes un groupe de blogueurs et de militants palestiniens, faisons entendre nos voix haut et fort en solidarité avec tous les prisonniers de la grande Révolution syrienne. Nous nous tenons au côté de tous les prisonniers, militants, artistes, blogueurs et autres, de tous ceux qui crient dans les rues ou sur toute autre plate-forme pour exiger la liberté et la justice, tout en décriant les énormes injustices et oppressions pratiquées par le régime syrien depuis plus de quatre décennies.

Nous publions cette déclaration en solidarité avec tous les militants syriens et avec la blogueuse, Razan Ghazzawi, arrêtée le 4 décembre alors qu’elle passait la frontière syrienne avec la Jordanie. Razan a été catégorique dans son soutien à la cause palestinienne. Elle a été la première à être solidaire avec les blogueurs palestiniens auxquels il était refusé un visa pour entrer en Tunisie et participer à la Conférence des blogueurs arabes.

Razan a affiché un blog en 2008 pendant le massacre de la bande de Gaza intitulé, « L’idée de solidarité avec Gaza ». Elle écrit, « Je comprends quand les Cubains, les Brésiliens et les Pakistanais sont solidaires avec Gaza. Mais ce que je ne comprends pas, c’est quand les Syriens, les Libanais, les Jordaniens et aussi les Palestiniens en exil sont solidaires. Quel est le sens d’une solidarité dans ce contexte ? »

Non seulement nous sommes solidaires avec Razan et les autres prisonniers, mais nous affirmons aussi que notre destin est un, nos préoccupations sont unes, et notre combat est un. La Palestine ne pourra jamais être libre tant qu’un peuple arabe vivra sous un régime répressif et réactionnaire. C’est le même chemin pour une Palestine libre que pour une Syrie libre, où les Syriens vivront dans la dignité.

Liberté pour tous les prisonniers qui sont dans les cellules du régime syrien !

Vive la Révolution syrienne, sans dictature, ni sectarisme, ni intervention étrangère !

Pour information :

SYRIE. La blogueuse Razan Ghazzawi arrêtée

Créé le 05-12-2011

Les autorités syriennes ont arrêté la blogueuse Razan Ghazzawi à la frontière syrano-jordanienne, dimanche 4 décembre, alors qu’elle se rendait à Amman pour assister à un forum sur la liberté de l’information dans le monde arabe ont annoncé l’organisation GlobalVoices et le Centre syrien d’information et du droit d’expression. Son arrestation fait craindre aux activistes syriens et du monde entier pour sa vie et ses conditions de détention, la torture étant très largement pratiquée en Syrie, notamment contre les détenus d’opinion.

Depuis 2009, cette diplômée en anglais de la faculté de Lettres de Damas anime son propre blog « Razaniayat » et participe à des activités littéraires et d’information, a expliqué le centre syrien où elle occupe des fonctions d’encadrement, pressant les autorités de la libérer et de cesser « la répression des blogueurs et les journalistes« .

Dernier billet le 1er décembre

Global Voices souligne que la jeune femme, qui publie nombre d’informations sur Twitter, est l’une des seules blogueuses syriennes à publier sous son propre nom. Contributrice Global Voices Online et Global Voices Advocacy elle avait d’ailleurs célébrée dans son dernier billet le 1er décembre la libération d’un autre blogueur syrien, Hussein Ghrer, libéré après 37 jours de détention. Et son profil twitter garde en photo l’appel à la libération d’un autre blogueur arrêté Firas Fayyad. Les réseaux sociaux jouent un rôle de premier plan dans la mobilisation depuis le début du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar al-Assad à la mi-mars, dont la répression a fait selon l’ONU plus de 4000 morts.

Les autorités syriennes interdisant à la plupart des journalistes étrangers de couvrir le soulèvement, les médias internationaux dépendent en grande partie des vidéos de manifestants postés sur YouTube et d’autres sites internet.

Les activités en ligne des opposants au régime de Damas font l’objet d’une vive répression.

Céline Lussato – Le Nouvel Observateur

14 décembre 2011 – Jadaliyya – traduction : Info-Palestine
http://www.jadaliyya.com/pages/index/3537/palestinian-bloggers-and-activists-statement-in-so

« To shoot an éléphant » ce soir


Vendredi 16 décembre

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

Prix : 2 Euro


To shoot an elephant est un film documentaire qui relate les faits vus de l’intérieur lors de l’offensive israélienne contre la bande de Gaza ou 1400 palestiniens furent tués. Ne trouvant personne pour financer et distribuer leur film, le réalisateur Alberto Arce et son équipe ont alors décidé d’utiliser la licence américaine Creative Commons pour le promouvoir en mettant en avant les bienfaits de la culture libre. Lors d’une interview, Arce affirmait ainsi : « Nous voulons briser les barrières, nous luttons contre les tous droits réservés, notre devise est « pas de droits réservés » parce que la culture se transmet par le partage et non pas par des restrictions ». Le documentaire est donc proposé gratuitement et légalement en version sous-titrée multilingue dont le français.

Synopsis : Réalisé par Alberto Arce, To Shoot an Elephant offre un témoignage sur les attaques d’Israël de l’hiver 2008-2009 dans la Bande de Gaza. Pendant les attaques, Arce a réussi à rester à Gaza et a filmer les évènements.
Réalisé par Alberto Arce et Mohammed Rujailah, To Shoot an Elephant (1) est un film documentaire qui offre un témoignage sur les attaques d’Israël de l’hiver dernier dans la Bande de Gaza. Pendant les attaques, alors que l’armée israélienne interdisait aux journalistes étrangers d’entrer dans la Bande, Arce a réussi à rester à Gaza et a filmé comment les équipes médicales et les hôpitaux étaient pris pour cibles par les forces israéliennes alors qu’ils étaient en service.

Un jour après avoir reçu le Prix du Journalisme de la Fondation Anna-Lindh pour ses reportages du conflit dans ses articles sur Gaza publiés par le quotidien espagnol El Mundo, Arce a obtenu le prix du meilleur réalisateur au Festival du Film des Peuples à Florence le 7 novembre 2009.

Adri Nieuwhof a rencontré Arce et l’a interrogé sur ses motivations pour faire ce film.

Adri Nieuwhof : Pouvez-vous vous présenter et nous dire pourquoi vous avez voulu faire ce film ?

Alberto Arce : Je suis un journaliste espagnol âgé de 33 ans. Je suis inspiré par le soutien international que nous avons reçu dans notre lutte en 1936 (En juillet 1936, des généraux espagnols lancèrent une campagne militaire pour renverser le jeune gouvernement républicain élu démocratiquement). George Orwell a participé aux Brigades républicaines internationales et a, en même temps, fait des reportages sur notre guerre. J’essaye de suivre l’exemple d’Orwell. J’ai suivi pendant 5 ans les événements en Palestine et j’ai pris conscience du silence des médias à Gaza. Je voulais rendre compte du châtiment collectif subi par les gens à Gaza et j’ai décidé de rejoindre le bateau du Free Gaza Movement (qui a pris la mer pour Gaza) à la fin décembre 2008. Je voulais briser le mur de la censure.

AN : Est-ce que To Shoot an Elephant est votre premier film ?

AA : Non, c’est mon cinquième film. J’ai réalisé trois films sur la Palestine et un sur l’Irak. Tous ces films sont réalisés du point de vue de ce que des civils, locaux et internationaux, peuvent faire pendant une guerre. Nous, en tant que civils, devons faire tout ce qu’il est possible de faire pour arrêter une guerre. Un châtiment collectif des gens à Gaza n’est pas autorisé par la loi internationale. Je ne peux pas accepter qu’Israël interdise l’accès des journalistes à la bande de Gaza. Mon film traite aussi de la défense du droit à la liberté d’expression. Je voulais montrer les faits.

AN : Comment ont réagi les Palestiniens à Gaza en voyant votre caméra ?

