Un nouvel antisémitisme ? Je ne crois pas !


Susan ABULHAWA

Bernard-Henri Levy, la pop star française de la philosophie et de l’élite intellectuelle, a écrit un essai dans lequel il cite mon roman  » Matins à Jenin » comme un des trois signes inquiétants qui le conduisent à se demander : « La diabolisation d’Israël ne finira-t-elle donc jamais ? » L’essai s’intitule « le nouvel antisémitisme« . Les deux autres signes qui l’inquiètent sont le boycott grandissant d’Israël et un documentaire couvert d’éloges qui s’appelle « Les larmes de Gaza« .

Examinons d’abord les cibles de M. Levy :

1) « Matins à Jenin » est une oeuvre de fiction historique, dans laquelle des personnages de fiction vivent dans un contexte historique réel ; et je défie quiconque qui a fait ses propres recherches de contester la véracité des événements historiques qui forment l’arrière-plan du roman.

2) « Les larmes de Gaza » est un documentaire de Vibeke Lokkeberg qui traite du terrible impact des bombardements israéliens de 2008-2009 sur les enfants et les femmes de Gaza principalement.

3) Les militants qui participent et encouragent le boycott économique d’Israël sont des citoyens ordinaires du monde entier qui écoutent leur conscience et qui s’élèvent contre une grave injustice qui dure depuis trop longtemps contre le peuple natif d’Israël et de Palestine, c’est à dire le peuple palestinien.

Plutôt que d’offrir une analyse intelligente de l’un ou l’autre de ces trois signes qui le trouble, Levy a essentiellement recours aux insultes. Tout ce qu’il fait c’est asséner brutalement le mot « antisémite » pour discréditer tout portrait négatif d’Israël. L’emploi de ce mot -qui porte le douloureux poids de l’ostracisme, l’humiliation, la dépossession, l’oppression et enfin le génocide de personnes pour nulle autre raison que leur religion- par des gens comme Levy est si irresponsable qu’il déshonore vraiment la mémoire de ceux qui sont morts dans les camps de la mort pour le seul motif d’être juifs. Et je remercie Kurt Brainim, un survivant de l’holocauste d’avoir écrit une lettre très émouvante pour répondre à Levy exactement la même chose que moi.

Dans son essai, Levy ne cite pas le moindre point réellement antisémite qu’il aurait trouvé dans un des trois éléments auxquels il se réfère. Parce qu’il n’y en a pas. S’il avait pu en trouver un, il l’aurait cité, je crois. En fait, de nos jours, le peuple qui est ostracisé, humilié, dépossédé et opprimé du seul fait de sa religion est le peuple palestinien, chrétiens et musulmans pareillement. Voilà le vrai antisémitisme aujourd’hui.

Israël a effacé la Palestine de la carte, nous a expulsés et a volé tout ce que nous avions. Tout ce qui nous reste c’est moins de 11% de notre patrie historique qui a maintenant pris la forme de Bantoustans isolés, entourés de murs menaçants, de tireurs d’élite embusqués, de checkpoints, de routes réservées aux colons et de constructions incessantes de colonies juives sur la terre confisquée aux Palestiniens. Nous avons perdu le contrôle de nos ressources naturelles. La quantité d’eau que chacun reçoit dépend de sa religion et les Palestiniens doivent partager l’eau du bain pendant que les colons juifs voisins arrosent leurs pelouses et se baignent dans des piscines privées. Selon l’organisation « Défense Internationale des Enfants » à Jérusalem seulement Israël a emprisonné 1200 enfants palestiniens cette année qui sont qui sont le plus souvent l’objet de violences et que l’on force à signer des confessions en Hébreu, langue qu’ils ne comprennent pas. A force de détruire les écoles palestiniennes Israël a créé à Gaza une génération entière d’âmes perdues qui grandissent en ne connaissant que la peur, l’insécurité et la faim. Des documents relatifs au cruel siège de Gaza et aux attaques sans merci contre la population civile révèlent les formules mathématiques utilisées pour rationner la nourriture et affamer Gaza. Les palestiniens chrétiens ont été expulsés du lieu de la naissance de Jésus. Et rien n’arrête les abus inhumains que constituent les constantes expulsions, la démolition des maisons, le vol systématique, la destruction des moyens de subsistance, l’arrachage des arbres – spécialement des oliviers qui sont si précieux à la culture palestinienne- les couvre-feux, les fermetures des points de passage, la discrimination institutionnelle, etc, etc….

