A Walaja, la cueillette des olives de cette année pourrait bien être la dernière


Nigel O’Connor
The Palestine Monitor

Cette semaine, dans toute la Cisjordanie, la cueillette des olives a commencé, des populations quittant leur travail dans les villes
et venant dans les villages pour aider à la cueillette.
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La route du Mur qui va encercler al-Walaja.
Photo Nigel O’Connor.

Bien des agriculteurs sont confrontés aux restrictions imposées par les FDI, (Forces de défense israéliennes, ou plutôt FOI, Forces d’occupation israéliennes – ndt) pour savoir quand et où ils peuvent faire leurs cueillettes, en raison de la prolifération des colonies et des avant-postes israéliens.

Pour les villageois d’al-Walaja, village proche de Bethléhem, la cueillette se trouve assombrie par le fait que l’an prochain, ils vont être séparés de leurs terres une fois qu’Israël aura terminé la construction de son Mur de séparation. La route du Mur fera tout le tour du village, sauf à un endroit pour une route d’accès.

Le 23 août, la Cour suprême d’Israël a rejeté la plainte déposée contre le tracé prévu pour la route du Mur qui en fait va annexer près de 5000 dunums (500 hectares, ou 1250 acres) de terres agricoles du village.

Vendredi, dans une manifestation de soutien, des Palestiniens et internationaux ont aidé les agriculteurs à cueillir les olives sur les oliviers qui se trouvent au-delà du tracé envisagé pour le mur.

Des actions de solidarité ont été organisées par ISM (Mouvement international de solidarité), une organisation créée par le candidat à la présidentielle palestinienne, le Dr Mustafa Barghouthi.

Le Dr Barghouthi a participé à la cueillette et remercié les volontaires pour l’importance de leur participation.

«  Nous sommes ici parce que le mur israélien va empêcher la population de faire les cueillettes à cet endroit » dit-il. « Le mur est en train d’entourer le village et d’isoler complètement les villageois de leur communauté ».

Samedi matin, des soldats israéliens s’étaient regroupés près du lieu de la cueillette et les agriculteurs s’attendaient à ce qu’ils leur disent de partir de leurs terres.

Pour le Dr Barghouthi, c’est la forte présence internationale qui les a dissuadés de tenter toute action. « C’était un acte de solidarité très important », dit-il.



S’exprimant sur The Palestine Monitor en septembre, une habitante d’al-Walaja, Sheerin al-Araj, a dit que son village représentait un microcosme de l’histoire moderne de la Palestine.

« A l’origine, notre village possédait 18 000 dunums de terres » a-t-elle dit tout en manifestant contre la construction du Mur de séparation. « La guerre d’Indépendance d’Israël en 1948 nous a pris 11 000 dunums ». Le Mur va réduire les terres du village encore beaucoup plus.

Avec la guerre des Six Jours et l’occupation israélienne de Cisjordanie et de la bande de Gaza, les limites communales de Jérusalem ont été étendues afin de prendre de nouveaux territoires. Les colonies de Gilo et de Har Gilo se sont implantées.

« Depuis 1967, nous avons deux colonies, une route et une voie ferrée. Une fois que le Mur sera construit, il nous restera seulement 2200 dunums » a dit Sheerin.

Depuis la Deuxième Intifada et la paralysie qui en a suivi de l’économie de la Cisjordanie, bien des Palestiniens sont devenus extrêmement dépendants pour assurer les récoltes et cueillettes dans leurs exploitations familiales.

Dans la période qui a précédé la cueillette des olives, les colons israéliens ont souvent pris pour cibles les villages qui leur sont voisins en arrachant, détruisant ou brûlant les arbres. Pour al-Walaja, ce sont les FDI, avec la complicité de la Cour suprême d’Israël qui vont couper les villageois de leurs arbres et de leurs terres.