AA : La situation à Gaza empire chaque jour. Vous ne pouvez pas imaginer le degré de souffrance. Les civils m’ont accueilli et étaient reconnaissants de ma présence parmi eux. Il y avait deux journalistes d’Al Jazeera et sept autres étrangers (écrivant sur les attaques) à Gaza pendant les lourdes attaques militaires. Vous savez, les civils dans les ambulances sont les véritables héros. Ils risquaient leurs vies chaque jour pour sauver des civils. L’un d’eux a été abattu (devant la caméra) par un tireur embusqué israélien (16 travailleurs médicaux urgentistes ont été tués pendant leur service).

AN : Qu’avez-vous ressenti en recevant le prix du meilleur réalisateur à Florence ?

AA : Je suis fier d’avoir reçu le prix pour le film que j’ai coréalisé avec Mohammed. Je crois que cela aidera à atteindre un large public. Après que j´ai reçu le prix, les gens me demandaient si j’étais content de ce prix. Mais je ne vais pas me sentir éternellement heureux au sujet du film. Les personnages du film sont des civils habitants de Gaza. Ils sont toujours piégés. Pendant les attaques militaires, j’étais un des leurs. La situation à Gaza doit changer et cela n’arrivera que si la pression internationale fait applique le respect de la loi internationale.

AN : Quelle a été la réaction du public à votre film ?

AA : Certaines personnes ont du quitter le cinéma avant la fin du film. Je suis peiné que ces gens n’aient pas pu affronter les faits. Les gens meurent à Gaza et je ne peux pas réveiller les morts. Les centaines d’enfants qui sont morts durant l’Opération Plomb Durci étaient des êtres humains. Ce n’est pas une question de statistiques. Le public, lors de la première mondiale à Florence, est resté silencieux à la fin du film. Je trouve que c’est frappant. Le film est cruel. Le but est de vous faire sentir que vous appartenez à cette réalité.

AN : Quel a été le moment le plus difficile ou le plus émouvant durant votre séjour à Gaza ?

AA : Le pire a été le premier jour. Après une journée de lourds bombardements, notre groupe de sept internationaux s’est vu proposer de quitter Gaza afin de sauver nos vies. Il nous a fallu trois minutes pour décider que nous voulions rester. A cet instant, je suis devenu Palestinien et je n’étais plus un international. Ce qui signifiait que nous devenions aussi victimes des bombardements, de la violence aveugle. Vous réalisez alors que c’est un hasard si vous êtes vivant. Je ne voulais pas être un héros mort, je voulais être un journaliste professionnel et un réalisateur vivant. Je ne peux pas décrire ce que c’est que de passer une nuit sous des bombardements lourds et de découvrir le lendemain, que vos voisins sont morts durant cette nuit. Ou ce que c’est que de se faire tirer dessus, et de voir que la personne en face de vous meurt et pas vous. Cette violence est ce que les Palestiniens vivent depuis 60 ans. Quelle aurait été ma vie si, à cinq ans, j’avais vu mes deux camarades de classe brûlés par le phosphore blanc ?

AN : Dans quelles villes sera projeté le film ?

AA : Vous trouverez les informations sur notre site Internet (http://www.toshootanelephant.com/). Le film va également jouer un rôle dans les séances du Tribunal Russell sur la Palestine. Je voudrais inviter les groupes de solidarité et les militants à participer à une séance gratuite mondiale du film le 18 janvier 2010, un an après le soi-disant « cessez-le-feu » à Gaza. Cette projection mondiale est organisée pour nous rappeler que la situation à Gaza n’a pas changé. Au contraire, elle empire. Si vous souhaitez vous joindre à la projection mondiale, vous pouvez me contacter via le site Internet.

(1) en référence au livre de George Orwell, Comment j’ai tué un éléphant, New Writing, n° 2, automne 1936.

Source : Tlaxcala
Traduction : Isabelle Rousselot

GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! GAZA, NOOIT VERGETEN !

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

24e anniversaire du Hamas: « La résistance » jusqu’à « la libération de toute notre terre »


Agrandir la taille du texte

le 14.12.11 | 16h10

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a promis mercredi de poursuivre la "résistance" jusqu'à la libération de tous les territoires palestiniens, lors du 24e anniversaire de la fondation du mouvement islamiste.

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a promis mercredi de poursuivre la « résistance » jusqu’à la libération de tous les territoires palestiniens, lors du 24e anniversaire de la fondation du mouvement islamiste.
« La résistance et la lutte armées sont la voie et le choix stratégique pour libérer la terre palestinienne, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain) et chasser les envahisseurs (israéliens) », a affirmé M. Haniyeh lors d’une manifestation monstre dans le centre de la ville de Gaza.
Dans un communiqué, la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, a parallèlement revendiqué le tir de plus de 11.000 roquettes et obus de mortiers contre Israël depuis sa création, ajoutant être parvenue à tuer 1.365 Israéliens et à en blesser 6.411.
Ce rassemblement annuel a réuni au moins 350.000 membres et sympathisants de Hamas –dont l’acronyme en arabe signifie « Mouvement de résistance islamique »– sur la place de la Katiba, selon les organisateurs, dans une marée de drapeaux verts. Egalement exhibés des drapeaux égyptiens et turcs, les deux pays les plus populaires auprès des dirigeants du Hamas.
Le Hamas « marche parallèlement et simultanément sur la voie de l’appel au jihad (guerre sainte) et du gouvernement », a ajouté M. Haniyeh, en soulignant que « c’est la meilleure réponse à ceux qui s’imaginent ou disent que le Hamas a renoncé à la ligne de la confrontation et de la résistance ».
Evoquant les révolutions arabes –dont les mouvements islamistes récoltent les fruits–, il a averti que le Hamas « n’est pas un mouvement passager que l’on puisse contourner, que ce soit sur la scène palestinienne ou en dehors (…) ou qui a remporté les élections par accident et qu’il serait possible de changer cela par de nouvelles élections ».
Le Hamas a remporté les dernières législatives palestiniennes en janvier 2006 et a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 en chassant le mouvement rival du Fatah de cette enclave palestinienne.
S’agissant de la tentative de rapprochement entre le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas, M. Haniyeh a estimé que « la réconciliation palestinienne ne peut se faire aux dépens des constantes, des droits et des élections, que nous ne craignons pas ».
Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, et le président palestinien Mahmoud Abbas ont annoncé le 24 novembre au Caire avoir conclu un « partenariat » afin de finaliser la réconciliation palestinienne, en suspens depuis plus de six mois.
Il s’agissait de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis la signature en mai au Caire par l’ensemble des mouvements palestiniens d’un accord surprise entre le Fatah et le Hamas, qui contrôlent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza.
Cet accord, resté pour l’essentiel inappliqué, prévoit notamment l’organisation d’élections en mai 2012.

source

Syrie : Petit guide pour suivre la révolte contre Bachar el-Assad


opposition-demonstrators-living-in-turkey-shout-slogans-during-a-protest-against-syria-s-president-bashar-al-assad-outside-the-syrian-consulate-in-istanbul[1].jpg

En français

Le site Souria Houria, comme son nom l’indique, revendique la liberté pour la Syrie. C’est à la base une association loi 1901, le Groupe de soutien à la révolution syrienne. C’est un bon carrefour d’information en Français, plutôt proche du Conseil national syrien. >ici

Le blog Un oeil sur la Syrie est rédigé par un ancien diplomate qui connaît très bien ce pays, Ignace Leverrier, et hébergé sur la plateforme du journal Le Monde. >ici

Le site Infosyrie prétend faire de la « ré-information » sur la situation en Syrie, autrement dit contrer les autres médias qui feraient de la désinformation. Adepte de la théorie du complot, il défend, sous couvert d’une prétendue neutralité, la dictature de Damas et sert de relais à la propagande du régime. >ici

Sur carte

Capture d’écran 2011-12-14 à 23.59.22.png

Cette carte dresse un bilan de neuf mois de soulèvement en Syrie; à la date du dimanche 11 décembre,
avec le nombre de victimes par gouvernorat, par catégorie et par mois.
Cliquer la carte pour la télécharger (pdf) sur le site de l’Unitar.

