Docu Vidéo : la Palestine, Israël, les colonies et…Dexia


Un court documentaire sur la colonisation israélienne et les bénéfices qu’en tire la banque Dexia

Depuis 1967, Israël occupe illégalement la Cisjordanie (ainsi que la bande de Gaza). Mais outre l’occupation militaire de ce territoire, l’État Israélien y implante aussi des colonies. Ces villes sont construites sur les terres Palestiniennes, leur villages, leurs champs. Comment ce processus fonctionne-t-il? Et surtout, pourquoi un groupe financier comme Dexia a-t-il trouvé un intérêt financier à investir dans ces colonies? Intal a produit un documentaire d’un petit quart d’heure qui répond à beaucoup de questions.

Bruno Frère et Pierre Lempereur ont séjourné pendant trois mois en Palestine, il y ont trouvé quelques pistes de réponse. Pour nous faire partager leurs découvertes, ils ont réalisé ce court documentaire; une conférence assez spéciale et instructive que nous vous invitons à suivre, et surtout à divulguer parmi vos connaissances, amis, réseaux de contacts.

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Mauvaise image d’Israël dans le monde


Un sondage de la BBC publié le 19 avril 2010 témoigne de la mauvaise image d’Israël dans le monde. Dans un échantillon de 28 pays, l’Etat juif est rangé dans le peloton des pays mal vus, avec la Corée du Nord, le Pakistan et l’Iran, le plus mal classé.

En fait, l’influence Israël n’est jugée positive que dans deux pays seulement : les États-Unis, ce qui ne surprendra pas, en dépit de la crise qui met aux prises les gouvernements des deux pays, et le Kenya. Dans l’échantillon de la BBC, le plus mauvais résultat pour Israël est enregistré en Égypte, malgré plus de trente ans d’une paix il est vrai glaciale, devant la Turquie, qui est également liée à Israël par un traité de coopération militaire… Mais il serait erroné de lier mauvaise image et poids de l’islam. Le Brésil, l’Allemagne et la Thaïlande considèrent également très négativement l’influence israélienne.

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La création aux frontières : Mourid Al-Barghouthi


Il est le père du jeune poète Tamim Al Barghouthi que vous retrouverez quelques posts plus bas

Bien qu’il haïsse toutes sortes de frontières, le grand poète palestinien Mourid Al-Barghouthi a sauvegardé dans ses poèmes les traits de Ramallah et de ses gens.

Qu’est-ce qui dérobe à l’âme ses couleurs ? Qu’est-ce qui — mis à part les tirs des envahisseurs — a blessé le corps ? C’est par ces vers que le poète palestinien Mourid Al-Bargouthi clôt son œuvre autobiographique Raaytou Ramallah, (J’ai vu Ramallah), 1997. Après trente ans d’exil, le poète raconte dans cette œuvre la visite qu’il a faite, après « autorisation », à sa maison Dar Raad, à Deir Ghassana, près de Ramallah en Cisjordanie, où il n’était plus retourné depuis l’occupation israélienne en 1967. Dans cette première expérience narrative, Mourid peint les traits de ses exils intérieurs et fait un autoportrait de l’exilé qu’il est devenu : « C’est celui dont le rapport aux espaces s’abîme, il s’y attache et veut les fuir en même temps. C’est celui qui ne peut pas raconter son histoire de façon cohérente et vit dans un seul moment des illusions d’autres moments, chaque moment a pour lui son éternité fugitive et passagère. (…) Il vit essentiellement dans cet endroit secret et silencieux en lui, soucieux de protéger son ambiguïté et n’aime pas celui qui viole cette ambiguïté ».
Je ne voulais pas être avec Mourid Al-Barghouthi, celui qui vient violer cette ambiguïté, celui qui pose trop de questions. De plus, le jour de la rencontre, huit Palestiniens avaient été tués, et Ramallah était bombardée par les chars depuis quatre jours …

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Boycott d’Israël : les 5 militants écossais poursuivis en justice gagnent leur procès !


lundi 12 avril 2010

Le tribunal d’Edimbourg a débouté le gouvernement britannique qui poursuivait 5 militants écossais de la campagne BDS, accusés de « discrimination sur des bases ethniques ou nationales » après avoir interrompu le Quartet de Jérusalem lors du festival de musique d’Edimbourg le 29 août 2008.

