20 novembre : Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières


Samedi 20 novembre 2010 — de 14:00 à 18 heures
En la salle Dom Helder Camara, 19 rue Pletinckx – 1000 Bruxelles
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Vous invite à une
DEMI-JOURNÉE DE RÉFLEXION
Su le thème
Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières
Il y a quelques mois, l’Union des progressistes juifs de Belgique organisait, en  collaboration avec Dor Hashalom et le Cercle des étudiants arabo­européens de l’ULB, une soirée d’information consacrée aux discriminations dont est victime la population palestino-israélienne, ainsi qu’à sa place et à son avenir dans la société israélienne. Une des conclusions de cette soirée était que si Israël était une démocratie pour sa population juive, il était loin de l’être pour sa population palestinienne.

Ce constat doit, aujourd’hui, être fortement remis en question. Non pas qu’Israël soit soudain devenu une démocratie pour sa population palestinienne, mais il ne l’est plus non plus pour une partie de sa population juive.

On assiste en effet depuis plusieurs mois à ce qu’il n’est pas excessif de qualifier de chasse aux sorcières contre les organisations de défense des droits de l’Homme engagées contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

La campagne a été initiée par le mouvement Im Tirtzu (Si vous le voulez)  – un groupuscule d’étudiants d’extrême droite, dont le nom fait référence à la phrase de Théodore Herzl : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende » –, qui accuse des ONG israéliennes d’avoir collaboré avec le juge Goldstone en fournissant à celui-ci « 92% des références négatives » contenues dans son rapport concernant l’agression contre la bande de G aza perprétée par l’armée israélienne en décembre 2008 et janvier 2009. On ne les accuse pas d’avoir fourni de fausses informations, mais « tout simplement » de mettre en cause l’existence d’Israël et de représenter un « danger pour la nation » en délégitimant Israël à l’étranger.
Parmi les ONG visées : B’Tselem, Breaking the Silence, l’Association pour les droits civiques en Israël, le Comité public contre la torture, Médecins pour les droits de l’Homme, Yesh Din, Hamoked… soit les principales organisations qui défendent les droits des Palestiniens, donnent la parole aux soldats israéliens muselés par la censure militaire et, d’une manière générale, mènent le combat pour la liberté d’expression.

C’est pour faire le point sur ce que des éditorialistes israéliens réputés n’hésitent pas à qualifier de « flambée maccarthyste » que nous vous invitons à cette demi-journée d’information et de débat en présence de représentants d’associations visées par cette campagne de dénigrement et de stigmatisation particulièrement violente.

Nos invités :

Talila Koch : membre du mouvement New Profile, Mouvement pour la civilisation de la société israélienne et de soutien aux Refuzniks.


Ishai Menuchin : directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël, conférencier au département social et politique de l’université Ben Gourion du Neguev. Il fut l’un des premiers refuzniks lors de la première guerre du Liban en 1982.


Miri Weingarten : membre de l’organisation Médecins pour les droits humains


Yuval Yoaz : journaliste spécialisé dans les questions judiciaires et les droits de l’homme (Ha’aretz et Globes)


Modérateur : Pascal Fenaux, journaliste

PAF : 2 euros

Traduction simultanée assurée.

Cette activité bénéficie du soutien de la Fondation Heinrich Böll et du Mouvement ouvrier chrétien.

Blagues à part


« Blagues à part » repose sur un principe si simple qu’il suscite d’abord du scepticisme. Caméra face à des Palestiniens, sans distinction d’âge, de sexe, de ville (à l’exception de Gaza d’où un jeune lui parle via le logiciel Skype), Vanessa Rousselot demande de sa voix fluette :

« Bonjour, est-ce que vous connaissez une blague palestinienne ? »

Et nous, de découvrir que cette population, inlassablement représentée comme un groupe uniforme, ne se ressemble pas…

  • Il y a là un berger drapé dans son keffieh rouge qui, interrogé à l’aube sur un marché, la fixe d’un air dédaigneux… et reste mutique !
  • Ce groupe de papys qui tape le carton, dans un café, et lui conseille d’aller en Egypte : « Là, ils ont les meilleures blagues ! »
  • Un restaurateur hilare d’une blague à propos d’un poivrot… Si ni la réalisatrice, ni le spectateur n’en captent toute la subtilité, tous cèdent à sa gaieté.

