Les cheveux « naturel » étaient l’équivalent du hijab d’aujourd’hui. Les « cochons » , the pigs, ce sont les flics
Wikileaks: entre 500 et 1000 documents concernent la France
BELGA
Mis en ligne le 27/11/2010
La France est aussi visée par le flot de documents confidentiels américains que WikiLeaks s’apprête à rendre publics, rapporte samedi le site français owni.fr, qui précise que les premières publications devraient intervenir dimanche soir. « Selon nos sources, entre 500 et 1.000 mémos concerneraient directement la France », indique owni.fr, généralement bien informé sur ces fuites du site spécialisé Wikileaks.
Fin octobre, owni, site d’informations indépendant basé à Paris, avait réalisé l’interface permettant la consultation des 400.000 documents secrets de l’armée américaine sur la guerre en Irak rendus publics par WikiLeaks.
Selon owni, le New York Times, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel ainsi que les quotidiens britannique Guardian, espagnol El Pais et français Le Monde, déjà partenaires de WikiLeaks lors des révélations sur l’Irak, publieront leurs premières analyses des nouveaux documents dimanche à partir de 22H30 heure de Paris (21H30 GMT).
« On s’attend toutefois à des fuites avant cette heure », a déclaré à l’AFP un dirigeant d’owni.
Selon le site, Der Spiegel a déjà mis en ligne des « repères chiffrés » de cette rafale de documents samedi après-midi sur son site internet avant de les retirer quelques minutes plus tard. Et selon ces repères relayés par owni, 251.287 mémos diplomatiques, dont 16.652 classifiés « secrets », devraient être publiés.
Wikileaks a promis lundi une prochaine publication sept fois plus volumineuse que les 400.000 documents confidentiels récemment publiés sur la guerre en Irak.
Rapport accablant sur l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik
L’organisation américaine, Human Rights Watch, a publié vendredi à New York un rapport accablant sur l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, près de la ville d’El Ayoun, à l’issue d’une enquête menée sur les violations des droits de l’homme lors du démantèlement de ce camp et après.
Environ 6500 tentes ont été érigées par les Sahraouis, début octobre, à Gdeim Izik, pour protester contre leurs conditions sociales et économiques et de «violents affrontements» ont éclaté entre les forces marocaines et les civils sahraouis suite à l’assaut militaire du Maroc, a tout d’abord indiqué Mme Sarah Leah Whitson, chargée de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord auprès de HRW. Suite à ces affrontements violents, pour lesquels HRW relève la «disproportion» des moyens dont ont fait usage les deux parties, avec une «suprématie des forces marocaines contre des Sahraouis désarmés», Mme Whitson rapporte que les forces marocaines, ainsi que des civils marocains, ont mené des «attaques de représailles» contre les civils sahraouis et leurs lieux d’habitation, tout en empêchant les Sahraouis blessés de bénéficier des soins.
Rapportant les témoignages d’avocats sahraouis spécialisés dans les droits de l’homme à El Ayoun, HRW souligne que dans la foulée de l’attaque militaire du 8 novembre, «les responsables de la sécurité marocains ont arrêté des centaines de Sahraouis, plus d’une centaine d’entre eux sont toujours détenus. Neuf autres ont été transférés à Rabat pour une enquête par un tribunal militaire». A propos de l’accès retreint à l’information, cette organisation note qu’après le démantèlement du camp, les autorités marocaines ont «limité les accès» à El Ayoun, «permettant seulement à quelques journalistes ou représentants d’organisations non gouvernementales de rejoindre cette ville, un grand nombre d’entre eux ont été refoulés».
Sur ce point, le rapport souligne qu’un représentant de HRW a été empêché par deux fois d’embarquer sur un vol à destination d’El Ayoun le 11 novembre avant d’être autorisé le lendemain. Mais pour Mme Whitson, «si nous saluons le Maroc qui a permis à HRW de mener une enquête à El Ayoun, un gouvernement qui dit à maintes reprises qu’il n’a rien à cacher doit le prouver en permettant à tous les médias et aux organisations non gouvernementales de venir et de recueillir les informations sans obstacles». Sur les différents corps des forces de sécurité marocaines impliqués dans la répression, cette organisation cite la gendarmerie, les forces auxiliaires, les forces de police et les unités spéciales anti-émeute (groupes d’intervention rapide).
Le rapport note aussi que les Sahraouis détenus dans la prison d’El Ayoun ont fait l’objet d’enquêtes sur de fausses accusations telles que «constitution d’une bande criminelle dans le but de commettre des crimes contre des personnes et des biens, possession d’armes, destruction de biens publics, et participation à la prise d’otages et la séquestration de personnes, à mettre le feu à des bâtiments, à l’usage de la violence contre les membres des forces de l’ordre, entraînant blessures et mort, et à des rassemblements armés». Par ailleurs, Human Rights Watch rapporte que la police a battu un assistant de HRW à El Ayoun, Brahim Alansari, qui était en compagnie de John Thorne, le correspondant à Rabat du quotidien d’Abou Dhabi en langue anglaise The National.