Au lieu de soutenir les grands idéaux juifs de justice et d’aide aux opprimés, M. Levy se rue à la défense d’Israël, à l’aide du mantra usé de « la seule démocratie du Moyen-Orient ». L’Afrique du Sud de l’apartheid se prétendait aussi une démocratie tout en fauchant les petits garçons de Soweto (accessoirement avec des armes livrées par Israël). Et les USA aussi, à l’époque où 20% de la population était réduite à l’esclavage, achetée et vendue comme du bétail.

Tout aussi scandaleuse est l’étiquette générale « d’antisémite » qu’il colle sur tous ceux qui critiquent Israël. Ceux qui dénoncent les crimes extensifs d’Israël s’exposent à des accusations diffamatoires comme quoi ils sont immoraux, racistes et pleins de haine. Dans le cas de Vibeke Lokkeberg, Levy insiste sur le fait qu’elle est un ancien mannequin et ignore ses performances comme réalisatrice de film et auteur accomplis. Apparemment, en plus de suggérer qu’elle est raciste, il veut que les lecteurs croient aussi qu’elle n’a pas la capacité intellectuelle de créer une oeuvre de valeur. Cette tactique qui consiste à attaquer et essayer de discréditer la personne plutôt que d’analyser le message qu’elle véhicule est une vieille technique de propagande

M. Levy nous accuse de « diaboliser Israël » quand en fait tout ce que nous faisons est d’ouvrir le rideau, même un tout petit peu, pour montrer la triste vérité qui est cachée derrière. Je suppose que M. Levy pense comme la plupart des supporters juifs d’Israël le font, qu’il a plus de droits que moi sur la ferme de mon grand-père. Après tout c’est l’argument qui a présidé à la fondation d’Israël, n’est-ce pas ? La question est « pourquoi ? » et « comment ? » Pourquoi les Juifs du monde entier pourraient-ils avoir la double nationalité, celle de leur pays d’origine et celle de notre patrie, pendant que nous les Palestiniens nés en Palestine nous dépérissons dans des camps de réfugiés, dans la diaspora, dans des ghettos où patrouille l’armée d’occupation et des Bantoustans ? Comment se fait-il qu’un pays qui a une des armées les plus puissantes du monde et qui a commis des crimes tout à fait prouvés contre la population civile d’origine pratiquement désarmée d’un autre pays pendant 60 ans réussisse encore à se faire passer pour la victime ? Et pire encore que les vraies victimes qui essaient d’empêcher leur propre annihilation soient elles considérées comme les agresseurs ?

Nelson Mandela a dit une fois : « Nous savons tous très bien que notre liberté ne sera pas entière tant que les Palestiniens ne seront pas libres« . Désormais, en plus des déclarations de personnalités telles que lui, des gens partout dans le monde rejoignent peu à peu la lutte pour la justice et la liberté des Palestiniens ; et il paraît inévitable que le nettoyage ethnique systématique auquel Israël se livre trouvera enfin en face de lui une opposition suffisante pour forcer Israël à renoncer au racisme institutionnel et à accorder finalement à la population native non-juive les mêmes droits humains et légaux que les Juifs en Terre Sainte. C’est clairement ce qui fait peur à M. Levy.

Susan Abulhawa est l’auteur de Mornings in Jenin (Bloomsbury 2010)
« Les Matins de Jénine » chez Buchet Chastel – 2008 – 23 €

Pour consulter l’original : http://www.huffingtonpost.com/susan…

Traduction : D. Muselet

http://www.legrandsoir.info/Un-nouvel-antisemitisme-Je-ne-crois-pas-Huffington-Post.html


Message d’Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine pour la Manifestation à Bruxelles le 26 décembre 2010.


par Nordine Saidi, lundi 27 décembre 2010, 01:32

Message d’Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine

Chers amis,

Tout d’abord bravo pour votre « SOMOUD » ! Manifester par moins 10 degrés, c’est montrer qu’on n’a pas froid… aux yeux, ou encore, « de quel bois on se chauffe », comme on dit chez nous.

Si je n’étais pas rivée à mon ordinateur et mon téléphone pour suivre les la progression de l’équipe d’EuroPalestine dans les territoires palestiniens occupés, je serais volontiers venue manifester avec vous.

