Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive


En cause : un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

En cause : un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».AP/CHRISTOPHE ENA

La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

« Des rendez-vous ont été pris entre l’ambassadeur d’Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier« , le directeur de l’information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l’origine de cette polémique, un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».

« INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE »

Cette émission « a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée », a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l’équipe qui l’a réalisée « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale »« en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites ». M. Prasquier a demandé derencontrer Rémy Pflimlin.

L’ambassade d’Israël à Paris n’était pas joignable samedi, jour du Yom Kippour, leGrand Pardon, la fête la plus importante du judaïsme. Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, « Boycott France Télévisions », demandant que la chaîne« revienne sur cette émission et présente des excuses ».

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l’émission, Patrick Boitet, s’est expliqué dans une interview au Parisien : « Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (…) Pour le Proche-Orient, les opinions s’enflamment facilement. Mais là, c’est exagéré ». Il raconte avoir reçu « 800 mails » cette semaine, « où nous sommes traités de petits nazillons ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait pas ailleurs été physiquement menacé.

Le journaliste de France télévisions spécialiste du Proche-Orient, Charles Anderlin,s’est fendu d’un article sur son blog intitulé « Bonjour les censeurs ». Il y fustige la polémique, estimant que « cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer. »

Syrie, dans les coulisses de l’enfer


Le Point.fr – Publié le 08/10/2011 à 15:01
La journaliste Sofia Amara a filmé clandestinement les acteurs de la révolution syrienne et les risques auxquels ils s’exposent.

Syrie, dans les coulisses de l'enferDes manifestants brandissent un drapeau d’indépendance à Homs. © – / arte

Sofia Amara, 43 ans, est la première journaliste indépendante à avoir pu filmer la révolte syrienne. C’était en août dernier. De Damas à Hama en passant par Homs et Rastan, elle a pu suivre clandestinement le travail au quotidien des comités de coordination de la révolution, rencontrer des officiers résistants et mesurer la violence des sanctions. Son documentaire, Syrie, dans l’enfer de la répression, diffusé mardi 11 octobre à 20 h 40 sur Arte, est le journal de bord de ce périple à haut risque. Pour Le Point.fr, elle raconte les coulisses de ces images exclusives.

Le Point.fr : La Syrie est interdite aux médias étrangers. Comment avez-vous pu tourner votre documentaire ?

Sofia Amara : Je suis entrée avec un visa touristique, sans mentionner mon statut de journaliste. Mais, comme une femme seule éveille forcément les soupçons, une collègue qui parle également l’arabe m’a accompagnée du 4 au 15 août. Pour les autorités, nous étions des touristes pro-syriennes et pro-Hezbollah.

C’était risqué…

Oui, mais il fallait que je voie ce qu’il se passait réellement. Et surtout, que je rapporte des preuves. C’est un pays qui connaît la terreur depuis 40 ans. Aujourd’hui, avec le Printemps arabe, la chute de Moubarak en Égypte, la soif de liberté, le peuple se soulève et doit affronter de nouvelles atrocités. J’avais surtout peur pour mes guides, à qui j’ai fait prendre beaucoup de risques. Mais la peur est partout en Syrie. Diffuse, elle vous quitte parfois, mais vous rattrape toujours. C’est l’instrument maître de Bachar el-Assad. Je me souviens d’un réfugié qui vivait en France depuis des années et qui me disait : « Je vais mourir avec cette peur. »

Qu’avez-vous observé pendant ces deux semaines ?

Pour moi, qui connais bien le pays, c’était très surprenant de voir qu’une population qui a vécu des dizaines d’années dans la méfiance, dans l’oppression, sans possibilité de tisser des liens sociaux sûrs, peut se lever comme un seul homme et prendre autant de risques. N’importe qui peut être indic là-bas. Un enfant, une jeune femme… Ils sont cachés partout. Mais j’ai surtout rétabli la vérité sur les idées fausses véhiculées par le pouvoir via la télévision officielle. D’une part, ce ne sont pas des communautaires à la botte de l’Arabie saoudite qui mènent la révolte. Et d’autre part, les révolutionnaires ne sont pas armés. Ils souhaitent avant tout rester pacifistes et militent pour un État laïc.

