http://www.oummatv.tv/Michel-Warschawski-Israel-s-est#forum35287
Oummatv est décidément un excellent site et je vais régulièrement y faire mon marché.
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
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Le Vif, le 22 juin 2009
Non, ce n’est pas durant les trajets, mais bien dans l’enceinte de l’école que des élèves brutalisent d’autres élèves. Dans nos écoles, quelque 100.000 jeunes seraient victimes de school bullying. Moins spectaculaire mais plus durable, le harcèlement scolaire reste un sujet assez tabou.
Pendant huit mois, la vie d’Antoine, élève de 2e secondaire jusque-là sans histoire, était devenue un enfer. Après une dispute avec un « pote », celui-ci l’a baptisé « Petite chiotte ». « Toute sa bande a adopté ce surnom. Quand je passais à côté d’eux, ils chantaient Petite chiotte, tu finiras dans les chiottes ». Ce jour-là est arrivé: à la pause-déjeuner, les petits caïds l’ont attrapé et lui ont enfoncé la tête dans la cuvette des WC. Depuis, la situation s’est encore corsée: « Plus personne ne me parle; celui qui brise la loi, il est out. Cette règle vaut même pour les filles ». Tous les matins, avant d’aller à l’école, il souffre de terribles douleurs au ventre.
Six jeunes ont confié au Vif/L’Express leur souffrance, leur peur de parler, celle de ne pas s’en sortir. Ils ont raconté aussi comment ils tentent d’échapper à leur(s) harceleur(s), de leur résister. Tous ont demandé que leurs noms soient modifiés, leurs lieux de résidence, dissimulés: la crainte d’être reconnu, la peur des représailles, la honte aussi.
lundi 22 juin 2009 – 06h:55

Nous vous demandons d’être avec nous à l’occasion du cinquième anniversaire de la décision de la CIJ et d’aider à protéger les comités populaires, à remettre le mur à l’ordre du jour et à faire pression sur vos gouvernements et les Nations Unies pour qu’ils se conforment à leur obligation d’assurer l’application de la décision de la CIJ et pour que le business international ne profite plus des crimes israéliens.
Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid
19 juin 2009
Chers amis,
Nous sommes à moins de trois semaines du cinquième anniversaire de la décision de la Cour internationale de Justice [9 juillet 2004] appelant à démanteler le mur. Preuve incontestable de l’impunité assurée par la communauté internationale à Israël, il doit inciter les défenseurs des droits des peuples et des êtres humains à travers le monde à renouveler leurs efforts.
En tant que Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid et de Comité populaire contre le mur et les colonies, nous résistons contre le mur depuis le début. Aujourd’hui, ceux qui se mobilisent chaque semaine dans des manifestations de défense de leur terre contre le mur, confrontés à une répression croissante des forces d’occupation, et nous-mêmes, vous demandons d’être avec nous contre les arrestations, les préjudices et les meurtres qui frappent notre peuple.
Il y cinq ans, il semblait que la Cour internationale de Justice appuyait notre combat. Le 9 juillet 2004, la CIJ a décidé :
* la construction du mur en Cisjordanie occupée, incluant Jérusalem-Est, est illégale et Israël doit arrêter sa construction, démanteler le mur et réparer les dommages causés ;
* aucun Etat ne peut aider ou assister au maintien du mur et à son régime, et tous les Etats parties à la IVème Convention de Genève sont tenus de faire respecter par Israël le droit international humanitaire.
En dépit de la clarté de cette décision, ni Israël ni la communauté internationale ont indiqué qu’ils respectaient leurs obligations stipulées dans le droit international. Au lieu de cela, le mur a simplement disparu de l’agenda de la diplomatie internationale. Pourtant, sur le terrain, les destructions qu’il provoque se poursuivent avec la même vigueur. Dans les quatre premiers mois de cette année, les forces d’occupation en ont déjà construit plus que durant l’année 2008 tout entière. Conséquences de ce projet, ce sont maintenant 266 422 Palestiniens qui vivent dans les communautés, du nord au sud de la Cisjordanie, qui sont encerclés, isolés et menacés de déplacement.
Les Nations Unies n’ont rien fait pour faire appliquer la décision de la CIJ et, à l’exception de quelques gouvernements soucieux des principes, les Etats n’ont fait aucune pression ni pris aucune sanction contre Israël. Le business international continue de financer et de fournir le soutien matériel au mur et aux colonies. Si Obama et les gouvernements européens étaient sérieux quand ils prennent position contre les colonies, ils devraient d’abord obliger à l’application de la décision de la CIJ, laquelle insiste sur l’illégalité du mur, des colonies et du régime qui leur est associé. De cette façon, les dirigeants politiques pourraient à la fois appliquer le droit international et donner confiance au peuple dans la paix et l’avenir.
