Je suis la Palestine


Leïla al Haddad
publié le vendredi 30 avril 2010.

le 23 avril 2010

Dimanche dernier, nous avons assisté à une soirée de commémoration de la Journée de la Terre palestinienne. J’y suis allée avec quelque hésitation car l’évènement était parrainé par la mission de l’OLP à Washington. Mais Yassine était convaincu que le voyage en valait la peine puisque nous y verrions Ahmed Tibi (député palestinien à la Knesset) comme principal intervenant, et une troupe formidable, les Dabke (danse traditionnelle arabe, notamment palestinienne), et aussi un joueur d’oud.

La soirée commença avec les déclarations et la rhétorique habituelles de la mission de l’OLP. Sentant l’impatience de la foule, l’ambassadeur palestinien intervint alors pour nous dire qu’en tant que Palestiniens, nous ne devions pas importer nos différends de là-bas. Comme chute à son intervention, parfaitement synchronisée, une photo de Mahmoud Abbas apparut – où on aurait dit qu’il baillait – sur l’écran derrière lui.

Un des membres de la mission présenta ensuite Tibi, en tant que « partisan des droits palestiniens dans la Knesset israélienne », comme si c’était un point secondaire pour lequel il se passionnerait. La présentation se faisait distante, comme un étranger qui présenterait Tibi à une foule d’étrangers, pas de Palestiniens (la foule était en grande majorité constituée de Palestiniens arabophones, et le discours était lui-même en arabe).

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Selon le speaker de la Knesset, il vaut mieux accepter les Palestiniens en Israël que de créer deux Etats


vendredi 30 avril 2010 – 10h:17

Zvi Zrahiya – Haaretz

Le speaker de la Knesset, Rivlin, a dit jeudi qu’il accepterait plus volontiers les Palestiniens en tant que citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie en deux États dans le cadre d’une solution de paix.

Rivlin préférerait une solution à un seul Etat, avec des droits égaux pour tous


Rivlin préférerait une solution à un seul état, avec des droits égaux pour tous.

Prenant la parole durant une réunion avec l’ambassadeur grec en Israël , Kyriakos Loukakis, Rivlin a dit qu’il ne voyait pas pourquoi Israël signerait un accord de paix avec l’Autorité palestinienne dans la mesure où il ne croit pas que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, « pourrait en assurer la mise en application ».

Parlant de la possibilité d’un tel accord, Rivlin a dit : « je préfère avoir les Palestiniens en tant que citoyens de ce pays plutôt que de voir celui-ci divisé ».

À la fin de l’année dernière, Rivlin a dit lors d’un discours à Jérusalem, que la population arabe d’Israël est « une partie inséparable de ce pays. Il s’agit d’un groupe ayant une identité nationale commune, hautement définie, et qui sera pour toujours une partie collective, importante et intégrale de la société israélienne ».

Dans un discours prononcé à la résidence du président, le speaker de la Knesset a appelé à un changement fondamental dans les relations entre juifs et Arabes en Israël, demandant instamment l’établissement d’un « partenariat véritable » entre les deux secteurs, basé sur le respect mutuel, l’égalité absolue et tenant compte des « besoins particuliers et caractères uniques des deux parties ».

Rivlin a aussi dit que « l’établissement d’Israël a été accompagné de beaucoup de douleur et de souffrances et d’un traumatisme véritable pour les Palestiniens » ajoutant que « beaucoup d’Arabes israéliens qui se considèrent comme faisant partie de la population palestinienne, partagent la souffrance de leurs frères de l’autre côté de la ligne verte – souffrance qui, estime-t-il, est imputable à l’État d’Israël ».

« Beaucoup d’entre eux » dit Rivlin « se heurtent au racisme et à l’arrogance des juifs israéliens ; l’inégalité dans l’attribution des ressources de l’État n’est pas non plus de nature à nous faire aimer ».

29 avril 2010 – Haaretz – Cet article peut être consulté ici