En anglais

Le Damascusbureau inspiré du TehranBureau (hébergé par la chaîne publique américaine PBS) publie des articles de fond, avec un regard  distancié. Ce groupe de journalistes indépendants publie, entre autre, des textes de l’avocate et défenseuse des droits de l’homme Razan Zeitouneh.  >ici

Le site Now Lebanon est plutôt proche de l’opposition libérale et pro-occidentale libanaise. Cela n’empêche pas un grand professionnalisme. Sa rédaction alimente chaque jour un live blog intitulé Now Syria. >Ici

Le Syrian Revolution Digest moissonne maximum d’informations -et de liens vers des vidéos en provenance de Syrie – dans un compte-rendu quotidien très fourni. Il est réalisé par Ammar Abdulhamid, un exilé syrien proche de l’opposition libérale, installé à Silver Spring dans le Maryland aux Etats-Unis. >ici

Le site Lccsyria.org est le site officiel des Comités de coordinations locaux, autrement dit l’opposition syrienne de l’intérieur. >Ici

En images

La chaîne UgaritNews sur YouTube est l’un des plus gros diffuseurs sur Internet des vidéos tournées par les manifestants hostiles au régime. >ici

Même chose pour le site OnSyria.org > ici

Photo: Manifestants syriens en exil devant le consulat de Syrie à Istanbul (Murat Sezer/Reuters)

source

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !


Trois ans après l’agression militaire israélienne:

Actions de commémoration et de soutien

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

Il y a trois ans, Israël a déclenché son assaut meurtrier contre la bande de Gaza alors même qu’il l’occupait et lui imposait son blocus. Plus de 1.400 Palestiniens, la plupart des civils, ont été tués.

De nombreuses organisations des droits de l’homme aussi bien qu’une mission spéciale des Nations Unies, dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone, ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Ces attaques ont provoqué des manifestations tout autour du monde en solidarité avec les Palestiniens gazaouis.

Trois ans après cette agression militaire dévastatrice, la perpétuation de ce blocus illégal constitue une punition collective de la population et sape la crédibilité du droit international humanitaire.

Dans le cadre d’une action citoyenne et pacifique, nous organisons une marche symbolique et une veillée de commémoration à Bruxelles, pour :

  • ·         La fin du blocus de Gaza
  • ·         La démolition du Mur de l’apartheid
  • ·         La fin de l’occupation israélienne illégale de toute la Palestine!
  • ·         Le droit de retourner en Palestine pour tous les Palestiniens!
  • ·         Le soutien à la résistance du peuple palestinien
  • ·         La libération de tous les prisonniers palestiniens
  • ·         Le soutien à la campagne  « Boycott Désinvestissement et Sanctions »

Mardi 27 décembre 2011

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) à 18 heures. Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.

Salah Hamouri libéré dimanche (officiel)


AFP Mis à jour le 14/12/2011 à 20:52 | publié le 14/12/2011 à 19:45 Réactions (9)

Le Franco-Palestinien Salah Hamouri sera libéré dimanche par Israël dans le cadre d’un échange de prisonniers palestiniens, a-t-on appris ce soir de sources officielles israéliennes. Selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, aucun membre du Hamas ne figure sur la liste de ce second contingent de 550 détenus palestiniens libérables dimanche, publiée par les services pénitentiaires israéliens.

Salah Hamouri, 26 ans, apparaît sous le numéro 524 sur la liste de 550 libérables dans le cadre d’un accord d’échange qui a permis la libération le 18 octobre du soldat israélien Gilad Shalit, également titulaire de la nationalité française. Le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti orthodoxe israélien Shass, visé selon la justice israélienne par le projet d’assassinat pour lequel Salah Hamouri a été condamné, s’était dit favorable à sa libération, lors d’une rencontre dimanche avec l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot.

La France réclamait que le jeune homme, qui selon l’administration pénitentiaire israélienne devait retrouver la liberté en mars, soit relâché dans le cadre de cet échange. « On a eu un coup de fil de Paris on nous a dit ‘voilà il est sur la liste' », a déclaré la mère du détenu, Denise Hamouri. « C’est un conseiller du président (Nicolas Sarkozy) qui nous a prévenus », a-t-elle précisé, ajoutant: « M. le consul (de France à Jérusalem) aussi nous a appelés ». « On est un peu dans l’euphorie », a confié Mme Hamouri. « Ces trois jours vont peut-être être plus longs que tous les moments qu’on a passés », a-t-elle dit. « Ce qui est important aussi à dire, c’est qu’il rentre à Jérusalem, à la maison », a-t-elle souligné.

Arrêté en mars 2005

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 et reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d’assassinat du rabbin Yossef. Condamné à sept ans de prison, il a toujours clamé son innocence.

Gilad Shalit a été libéré le 18 octobre après plus de cinq ans de détention dans la bande de Gaza dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement islamiste Hamas. Selon l’accord conclu avec le Hamas grâce à une médiation égyptienne, Israël a relâché un premier contingent de 477 détenus palestiniens et doit en libérer 550 autres dimanche.

« Je me réjouis de la libération de Salah Hamouri, c’est le fruit de longues démarches depuis plusieurs semaines », a affirmé Bigot. Le diplomate a précisé qu’il s’était entretenu à deux reprises avec le jeune homme alors qu’il était en prison. « Le rabbin Ovadia Yossef a donné son accord écrit au président Nicolas Sarkozy par amitié pour la France. Il s’agit d’un geste de bienveillance et généreux qui n’allait pas de soi », a-t-il estimé.

Par ailleurs, un responsable israélien qui a requis l’anonymat a précisé qu’aucun des détenus qui seront libérés dimanche n’avait « de sang sur le mains », autrement dit pris part à des attentats anti-israéliens ayant fait des victimes. « Le choix des noms a été le fait d’Israël seul, il n’y avait pas de nécessité de négocier, car ces libérations faisaient partie de l’accord qui a été conclu avec l’Egypte », a ajouté ce responsable. Selon lui, cet accord prévoit qu’il s’agisse de prisonniers de sécurité et non pas de détenus de droit commun et « que la priorité soit accordée aux détenus du Fatah », le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas

source

Internet massivement surveillé


WikiLeaks rend public aujourd’hui près de 1 100 documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits commercialisés par les industriels des systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications.

Ces nouvelles fuites montrent un marché de la surveillance de masse représentant désormais cinq milliards de dollars, avec des technologies capables d’espionner la totalité des flux Internet et téléphoniques à l’échelle d’une nation. Les fleurons de ce marché s’appellent Nokia-Siemens, Qosmos, Nice, Verint, Hacking Team, Bluecoat ou Amesys. Les documents détaillant leurs capacités d’interception, contenant une multitude de détails technologiques, seront progressivement mis en ligne par WikiLeaks.

OWNI, partenaire de cette opération baptisée SpyFiles avec le Washington Post, The Hindu, L’Espresso, la chaîne allemande ARD et l’ONG britannique The Bureau of Investigative Journalism a tenté de visualiser cette industrie d’un genre nouveau, en créant une cartographie interactive sur un site dédié, SpyFiles.org. Et Andy Mueller-Maguhn, ancien porte-parole du Chaos Computer Club allemand (le plus influent des groupes de hackers au monde), également associé à cette enquête, y consacre un site, BuggedPlanet.info – traduisez “planète sur écoute”.

Marchand d’armes de surveillance

À ce jour, nous avons répertorié 124 de ces marchands d’armes de surveillance, utilisant des technologies d’interception, dont 32 aux États-Unis, 17 au Royaume-Uni, 15 en Allemagne, dix en Israël, huit en France et sept en Italie… À l’instar des marchands d’armes “traditionnels“, la majeure partie d’entre eux sont situés dans des pays riches, et démocratiques. 12 des 26 pays recensés font ainsi partie de l’Union européenne qui, au total, totalise 62 de ces entreprises.