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En pointillés orange, tracé du mur existant.
En pointillés bleus, tracé du mur à venir.
En violet, projet de colonisation.
Source : PNN

17 octobre 2011 – The Palestine Monitor – traduction : JPP


Candidature de la Palestine à l’ONU : vote possible le 11 novembre

Le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait voter le 11 novembre sur la candidature des Palestiniens à un siège permanent à l’organisation, a-t-on appris hier auprès d’un diplomate occidental de haut rang. Une réunion d’information des quinze pays membres du Conseil de sécurité sur l’état d’avancement de l’examen de la candidature palestinienne s’est déroulée mardi d’une façon « harmonieuse », a-t-il expliqué. Il y aura encore une réunion au niveau des ambassadeurs le 3 novembre, puis une réunion formelle le 11 novembre qui, si les Palestiniens le souhaitent, pourrait déboucher sur une mise au vote, a-t-il poursuivi. Les discussions sur la candidature palestinienne à l’ONU se poursuivent parallèlement aux efforts du quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour relancer un dialogue israélo-palestinien gelé depuis plus d’un an. Le quartette se réunira séparément avec des représentants israéliens et palestiniens le 26 octobre à Jérusalem.


http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/727812/Candidature_de_la_Palestine_a_l%27ONU+%3A_vote_possible_le_11_novembre.html

Gilad Shalit, les prisonniers palestiniens et le « sang sur les mains »


mardi 18 octobre 2011, par Alain Gresh
Blog du Monde diplomtique

On ne peut que se féliciter, sur le plan humain, de la libération de l’« otage » Gilad Shalit, rendu à sa famille et à ses proches après cinq ans de captivité. On peut toutefois s’étonner de la place accordée à cet événement par nombre de médias, avec des envoyés spéciaux dans son village natal, attendant son retour, interrogeant les habitants, partageant l’émotion générale.

Si la joie des Palestiniens est également montrée – et c’est une bonne chose –, on partage en revanche rarement celle d’une famille précise, celle d’une femme retrouvant son mari (certains prisonniers croupissaient dans les geôles israéliennes depuis plus de trente ans – j’ai bien dit trente ans –, un tiers ont été arrêtés avant les accords d’Oslo de 1993), d’un fils retrouvant son père dont il ne se remémore même pas le visage.

L’une des remarques qui reviennent sans cesse dans les médias est que ces gens que l’on libère ont « du sang sur les mains ». Il est étonnant de voir ainsi repris l’un des thèmes de la propagande israélienne, qui parle, elle, de « sang juif sur les mains ».

Oui, nombre de prisonniers ont participé à des actions contre des militaires et même des civils israéliens. C’était aussi le cas des combattants du Front de libération nationale (FLN) algérien et du Congrès national africain (ANC) sud-africain : tous deux ont menés des actions armées, tous deux ont commis des actes « terroristes » (attaques contre des cafés, des civils, etc.). Nelson Mandela, présenté aujourd’hui comme une sorte d’icône du pacifisme, était considéré comme un terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni ; Amnesty International avait refusé de l’adopter comme « prisonnier de conscience » parce qu’il prônait la violence.

La question essentielle qui ne sera pas posée : est-ce que l’attaque contre Gaza de décembre 2008, durant laquelle des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis, ne signifie pas que l’armée israélienne a « du sang sur les mains » ? Sans parler de l’invasion du Liban de 1982, qui a fait des milliers de victimes civiles, ou de la guerre contre ce même pays en 2006, qui a causé 1 400 morts.

L’un des arguments les plus fallacieux utilisés concernant les prisonniers palestiniens est qu’ils sont passés devant des tribunaux, qu’Israël est un pays démocratique, que sa justice est indépendante, etc. Tous ceux qui connaissent un peu le système judiciaire de ce pays savent que cela est parfaitement faux – sans même parler des prisonniers “administratifs”, que l’on maintient en détention sans procès, mais « légalement ». Ce serait un sujet intéressant pour les médias d’enquêter là-dessus.