Restés isolés pour défendre nos droits et la primauté du droit international, les comités populaires, avec le soutien des défenseurs des droits humains du monde entier, ont poursuivi leur mobilisation. Ils ont pu ralentir la construction du mur et obtenir des rendus de terre, mais l’objectif final de mettre à bas le mur est encore bien loin. Les villages palestiniens continuent de payer un prix élevé pour leur ténacité : 16 personnes, pour moitié des mineurs, ont déjà été tuées par les forces occupantes durant les manifestations, alors que des centaines ont été blessées ou arrêtées. Des villages entiers subissent couvre-feux et fermetures des portes du mur comme punitions collectives. L’emploi régulier des balles réelles contre les personnes, sur leur propre terre, n’est que la dernière d’une longue série de mesures répressives qui violent nos droits politiques.
Nous vous demandons d’être avec nous à l’occasion du cinquième anniversaire de la décision de la CIJ et d’aider à protéger les comités populaires, à remettre le mur à l’ordre du jour et à faire pression sur vos gouvernements et les Nations Unies pour qu’ils se conforment à leur obligation d’assurer l’application de la décision de la CIJ et pour que le business international ne profite plus des crimes israéliens.
Ce que vous pouvez faire :
* organiser des manifestations de sensibilisation le 9 juillet ;
* contacter vos médias, les presser de parler du mur et du combat qui s’oppose à ce mur ;
* d’écrire à vos consulats et parlementaires leur demandant de protester contre la répression des comités populaires et d’œuvrer à l’application de la décision de la CIJ ;
* d’inclure le mur dans vos campagnes et dans vos efforts de pression sur les dirigeants.
Merci pour votre soutien
Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid
A cause de la partialité des Etats-Unis, de la lâcheté de l’Europe et des divisions du monde arabe, Israël a toujours pu violer impunément le droit international. Allons-nous le laisser faire indéfiniment ? Je vous invite à signer et à diffuser la pétition ci-jointe.
A ceux qui seraient tentés de se laisser abuser par le discours de M. Netanyahou, je livre cette réflexion de l’écrivain israélien David Grossman : « Une fois de plus, les Israéliens croient faire une offre audacieuse, alors qu’en fait ils ont opéré un compromis entre eux, entre l’angoisse et l’autojustification » (Le Soir, 18/06/2009).
Pour que les droits des Palestiniens soient enfin reconnus, il importe que cesse l’arrogance d’Israël : une condamnation de ses crimes pourrait le forcer à plus de décence.
La Pétition
Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies…
Parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947…
Parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève…
Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales.
Nous, citoyens du monde, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations !
Nous demandons solennellement
que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir de créer des organes subsidiaires pour mettre sur pied un Tribunal pénal ad hoc (sur le modèle des deux créés par le Conseil de sécurité pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda) et juger les crimes commis par Israël en Palestine.
Dans l’immédiat nous exigeons
L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien et la protection internationale de celui-ci ;
La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;
L’application obligatoire des résolutions de l’ONU sur la Palestine et des prescriptions du droit international, si nécessaire sous la contrainte de sanctions internationales : diplomatiques, économiques et judiciaires. Israël est un État comme les autres, doté des mêmes droits, et des mêmes obligations.
En particulier nous demandons la suspension de tout accord de coopération avec l’État d’Israël tant qu’il ne respectera pas les résolutions de l’ONU.
Signez la pétition ici

Belga
Mis en ligne le 20/06/2009
Contrairement à la Flandre, les sans-papiers de Bruxelles obtiendraient une carte de séjour et un permis de travail B, grâce au ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe.
Les sans-papiers de l’église du Béguinage à Bruxelles ont mis un terme à leur action, après 79 jours de jeûne, a indiqué samedi le curé de l’église Daniel Alliet. Du côté politique, on annonce qu’aucun permis de travail C ne sera remis. Certains sans-papier poursuivraient toutefois leur mouvement de grève de la faim.
« La grande majorité des grévistes de la faim ont arrêté la grève parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants deviennent orphelins », selon le curé de la paroisse.
Contrairement à la Flandre, les sans-papiers de Bruxelles obtiendraient une carte de séjour et un permis de travail B, grâce au ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe.
« Pour cela, ils doivent quand même prouver qu’ils disposent d’un contrat de travail à temps plein, avec le salaire minimum belge. Cette situation est loin d’être évidente, puisque pour l’employeur cela signifie une grande quantité de travail administratif, se rendre avec eux aux ministères et devoir attendre au moins deux semaines avant que le permis soit délivré », a poursuivi M. Alliet.
une grève « citoyenne et symbolique » en l’église du Béguinage
Un groupe de citoyens belges et européens ont mené une grève de la faim « symbolique », samedi à l’église du Béguinage à Bruxelles, pour attirer une fois de plus l’attention sur le sort des sans-papiers en Belgique. La « vraie » grève de la faim à l’église du Béguinage a connu son épilogue vendredi soir. Pour les organisateurs, cela ne signifie pas pour autant que l’action en faveur des sans-papiers est levée. « En ce moment même, en une dizaine d’endroits de la Capitale, un millier de sans-papiers, soit un Bruxellois sur mille, occupent des lieux dans le cadre de leur combat pour obtenir satisfaction », ont-ils souligné samedi.