Blaguer avec les Israéliens pour mieux passer les check points

Surtout, il y a dans ce film, de magnifiques personnages de cinéma.

  • Oum Mike, professeure d’arabe de la réalisatrice, vieille dame digne qui furette sur Internet les dernières blagues en cours, plaisante, attendrit pour soudainement sombrer dans une infinie tristesse à la pensée que, restée seule en Palestine après l’émigration de tous ses enfants, elle n’a plus personne à qui les raconter.

source et suite

Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion


Pascal SACRE

A la prisonnière 650.

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux Etats-Unis, en Iran ou en Chine ? Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ?

Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010), Farah Vazehan [1], Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des Etats-Unis et de leurs alliés.

Les prisonniers politiques dont nos médias ne parlent pas

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York.

Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux Etats-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve.

Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram.

Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des Etats-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables.

Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé.

Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York…Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda [sic !], surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier.

Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle.

Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. A cause de la lutte contre le terrorisme la justice des Etats-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal.

« Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable.

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans [5].

L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges.

Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité.

Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants [7]. Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy,

« Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité.Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. [9] »

Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important.

« La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience.

Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend.

Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

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Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la défense des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme.

Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte [11].

« Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. [12] »

Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident.

« C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. [13] »

Lynne a mis en garde les autres avocats de la défense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

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Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif [14].

Un article subversif ?

Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne.

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population.

Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur.

Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994 [17]. La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique.

Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité.

Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes.

Des dissidents, des résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler.

C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Médaille de la Liberté, participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des Etats-Unis et de leurs alliés de la Coalition.

Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice.

Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse médaille.

Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident.

Ces Prix et Médailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde.

Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et médailles, les fondations « philanthropes » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les Etats-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance.

Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, http://www.gopetition.com/petitions…, parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Pascal Sacré

Sources :[1] http://www.gopetition.com/petition/…

[2] http://www.guardian.co.uk/media/pda…

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. http://fr.wikipedia.org/wiki/Univer…

[4] Aafia, un spectre au tribunal, http://www.legrandsoir.info/Le-vers…

[5] http://blog.emceebeulogue.fr/post/2…

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy http://www.globalresearch.ca/index….

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy http://www.mondialisation.ca/index….

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… http://www.lemonde.fr/politique/art…

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ».

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. http://www.mondialisation.ca/index….

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille.

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

http://www.lemonde.fr/europe/articl…

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. A l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. http://www.ena.lu/referendum_norveg…

[17 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. http://www.strasbourg-europe.eu/norvege,17976,fr.html

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache http://www.mondialisation.ca/index….

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre http://www.mondialisation.ca/index….

[20] http://www.voltairenet.org/article1…

[21] http://www.futurquantique.org/?p=12677

[22] http://www.mondialisation.ca/index….

Chaque jour est une fête au festival méditerranéen


Beyrouth, de nos jours. Trois femmes qui ne se connaissent pas et ne partagent apparemment rien en commun, prennent le même bus pour aller dans l’arrière-pays libanais à la prison des hommes où sont enfermés leurs maris. Le chauffeur du bus est abattu pendant le voyage, ce qui oblige les femmes à poursuivre leur périple à pied. Elles ne réagissent pas vraiment, aucune ne se montre choquée et le tireur reste invisible. Au milieu de cette terre aride, parsemée de mines et de rêves décapités, le voyage devient la quête de leur propre indépendance.

Road-movie féminin à travers le Liban, avec l’émouvante Hiam Habbas. Primé dans plusieurs festivals.

Projections :
Dimanche 7/11 à 19h – Orangerie
Mardi 9/11 à 17h30 – Salle de cinéma
Réservez en ligne pour le : 7/11

Londres va renoncer à la compétence internationale pour le plaisir « d’Israël  »



Leila Mazboudi
04/11/2010 Comme prévu : la Grande Bretagne a fléchi sous les pressions et décidé d’amender une loi permettant de poursuivre sur son sol des étrangers pour crimes de guerre. Le tout pour le plaisir d’“Israël”. Ce remaniement attendu de la part des Britanniques, vu que les Belges et les Espagnols avaient été contraints à l’opérer ultérieurement, a été exprimé par le chef de la diplomatie britannique William Hague en visite en Palestine occupée. 