Pour revenir sur l’émotion qui semble saisir les médias occidentaux devant la libération de Shalit, espérons qu’ils feront preuve de la même compassion pour le Franco-Palestinien Salah Hamouri, emprisonné depuis bientôt sept ans à la suite d’un procès qui était ainsi résumé par Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères : « Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable. » Et que de nombreuses chaînes de télévision couvriront en direct sa libération…

http://blog.mondediplo.net/2011-10-18-Gilad-Shalit-les-prisonniers-palestiniens-et-le

Accueil triomphal aux héros libérés des geôles israéliennes (vidéo)


Après des dizaines d’années d’enfermement dans les cachots israéliens, 477 détenus palestiniens, dont 315 condamnés à perpétuité, ont été accueillis en grande pompe dans la bande de Gaza, la Cisjordanie, et les territoires occupés en 1948.La vidéo ICI

Echangés avec le soldat israélien capturé depuis 5 années, leur majorité se rendra dans la Bande de Gaza. Alors qu’une dizaine d’entre eux retourneront dans les territoires de 1948. Quarante d’entre eux seront exilés via l’Egypte, vers la Turquie(10), vers le Qatar (15) et la Syrie (15). 27 femmes figurent parmi ces détenus, alors que neuf autres restent toujours en prison.
Liesse à Gaza et en Cisjordanie

Dans une liesse populaire rarement vue, pas moins de 200 milles Gazaouis, dont le chef du gouvernement Ismail Haniyeh, ont accueilli près de 300 des détenus libérés. Ils sont arrive en fin de la matinée de ce mardi.
Il en est de même en Cisjordanie, où un convoi de plusieurs autobus transportant des Palestiniens libérés s’est dirigé vers la ville de Ramallah, où les premiers détenus élargis ont été accueillis par le président Mahmoud Abbas.

Les détenus ont salué la foule avant de descendre des bus. Ils ont embrassé les personnes venues les accueillir, reçu des jets de pétales de fleurs et une décoration aux couleurs du drapeau palestinien.

Les détenus libérés et leur famille remercient la résistance

« Je ne peux pas exprimer mes sentiments, c’est le plus beau jour de notre vie », déclare Hamdiya al-Sinwar, soeur de Yehia Sinwar, un des chefs militaires du Hamas, qui avait pris place dans un des bus.

« Merci à la résistance et au Hamas », dit-elle, « ma mère rêvait de revoir Yehia, mais hélas elle est morte il y a sept ans ».

Azmi Ferwana, père de Mohammad Ferwana, un des résistants palestiniens tombés en martyre lors de l’enlèvement du soldat israélien, est arrivé le premier au terminal.

« Je suis fier du martyre de mon fils dans l’opération et je considère tous les prisonniers libérés aujourd’hui comme mes fils », confie-t-il.

Pour Oum Ahmad al-Saïdi, dont un fils doit être libéré mardi tandis qu’un autre reste en détention, « la libération de nos fils prisonniers était un rêve lointain et inaccessible qui s’est réalisé par la main de la résistance ».

« Mon fils Awad ne figure pas dans l’accord mais je suis heureuse et confiante dans le fait qu’il reviendra un jour prochain et sortira avec tous les prisonniers », ajoute-t-elle
Interviewés dans le bus du côté égyptien par les médias égyptiens, plusieurs des détenus libérés ont « remercié le Hamas et la résistance ».

Certains brandissaient des Corans devant les caméras, d’autres parvenaient difficilement à ravaler leurs larmes et leur émotion.

Côté israélien: mobilisation policière et colère des colons

Plus de 1.000 policiers de l’occupation israélienne ont été déployés le long des itinéraires empruntés les convois, a rapporté la radio publique israélienne.

Six extrémistes israéliens qui tentaient de bloquer le convoi en s’allongeant sur la route pour dénoncer la libération des soi-disant « terroristes » ont été arrêtés, selon la radio de l’occupation.

Des représentants du consulat d’Egypte en « Israël » étaient présents au départ des convois pour s’assurer de l’identité des détenus qui doivent être relâchés dans le cadre d’un accord sans précédent sous médiation égyptienne entre l’entité sioniste et le Hamas.