Ils appellent dès lors les citoyens à ne pas s’alimenter pendant douze heures et à témoigner dans leur entourage de leur attachement à la diffusion de la circulaire reprenant des critères précis sur les demandeurs d’asile telle qu’elle a été promise dans la déclaration gouvernementale.
Les organisateurs invitent en outre les personnes qui prennent part à cette action citoyenne symbolique à envoyer de brefs messages vidéo de soutien à cette cause, messages qui seront regroupés sur http://avecmetwith.blogspot.com/et adressés ensuite aux politiques et médias concernés.
RELIGION – Chercheur à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Mohamed-Cherif Ferjani est professeur de civilisation arabo-musulmane à Lyon-II. Après la demande, par le député maire communiste de Vénissieux, André Gerin, d’une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa, il revient pour Libération sur les pratiques vestimentaires revendiquées au nom de l’islam (1)…

Burqa, niqab, khimar, hijab : quelles origines pour ces différents vêtements et quels sens religieux ?
La burqa est un habit qui couvre la tête et le corps de la femme avec une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vue. La plupart des sociétés musulmanes ignoraient cet habit jusqu’à sa popularisation, via la médiatisation de la situation au Pakistan ou en Afghanistan.
Il n’a aucun sens religieux. Le niqab est un voile couvrant le visage à l’exclusion des yeux; c’est aussi une façon traditionnelle de s’habiller dans les milieux citadins conservateurs de certains pays, dont l’Algérie. Comme toutes les pratiques vestimentaires dites islamiques, pour les femmes comme pour les hommes, il s’agit d’abord de coutumes, tribales ou citadines, qui n’avaient rien de religieuses.
En revanche, le khimar, qui est une voilure que l’on rabat sur l’échancrure des vêtements, est mentionné dans le Coran. Les compagnons de Mahomet se plaignant que leurs femmes puissent être confondues avec des prostituées, le Prophète avait suggéré qu’elles «rabattent la voilure sur l’échancrure de leurs habits» . Enfin, le hijab est dans le Coran un rideau : «Vous ne vous adresserez à elles [les épouses du Prophète, ndlr] qu’au travers d’un hijab.» Cela s’est ensuite traduit par l’interdiction pour une femme de se montrer en public, et aujourd’hui par un vêtement qui couvre le corps, les pieds, les mains, pas le visage.
18 juin
Au sommaire d’OummaTV un entretien avec Gilles Munier qui évoque les rivalités entre les services secrets occidentaux pour le contrôle des ressources pétrolières mondiales, notamment au Moyen-Orient. Auteur du livre Les espions de l’or noir (Ed. Koutoubia), Gilles Munier est journaliste indépendant, il a également dirigé la traduction de « Zabiba et le Roi » un conte prémonitoire écrit par Saddam Hussein et publié aux éditions du Rocher.
New York, Jun 17 2009

Des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG) ont rassemblé leurs voix mercredi pour exprimer leur vive préoccupation quant à la poursuite du blocus imposé par Israël contre la bande de Gaza, depuis deux ans déjà.
« Ces sanctions indiscriminées affectent la totalité de la population de 1,5 million de personnes, alors que les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes », indique un communiqué publié à Jérusalem.
Parmi la trentaine de signataires de l’appel, on compte notamment l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Action contre la Faim, Médecins du Monde, Oxfam International.
La quantité de biens autorisés à entrer à Gaza aux termes du blocus représente le quart de ce qui était autorisé avant le blocus. Par ailleurs, 8 camions sur 10 contiennent de la nourriture mais seuls dix-huit sortes d’aliments sont autorisées. Même les vêtements et les chaussures, les jouets et les manuels scolaires sont prohibés régulièrement.
L’étouffement de l’économie de Gaza a conduit à un chômage et à un taux de pauvreté sans précédent ainsi qu’à une totale dépendance de l’aide internationale.
« Les civils ordinaires ont perdu toute qualité de vie alors qu’ils luttent pour survivre », indique le communiqué.
Par ailleurs, les conséquences de l’opération militaire israélienne restent visibles puisque les matériaux de reconstruction restent interdits. Des milliers de personnes continuent de vivre avec des trous dans leurs murs, des vitres cassées et pas d’eau courante.
« Le peuple de Gaza doit pouvoir avoir une alternative d’espoir et de dignité. Permettre le développement humain et la prospérité est une des étapes essentielles vers l’établissement d’;une paix durable », affirment les agences et ONG.