87 vendent des outils, systèmes et logiciels de surveillance de l’Internet, 62 de surveillance du téléphone, 20 des SMS, 23 font de la reconnaissance vocale, et 14 de la géolocalisation GPS. Sept d’entre elles font également dans la “lutte informatique offensive“, et commercialisent donc des chevaux de Troie,rootkits et autres backdoors (portes dérobées) permettant de prendre le contrôle d’ordinateurs, à distance, et à l’insu de leurs utilisateurs. Ces systèmes espions ont ceci de particulier par rapport à ceux utilisés par les pirates informatiques qu’ils ne seraient pas repérés par la “majeure partie” des éditeurs d’antivirus et autres solutions de sécurité informatique.

Dans nos démocraties, la commercialisation, et l’utilisation, de ces systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications est strictement encadrée. Mais rien n’interdit, en revanche, de les vendre à des pays moins regardants, même et y compris à des dictatures : bien que conçus à des fins d’espionnage, ils ne font pas partie de ces armes dont l’exportation est encadrée par les lois nationales, européennes ou internationales. Ce n’est donc peut-être pas moral, mais tout à fait légal, en l’état.

Et les marchands d’armes se font fort d’exploiter ce vide juridique, comme le reconnaissait récemment Jerry Lucas, l’organisateur d’ISS1, le salon international qui rassemble tous les deux ou trois mois les professionnels de l’interception des communications :

Les systèmes de surveillance que nous exposons dans nos conférences sont disponibles dans le monde entier. Certains pays les utilisent-ils pour supprimer certaines déclarations politiques ? Oui, probablement. Mais ce n’est pas mon job de faire le tri entre les bons et les mauvais pays. Ce n’est pas notre métier, nous ne sommes pas des hommes politiques.

Notre business est de mettre en relation ceux qui veulent acheter ces technologies avec ceux qui les vendent. Vous pouvez bien vendre des voitures aux rebelles libyens, et ces voitures sont utilisées comme armes. General Motors et Nissan devraient-ils se demander comment leurs véhicules seront utilisés ? Pourquoi n’allez-vous pas également interroger les vendeurs de voiture ? C’est un marché ouvert. Vous ne pouvez pas enrayer la circulation de matériels de surveillance.

Interrogé par le Wall Street Journal, Klaus Mochalski, co-fondateur d’Ipoque, une société leader dans ce secteur, répondait de son côté que “c’est un dilemme, moral et éthique, auquel nous sommes constamment confrontés : c’est comme un couteau. Vous pouvez vous en servir pour trancher des légumes, mais vous pouvez également tuer votre voisin“… à ceci près que ces outils ne sont pas en vente libre dans n’importe quel magasin, et que les sociétés qui les commercialisent n’en font pas la promotion dans des foires commerciales ou marchés du coin, mais uniquement dans les salons réunissant marchands d’armes, et clients habilités à en acheter.

Silence radio

ISS interdit ainsi aux journalistes d’assister à ses conférences, et même d’entrer dans son salon. Et il était étonnant de constater, à visiter les nombreux stands spécialisés dans les technologies de surveillance présents au récent salon Milipol, qui s’est tenu à Paris en octobre dernier, que les représentants de ces derniers étaient bien plus frileux que les marchands d’armes traditionnels pour ce qui est de répondre aux questions des journalistes…

Contactée par OWNI, Amesys, la société française qui a vendu un système d’interception massive de l’Internet à la Libye de Kadhafi, se défausse ainsi auprès de son “client” :

Amesys est un industriel, fabricant de matériel. L’utilisation du matériel vendu (sic) est assurée exclusivement par ses clients.

A contrario, Thibaut Bechetoille, le PDG de Qosmos, une autre société française qui, à l’instar d’Ipoque, équipait ce même Big Brother libyen, et qui équipe également celui utilisé, actuellement, par les Syriens, a piteusement expliqué à l’agence Bloomberg que son conseil d’administration avait bien décidé de cesser ses activités en Syrie, mais que c’était “techniquement et contractuellement” compliqué…

A ce jour, quatre autres entreprises occidentales ont été identifiées comme prestataires de services des “grandes oreilles” syriennes : Area, une entreprise italienne qui a dépêché, en urgence, des équipes afin d’aider les services de renseignements syriens à identifier les (cyber) dissidents, Utimaco, filiale allemande de l’éditeur d’antivirus britannique Sophos – qui n’était pas au courant qu’Area utilisait ces systèmes en Syrie -, l’allemand Nokia Siemens, dont les équipements de surveillance de l’Internet auraient été transmis à la Syrie par son voisin iranien, et Bluecoat, une société américaine auquel le site reflets.info a consacré de nombreux articles.

On savait, depuis quelques années, que ces armes de surveillance étaient utilisées en Chine ou en Iran notamment, mais il a fallu attendre le printemps arabe, et les traces ou preuves laissées par ces marchands de surveillance (essentiellement occidentaux) en Tunisie, en Egypte, en Libye, à Bahrein ou en Syrie, pour en prendre toute la mesure.

La quasi-totalité de ces marchands d’armes de surveillance se targuent certes d’oeuvrer en matière de “lawful interception” (interceptions légales en français) et se vantent de travailler avec des ministères de la défense, de l’intérieur ou des services de renseignement. L’allemand Elaman, lui, va jusqu’à écrire, noir sur blanc, que cela permet aussi d’identifier les “opposants politiques” :

En matière de télécommunications, la notion de “rétention des données” porte généralement sur le stockage de toute information (numéros, date, heure, position, etc.) en matière de trafic téléphonique ou Internet. Les données stockées sont généralement les appels téléphoniques émis ou reçus, les e-mails envoyés ou reçus, les sites web visités et les données de géolocalisation.

Le premier objectif de la rétention des données est l’analyse de trafic et la surveillance de masse. En analysant les données, les gouvernements peuvent identifier la position d’un individu, de ses relations et des membres d’un groupe, tels que des opposants politiques.

Initialement développés afin de permettre aux services de renseignements d’espionner en toute illégalité, ces systèmes, outils, logiciels et autres “gadgets” conçus pour écouter, surveiller, espionner, traçabiliser ou géolocaliser quelqu’un “à l’insu de son plein gré“, sont aujourd’hui devenus un véritable marché. Interrogé par le WSJ, Jerry Lucas, l’organisateur d’ISS, expliquait ainsi que, parti de quasiment zéro en 2001, il avoisinerait aujourd’hui les 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, par an.

Les Spy Files sont publiés par WikiLeaks à cette adresse.


Retrouvez notre dossier sur les Spy Files :

Mouchard sans frontière

La carte d’un monde espionné

Retrouvez nos articles sur Amesys.

Retrouvez tous nos articles sur WikiLeaks et La véritable histoire de WikiLeaks, un ebook d’Olivier Tesquet paru chez OWNI Editions.


@manhack (sur Twitter), jean.marc.manach (sur Facebook & Google+ aussi) .Vous pouvez également me contacter de façon sécurisée via ma clef GPG/PGP (ce qui, pour les non-initiés, n’est pas très compliqué). A défaut, et pour me contacter, de façon anonyme, et en toute confidentialité, vous pouvez aussi passer par privacybox.de (n’oubliez pas de me laisser une adresse email valide –mais anonyme– pour que je puisse vous répondre).

Pour plus d’explications sur ces questions de confidentialité et donc de sécurité informatique, voir notamment « Gorge profonde: le mode d’emploi » et « Petit manuel de contre-espionnage informatique ».

  1. pour Intelligence Support Systems for Lawful Interception, Criminal Investigations and Intelligence Gathering, à savoir, et en français, systèmes de soutien au renseignement en matière d’interceptions légales, d’enquêtes criminelles et de collecte de renseignement. []

Ne manquez rien d’OWNI : suivez-nous sur Twitter, Facebook et en vous inscrivant à la Newsletter.

Laissez un commentaire

Nom (requis)

Mail (ne sera pas visible) (requis)

Site web

Suivre les commentaires de cet article par Email

48 commentaires Sur cet article

  1. BOXSONS le 1 décembre 2011 – 2:04 Signaler un abusPermalink

    Beau travail et belles trouvailles en forme de polémiques.