Notons qu’un second groupe de 550 détenus doit   être libéré dans deux mois, conformément à l’accord signé mardi dernier sous médiation égyptienne entre l’entité sioniste et le Hamas.

voir aussi cet article

SOS ARENBERG


Lettre ouverte à Mme Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des Chances de la
Fédération Wallonie-Bruxelles

Madame la Ministre,

Depuis quelques mois, plusieurs dizaines de milliers de spectateurs et professionnels de l’audiovisuel de notre pays ont marqué leur solidarité avec le cinéma Arenberg pour qu’il puisse continuer son action.
De très nombreux professionnels des cinq continents (producteurs, réalisateurs, responsables de festivals, distributeurs…) vous ont également adressé un courrier de protestation. En guise de réponse vous les informez que « les repreneurs du cinéma indiquent qu’ils conserveront une activité cinématographique de type art et essai. »… Réponse de diplomate se cachant derrière son petit doigt!

Comment en effet, étant informé des réalités, peut-on donner le moindre crédit à un « engagement » de ce genre de la part d’un consortium à vocation strictement commerciale?

Vous ne pouvez faire semblant d’ignorer ou occulter le fait que le groupe de « repreneurs » est composé pour l’essentiel de deux agences françaises de communication et d’un spécialiste de jeux vidéo…) ainsi que d’une banque d’affaires.
Ce consortium ne fait d’ailleurs aucun mystère de son objectif qui est d’installer un complexe dédié à “l’entertainment » (boutique, projections 3D, jeux vidéo, événements VJ (vidéo-jockeys),etc).

Il ne faut pas être devin pour prévoir que l’activité dédiée au cinéma d’art et d’essai sera d’ordre « cosmétique » en appliquant la recette bien connue du pâté d’alouette et de cheval (une pincée de culture dans une mixture mercantile).

Cela, vous le savez, Madame la Ministre!
Vous savez parfaitement que la reprise par ce consortium signe la fin du cinéma d’art et d’essai à l’Arenberg… Et qu’aucune “compensation” à l’équipe actuelle n’aura d’effet sur la véritable problématique.

Je vous en prie, ne vous débarrassez pas du problème par des paroles lénifiantes… Agissez, vous en avez les moyens!
Ayez la volonté de vous battre pour que l’Arenberg ne soit pas un second « Pathé-Palace », ce complexe qui aurait pu ouvrir ses portes dès octobre 2004 (!) – relisez la « Lettre ouverte au Secrétaire Général »… c’est édifiant! – et qui est toujours en friche!

En espérant que vous ne serez pas complice de cet « arrangement », que vous ne permettrez pas cet abandon d’un instrument culturel qui nous appartient à tous.

Bien à vous

Rudi Barnet

Ex Directeur du Festival de San Sebastian
Ancien expert pour l’audiovisuel du Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles
Co-fondateur de Cap Network

« J’avais un jour quand mon père a été emprisonné »


mardi 18 octobre 2011 – 17h:36

Shahd Abusalama – E.I

Un sentiment très déroutant m’a traversé après avoir entendu parler de l’échange de 1027 détenus palestiniens pour un seul soldat israélien, Gilad Shalit, qui avait été capturé par les combattants de la résistance palestinienne.
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La libération des prisonniers a donné lieu à des scènes très émouvantes – Photo : Oren Ziv/ActiveStills

Je ne sais pas s’il faut se sentir heureux ou triste.

Contemplant les visages des familles des prisonniers dans la tente de solidarité dans la ville de Gaza, je vois des regards que je n’ai jamais vus auparavant : des yeux brillants d’espoir. Ces personnes ont assisté à chaque événement en solidarité avec nos détenus, n’ont jamais abandonné l’espoir que leur liberté était certaine un jour, et ils sont restés forts pendant toute la durée de l’absence de leurs proches, confinés dans les cellules israéliennes.

Penser à ces femmes dont les proches doivent être libérés et voir leurs grands sourires me rend heureuse. Mais dans le même temps, la pensée des 5000 autres prisonniers qui vont avec volonté poursuivre leurs résistance dans les prisons, fait que mon coeur se brise pour eux.