Comment s’organise la révolte ?

La population n’ayant pas le droit de se réunir, les manifestations s’organisent principalement via les réseaux sociaux. Les responsables des comités de coordination comme Omar, que j’ai suivi dans son quotidien, ont des pages secrètes sur Facebook, sur lesquelles ils échangent les principales informations, les slogans… Certains, comme on le voit dans le film, sont aussi sur le terrain. Mais ceux qui se sont fait repérer doivent désormais se contenter d’agir derrière l’écran. Comme cette jeune Homsienne qui envoie les vidéos des activistes torturés à Human Rights Watch pour le « jour où le régime aura à rendre des comptes au Tribunal pénal de la Haye ». Des pages Facebook favorables au régime de Bachar el-Assad demandent aujourd’hui la liquidation pure et simple de cette jeune fille. Al Jazeera joue aussi un rôle fondamental en diffusant régulièrement des vidéos consignées par les coordinateurs. Mais il faut composer avec les interruptions d’Internet et de téléphone. À chaque fois que l’armée entre dans une ville, elle coupe tout.

À Rastan, vous avez rencontré des membres de l’armée en résistance, que risquent-ils ?

Ce sont les « militaires de l’armée libre ». Ils considèrent que l’armée syrienne, c’est eux, et non pas ceux qui restent dans les rangs du pouvoir. Comme ils ont juré fidélité à la nation et au peuple, c’est leur devoir de les protéger. Au mois d’août, cette armée était composée d’à peu près 400 personnes. Aujourd’hui, je sais qu’elle a fortement augmenté. Mais ces hommes qui vivent dans la clandestinité sont activement recherchés… Et terminent pendus s’ils se font rattraper.

Des témoignages évoquent aussi la torture pratiquée dans les hôpitaux militaires…

J’ai en effet pu filmer des médecins, des chirurgiens qui m’ont fait part des atrocités pratiquées dans l’enceinte de ces centres. Lors des manifestations, tous les blessés sont traqués par les gens de la sûreté et rapatriés dans ces lieux de torture. Si le blessé insiste pour aller dans une clinique privée, on lui tire dessus. À l’hôpital, on vous questionne pour que vous balanciez les membres des comités d’organisation, on vous torture pendant des heures, on vous humilie… Puis les hommes de la sûreté s’amusent comme bon leur semble avant de, peut-être, vous achever. Tout dépend sur qui vous tombez. C’est la « roulette syrienne ».

Washington demande aujourd’hui à Bachar el-Assad de partir. Six mois après le début de la contestation, quel est l’état d’esprit des Syriens ?

Ils n’attendaient qu’une chose quand j’y étais : un geste ou une parole de la communauté internationale pour condamner ce massacre quotidien. Après autant d’années de terreur, beaucoup estiment ne plus rien avoir à perdre. Pour les Syriens, la révolution est orpheline, puisqu’elle n’a ni père ni mère. Le peuple ne peut compter que sur lui-même. Et sur Dieu. Je n’ai plus qu’à espérer qu’ils aillent au bout de leur révolte et qu’ils fassent tomber la dictature. Car je pense qu’ils ont raison : « les moitiés de révolution reviennent à un suicide »…


REGARDEZ la bande-annonce : à la source ici

Mashaal Tammo assassiné de sang froid : un autre crime contre l’humanité



Le vendredi 7 octobre, Mashaal Tammo, un militant bien connu et un porte-parole pour le futur parti kurde, a été martyrisé par les sbires de Bachar Al Assad dans la ville de Qamishli. Ceci est un autre acte d’agression non seulement contre les Kurdes et le mouvement démocratique syrien mais contre la communauté internationale et tous les gens qui luttent pour la démocratie dans le monde. L’opposition syrienne veut souligner que le sang de Tammo Mashaal et de toutes les autres personnes innocentes tuées en Syrie est sur les mains de Bachar Al Assad et des pays comme la Chine et la Russie qui, par leur veto sur la résolution de la Sécurité de Sécurité des Nations Unies réitère leur soutien à des actes odieux de terrorisme.
Le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne, appelle les Nations Unies et tous les pays libres dans le monde à condamner le triangle de la terreur qui inclut l’Iran, la Chine et la Russie pour leur soutien inhumain au régime criminel syrien. Il est temps que le monde comprenne que les intérêts économiques ne justifient pas le massacre d’une nation.
Le peuple syrien n’oubliera jamais ces actes de trahison à l’échelle internationale et réitère sa détermination à apporter la liberté et la démocratie dans son pays.