Le juge Scott a estimé que les interventions de ces protestataires, qui avait crié « Musiciens de l’armée israélienne » « Génocide à Gaza ! » et « Boycott Israël » pendant le concert qui se tenait au Queen’s Hall d’Edimbourg en août 2008, ne s’en étaient pas pris aux musiciens en tant que personnes ou citoyens mais à l’État d’Israël et à l’armée israélienne.

« Ce faisant, ils n’ont pas outrepassé leur liberté d’expression, de parole et de protestation non violente, droits reconnus par la Convention européenne des Droits de l’Homme », a déclaré le juge sous les applaudissements de la salle d’audience. Il a même ajouté qu’une condamnation de ces militants reviendrait à dire que désormais, lors de manifestations, il serait interdit de désigner clairement l’État d’Israël comme responsable de crimes présumés. « Imagine-t-on des pancartes indiquant ’ Génocide dans une région non spécifiée du Moyen Orient’ ? ou encore ’Boycott d’un État non spécifié du Moyen-orient ?’, s’est interrogé le juge qui a donc demandé la relaxe de ces militants du Mouvement écossais de solidarité avec la Palestine.

La Couronne a fait savoir qu’elle ferait appel de ce jugement. Mais l’ensemble du Réseau britannique pour le boycott d’Israël s’est engagé à poursuivre de manière déterminée la campagne BDS contre l’État d’Israël, et a adopté une motion s’engageant à une solidarité sans faille envers tout
militant qui serait en butte à la répression gouvernementale dans le cadre de cette campagne.

Palestine occupée, Dexia impliquée


Extrait de l’intervention du Dr. Dalit Baum, de lassociation « who Profits from the occupation ? » dans le cadre du séminaire « United in Struggle against Israeli Colonialism, Occupation, and Racism:Economic Perspectives and Advocacy Strategies ayant eu lieu le 24-25 October 2009 in Bethlehem. Ce séminaire était organisé par Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) & Alternative Information Center (AIC)

Jaffa, la mécanique de l’orange »


de Eyal Sivan

Au début de janvier 1948, alors qu’avait débuté depuis plusieurs semaines la guerre dont par la suite les sionistes allaient s’échiner, non sans succès, à faire croire qu’elle avait été déclenchée par les armées des pays arabes voisins (lesquels en fait attendirent stoïquement pour réagir sans excès d’enthousiasme qu’une moitié des villages palestiniens eussent été attaqués, souvent pillés et leurs habitants parfois massacrés), un attentat sanglant commis par l’Irgoun [1] eut lieu à Jaffa : une bombe pulvérisa la « Maison Sarraya », le siège du comité national palestinien local. Bilan de cet attentat terroriste de l’Irgoun : 36 morts [2].

Bien avant déjà, c’est-à-dire avant même le vote par l’ONU de sa résolution du 29 novembre 1947 prévoyant la partition de la Palestine, la population arabe avait – notamment à Haïfa, dont les maisons brûlaient et les écoles étaient dynamitées dans les quartiers arabes – vécu dans une terreur grandissante à mesure que le colonisateur britannique cessait de facto d’assumer ses responsabilités et laissait le champ libre aux milices sionistes.

Le ton des relations que les sionistes entendaient désormais avoir avec les Arabes était dès ce moment donné. Depuis lors, il n’a guère changé.

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تميم البرغوثي أمير الشعراء Tamim Al Barghouthi


anniebannie : je « reposte » ce magnifique poème de Tamim Al Barghouthi Jérusalem car entretemps, Ariane m’a envoyé un lien vers la traduction en français

Tamim Al Barghouti s’est révélé au grand public lors du concours « le prince des poètes » organisé par une chaîne d’Abou Dhabi. Il y participa avec son poème « Fi Al Qods » qu’il avait écrit lorsque l’armée israélienne l’avait empêché de prier à la Mosquée al-Aqsa comme c’est le cas pour tous les Palestiniens de moins de 35 ans.

