Free Gaza : Fin d’une odyssée


par Jeff Halper

Je suis maintenant un Palestinien dans tous les sens du mot : le lundi, je reçois ma citoyenneté palestinienne, et le mardi je suis déjà dans une prison israélienne…

Aujourd’hui, quelques jours après ma libération de prison à la suite de mon voyage à Gaza, voici quelques notes pour récapituler.

Tout d’abord, la mission du mouvement Free Gaza pour briser le siège israélien s’est avérée un succès au-delà de toute attente. Notre arrivée à Gaza et notre départ ont tracé une voie normale entre Gaza et le monde extérieur. Ce fut le cas parce qu’elle a contraint le gouvernement israélien à prendre une position politique claire : qu’il ne s’agissait pas d’une occupation de Gaza et que par conséquent, on ne saurait empêcher une libre circulation des Palestiniens pour entrer et sortir de Gaza (au moins par mer). (Le souci de sécurité d’Israël peut aisément s’accommoder de l’institution d’un système technique de contrôles semblables à ceux existant dans les autres ports.)

Toute tentative de la part d’Israël à revenir sur ce point – en empêchant les bateaux à l’avenir d’entrer ou sortir de Gaza avec de la marchandise et des passagers, y compris des Palestiniens – pourrait immédiatement s’interpréter comme l’affirmation d’un contrôle, et donc d’une occupation, et engager ainsi la responsabilité d’Israël qui devra rendre compte de ses crimes de guerre devant les tribunaux internationaux, quelque chose qu’Israël tente d’éviter à tout prix.

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Un été engagé pour de jeunes Rhodaniens au Moyen-Orient


par leprogrès.fr

Cet été, 120 jeunes Européens, dont une vingtaine de la région lyonnaise, ont découvert, grâce à l’association Génération Palestine, Jérusalem et les territoires palestiniens. Avec une ambition : comprendre le conflit et rencontrer la population civile.

Première étape de leur périple, Jérusalem. Pendant trois jours, ils enchaînent visites et rencontres avec des acteurs politiques et associatifs israéliens et palestiniens. « J’ai surtout été émue par les Refuzniks, ces Israéliens qui vont à l’encontre d’une bonne partie de leur société en refusant de servir l’armée dans les territoires occupés », raconte Leïla, 25 ans.

Les jeunes militants rejoignent ensuite les territoires, dispersés en petits groupes. Direction Naplouse,
Bethléem, Djénine ou Ramallah, souvent dans des camps de réfugiés. Sur place, chaque groupe se consacre à une action en particulier : animation pour enfants, réalisation de films ou cueillette des olives.

De jeunes Palestiniens les accompagnent pendant leur séjour, un moyen pour eux d’échanger avec des étrangers. « Tous parlent anglais », s’étonne Leïla, car les voyages à l’étranger sont presque impossibles pour les Palestiniens. Certains voient même pour la première fois le mur qui sépare la Cisjordanie d’Israël, au côté du groupe d’Européens, tant les déplacements dans les territoires sont compliqués par les check-points.

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