Le 8 octobre 2011
Le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne

Syrie: un chef de l’opposition kurde tué, Moscou envisage un départ d’Assad


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le 07.10.11 | 17h22

Un chef de l'opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en Syrie, théâtre de nouvelles manifestations contre le régime réprimées dans le sang, au moment où la Russie envisageait pour la première fois un départ du président Bachar al-Assad.

Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en…

Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en Syrie, théâtre de nouvelles manifestations contre le régime réprimées dans le sang, au moment où la Russie envisageait pour la première fois un départ du président Bachar al-Assad.
A Damas, l’opposant et ancien député syrien Riad Seif a été hospitalisé après avoir été roué de coups par des agents de sécurité devant la Mosquée al-Hassan, dans le quartier Midane, ont dénoncé les comités de coordination locaux (LCC), mouvement qui chapeaute les manifestants sur le terrain.
Les Etats-Unis et l’opposition syrienne ont dénoncé l’assassinat et l’attaque comme une « escalade » dans la répression menée par le régime de Bachar al-Assad, qui a encore coûté la vie vendredi à 16 personnes.
Vendredi soir, la Maison Blanche a condamné avec force ces dernières violences et appelé le président Assad à quitter le pouvoir « maintenant », évoquant une situation « très dangereuse ».
Mechaal Tamo, 53 ans, membre du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a été assassiné par des inconnus à son domicile dans la ville de Qamichli (nord-est), selon des militants.
« Quatre hommes armés et masqués se sont introduits dans sa maison et ont tiré sur lui et son fils Marcel et une collègue », qui ont tous deux été blessés, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
L’agence officielle syrienne Sana a affirmé que le responsable kurde avait été tué par des « hommes armés à bord d’une voiture noire qui ont tiré sur son véhicule ».
A l’annonce de ce décès, des milliers de manifestants kurdes sont descendus dans la rue.
Fondateur du Courant du Futur, un parti kurde libéral, Mechaal Tamo avait récemment été libéré après trois ans et demi de prison. Il avait rejeté une proposition de dialogue présentée aux partis kurdes par les autorités.
« C’est à l’évidence une escalade dans la tactique du régime », a commenté le département d’Etat américain après les attaques contre les opposants.
Pour la porte-parole du Conseil national syrien, Bassma Kodmani, le régime a « franchi une nouvelle étape dans la stratégie de répression. Tous les leaders de l’opposition doivent se protéger ». La moitié des membres du CNS vivent en Syrie, les autres étant éparpillés aux Etats-Unis, en Europe et en Turquie.
Créé fin août à Istanbul, le CNS qui s’efforce de structurer la contestation contre le régime, réunit la majorité des courants politiques opposés au régime, en particulier les LCC, les libéraux, les Frères musulmans et des partis kurdes.
Il doit en principe se réunir samedi au Caire pour se doter d’une direction.
A l’appel des militants pro-démocratie, des milliers de personnes ont défilé en Syrie sous le slogan « le CNS est notre représentant, le mien, le tien et celui de tous les Syriens ».
Mais, comme chaque vendredi, les forces de sécurité massivement déployées ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant 16 civils: trois à Douma et un à Zabadani, deux villes proches de Damas, un dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest), et 11 à Homs (centre), selon l’OSDH.
A Homs, des manifestants ont appelé à la chute du régime en brandissant des chaussures devant des photographies du président syrien, dont le visage était barré d’une croix, selon une vidéo diffusée sur YouTube.
A Deraa (sud), des milliers de personnes ont piétiné des drapeaux géants de la Russie et de la Chine, qui ont opposé mardi leur veto à un projet de résolution occidental au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression.
Mais le président russe Dmitri Medvedev, dont le pays est un proche allié de Damas à qui Moscou fournit de l’armement, a envisagé pour la première fois le départ de M. Assad, même si Moscou maintient son opposition à toute ingérence dictée par les Occidentaux.
« Nous travaillons activement avec les dirigeants syriens pour qu’ils procèdent aux réformes indispensables. S’ils ne sont pas capables de mener ces réformes, ils doivent partir », a-t-il dit. « Mais c’est au peuple et au régime syrien de décider cela, et non pas à l’Otan ou à certains pays européens ».
Alors que la répression a fait plus de 2.900 morts dont au moins 187 enfants selon l’ONU, la Syrie a été la cible à Genève de nombreuses critiques devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le régime Assad restant inflexible aux protestations et aux sanctions depuis le début de la révolte le 15 mars.
Plusieurs pays occidentaux, ainsi que le Brésil, ont demandé à Damas d’autoriser l’entrée sans entrave de la commission d’enquête internationale indépendante chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme.