Comme vous l’avez peut-être appris, le gouvernement israélien a raté son coup en m’expulsant mercredi, puisque non seulement cela n’a pas empêché notre groupe de 70 militants emmenés par CAPJPO-EuroPalestine

de mener à bien son programme avec les Palestiniens et les anticolonialistes israéliens, mais qu’en plus cela lui a fait de la publicité !

Nous sommes à un tournant.

Les masques sont tombés.

Après Gaza et l’assassinat des neuf camarades turcs de la flotille de la liberté, un nombre croissant de femmes et d’hommes dans le monde sont scandalisés par la sauvagerie de l’occupant israélien, par ses mensonges, sa propagande raciste et guerrière.

Les grands médias, aux ordres de nos gouvernants, ne parviennent plus à faire avaler la pilule du petit pays démocratique qui se défend contre les méchants arabes qui l’entourent. Au point qu’un nombre croissant de journalistes, sentant le vent tourner, se mettent à aborder des sujets jusqu’ici tabous.

Le chantage à l’antisémitisme a trop tiré sur la corde. Elle a cassé. Les gens commencent à exprimer leur inquiétude et leur refus de l’impunité, de plus en plus fort.

Les progrès de la campagne BDS dans le monde depuis les massacres de Gaza sont là pour en témoigner.

Les Palestiniens sont courageux. Mais seuls, ils ne peuvent pas s’en sortir. Ils ont besoin de nous. Et nous avons les moyens de leur venir en aide.

– En amplifiant la campagne de boycott d’israël, en nous coordonnant toujours davantage. Et je salue à cet égard, les liens qui nous unissent aux militants belges anticolonialistes, et qui nous amènent à nous inspirer réciproquement de nos actions, à être toujours plus réactifs et efficaces.

– Mais nous devons également refuser de laisser les Palestiniens emprisonnés dans leurs ghettos. Briser le blocus de Gaza, certes, mais aussi le blocus mis par Israël sur Jérusalem Est et la Cisjordanie.

Nos gouvernements accueillent à bras ouverts tous les Israéliens, y compris les criminels de guerre et le tortionnaires. Et nous qui ne tuons pas de civils, qui n’emprisonnons pas d’enfants, nous devons nous cacher, ramper, mentir, pour essayer d’aller voir nos amis en Palestine ! De quel droit ? Jusqu’à quand ?

Je vous lance aujourd’hui cette proposition : organisons ensemble une prochaine mission internationale en Palestine à visage découvert. Israel, qui ne cesse de vanter partout les mérites de son tourisme, ne dispose pas en réalité, des moyens de nous en empêcher. Si nous partons ensemble, nombreux, comment nous empêcher d’entrer ? Refouler 100, 200 personnes, voire plus, dans un aéroport, au milieu des touristes, des pélerins, je peux vous assurer que c’est très difficile, même pour Israël.

Vous trouverez sur le site www.europalestine.com les compte-rendus des actions de nos 70 volontaires français, et de nos 10 camarades écossais, actuellement en Palestine. Comme pour la campagne BDS, nous disons : ce n’est qu’un début. Ensemble on peut faire beaucoup plus et beaucoup mieux. on peut changer la donne. J’en ai l’intime conviction.

Je vous souhaite à tous une bonne année de luttes productives !

PALESTINE VIRA ! PALESTINE VAINCRA !

Bisous,

Olivia

le clip de la manifestation : http://www.dailymotion.com/video/xgapj8_manifestation-gaza-on-n-oublie-pas-bruxelles-26-12-2010_news

Les voix de l’occupation


Prénom, nom : Suhaib M.; Date des faits : 10 décembre 2010
Âge : 15 ans; Lieu : Bande de Gaza, Territoire palestinien occupé
Nature de l’incident : touché par une balle pendant le ramassage de matériaux de construction

Le 10 décembre 2010, un jeune garçon de 15 ans est touché par une balle israélienne à la jambe gauche alors qu’il ramasse du bois dans la bande de Gaza, à environ 250 mètres de la clôture qui fait frontière avec Israël.

Suhaib, 15 ans, vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza. Le père de Suhaib travaille comme policier mais la situation économique pour la famille est encore difficile. Afin d’ajouter au revenu familial, Suhaib et ses frères, pendant les cinq derniers mois, sont allés ramasser du gravier sur les anciennes colonies évacuées près de la frontière avec Israël, et ils gagnaient ainsi une centaine de shekels par tonne (un peu plus de 20 €).