Selon les médias israéliens, le ministre israélien pour les Services secrets, Dan Meridor, a récemment annulé une visite en Grande-Bretagne à la suite d’informations selon lesquelles il aurait fait l’objet d’une plainte pour son rôle dans l’attaque sanglante le 31 mai par la marine israélienne d’une flottille internationale qui voulait briser le blocus de Gaza, au cours de laquelle neuf activistes turcs ont été tués. D’autres responsables israéliens ont également évité de se rendre à la capitale britannique, depuis la guerre contre la Bande de Gaza “Plomb durci”, vu qu’il étaient poursuivis par la justice pour crimes de guerre, depuis que le juge onusien Goldstone a conclu à une telle accusation.

Ce jeudi, le mouvement de résistance palestinien Hamas a critiqué la décision britannique: “Nous dénonçons la volonté du gouvernement britannique de limiter les compétences de la justice britannique de poursuivre les criminels de guerre sionistes qui violent les lois internationales en Palestine occupée« , a-t-il indiqué dans un communiqué. « Le gouvernement britannique se soumet ainsi aux pressions sionistes et contredit ses propres positions qui appellent à défendre les droits de l’Homme et à juger les criminels de guerre« , ajoute le communiqué du Hamas qui a demandé à Londres de « revoir sa décision« .

Pour sa part, le quotidien londonien arabophone, Al-Quds Al-Arabi, a qualifié cette décision britannique de “soumission désolante au chantage israélien”. Selon le rédacteur en chef du journal, Abdel Bari Atouane, le projet de loi que le ministre britannique s’est engagé à présenter au Conseil des Communes, dès son retour, porte atteinte aux traditions britanniques attachées aux droits de l’homme, et une menace à l’indépendance de la justice britannique. Il rappelle à cet égard le refus des ex-Premiers ministres, John Major et Tony Blair de tout amendement au motif qu’ils ne peuvent interférer dans la justice de leur pays, et ce sous les pressions de l’Arabie Saoudite qui voulait que Londres lui livre deux opposants installés chez elle. Or, estime-t-il, l’actuel Premier ministre David Cameron, ainsi que son chef de la diplomatie et six autres de ses ministres font partie de l’Association de l’amitié israélo-britannique et sont par conséquent des fidèles amis de l’entité sioniste. Atouane perçoit dès lors des tentatives de faire prévaloir le intérêts d’Israël qui violent sans cesse le droit internationale au dépens des valeurs défendues par la Grande Bretagne

À noter que Madrid avait elle aussi limité la compétence de sa justice après Plomb durci, pour empêcher ses tribunaux saisis contre les crimes de guerres commis par les militaires israéliens contre les Palestiniens de la Bande de Gaza, où plus de 1300 palestiniens, dont la plupart des civils avaient été tués.

Alors que Bruxelles avait été contrainte à un tel renoncement à la fin des années 90, lorsque des Palestiniens ont tenté de saisir ses tribunaux contre l’ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, pour les crimes de guerre qu’il a commis dans les camps palestiniens de Sabra et Shatila en 1982.

Constat désolant au fil de ces concessions : Israël dénude l’Europe de ses valeurs républicaines et des droits de l’homme.

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=160970&language=fr

L’Orient et l’Occident désorientés ?


Rencontres internationales organisées par
la Fondation Boghossian
A Flagey et à la Villa Empain

9, 10 et 11 novembre 2010

Rencontres internationales organisées avec l’aide de l’Université Libre de Bruxelles et du Collège de France

et avec l’appui de la Région de Bruxelles-Capitale
et de la Communauté française de Belgique
Le thème directeur des rencontres internationales

Il semble que l’Orient et l’Occident soient actuellement « désorientés » dans leurs valeurs, dans l’équilibre traditionnel de leurs forces et influences, à travers l’évolution de leur développement économique, culturel, spirituel et intellectuel. Un certain « ensauvagement » résulte de ces changements, observable notamment dans les grandes villes d’aujourd’hui.
Dès lors, de nombreuses questions se posent et s’expriment au niveau social, environnemental et artistique.
Parmi ces questions, la Fondation Boghossian souhaite se pencher en priorité sur celles-ci :

* Peut-on considérer la création artistique comme une source valable de résistance et de nouveaux repères face à cette désorientation ? Autrement dit, quel est et sera le rôle des architectes et urbanistes, des poètes et écrivains, des musiciens et dramaturges, des plasticiens et des designers dans les changements observables en Orient et en Occident ?
* Au-delà des enjeux géostratégiques, politiques et économiques, quels seraient les principes qui pourraient nous inspirer et nous mobiliser au profit de la paix, d’une meilleure équité et d’un respect mutuel?