Voici un renvoi vers l’événement de cette année-ci.

voici le texte en arabe :
http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=ArticleA_C&cid=1187593762012&pagename=Zone-Arabic-ArtCulture%2FACALayout

et voici la traduction en français : (oups, le lien m’a l’air brisé. Heureusement un ami lecteur m’envoie la traduction dans les commentaires.

Les Sayanim : deux textes


mise à jour : vous pouvez à présent commander le livre dans sa version numérique ici

D’abord ce roman de Jacob Cohen « Le Printemps des Sayanim »

Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des Juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes. Leur nombre en France se situerait, selon les auteurs, autour de trois mille. Ils se recrutent principalement au sein du Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales.

Mêlant réalité et fiction, le récit explore cette nébuleuse à Paris, aux ramifications étendues et insoupçonnées. Youssef El Kouhen, fils d’immigrés marocains, professeur d’histoire, en fera l’amère expérience.

Jacob Cohen
Ed. L’Harmattan
ISBN : 978-2-296-11284-1
Avril 2010 – 174 pages
Prix éditeur : 16,5 €

et puis, cet extrait du livre de Victor Ostrovsky/Claire Hoy intitulé Mossad en français (traduit par Alexis Champion et Jacques Martinache) (1990) By way of deception dans l’original (extrait traduit par Michel Charbonnier):

[…] Le lendemain, Ran S. fit une conf’ sur les « sayanim », composante unique et importante du mode opératoire du Mossad. Les « sayanim» [assistants, en hébreu] doivent être juifs pur sucre, à 100 %. Ils vivent à l’étranger et, bien qu’ils ne soient pas citoyens israéliens, la plupart d’entre eux ont été contactés à travers leur parenté en Israël. Un Israélien ayant un parent en Angleterre, par exemple, peut se voir requérir de lui écrire une lettre expliquant que la personne porteuse du pli représente une organisation dont le principal objectif est de sauver des juifs dans la diaspora : le parent british pourrait-il aider, d’une manière ou d’une autre ?

Il y a des milliers de « sayanim», répartis dans le monde entier. Uniquement à Londres, il y en a près de deux mille dans l’active, et 5 000 en réserve. Ils jouent des rôles nombreux et variés. Un sayan « automobile », par exemple, dirigeant une compagnie de location de voitures, pourra aider le Mossad à louer un véhicule sans avoir à remplir les documents d’usage. Un sayan « appart’ » trouvera un logement sans soulever de soupçons, un « sayan » banquier pourra vous procurer de l’argent, si vous en avez besoin, même au beau milieu de la nuit, un sayan médecin pourra soigner une blessure par balle sans en référer à la police, etc.

L’idée, c’est de disposer d’un pool de personnes disponibles lorsque vous avez besoin de gens capable de fournir certains services, mais qui observera la discrétion la plus extrême au sujet desdits services, en raison de leur loyauté à la cause. Ils ne sont pas rémunérés, mais seulement indemnisés. Souvent la loyauté des sayanim fait l’objet d’abus de la part des ‘katsas’, qui profitent de leurs prestations à des fins personnelles. Le sayan n’a aucun moyen qui lui permette d’en avoir le cœur net.

Une chose qui est absolument certaine, c’est que même au cas où un juif sait que le service que vous lui demandez est commandité par le Mossad, il peut ne pas être d’accord pour travailler avec vous, lais il ne vous mouchardera jamais. Et c’est ainsi que vous avez, à votre disposition, un système de recrutement totalement exempt de risques qui, de fait, met à votre disposition un pool de millions de juifs dans lequel vous pouvez puiser, à l’extérieur de vos propres frontières ! Il est bien plus facile d’opérer avec des gens déjà disponibles dans la place, et les sayanim apportent des services incroyables, absolument partout dans le monde. De plus, ils ne sont jamais mis en danger, ni mis dans le secret des dieux…

Imaginons que, durant une opération, vous êtes un katsa et que vous ayez soudain besoin d’un magasin d’électronique en guise de couverture. Hop ! Un simple coup de fil à un sayan travaillant dans cette branche du commerce vous permet de rassembler 50 téléviseurs, 200 magnétoscopes… absolument tout ce que vous voulez… à partir de son stock : il vous les amène à l’immeuble que vous lui désignez et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, vous avez votre magasin d’électronique, avec même de 3 à 4 millions de dollars de stock, dans l’arrière-boutique !