AFP

Cinéma ATTAC : MOURIR ? PLUTÔT CREVER…!


Le jeudi 20 octobre à 21 heures 30, à l’Arenberg,

le Cinéma d’Attac présente

MOURIR ?

PLUTÔT CREVER…!

 Un documentaire impertinent mais pertinent

sur un «voyou» magnifique: le dessinateur Siné.

Dès 20 heures 15, LE GRAND DÉBAT:

 

  «DU RIRE AUX (L)ARMES,

TOUS LES COUPS SONT-ILS PERMIS…?»

AVEC

Philippe GELUCK (en réserve de la République),

Nöel GODIN, Pierre KROLL et Claude SEMAL

 

Siné a des tuyaux dans le nez et l’humour noir comme son pacemaker.

Le cartooniste a passé le mur des 80 ans en chaise roulante, mais ses nerfs restent assez solides pour fouetter les tire-au-cul.

Rebelle à l’armée, aux drapeaux, aux hymnes, aux polices de la pensée, aux patrons, aux politiques de droite, il revient secouer les ukazes de toutes sortes avec un nouveau magazine indépendant: Siné Mensuel. Le premier numéro est sorti en septembre avec la complicité acide de beaux branleurs: Philippe Geluck, Lindingre, Willem, Vuillemin, Zep, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Delfeil de Ton, Stéphane Mazurier…

En bonus, les lecteurs trouveront des fiches conseils pour faire la révolution et empêcher la réélection de Nicolas Sarkozy.

Mourir? Plutôt crever ! Ce documentaire jouissif raconte les combats d’un dessinateur hors-pair, ses liens avec Malcom X, son amitié avec Prévert, sa guerre contre la guerre en Algérie, l’antigaullisme, Mai 68 et tout le boxon qui s’en suivit.

Siné s’est toujours engagé, s’est parfois trompé, le reconnaît volontiers. Sa férocité, il la tient de son immense tendresse pour tous les opprimés. D’où sa rage contre les nantis de tous acabits.

Siné est resté un homme «mal élevé», le genre de types qui aident à nous relever.

 

 

 

 

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MOURIR ? PLUTÔT CREVER… ! 

Cinéma ARENBERG 26 Galerie de la Reine

 France  2009   Durée 94 minutes

Prix d’entrée 6,6 euros y compris pour le débat (sauf les Article 27)

 ATTAC-Bruxelles 1 16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

  bxl1@attac.be       http://bxl.attac.be        0494 / 808 854

 

Telecomix Syria, l’information syrienne qui contourne la censure


7 octobre 2011 39 lecture(s)

Après l’Egypte et la Tunisie, Telecomix a trouvé son nouveau cheval de bataille :  la liberté d’accès à internet en Syrie et donc par association, la liberté d’information. C’est de là qu’est né Telecomix : Syria, portail d’accès à de multiples sites d’actualités traitant de la situation en Syrie. Un peu à la manière d’un Google Actu, le site référence les articles par titres avant de basculer les internautes sur les sites sources.