Les bourgeois-lopettes du Betar/Tagar de France
On vient seulement de me le transmettre mais il n’est pas très récent ce docu
Palestine : une tentative de normalisation de l’apartheid, par le « tourisme »
Publié le 26-11-2010
L’Agence-France-Presse (AFP) et le Figaro ont ainsi fait état d’une conférence de presse de lancement du programme « Israël/Palestine » de Voyageurs du Monde, à laquelle ont apporté leur soutien des représentants de l’Office national israélien du tourisme (ONIT), ainsi que de la Délégation de Palestine en France.
Nous n’avons pas eu l’heur d’assister à la petite cérémonie, au cours de laquelle le tour-opérateur a présenté son programme de voyages individuels dits « combinés », comme une « première ».
Mais nous sommes allés chercher la luxueuse brochure de promotion de VdM, généreusement mise à disposition du public par le voyagiste dans la quinzaine d’agences qu’il anime en France et en Belgique. Il s’agit d’une odieuse fumisterie. Habilement, le voyagiste a choisi de vendre son produit, à une clientèle a priori aisée, prête à dépenser de 2.000 à 4.000 € par personne pour une dizaine de jours, en appréhendant Israël et « Palestine » comme une seule et même entité.
Passée la couverture, où trônent un imam et un rabbin aussi hilares que ridicules, on passe sans transition ni rupture, au fil des pages du catalogue, de Tel-Aviv à Ramallah ou de Jérusalem à Hébron en passant par Haifa et Naplouse. L’espace de quelques minutes de lecture, un miracle a donc lieu. Comme au temps de la Palestine historique, cette petite région de 26.000 kilomètres carrés et forte aujourd’hui de plus de 10 millions d’âmes, a été reconstituée dans son unité, par la grâce de VdM. En fait c’est cool et sympa, « il n’y a pas réellement de frontières », nous assure le guide.
N’accusez pas pour autant VdM de mentir ou de rêver. Il est bien écrit quelque part, par exemple, que Tel-Aviv est en « Israël », et Ramallah en « Palestine ».
Le voyagiste ne cache pas non plus qu’il y a sur le terrain des endroits appelés « check-points ». Cela peut créer des embouteillages, explique-t-il, quand il y a une circulation importante, causée par exemple par les « nombreux » Palestiniens transitant quotidiennement entre Jérusalem et Ramallah. Des banlieusards qui ont des problèmes de banlieusards, en somme ! Mais rassurez-vous, futurs touristes, votre chauffeur trouvera bien une combine pour vous épargner ces désagréments, ose le faussaire préposé à la rédaction.
Au chapitre Hébron, ce dernier s’est surpassé. En lieu et place de la réalité de l’occupation coloniale, où, sous la protection de l’armée israélienne, les Juifs y imposent une vie de terreur aux indigènes palestiniens, VdM nous dit que la ville présente une « particularité », « ville palestinienne et colonies mêlées », et propose, parmi les distractions possibles, une « visite du quartier juif, avec un habitant de la colonie voisine de Kiriat Arba ».
La fraude consistant à habiller l’apartheid israélien au prix de quelques discrètes concessions verbales (en cherchant bien, on trouvera par exemple le mot « Nakbah » dans une chronologie à deux balles) trouve quand même rapidement ses limites.
En 100 pages et autant de photos, ce luxueux document en quadrichromie n’a ainsi pas trouvé de place pour y loger un seul soldat israélien, un seul check-point, un seul camp de réfugiés, et un seul mot sur le martyre du peuple de Gaza. Le négationnisme, c’est en effet très tendance chez ces fils de pub.
Nous ne doutons pas qu’après la lecture de cet article, les vacanciers soucieux de tourisme éthique n’auront aucune envie de donner leur argent à VdM , et boycotteront aussi bien son programme « Israël-Palestine » que ses autres destinations.
CAPJPO-EuroPalestine
Bil’in, depuis 6 ans contre le mur et l’oppression
le CUP-Genève vous invite à assister à
soirée de solidarité avec la lutte du peuple palestinien de Bil’in
vendredi 3 décembre à 20h
maison des Associations, salle Carson
15 rue des Savoises – Genève
et la participation de Rémy Pagani, Conseiller administratif, Ville de Genève
Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la confiscation des terres et des droits du peuple palestinien, nous avons la chance de pouvoir accueillir à Genève Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire du village de Bil’in.
La mobilisation de ce mouvement depuis bientôt six ans contre la construction du mur d’annexion et sa résistance face aux arrestations et aux incursions incessantes de l’armée israélienne sont devenues emblématiques de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation et l’oppression israéliennes. La Suisse porte une responsabilité particulière dans la poursuite de la violation du droit international que constitue la construction du mur en territoire palestinien. Mandatée en 2004 pour trouver les moyens de faire appliquer la résolution de l’ONU demandant le démantèlement du mur et le remboursement des dommages provoqués par sa construction aux Palestiniens lésés, la Suisse officielle s’accommode très bien de l’inaction internationale face aux violations des droits des Palestiniens, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.