(18/06/2009)

Des récits qui jettent l’effroi et l’opprobre sur une partie de la police
BRUXELLES Un racket était organisé à la gare du Midi par des policiers fédéraux. Ce racket, qui s’est accompagné de violences graves, visait spécifiquement des Algériens en séjour illégal. La pratique consistait à laisser les pickpockets algériens commettre un maximum de vols à la tire et, pour les policiers ripoux, à récupérer en soirée ce qui avait été volé en journée aux usagers, dans la gare et aux abords immédiats de celle-ci.
Votre quotidien La Dernière Heure-Les Sports a pu se procurer le récit d’une ratonnade d’un Algérien que des policiers fédéraux avaient réussi à isoler en pleine nuit dans leur garage de la rue Couverte, 1, sous les voies de la gare du Midi. Ce qui est décrit porte un nom : ce sont des tortures. Selon ce récit, il est invraisemblable que l’officier de garde n’ait pas entendu les cris. Cet officier, lui, n’a pas été inquiété.
De nouvelles révélations (les premières dans La DH/Les Sports du 5 juin) sur ce dossier à l’instruction chez la juge, Mme Geneviève Tassin. Selon le 1er substitut Colpin, du parquet de Bruxelles, l’affaire implique 9 policiers fédéraux dont deux femmes, mais pas de gradés.
« Ils avaient attendu que notre chef, la commissaire S., soit rentrée chez elle. Cette fois-là, il était minuit et demi. C’était encore un Algérien sans papiers qu’ils avaient ramassé dans la gare. Environ 30 ans, bien connu pour vol à la tire.
« Après lui avoir tout confisqué et s’être partagé entre eux ce qu’il avait volé dans la journée, GSM, portefeuilles, etc, ils l’ont emmené dans le garage. Il fait sombre et sale. L’endroit est complètement isolé. Le gars savait qu’il ne pouvait compter sur personne. Il était menotté dans le dos et les policiers étaient à 4 dont Frédéric D. et Philippe M. qui avait été infirmier avant d’entrer à la police. Ils ont fait courir l’Algérien dans le garage, lui disant d’aller plus vite et l’insultant. « T’es qu’une merde. T’es même pas un chien. »
« L’Algérien recevait des coups. C’étaient des coups qui font mal. Des coups de bottines, de combat shoes, qui visaient la colonne vertébrale, au milieu, plus haut que les poignets menottés.
« L’Algérien hurlait. Pas des cris : des hurlements. C’était terrible. L’officier de garde, le commissaire K., se trouvait au Rapid 100 (dispatching de garde situé juste au bout du couloir venant du garage). Il ne pouvait pas ne pas entendre. Je suis formel. Il n’est pas intervenu. L’Algérien avait le visage en sang. Du sang coulait du nez et de l’arcade sourcilière. »
« C’étaient des coups à casser la colonne, à briser des vertèbres. Et c’était chacun à tour de rôle. Ils l’ont plaqué au mur et frappé dans le ventre à coups de poing. C’était un jeu pour eux. […] L’Algérien était toujours menotté.
« Ils l’ont fait tomber à terre. Et ça a continué. Ils le traitaient d' »animal », de « fils de p. », rien de raciste par contre. L’Algérien était sur le ventre. Il y en a un qui a sauté à pieds joints sur la colonne. L’Algérien a perdu connaissance. Alors ils l’ont démenotté.
« Pour le ranimer, ils l’ont pris par les pieds et l’ont suspendu tête en bas. Ils rigolaient. En fait depuis le début ils rigolaient et se moquaient. L’Algérien a rouvert les yeux. Ils lui ont dit de déguerpir. Ils l’ont sorti par l’entrée des véhicules. Je sais qu’on lui avait aussi cassé les dents. Il n’y a aucune trace (dans les P.-V.). On se sentait mal dans la peau de travailler avec des collègues comme ça. On a voulu dénoncer. Ceux qui l’ont fait à l’Inspection générale ont pris des risques. Ils ont été menacés en interne : il ne fallait pas que ça sorte. Deux véhicules (de policiers dénonciateurs) ont été cassés. On n’a rien jamais pu prouver. »
L’instruction du parquet porte aussi sur 8 autres faits.
Gilbert Dupont
lire aussi : Deux véritables furies
La Belgique rode sa législation antiterroriste
par Jean-Claude Paye*

L’interminable procédure engagée par la Belgique contre un sympathisant du parti marxiste-léniniste turc DHKP-C arrive à son terme. Le troisième procès en appel fournit une occasion aux partisans de la guerre globale au terrorisme pour remettre en cause la liberté d’expression et pour criminaliser tout lien intellectuel avec des groupes radicaux. Pour le sociologue Jean-Claude Paye, cette procédure a valeur de test.