“La plupart des gens qui participent à ce projet, ne savaient pas grand-chose sur la Syrie, mais s’intéressent à la liberté. On a donc décidé de nous y mettre sur notre temps libre” a confié “itsnotabigtruck”, hacker membre de Telecomix, cité par Internet sans frontières, qui constate simplement que “la Syrie est un des exemples les plus flagrants d’un pouvoir qui réprime son peuple”. D’où une volonté de casser les barrières et d’offrir une chance aux Syriens de contourner la censure. Un de ses “collègues” “Kheops” développe un peu plus les objectifs de Telecomix sur le site Reflets.info. Il explique que le but  de l’ “opération Syria” (OP Syria) était avant tout d’apprendre aux Syriens à s’exprimer sur la toile sans risquer de se faire repérer, par l’usage de logiciels, de protocoles sécurisés, en évitant de laisser traîner des données personnelles sur le net et enfin d’apprendre à faire suivre vidéos et déclarations personnelles sans risquer de dévoiler la source.

Il a donc fallu contacter un maximum de Syriens tout en contournant quelques difficultés : comment toucher le plus grand nombre, obtenir leur confiance et surtout leur éviter de mettre les destinataires en danger en les contactant. La solution des réseaux sociaux a vite été écartée et c’est par un envoi massif de spams (en anglais et en arabe) qu’a opéré Telecomix, dans la nuit du 11 au 12 aout. Les adresses e-mail des destinataires avaient été récupérées sur le net. Le document a tout de même été relayé sur Twitter par la suite. Le message, allait droit au but :

Cher peuple de Syrie, combattants pour la démocratie
Nous sommes Telecomix, “hacktivistes” (
contraction de “hacker” et “activiste” ndlr) combattant pour la circulations de l’information.
Vous trouverez en pièce-jointe, un tutoriel qui pourra vous aider à communiquer et à diffuser des informations. S’il vous plaît lisez-le attentivement. Diffusez-le autant que vous le pouvez, de n’importe quelle façon. La démocratie et la liberté sont en jeu. Nous avons lutté contre la censure afin que ce message vous parvienne.
Avec des sentiments libertaires,
Salutations
Telecomix.

Afin d’enfoncer le clou et faire comprendre aux Syriens qu’il ne s’agissait ni d’une plaisanterie, ni d’une tentative de manipulation de la part du gouvernement, Telecomix a lancé par la suite un premier site internet distillant nombre de conseils pour surfer sur internet et y communiquer en toute tranquillité mettant à disposition des logiciels de protection à télécharger. Le site disposait par ailleurs d’un lien pour accéder au chat IRC de Telecomix. Peu de temps après le lancement du site (le 5 septembre), l’afflux de connexions en provenance de Syrie sur le salon de discussions fit très vite comprendre au groupe que son opération était un succès. Désormais les Syriens ont la possibilité de se renseigner entre eux, d’échanger leur point de vue sur la situation, grâce à des chats totalement sécurisés et même se parler de vive voix sur des logiciels dérivés de Skype, un logiciel de traduction (un bot plus précisément) a été mis au point pour permettre aux Européens et Américains impliqués de discuter avec la population sur place.

Plus que jamais, internet vient jouer un rôle primordial dans l’information et l’organisation. Le très important travail des membres de Telecomix permet aux Syriens de prendre le relais petit à petit. Le site d’information récemment lancé vient ponctuer l’immense tâche accomplie et “démocratise” un peu plus l’information. Mais les “hacktivistes” le savent, leur travail n’est pas encore terminé.

Syrie: « Confessions » télévisées et manipulations


Par LEXPRESS.fr, publié le 06/10/2011 à 18:16

Syrie: "Confessions" télévisées et manipulationsune jeune fille présentée comme Zaïnab al-Hosni a été ehibée à la télévision syrienne le 5 octobre pour démentir les informations sur sa mort brutale dénoncée par desassociations de défense des droits de l’Homme.Copie d’écran de la télévision syrienne

Une opposante, un colonel et une ambassadrice qui réapparaissent à la télévision syrienne pour discréditer les contempteurs du régime de Bachar al-Assad. La bataille de la désinformation bat son plein à Damas.