Des cœurs meurtris pour ceux toujours en prison

Quand je suis arrivée à la tente [de la solidarité avec les prionniers], le 12 Octobre, l’épouse du prisonnier Nafez Herz, qui a été condamné à l’emprisonnement à vie et est resté emprisonné depuis 26 ans, m’a serré la main et m’a dit son enthousiasme après avoir entendu dire que son mari serait libéré. Puis elle m’a dit : « Mais vous ne pouvez pas imaginer combien mon cœur saigne pour ces familles dont les prisonniers ne seront pas relâchés dans cette opération d’échange. Toutes les familles des prisonniers sont devenues comme une grande famille. Nous nous réunissons chaque semaine, sinon quotidiennement devant la Croix-Rouge, nous partageons nos tourments, et nous comprenons les souffrances des uns et des autres. » J’ai saisi ses mains et les ait pressées tout en disant, « Nous ne les oublierons jamais, et si Dieu le veut, ils vont bientôt gagner leur liberté. »

Pendant que j’écrivais cet article au milieu de la foule de gens dans le bâtiment de la Croix-Rouge, j’ai soudain entendu des personnes chanter et taper des mains et je pouvais voir une femme sautant de joie. Alors au téléphone, elle dit à haute voix : « Mon mari va être libre ! » Son mari est Abou Thaer Ghneem, qui a été condamné à la prison à vie et a passé 22 ans incarcéré. Comme je regardais les gens célébrer et chanter pour la libération des détenus palestiniens, j’ai rencontré son fils unique, Thaer. Il tenait sa mère serrée tout en adressant à Dieu des prières pour montrer leur reconnaissance. J’ai touché son épaule, en essayant d’attirer son attention. « Félicitations ! Comment vous sentez-vous ? » lui ais-je demandé. « J’avais un seul jour quand mon père a été arrêté, et maintenant j’ai 22 ans. J’ai toujours su que j’avais un père en prison, mais ne l’ai jamais eu près de moi. Mais mon père va enfin être libre et il va occuper la place qui est la sienne, restée vide au cours des 22 années de ma vie. »

Sa réponse a été très touchante et m’a laissé sous le choc et admirative. Alors qu’il me parlait, j’ai senti combien il ne pouvait pas trouver les mots pour décrire son bonheur à l’idée de la libération de son père.

La fête se poursuit depuis une heure. Puis je suis revenue à mon ancienne confusion, me sentant noyée dans un flot de pensées. Les familles des 1027 détenus fêteront la liberté de leurs proches, mais que dire du sort du reste des prisonniers ?

Ne pas oublier la grève de la faim

J’ai entendu beaucoup d’informations depuis la nuit dernière concernant les noms des prisonniers bientôt libérés, mais il était difficile de trouver deux sources donnant les mêmes nouvelles, en particulier sur Ahmad Saadat et Marwan Barghouti, et s’ils étaient impliquées dans la opération d’échange. J’ai me suis toujours sentie spirituellement reliée à eux, surtout Saadat, car il est un ami de mon père. Je ne peux pas supporter l’idée qu’il puisse ne pas être concerné par cette opération d’échange. Il a subi suffisamment de tourments sans merci sous le régime d’isolement qu’Israël lui impose depuis plus de deux ans et demi.

N’oublions pas ceux qui sont encore dans les prisons de l’occupation israélienne et qui sont en grève de la faim, car cette grève n’a pas eu lieu pour un accord d’échange, mais pour que l’Administration pénitentiaire israélienne cède face aux demandes des prisonniers. Les personnes qui ont rejoint la grève de la faim dans la ville de Gaza se trouvent parmi ceux qui ont des proches en prison.

Nous devons parler haut et fort et dire au monde qu’Israël doit répondre aux demandes de nos martyrs vivants. Nous ne cesserons jamais de crier pour la libération des détenus palestiniens des prisons israéliennes, jusqu’à ce que celles-ci soient vides.

* Shahd Abusalam est artiste, blogueuse et étudiante en littérature anglaise dans la bande de Gaza. Son blog est appelé Palestine from my eyes.

18 octobre 2011 – The Electronic Intifada – Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte…
Traduction : al-Mukhtar

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