Le plus gros de l’activité du Mossad s’effectuant en Europe, il est préférable d’avoir une adresse professionnelle en Amérique du Nord. Ainsi, il y a des adresses sayanim, et des numéros de téléphone sayanim. Si un katsa doit donner une adresse ou un numéro de téléphone, il peut utiliser ceux d’un sayan. Et si le sayan reçoit une lettre, ou un appel téléphonique, il saura immédiatement que faire. Certains sayanim hommes d’affaires ont un pool de vingt opérateurs à leur disposition, qui répondent au téléphone, tapent des courriers, faxent des messages, et tout ça n’est qu’une façade pour le Mossad ! Le clou de cette histoire, c’est que 60 % du chiffre d’affaires des compagnies de plateformes téléphoniques, en Europe, sont dus au Mossad : sans lui, il y a longtemps que ces boîtes auraient mis la clé sous le paillasson !

Le seul problème, avec ce système, c’est le fait que le Mossad n’a apparemment aucun état d’âme en ce qui concerne l’effet dévastateur qu’aurait la révélation de ces manigances pour le statut des juifs vivant dans la diaspora. La réponse que vous obtenez, si vous soulevez cette question, est la suivante : « Et puis après ? Qu’est-ce qu’il pourrait leur arriver, au pire, aux juifs ? Ils viendraient tous en Israël, non ? C’est ça, qui serait génial ! »

Extrait de By Way of Deception, par Victor Ostrovsky et Claire Hoy, St Martin’s Press (éditeur), 1990.

Bye bye Ben Gourion


le figaro dit :

 » Les plaques « Ben-Gourion » ont disparu
AFP
21/04/2010
Des plaques de l’esplanade David-Ben-Gourion, inaugurée le 15 avril quai Branly à Paris en présence du maire (PS) Bertrand Delanoë et du président israélien Shimon Peres, ont disparu mercredi, selon des habitants, une information confirmée par la préfecture de police de Paris et la mairie de Paris. « La disparition de plaques avec le nom Ben Gourion a été constatée mercredi », a-t-on indiqué à la préfecture.

« La mairie de Paris a décidé de porter plainte », a annoncé Laurent Fary, porte-parole de Bertrand Delanoë. »Trois plaques ont été enlevées », a-t-il précisé, soulignant que « dès ce soir les équipes de la ville sont mobilisées pour procéder au remplacement de ces plaques ».

« Ce mercredi matin 21 avril, les 3 plaques apposées par la mairie de Paris, en l’honneur du criminel de guerre Ben Gourion… avaient disparu de l’esplanade du Quai Branly ! », se sont-ils félicités, dans un communiqué, des opposants qui avaient protesté contre l’installation de ces plaques.Une vidéo accompagnant ce message montre un poteau en tube, censé avoir porté une plaque Ben Gourion, cisaillé. Cette vidéo a été mise en ligne sur internet.

Lors de l’inauguration de cette esplanade Ben-Gourion, premier chef du gouvernement après la création d’Israël en 1948, une centaine de personnes portant des drapeaux palestiniens avaient manifesté aux cris de « Dehors, Peres, assassin » ou « Israël assassin, Delanoë complice ». La veille, 300 personnes avaient manifesté devant l’hôtel de ville.

Le groupe PCF-Parti de gauche à la mairie, par la voix de son président, Ian Brossat, s’était opposé à cette inauguration en affirmant: « J’avais moi-même soutenu que la ville ne pouvait envisager de dédier un espace à David Ben Gourion sans faire de même pour Yasser Arafat ». »

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