Forte du soutien de la Russie et de la Chine à l’ONU, la Syrie, en marge de la brutale répression qu’elle exerce contre ses opposants, mène une nouvelle fois la bataille sur le plan de la communication.

afp.com

On se souvient de la vraie-fausse défection de l’ambassadrice de Syrie à Paris, Lamia Chakkour, en juin dernier. Selon plusieurs connaisseurs de la Syrie, il s’agissait d’une manipulation des services de renseignement de Damas visant à discréditer la chaîne d’information internationale France 24, jugée hostile au régime de Bachar al-Assad.

Le même scénario pourrait s’être reproduit, visant cette fois les organisations de défense de droits de l’Homme, avec l’apparition à la télévision syrienne, mercredi soir, d’une jeune fille présentée comme Zaïnab al-Hosni, pour démentir les informations sur sa mort brutale.

Amnesty, Human rights Watch et Zaïnab al-Hosni

L’histoire de cette jeune fille avait fait le tour du monde en septembre, après l’annonce par des organisations internationales des droits de l’Homme de la découverte de son corps décapité et démembré. « J’ai fui ma famille car mes frères me battaient. Mes parents ne savent pas où je suis », a affirmé ce mercredi cette jeune fille à la télévision syrienne. Vêtue de noir, elle a montré une carte d’identité avec le nom de Zaïnab al-Hosni.

« La famille de Zaïnab al-Hosni a confirmé que la jeune femme apparue à la télévision syrienne était bien Zaïnab al-Hosni », ont reconnu les organisations de défense des droits de l’Homme Amnesty international et Human Rights Watch (HRW). Amnesty et HRW « regrettent cette erreur d’identification » et affirment que l’erreur est venue de la famille qui pensait effectivement avoir reconnu le corps de Zaïnab. L’identité de la victime enterrée par la famille al-Hosni demeure inconnue, et les deux organisations ont appelé à une enquête indépendante pour déterminer qui elle est.

Un site pro-syrien en français

Bien organisée, la communication syrienne dispose d’un site de soutien en français, InfoSyrie qui dénonce les médias hostiles, « de CBS à Al Jazeera » qu’elle accuse de désinformation. On remarquera les cautions morales françaises de ce site: Alain Soral, ancienne « plume » de Jean-Marie Le Pen, et ami de Dieudonné, qui a claqué la porte du Parti en 2009 parce qu’il n’avait pas été désigné comme tête de liste frontiste pour les élections européennes en Île de France. Autre fan de Bachar al-Assad mis en avant par InfoSyrie, Gilles Munier, ancien secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes, suspecté d’avoir bénéficié de barils de pétrole de Saddam Hussein en récompense de son soutien au régime baasiste.

Les deux organisations qui ont demandé aux autorités de pouvoir se rendre en Syrie pour pouvoir enquêter sur ce cas et sur d’autres suspects, rappellent qu’elles sont interdites d’accès depuis le début de l’insurrection populaire en mars.

Amnesty avait annoncé que la jeune fille avait été enlevée par des hommes en civil le 27 juillet, apparemment pour faire pression sur son frère Mohammad qui participait à l’organisation de manifestations à Homs. Le 13 septembre, leurs parents ont été convoqués dans un hôpital militaire pour récupérer le corps de Mohammad, apparemment torturé et mort en détention. Ils ont alors découvert un corps, mutilé et défiguré, qu’ils ont cru être celui de Zaïnab mais ils n’ont été autorisés à le récupérer qu’après avoir signé un document selon lequel leurs enfants ont été tués par une « bande armée ».

Les opposants harcelés à l’étranger

Parallèlement à cette affaire, l’ambassade syrienne à Washington s’en est pris mercredi aux « allégations fausses » d’Amnesty international, selon laquelle le régime de Bachar el-Assad harcèle et menace des opposants en Europe et en Amérique.

Amnesty citait les cas de plus de 30 militants au Canada, au Chili, en France, en Allemagne, en Espagne, en Suède, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. « Rapport haineux », selon l’ambassade, qui évoque des « histoires inventées de toutes pièces ».

