« The Intercept »: le nouveau site d’info des porte-voix d’Edward Snowden


 

  • Un nouveau site internet d’informations financé par le fondateur d’eBay, Pierre Omidyar, a fait ses débuts lundi avec un article du journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d’Edward Snowden, sur le rôle de la NSA dans les frappes de drones.

    Baptisé « The Intercept », le site est le produit de l’association du milliardaire irano-américain et du journaliste d’investigation démissionnaire du Guardian, qui a contribué aux révélations sur le vaste système d’espionnage américain de la NSA, l’agence chargée des interceptions de communications.

    Dans ce premier article, Greenwald affirme que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.

    Cette méthode a été utilisée aussi bien au Pakistan, qu’en Afghanistan ou au Yémen, selon Greenwald, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l’ancien consultant Edward Snowden et d’un ancien opérateur de drones.

    Cette unité de la NSA, appelée GeoCell, serait à l’origine de frappes sans que la cible soit formellement identifiée mais simplement parce qu’elle utilise le téléphone dont la carte SIM a été localisée.

    « Il peut s’agir de terroristes ou il peut s’agir de membres de leur famille qui n’ont rien à voir avec les activités de la cible« , affirme dans l’article l’ancien opérateur de drones.

    Les talibans en Afghanistan seraient de plus en plus méfiants vis-à-vis de leurs téléphones, n’hésitant pas à changer fréquemment de cartes SIM pour éviter d’être repérés, affirme encore The Intercept.

    Pierre Omidyar a indiqué qu’il investirait 250 millions de dollars, dont 50 pour lancer les opérations, dans ce projet qui doit permettre aux journalistes de « poursuivre la quête de la vérité« .

    Selon le site internet, la « mission à court terme » est de fournir une plateforme pour dévoiler les informations contenues dans les documents fournis par Edward Snowden sur la NSA.

    Belga

Le journal Le Soir fête ses 125 ans, mais le coeur n’est pas à la fête


MEDIAS | lundi 10 décembre 2012 à 9h06

Le Soir fête les 125 ans de la première parution du journal

Le Soir fête les 125 ans de la première parution du journal. A cette occasion le Roi se rendra à la rédaction du quotidien. Mais l’esprit n’est pas à la fête. Un plan d’économies sera présenté vendredi lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Le personnel pourrait alors partir en grève. Le cas du Soir n’est pas isolé.

Toute la presse écrite belge, la quotidienne comme la périodique, se vend moins bien dans sa version « papier ». Les indispensables recettes publicitaires chutent elles aussi. La presse revoit sa méthode de fonctionnement, elle revoit son modèle économique.

Quel est l’avenir du papier, quel est l’avenir du numérique ?

Depuis la semaine dernière, « Le Soir » propose pour l’instant en version béta une nouvelle édition numérique payante à 17 heures.

« Ici, on est quand même dans une mise en page qui est très standardisée, on a divisé la page en cases, on va dire des cases et il y en a une qui est plus grande, elle représente la manchette », explique Philippe Laloux, le responsable des Médias numériques au Soir.

Il nous invite à consulter son écran de travail, une version numérique destinée à une tablette, se conçoit et est réalisée différemment du traditionnel journal-papier : « On change d’univers, des photos où on joue fort sur la taille des photos, la taille des tipos, ce qu’on n’a pas dans le papier, c’est qu’on peut ajouter de la vidéo, où on peut mettre 20 photos si on le souhaite, on peut avoir des liens ».

L’édition numérique est-elle la bouée ou l’une des bouées de sauvetage de la presse quotidienne ?

« Nous devons adapter nos structures mais c’est aussi le marché qui doit s’adapter à cette nouvelle lecture et accepter le principe du payant. Ce qui est encourageant, c’est qu’on a très peu de gens qui remettent en cause le principe qu’un journal numérique soit payant », explique Bernard Marchand, administrateur délégué du groupe Rossel qui édite Le Soir.

Et ce bon vieux journal-papier qui se vend moins bien d’une année à l’autre, il y a 6 ans, Le Soir a investi dans de nouveaux équipements d’imprimerie : « Les volumes diminueront mais le fait d’avoir investi il y a maintenant 6, 7 ans, nous permet justement d’avoir ça derrière nous et ne plus se poser ces questions-là. On sait qu’on peut imprimer à des coûts compétitifs pour encore longtemps et je rappelle, le journal est portable, ne coûte pas trop cher à réaliser, pas beaucoup plus qu’une tablette et reste un éco-système qui ne disparaîtra pas à mon sens ».

Un support papier pas tout à fait dépassé

Près de 1 million et demi de journaux dans leur version-papier, sont tout de même encore vendus en Belgique, proportionnellement plus en Flandre que dans la Communauté française.

« Il va y avoir une économie numérique sur les tablettes, sur les smartphones, les écrans d’ordinateur, de qualité, qui sera payante mais de manière tout à fait abordable et qui va progressivement de fait remplacer ou substituer le papier mais le papier durera encore pas mal d’années, je crois », estime pour sa part François Laudet qui dirige La Libre Belgique » et La Dernière Heure – Les Sports.

C.B. avec D. Delhalle

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