Le gouvernement israélien divisé sur un État palestinien


22/05/2013
Proche-Orient

Le gouvernement de coalition israélien a étalé hier ses divisions sur la question d’un futur État palestinien, à deux jours de la visite dans la région du secrétaire d’État américain John Kerry qui tente de relancer des négociations israélo-palestiniennes dans l’impasse depuis 2010.
Prenant la parole devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, la ministre de la Justice Tzipi Livni, négociatrice en chef sur le dossier palestinien, a défendu le projet de « deux peuples, deux États », avec un État palestinien côtoyant Israël. Cette idée est également celle du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a-t-elle dit, et elle permettra de mettre un terme à un conflit vieux de 65 ans. « Ma politique et celle du Premier ministre, c’est que nous devons arriver à la solution de deux États pour deux peuples », a ainsi déclaré Tzipi Livni, qui dirige un petit parti centriste membre de la coalition au pouvoir.

Cette déclaration a provoqué la colère de l’extrême droite, également représentée au gouvernement qui a pris ses fonctions en mars après les élections législatives de janvier. « Deux États pour deux peuples, c’est peut-être la position de Netanyahu mais ce n’est pas celle, officielle, du gouvernement », a déclaré Orit Struck, député du parti nationaliste Bayit Yehudi.

Le chef de ce parti d’extrême droite, Naftali Bennett, s’est à plusieurs reprises déclaré contre la création d’un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Il prône au contraire l’annexion par Israël de la majeure partie de la Cisjordanie occupée depuis la guerre de juin 1967. M. Bennett a accepté que sa formation participe au gouvernement Netanyahu et ne s’est pas opposé aux tentatives de reprendre les négociations avec les Palestiniens, laissant entendre que ces discussions n’avaient de toute façon aucune chance d’aboutir. « C’est notre terre », a dit Orit Struck a propos de la Cisjordanie, que les nationalistes israéliens appellent la Judée-Samarie. Ces désaccords soulignent la fragilité de la coalition gouvernementale.

Toujours sur le plan diplomatique, le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a effectué une rare visite dans la bande de Gaza pour un chef de la diplomatie de l’Union européenne. M. Tuomioja qui s’est rendu à Gaza dans le cadre d’une « visite en Israël et dans les territoires palestiniens », a reçu un diplôme en justice humanitaire internationale de l’Université de Palestine, « une nouvelle université privée de Gaza, sans affiliation partisane », selon un communiqué de son ministère.
Le ministre finlandais a en outre rencontré la direction et le personnel de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), auquel il a annoncé une contribution supplémentaire de 1,5 million d’euros, a annoncé cette agence dans un communiqué.

Par ailleurs, le président palestinien Mahmoud Abbas assistera du 24 au 26 mai au Forum économique mondial (WEF) en Jordanie, auquel participeront le secrétaire d’État américain John Kerry et le président israélien Shimon Peres, a indiqué un responsable palestinien. M. Abbas « rencontrera le roi de Jordanie et M. Kerry, en marge du forum, ainsi que des ministres européens des Affaires étrangères », a ajouté ce responsable.

Démantèlement
Notons que le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, a annoncé le démantèlement au cours des deux derniers mois de deux cellules distinctes du Hamas et du Jihad islamique dans le sud de la Cisjordanie.
Enfin, Israël a décidé de rétablir à 6 milles nautiques la zone de pêche des Palestiniens au large de la bande de Gaza, réduite de moitié il y a deux mois à la suite de tirs de roquettes, a annoncé l’armée israélienne.
(Sources : agences)

Le Cirque de Bibi à l’ONU


Look! We stole their entire nation! Here’s how we did it!


Nous avons volé tout un pays et regardez comment nous l’avons fait !
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Dans la grande série en cours « Bibi pris à son propre jeu », celui-ci n’est pas mal dans le genre réaliste.


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dit B.L. Après le mauvais cinéma de Bibi à l’ONU, tout le monde s’en donne à coeur joie, tant mieux; ce pastiche-là, excellent, me rappelle mon enfance quand je schtroumphais Péyo…

(à suivre)