Le colonel Hussein Harmouche enlevé en Turquie?

Le mois dernier, un autre cas de vraie-fausse information a entouré la disparition du colonel Hussein Harmouche en Turquie, où il avait trouvé refuge, et sa réapparition à la télévision syrienne. La télévision publique a diffusé le 15 septembre des déclarations de cet officier qui avait fait défection au printemps. Début juin, Hussein Harmouche avait annoncé sa désertion dans une vidéo diffusée par des sites internet et des chaînes de télévision arabes en expliquant son « refus de tuer des civils sans armes ».

Pour l’opposition, le colonel Harmouche a vraisemblablement été kidnappé en Turquie et ramené de force au pays. Dans l’entretien diffusé par la télévision syrienne, Hussein Harmouche affirme avoir décidé de « rentrer » en Syrie de son propre chef et nie avoir été forcé d’ouvrir le feu sur des civils. Le 8 septembre, le frère de Hussein Harmouche était mort quelques heures après son arrestation dans le village d’Abline, dans le nord-ouest du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les indignés arrivent à Bruxelles


L’Agora Internationale de Bruxelles
du 8 au 15 Octobre 2011
Les marches citoyennes arriveront à Bruxelles le 8 Octobre 2011. Et la première Agora Internationale se tiendra du 8 au 15 Octobre 2011, au parc Elisabeth, station de métro Simonis.

Entamées au milieu de l’été, elles arriveront à destination au coeur de l’automne


Elles ont été entamées en Espagne, en France et ailleurs vers le milieu de l’été, pour arriver à destination au coeur de l’automne. Après avoir parcouru près de 1500 km à pieds pour certaines, collecté des centaines de doléances et de revendications tout au long du voyage et au fil des assemblées populaires qu’elles ont initiées sur les places publiques des villes et des villages traversés, les marches populaires convergeront à Bruxelles. Des milliers d’autres citoyens venus de toute l’Europe s’y déplaceront également pour préparer ensemble la mobilisation mondiale et inédite du 15 Octobre 2011.

Un espace public libre, ouvert, digne et sans frontière

Fatigués de devoir subir la dictature des marchés financiers et des politiques folles et corrompues de nos oligarchies, nous avons décidé d’agir et de faire entendre nos voix. L’Agora Internationale de Bruxelles ainsi que les divers ateliers et actions qui sont au programme de la semaine, seront les moteurs des évènements. Partager, échanger, décider et agir, individuellement et collectivement. Prendre conscience de la réalité du monde qui nous entoure pour le repenser ensemble. L’enjeu est à la hauteur de nos ambitions. Et nous avons, tous autant que nous sommes, l’opportunité aujourd’hui, de tisser les premiers liens d’un espace public libre, ouvert, digne et sans frontière.



Venus de toute l’Europe pour le début d’une nouvelle ère


Après bientôt cinq mois de campements, d’assemblées populaires, de débats, de réflexions et  d’actions. Cinq mois d’engagement, de créativité et de préparation, à couver les prémices d’une aventure humaine qui n’aura de limites que ses ambitions, des millers de citoyens de toute l’Europe se réuniront, ici, à Bruxelles, pour marquer à jamais le début d’une nouvelle ère.

Pour nous, nos enfants et la survie de l’humanité

Nous vous encourageons tous à nous rejoindre, à participer ou à initier des assemblées populaires là où vous vivez. Il est grand temps de nous réapproprier l’espace public, notre liberté d’expression et les rennes de nos vies. Pour nous, nos enfants et la survie de l’humanité.


Littéralement,
Badi Baltazar

Exclusivité OummaTV : Le père de la fille agressée à Vigneux témoigne


Contrairement au communiqué de Sammy Ghozlan président du Bureau National de Propagation de l’Antisémitisme qui parle d’« une l’agression antisémite commise par des groupes de jeunes filles décrites comme maghrébine, qui ont insulté, battu, blessé des membres de la communauté juive de Vigneux », c’est en fait totalement l’inverse qui s’est produit, comme le prouve le témoignage en exclusivité sur OummaTV du père de la victime.

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