    J’ai toutefois une légère préférence pour la conclusion de votre article : “Vous pouvez également me contacter de façon sécurisée via ma clef GPG/PGP”. Sinon, je serais dimanche au Nord Sud, Mairie du XVIII avec un Stetson et un journal de droite….mais lequel ???

    B.

  2. Les indignés Marseille le 1 décembre 2011 – 2:54 Signaler un abusPermalink

    Bravo, bravo et encore bravo !

    Ça c’est du journalisme, du vrai. De l’enquête, de l’investigation.


    PROVENCE DÉMOCRATIE
    MARSEILLE Mouvement des indignés

    Site : http://www.provencedemocratie.com
    Facebook : Marseille – Democratie Reelle
    Twitter : https://twitter.com/#!/Provencracie
    email : provencedemocratie@gmail.com

  3. […] fait exceptionnel car il offre un instantané de l’état de l’art de la …Wikileaks, épaulé par OWNI, vient de publier aujourd’hui même les Spy Files, une liste de 1100 documents relatifs aux […]

  4. LittleSister le 1 décembre 2011 – 3:16 Signaler un abusPermalink

    Et vous pensez vraiment que ces technologies développées en occident ne sont pas utilisées à la maison?
    Avant de les vendre à prix d’or, ils les testent comment leurs “logiels d’interception à l’échelle d’un pays” à votre avis?

  5. yt75 le 1 décembre 2011 – 3:30 Signaler un abusPermalink

    Et quand les gentils geeks hurlent à la censure au simple fait que le blocage des sites de piratage est évoqué, ne laissant de fait que la surveillance flux utilisateurs comme voie légale, il ne faut pas non plus trop s’étonner que tout cela se développe …
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc/
    Et j’espère que tout le monde est conscient du fait que les “darknets” et compagnie, ne sont que des overlays n’ayant pas à priori vocation à poser des cables transatlantiques non ?
    (On sait jamais aujourd’hui, quasi plus personne ne sachant lire …)
    Voir par exemple :
    http://www.pcinpact.com/news/67215-sabam-cour-justice-filtrage-blocage.htm?vc=1&_page=2
    “la terreur n’est pas française” écrivait Rimbaud dans la saison, mais à l’époque de la terreur imposée par la bêtise il est franchement possible d’en douter.

  6. […] planète sur écoute Le Salon Beige , le 1 décembre 2011   Dossier intéressant sur le marché ouvert de la surveillance de masse. Pour quelle raison y échapperions-nous? On […]

  7. nemo le 1 décembre 2011 – 5:24 Signaler un abusPermalink

    Bon, maintenant vous savez que nous savons, et nous savons que vous le savez.
    Tout va bien, vous pouvez reprendre votre travail.

  8. alain le 1 décembre 2011 – 6:33 Signaler un abusPermalink

    Et qui croyez vous ont participé au développement de tous ces outils de surveillance? D’anciens hackers bien de chez nous aujourd’hui devenus de bons pères de famille et qui ne font que gagner leur vie honnêtement… en aidant les dictatures à éliminer les opposants. C’est évident que ces systèmes sont utilisés chez nous. La liberté de communication n’existe plus sur internet, ça fait au moins dix ans que je le sais. Je n’avais pas besoin de votre dossier pour le savoir mais au moins je peux maintenant vous citez dans mes conversations avec mes proches et ne plus me faire traiter de conspirationniste paranoïaque. Beau travail tout de même.

  9. […] du dossier du site OWNI fortement conseillée! – Internet massivement surveillé – Des réfugiés sur écoute – La carte d’un monde […]

  10. […] de système de surveillance ont été dévoilés jeudi, en collaboration avec le site français Owni, le Washington Post, The Hindu, L’Espresso, la chaîne allemande ARD et l’ONG […]

  11. […] une fois en partenariat avec plusieurs médias comme le Washington Post aux Etats-Unis, ou le site Owni.fr. Mais cette fois-ci, les médias ont eux aussi contribué à enrichir la base documentaire. Owni a […]

  12. JEROME le 1 décembre 2011 – 11:54 Signaler un abusPermalink

    Belle enquête sur les Grandes Oreilles et les Gros Espions.
    Je suis informaticien et je sais bien que la tentation de l’espionnage des masses est grande chez tous les pouvoirs, y compris les plus démocratiques. Ne parlons même pas des dictatures (enfin surtout celles qui ont les moyens de se payer la technologie et les compétences nécessaires à sa mise en œuvre…).
    Un petit bémol cependant : la Lybie s’était payée ce genre de joujou numérique et on peut supposer la même chose en Egypte (avec des dollars US of course !), en Tunisie ou en Syrie. Pourtant, à coup de SMS ou de Tweets, les populations se sont soulevées et 3 de ces dictatures ont été renversées. Même si les nouvelles technologies ne sont pas responsables, loin de là, à 100 pour 100 de ces chutes, elles ont quand même leur part de responsabilité.
    Il faut quand même croire que les gens chargés de l’espionnage et de l’analyse des flux sont plus efficaces pour analyser nos habitudes de consommation et nous gaver de pub sur Internet que pour anticiper une révolution menaçant de renverser ceux-là même qui les payent. Etrange. A rapprocher avec le cas Américain du 11 Septembre 2001 où la NSA, la CIA, Echelon et toutes les agences suréquipées n’avaient pas vraiment su analyser les indices et les prémices des attentats à venir. Je suis certain qu’en grattant un peu on trouverait d’autres exemples de la toute relative efficacité de ces agences. Derrière tout ça, et vous le dites dans l’article, il y a surtout un gros marché très juteux qui se chiffre en milliards de dollars.
    Et puis, pour éviter de se faire espionner par Big Brother, on devra peut-être à l’avenir retourner aux bonnes vieilles méthodes. Vous savez les trucs de vieux du XXème siècle : les réunions secrètes sans téléphone ni ordinateur, le courrier, l’écriture, la rencontre réelle avec des vrais gens qui parlent vraiment. Je sais, cela n’est pas très moderne mais c’est totalement “analogique”, non numérique et sans intérêt pour les grandes oreilles de l’informatique et de la communication.
    En fait, il est possible que toutes ces agences soient omniprésentes, qu’elles cherchent à nous dominer. Il est même possible qu’il soit trop tard et qu’elles y parviennent. Mais elles ne sont certainement pas omniscientes. Elles peuvent bien contrôler tous les flux numériques du monde, mais comprendre un homme, ou un groupe d’hommes et leurs véritables motivations à travers ces seuls éléments, c’est comme regarder à travers un prisme : on n’y voit au fond qu’une représentation déformée de la réalité…

    J.

  13. […] d’un marché mondial de la surveillance et de l’espionnage étatique. Owni note : « Ce marché de la surveillance de masse représentent désormais cinq milliards de […]

  14. […] de système de surveillance ont été dévoilés jeudi, en collaboration avec le site français Owni, le Washington Post, The Hindu, L’Espresso, la chaîne allemande ARD et l’ONG […]

  15. […] éléments publiés sur Owni.fr montrent qu’Amesys ne s’est pas contentée de vendre du matériel de surveillance à la […]

  16. […] A ce jour, ces ventes n’entrent pas dans le spook des réglementations internationales note Owni. L’exemple de la Libye est, enLire la suite sur l’article source: […]

  17. cloy le 2 décembre 2011 – 4:14 Signaler un abusPermalink

    Si autant de sociétés font du business avec ce genre d’arme c’est qu’il n’y a pas que les quelques pays cités qui les utilisent! De la même façon qu’est utilisé Echelon depuis des décennies par les usa. Tout le monde utilise le même matériel, il n’y a que les mots qui changent. Dans nos pays “démocratiques” quand on espionne c’est pour notre sécurité tandis que dans les autres pays c’est pour surveiller. Mais l’action et le résultat sont les mêmes sauf dans les médias qui nous citent toujours les pays qui surveillent car chez nous cela semble normal et admis, c’est pour notre sécurité.