Après avoir organisé en 2008 les rencontres internationales qui analysaient la perception de la modernité en Orient et en Occident sous le titre évocateur de Temps long / Temps court, la Fondation Boghossian prend l’initiative d’inviter à Bruxelles de nombreuses personnalités à partager cette réflexion en public, les 9, 10 et 11 novembre 2010.
La soirée inaugurale

Cette soirée d’ouverture des rencontres internationales est organisée à Flagey (Studio 4, 850 personnes), le 9 novembre 2010, à 19 heures.
Deux conférences d’une durée respective de 30 minutes sont proposées , introduites par Jean Boghossian, Président de la Fondation Boghossian et par la Ministre de l’Audiovisuel, de la Culture, de la Santé et de l’Egalité des Chances de la Communauté française de Belgique.
Un cocktail dînatoire suivra cette séance inaugurale, ainsi que la projection du film En attendant le bonheur (2002), en présence de son réalisateur, Abderrahmane Sissako.

Accès sur invitation.

Les rencontres de la Villa Empain
Parler, écouter et dialoguer autrement

Les 10 et 11 novembre, la Fondation Boghossian accueille le public à la Villa Empain (Lobby, 200 personnes), pour une série de rencontres proposées entre des personnalités qui s’exprimeront entre 19 heures et 21 heures.
Les rencontres se tiendront en français et/ou en anglais, et seront suivie de projections de films.
L’accès y est gratuit.

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L’accès aux rencontres internationales est gratuit (sur réservation) et les orateurs s’y expriment en français.

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Pour tous renseignements supplémentaires :

Ces rencontres internationales ont été coordonnées par Diane Hennebert, Chargée de la Direction de la Fondation Boghossian

Villa Empain, centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident
Avenue Franklin Roosevelt 67 – 1050 Bruxelles
Tél: +32 (0)2 627 52 30 ou +32 (0)475 21 16 61
Email: info@boghossianfoundation.be ou diane@boghossianfoundation.be

http://www.villaempain.com/fr/index.php?page=9

Amin Maalouf le 2 décembre



au Studio 4 de Flagey

le jeudi 2 décembre 2010 à 20h15

L’Europe des écrivains

La série «L’Europe des écrivains» convoque à Bruxelles des auteurs de renommée internationale dont l’œuvre influence les manières de penser en Europe. Après Timothy Garton Ash, David Grossman, Herta Müller et António Lobo Antunes, c’est au tour de l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf d’être notre invité.

Depuis sa percée en 1986 avec le roman « Léon l’Africain », Amin Maalouf a émergé comme l’un des grands penseurs européens. Dans ses romans, essais et livrets sont traités les thèmes de l’exil et de l’identité ;  il y analyse avec une perspicacité historique et une bonne dose d’érudition les relations entre Orient et Occident. « Nous sommes entrés dans le nouveau siècle sans boussole »  écrit-il dans son dernier livre « Le dérèglement du monde ». Les frictions actuelles entre le monde arabe et l’Ouest le préoccupent. Sa vision du futur n’en est pas pour autant pessimiste. Selon lui, la vie ensemble peut réussir si la question de l’identité culturelle devient centrale, et si politique et religion restent clairement séparées.

Amin Maalouf est né en 1949 à Beyrouth. Après des études en sociologie et en économie, il travaille pour le journal arabe « An-Nahar ». La guerre civile libanaise le force à émigrer. En 1976, il s’installe à Paris, où il peut de nouveau exercer la profession de journaliste. En tant que rédacteur en chef de « La Jeune Afrique », il voyage à travers le monde. Bientôt, il se consacre exclusivement à son travail littéraire. Il écrit en français, mais ses livres sont traduit dans plus de 40 langues différentes.

Flagey, Het beschrijf, Uitgeverij De Geus

Lieu et billetterie Flagey :

Place Sainte-Croix
1050 Bruxelles (Ixelles)

Entrée : € 10 (€7)

Achat billet en ligne :

http://flagey.clic-com.be/main.aspx?sPageToGo=Event&iEventId=3419&iCultureId=1036

http://www.flagey.be/fr/evenements/4072/leurope-des-ecrivains

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