  18. Cany0n le 2 décembre 2011 – 9:55 Signaler un abusPermalink

    Un peu de détails techniques serait bienvenu. Bon, pour le reste, on s’en doutait un peu … Quand à ceux qui vendent des solutions matérielles ou logicielles à des dictateurs, j’espère qu’ils comprennent que ce qu’ils voient dans leurs miroirs, le matin, est moche … très moche …

  19. gggrrreee le 2 décembre 2011 – 10:01 Signaler un abusPermalink

    Bien , ce que je retiens surtout c’est : “Ces systèmes espions ont ceci de particulier par rapport à ceux utilisés par les pirates informatiques qu’ils ne seraient pas repérés par la “majeure partie” des éditeurs d’antivirus et autres solutions de sécurité informatique.”

    Ce serait une bonne idée si nos hackers anti Big brothers pouvaient nous concocter un vrai antivirus en open qui trackerait tous ces trucs indésirables.

    Possible d’après vous ?

  20. Bardamor le 2 décembre 2011 – 10:04 Signaler un abusPermalink

    – Pourquoi continuer de dire “démocratiques” des Etats dont vous démontrez qu’ils ne le sont pas, dont les institutions contrôlent lesdits citoyens bien plus qu’elles ne sont contrôlées par eux ?

  21. an391 le 2 décembre 2011 – 10:33 Signaler un abusPermalink

    @Bardamor

    Oui enfin, il y a aussi la mouvance “le système c’est l’ennemi” il faut tout hacker ! vive le chaos et tout et tout; internet c’est virtuel ! immatériel même !! Tout doit être gratuit même l’énergie !! Aucune loi on en a pas besoin !!

  22. arzw le 2 décembre 2011 – 10:59 Signaler un abusPermalink

    Très bon article.

    J’ai parcouru le site SpyFiles.org, et chose étrange parmi tous les pays industrialisés, le Japon n’est jamais mentionné dans aucunes catégories.

  23. lateo le 2 décembre 2011 – 11:25 Signaler un abusPermalink

    @gggrrreee:

    la faiblesse de l’écrasante majorité des antivirus, c’est qu’ils sont basés sur des signatures de virus.
    et donc ils ne connaissent que ce qu’on leur a appris.

    il existait à une époque 2 ou 3 antivirus utilisant une logique différente ; pas du tout infaillible, mais capable de détecter des trucs inconnus.

  24. […] et étrangères, dont faisait partie Amesys, ont noué des liens commerciaux avec la Libye“.Owni.fr précise qu’il existe 124 marchands de tels systèmes d’espionnage à travers le monde. […]

  25. Fab Zio le 2 décembre 2011 – 2:10 Signaler un abusPermalink

    Je crois que plus que jamais ce t-shirt est d’actualité !

    http://www.kdbzclothing.com/bigbrotheriswatchingyou.html

  26. Graou le 2 décembre 2011 – 3:20 Signaler un abusPermalink

    @ fab :
    Est-il réellement nécessaire de payer 20€ le t-shirt fabriqué en chine pour autant ?

  27. […] Des courriels internes publiés par WikiLeaks montreraient que la filiale sécurité de Bull a activement aidé le gouvernement libyen dirigé par le colonel Kadhafi à surveiller les communications électroniques des opposants du régime, situés en Lybie mais aussi en Europe, souligne OWNI. […]

  28. luc le 3 décembre 2011 – 1:44 Signaler un abusPermalink

    @JEROME (1 décembre à 11:54)

    “… Et puis, pour éviter de se faire espionner par Big Brother, on devra peut-être à l’avenir retourner aux bonnes vieilles méthodes. Vous savez les trucs de vieux du XXème siècle : les réunions secrètes sans téléphone ni ordinateur, le courrier, /…”

    D’accord sur l’essentiel, mais avec tout de même une réserve : en fait la pratique de l’interception et de l’ouverture du courrier à une large échelle était déjà parfaitement rôdée et instituée, dans le cas des Etats-Unis, à la date de 1925. Les historiens de type universitaire se moquent du monde, lorsque confrontés à cette réalité, ils tentent de la minimiser et de botter en touche du côté de quelques chantages datant des années… 1960 (ce qui en plus leur permet de refiler le bébé au parti démocrate, avec la mise en avant des Kennedy brothers, et d’ajouter une image subliminaire croustillante avec Marilyn Monroe).

    @BARDAMOR (2 décembre 2011 à 10:04)

    “- Pourquoi continuer de dire “démocratiques” des Etats dont vous démontrez qu’ils ne le sont pas, dont les institutions contrôlent lesdits citoyens bien plus qu’elles ne sont contrôlées par eux ?”

    La question présente aussi un intérêt tactique. En effet, dans un pays comme la France, beaucoup acceptent sans trop broncher, de la part de soi-disant démocraties, ce qu’à juste titre ils combattraient, venant de dictatures. La tentation dès lors est grande, de simplement changer les étiquettes. Mais à ce petit jeu : “ça passe, ou ça casse”. Et le risque n’est pas négligeable, si on n’est pas cru, d’alimenter le dispositif qui permet alors à ceux-qui-nous gouvernent de se poser en… victimes d’accusations ridicules, et à leurs spameurs-de-service sur Internet de crier à la “diabolisation” etc. etc.

  29. […] ce vide juridique, comme le reconnaissait récemment Jerry Lucas, l’organisateur d’ISS1, le salon international qui rassemble tous les deux ou trois mois les professionnels de […]

  30. […] La surveillance massive d’Internet révélée » OWNI, News, Augmented Dans nos démocraties, la commercialisation, et l’utilisation, de ces systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications est strictement encadrée. Mais rien n’interdit, en revanche, de les vendre à des pays moins regardants, même et y compris à des dictatures : bien que conçus à des fins d’espionnage, ils ne font pas partie de ces armes dont l’exportation est encadrée par les lois nationales, européennes ou internationales. Ce n’est donc peut-être pas moral, mais tout à fait légal, en l’état. Et les marchands d’armes se font fort d’exploiter ce vide juridique, comme le reconnaissait récemment Jerry Lucas, l’organisateur d’ISS, le salon international qui rassemble tous les deux ou trois mois les professionnels de l’interception des communications : 87 vendent des outils, systèmes et logiciels de surveillance de l’Internet, 62 de surveillance du téléphone, 20 des SMS, 23 font de la reconnaissance vocale, et 14 de la géolocalisation GPS. […]

  31. Yalon le 4 décembre 2011 – 9:36 Signaler un abusPermalink

    Japan, Yes. Le Japon C kan même pas 1 Tsunami réel (this is may be n

  32. Yalon le 4 décembre 2011 – 10:13 Signaler un abusPermalink

    Japan, Yes. Le Japon C quand même pas 1 Tsunami réel (this is may be not the place nor the time but I wanted to share with all JAPANESE AND ABOVE ALL WITH THE FAMILLIES WHO SUFFERED AND WILL CONTINUE TO SUFFER UNLESS WE HELP YOU WITH
    MONEY, MEDICAL EXPERTS . JAPAN HAD MORE THAN ENOUGH I PTRSUME TO BE ALONE IN RADIOACTIVITIES DISASTERS) I AM ISRAELI AND SWISS AND I HAVE A LOT OF PAIN 4 ALL JAPANESE PEOPLE . LA QUESTION SUBSISTE … pourquoi le Japon n ‘ est pas dan la course
    l’armement numérique?! ou bien ils ont de bonnes raisons de cacher
    leurs web non éthique – morale oui il fevraii

    VICTIMS OF THIS HORRIBLE

  33. Yalon le 4 décembre 2011 – 10:14 Signaler un abusPermalink

    saloppes

  34. Yalon le 4 décembre 2011 – 10:22 Signaler un abusPermalink

    japan u suffered from radioactivities disasters alone u should react !!!? b the leaders of watching those who watch 4 Bad Reasons and sell arms : real or wide & wild use of the net…

  35. Regards le 5 décembre 2011 – 9:47 Signaler un abusPermalink

    Tout ceci accrédite que DSK était bel et bien surveillé et que l’espionnage tous azimuts est devenu la norme;)

  36. carado le 5 décembre 2011 – 12:13 Signaler un abusPermalink

    Et bien il ne nous reste qu’une chose à faire ( tous et toutes ) Porter plainte devant les tibunaux lorsque nous nous apercevrons que nous sommes ( effectivement ) surveillé.

  37. […] En fait, tout est de la faute du capitalisme. En effet, c’est un réseau de firmes spécialisées dans la surveillance de masse qui vendraient à certains gouvernements des solutions pour mieux contrôler les foules. Parmi ces entreprises, on trouverait Qosmos, Nice, Amesys ou… Nokia-Siemens. Mieux, leurs technologies permettrait d’espionner la totalité des flux du web mais aussi l’intégralité des échanges téléphoniques (SMS et MMS inclus, forcément). Alors bien sûr, dans les pays démocratiques, nos dirigeants ne peuvent pas faire n’importe quoi (enfin c’est ce qu’on dit, en tout cas), mais il n’en va évidemment pas de même pour les dictatures de ce monde et ces dernières seraient d’ailleurs de très bons clients de toutes les sociétés spécialisées dans ce secteur. Pour en savoir un peu plus sur le sujet, je vous invite d’ailleurs à lire l’article publié chez Owni.fr. […]

  38. […] y a donc une demande forte. Je ne peux que vous conseiller la lecture ce ces articles d’Owni:http://owni.fr/2011/12/01/spy-files-interceptions-ecoutes-wikilleaks-qosmos-amesys-libye-syrie/Le dossier: http://owni.fr/navigation-temporelle/?jour=2&mois=12&annee=2011Et bien sûr […]

  39. […] Internet massivement surveillé » OWNI, News, Augmented WikiLeaks rend public aujourd’hui près de 1 100 documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits commercialisés par les industriels des systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications. […]

  40. […] Ces nouvelles fuites montrent un marché de la surveillance de masse représentant désormais cinq milliards de dollars, avec des technologies capables d’espionner la totalité des flux Internet et téléphoniques à l’échelle d’une nation. Les fleurons de ce marché s’appellent Nokia-Siemens, Qosmos, Nice, Verint, Hacking Team, Bluecoat ou Amesys. Les documents détaillant leurs capacités d’interception, contenant une multitude de détails technologiques, seront progressivement mis en ligne par WikiLeaks. OWNI, partenaire de cette opération baptisée SpyFiles avec le Washington Post, The Hindu, L’Espresso, la chaîne allemande ARD et l’ONG britannique The Bureau of Investigative Journalism a tenté de visualiser cette industrie d’un genre nouveau, en créant une cartographie interactive sur un site dédié, SpyFiles.org. Internet massivement surveillé » OWNI, News, Augmented […]

  41. luchont emilie le 5 décembre 2011 – 6:47 Signaler un abusPermalink

    je félicite toute l’équipe de et je voudrais savoirs concernant cet article qu’elle sont les logiciels précis utiliser pour l espionnage concernant internet quelle logiciel utilise t’ils pour infiltrer des ordi sans ce faire prendre et donc pouvoirs obtenir les mots de passe de certain adresse électronique. je précise que je suis moi aussi étudiante un communication option journalisme j’aimerai bien faire un article concernant ce sujet .
    merci d’avance

  42. Luca le 5 décembre 2011 – 9:26 Signaler un abusPermalink

    Petition de Access contre la vente des armes informatiques:
    https://www.accessnow.org/page/s/stop-the-sale

    Et Merci pour l’enquête.

  43. […] Le marché de la surveillance globale du web est en explosion, et la France est un des bons fournisseurs mondiaux de systèmes logiciels de traque via internet. On comprend rapidement dans cet excellent article à quel point l’hypocrisie est grande et simple entre se targuer d’un réseau qui libère les opprimés, tout en commercialisant les outils pour réprimer encore plus. L’exact parallèle avec le commerce des armes est permis évidemment. #armes #trackingsystems #internet #liberté #hypocrisie […]

  44. Nigsen le 6 décembre 2011 – 12:50 Signaler un abusPermalink

    En clair,cet espionnage qui se légalise,enfin officieusement,pour un début,ne vise ni plus ni moins qu’à museler certaines organisations comme AVAAZ,Amnesty International et bien d’autres encore!Et alors,tout contenu susceptible de contrecarrer des mesures impopulaires seront purement et simplement…censurés avant d’êtres portées à la connaissance du public.Et on continuera de vanter les mérites de la démocratie!Vive la démocratie!!!
    Je félicite les auteurs de cet article qui doit rendre bien mal à l’aise beaucoup de gouvernements…

  45. […] 2.0. {lang: ‘fr’}ShareLa récente publication par WikiLeaks, reprise en France par le site Owni.fr, de 287 documents baptisés SpyFiles, jette une lumière drue sur un monde parallèle, le plus […]

  46. […] vous recommande la lecture d’Owni qui consacre un excellent article à ce […]

  47. […] Internet massivement surveillé » OWNI, News, Augmented Dans nos démocraties, la commercialisation, et l’utilisation, de ces systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications est strictement encadrée. Mais rien n’interdit, en revanche, de les vendre à des pays moins regardants, même et y compris à des dictatures : bien que conçus à des fins d’espionnage, ils ne font pas partie de ces armes dont l’exportation est encadrée par les lois nationales, européennes ou internationales. Ce n’est donc peut-être pas moral, mais tout à fait légal, en l’état. Et les marchands d’armes se font fort d’exploiter ce vide juridique, comme le reconnaissait récemment Jerry Lucas, l’organisateur d’ISS, le salon international qui rassemble tous les deux ou trois mois les professionnels de l’interception des communications : […]

  48. […] بریتانیایی Bureau of Investigative Journalism و سازمان فرانسوی  OWNI اسناد تمام شرکت هایی که تجیزات نرم افزاری و مخابراتی […]

Moncef Marzouki s’engage à être le président de tous les Tunisiens


Publié par Associated Press le mardi 13 décembre 2011 à 11h22.
Moncef Marzouki s'engage à être le président de tous les Tunisiens

Moncef Marzouki. Hassene Dridi / The Associated Press

Au lendemain de son élection par une forte majorité de l’assemblée nationale constituante (ANC) à la magistrature suprême, le nouveau président tunisien Moncef Marzouki s’est engagé mardi à être « le président de tous les Tunisiens », après avoir prêté serment la main sur le coran.

« Nous vivons un tournant dans l’histoire de la Tunisie », a-t-il lancé, en insistant sur l’impératif de rompre avec le système « dictatorial » précédent dont il a longuement énuméré les dépassements. Il en a dénoncé la politique oppressive, la torture, les procès politiques, l’emprisonnement de dizaines de milliers d’opposants et d’islamistes, la corruption, l’atteinte à l’identité arabo-musulmane du pays.

Dans sa première adresse à la nation retransmise en direct par la télévision nationale prononcée lors d’une séance extraordinaire de l’assemblée, l’ancien opposant notoire de Ben Ali s’est voulu rassurant à l’endroit de l’opposition qui a voté blanc. Celle-ci nourrissait des appréhensions face à ce qu’elle considère comme une concentration des pouvoirs aux mains du futur chef du gouvernement qui devrait être l’islamiste Hamadi Jebali, au détriment du chef de l’Etat. Elle protestait aussi contre la non délimitation de la durée du mandat de la Constituante initialement prévu pour un an.

L’ANC a pour mission essentielle d’élaborer une nouvelle Constitution qui doit conduire à terme à des élections générales.

Moncef Marzouki a assuré qu’il mènera des concertations aussi bien avec le gouvernement qu’avec l’opposition qu’il a invitée à « faire preuve de fair play et de proposer des solutions » aux problèmes qui se posent.

En militant ardent des droits de l’Homme, Moncef Marzouki s’est fixé pour objectif « d’asseoir les fondements d’une République civile et démocratique » qui garantit aux Tunisiens le droit à l’emploi, à l’enseignement, à la santé et « tous les droits de la femme, notamment à l’égalité » avec les hommes.

A l’instar du président de l’ANC, Mustapha Ben Jaâfar, il a tenu à rendre un hommage appuyé à son prédécesseur Fouad Mébazzaâ et au Premier ministre sortant Béji Caïd Essebsi pour avoir conduit le pays aux « premières élections démocratiques » en Tunisie, ainsi qu’à l’armée et au corps de la sécurité pour leur « loyauté ».

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des défis énormes » qui nécessitent « des décisions audacieuses », a-t-il déclaré sur un ton résolu. Il a cité les « réformes urgentes » que nécessite une situation socio-économique préoccupante dont, en premier lieu, la création du plus grand nombre d’emploi possible pour atténuer l’acuité du problème du chômage qui affecte plus de 700.000 jeunes dont quelque 200.000 diplômés du supérieur.

Son programme prévoit également d’encourager les investissements « loin de toute exploitation », de rétablir l’équilibre entre les régions développées et celles démunies et de conforter l’identité arabo-musulmane, s’agissant notamment de « protéger les femmes voilées ».

Pour « réaliser les objectifs de la révolution », il a invité les Tunisiens à « faire preuve de patience » et ne pas exiger des solutions immédiates.

« Les Tunisiens ont prouvé au monde qu’ils étaient un peuple civilisé et qu’ils ont les compétences et les ressources de relever tous les défis », a-t-il insisté.

Selon lui, « le monde arabe observe l’expérience tunisienne dont le succès servira de modèle et l’échec aura des répercussions négatives ».

Il a terminé en s’inclinant, les larmes aux yeux, à la mémoire « des jeunes tunisiens qui sont tombés sous les balles pendant la révolution pacifique » qui a fait chuter le régime répressif de Ben Ali. « Sans le sacrifice des martyrs de la révolution, je ne serais pas là », a-t-il lâché, la gorge serrée par l’émotion.

Le nouveau président devait ensuite se rendre au palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, pour y prendre ses quartiers lors d’une cérémonie de passation des pouvoirs avec le président intérimaire sortant Fouad Mébazzaâ.

Il devait avoir dans l’après-midi des concertations avec les chefs des partis et autres personnalités politiques, en prélude à la désignation prévue mercredi du chef du gouvernement pressenti qui aura à former son cabinet avant la fin de la semaine. AP

Réaction à l’article « Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur » ?


Madame la rédactrice en chef,
je vous fais parvenir ma réaction à l’article paru dans le vif la semaine dernière (v. pièce jointe),
je vous saurais gré de présenter un résumé de mon article dans le courrier des lecteurs.
Je vous prie également de demander à vos services de mettre fin à mon abonnement à l’hebdomadaire.
veuillez croire, madame, à mon expression de citoyenne critique et sincère.
Anne Mottart

(article paru dans  l’hebdomadaire  « le vif » – du 2 au 8 décembre.)

Si  je suis entièrement d’accord avec  l’auteur de l’article Marie-Cécile Royen, quant à la dénonciation  ferme, sans équivoque,  quant  au refus et sanctions contre toute forme de discrimination, violence physique, verbale, psychologique à caractère raciste, y compris à l’égard de citoyens, de citoyennes, de  jeunes de la communauté juive ;

Je suis par contre étonnée du manque d’analyse et de réflexion politique quant à la recherche des  racines et des différents facteurs qui, dans  le contexte actuel  du conflit du Proche Orient, entrainent un sursaut  de  comportements de haine et rejet  à l’égard des Juifs :

C’est évident qu’il y a partout en Europe une toile de fond  d’antisémitisme et de vieux clichés qui se perpétuent depuis des générations ,et contre lesquels  il faut combattre à tout prix ;

Mais, comment ne pas s’interroger  sur la politique d’occupation menée par l’état d’Israël, depuis des dizaines d’années, et qui ne peut que continuer à engendrer des réactions de colère et de révolte ?: de  la part des communautés arabes, mais aussi de plus en plus de citoyens en Belgique, en Europe, dans le monde.

Non, nous ne sommes pas cette « nuée d’ONG et d’ASBL, et un parti –Ecolo/Groen » qui prônons    le boycott  à l’égard des produits Israéliens  comme si ce pays entretenait un régime d’apartheid »(sic) ;

Non, nous ne sommes pas non plus « cette droite déjantée, une partie de la gauche tiers-mondiste, ni  même  extrême gauche stalinienne » qui faisons « une critique obsessionnelle  de l’état d’Israël »  et offrons une « caution intellectuelle à certains débordements » (sic) .

Il est terriblement dangereux  d’amener la confusion, et de faire passer la réaction citoyenne , légitime , portée par des  personnalités ( tel Stéphane Hessel, qui critique ouvertement la politique d’Israël), mais aussi par des partis, des syndicats, des mouvements citoyens…comme une dérive de l’antisémitisme vers l’antisionisme .

Il existe un mouvement extrémiste dans  ce sens, et il faut le condamner.

Mais ce n’est pas le nôtre.

Au contraire, c’est au nom des libertés individuelles et collectives, et au nom de la reconnaissance et de l’existence d’un Etat palestinien, que demande d’ailleurs le parlement européen, que nous nous engageons.

Ces libertés sont brimées chaque jour par l’armée israélienne :

arrestations et détentions arbitraires,

destruction de maisons, d’écoles, de mosquées, d’oliviers ;

poursuite de la colonisation sauvage et illégale, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est ;

de même celle du mur d’apartheid,

séparation entre villes et villages palestiniens, humiliations aux check-points…

Autant de violations du droit international et des libertés individuelles et collectives, quotidiennes, et qui ne sont jamais sanctionnées.

J’observe que l’auteur de l’article argumente en puisant  à des sources unilatérales (l’historien Joël Kotek, président du CCOJB.- comité de coordination des organisations  juives de Belgique ) ; c’est ne pas reconnaître des positions défendues par d’autres :

comme l’Union progressiste des juifs de Belgique (UPJB.) ; les nombreux mouvements citoyens, partis, syndicats qui analysent en profondeur et cherchent à comprendre les racines du conflit « importé chez nous ».Le centre pour l’égalité des chances est lui-même critiqué (pour ne pas agir suffisamment contre les actes d’agression). Mais lui a-t-on laissé l’occasion de démonter les mécanismes qui conduisent à de tels actes ?

Personnellement, je reviens d’un voyage en Cisjordanie, et je ne peux que voir, et dénoncer, depuis mon 1er voyage en 2006, la croissance et le nombre de colonies, d’annexions, de destructions en Palestine, mais aussi à  Jérusalem-Est.

Je reviens également  des « Halles de Schaerbeek » où est organisée depuis le 1er  décembre jusqu’au 17  une exposition consacrée à « brisons le silence » une association israélienne qui  regroupe d’anciens soldats de l’armée israélienne, des jeunes qui ont fait leur service militaire et ont servi dans les territoires occupés  et qui dénoncent les violences et brutalités quotidiennes  de l’armée  à l’égard des Palestiniens.  A travers leurs témoignages  directs, les photos,  vidéos ,  nous découvrons l’horreur de l’occupation militaire, de l’arbitraire, des violences ; mais aussi de la militarisation de la société israélienne , ce qui pousse leur organisation «  brisons le silence », à aider des jeunes, filles et garçons à « refuser » le service militaire et refuser de  servir dans l’armée d’occupation.

Cette critique est  d’ailleurs renforcée par la voix d’artistes, de journalistes, d’associations pour la paix, israéliens qui dénoncent cette politique d’occupation.

Voilà des voix, et ce type d’analyse qu’on souhaiterait voir et entendre à travers la presse et nos medias.

Anne Mottart

Professeur d’Histoire, membre de l’association « paix juste au Proche orient,  Nivelles ».

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