(PNG) Le vendredi 10 décembre 2010, Suhaib et son frère aîné, Belal (18 ans) partent de la maison très tôt et s’en vont vers la frontière, au nord de chez eux, pour ramasser du gravier. « Nous sommes arrivés sur place vers 7 h du matin, rappelle Suhaib, et nous avons commencé à travailler à environ 200 m de la clôture qui fait frontière. Il y avait d’autres ramasseurs de gravier dans la zone mais moins que les autres jours. » Deux heures plus tard, les frères ont réussi à remplir leur carriole et décident de rentrer pour la vider et revenir. « Sur le chemin du retour, rappelle Suhaib, nous avons vu des arbres arrachés et des morceaux de bois, on a supposé que c’était les soldats israéliens qui avaient fait cela pour dégager leur ligne de mire. Nous avons vu aussi des traces de bulldozers et de chars d’assaut, ce qui nous a été confirmé par des personnes que nous avons rencontrées. » Les frères décident qu’à leur retour, ils ramasseront le bois au lieu du gravier, pensant que la tâche serait plus aisée.

Après le déchargement du gravier à leur domicile, les frères reviennent à l’endroit où ils ont vu les arbres arrachés, à environ 250 m de la frontière avec Israël, près de la côte, et ils commencent à charger le bois. «  À peu près une demi-heure plus tard, j’ai ressenti soudain comme si je recevais un choc électrique dans ma jambe gauche. » dit Suhaib. « Je me suis aussitôt effondré pendant que j’entendais un coup de feu. J’ai pensé qu’il avait été tiré depuis un mirador israélien, haut de 5 m, à la frontière. J’ai regardé ma jambe gauche et j’ai vu que mon pantalon était tout taché de sang. » Le frère de Suhaib et une autre personne se précipitent aussitôt pour lui porter secours et le posent sur une charrette tirée par un cheval, puis ils l’emmènent vers un taxi qui l’évacue vers une ambulance.

« Dans l’ambulance, les auxiliaires médicaux ont déchiré mon pantalon mais ils m’ont empêché de regarder la blessure. » rappelle Suhaib. « Je pense que je me suis évanoui deux ou trois fois. » Suhaib est alors transporté à l’hôpital de Shifa et les médecins lui retirent immédiatement les bandages que les ambulanciers avaient enroulés autour de sa jambe. « J’avais très mal, » rappelle Suhaib, « j’ai regardé ma jambe et je n’ai pas voulu le croire. J’avais un petit trou juste en dessous de mon genou, et un grand trou de l’autre côté. Le grand trou faisait environ 5 cm de diamètre. A ce moment-là, j’ai compris que ma blessure n’était pas légère. » dit Suhaib. « Les médecins ont nettoyé la plaie et je les ai entendus dire que la balle avait explosé à l’intérieur de ma jambe, mais je ne sais pas de quelle sorte de balle il s’agit. Les médecins ont radiographié ma jambe et je les ai entendus parler d’une fracture. Après avoir nettoyé la plaie, ils ont enveloppé ma jambe dans un bandage pour arrêter le saignement et ils m’ont donné des tranquillisants. Je ne sais pas si je vais être capable de remarcher, » dit Suhaib, « mais certainement que je ne retournerai jamais ramasser du gravier. »

Depuis mars 2010, DCI-Palestine a recensé 19 cas d’enfants touchés par des tirs alors qu’ils ramassaient du gravier près de la frontière avec Israël. Pour les mesures à prendre, voir : « Urgent Appeal » (http://www.dci-pal.org/english/doc/press/UA_4_10_Children_of_the_Gravel_UPDATE_18_DEC_%202010%28b%29.pdf)

Le 18 décembre 2010 –
DCI-Palestine : http://www.dci-pal.org/english/doc/press/Voices_2010-12-18_gravel%282%29.pdf
traduction : JPP

Dessins des enfants de Gaza


Une initiative intéressante aux Etats Unis, répercutée sur le site web de Philip Weiss. On sait que l’approche des enfants en psychothérapie fait la part belle à diverses techniques d’expression, dont le dessin est une des formes privilégiées. Susan Johnson a eu l’idée de collecter auprès d’institutions de soutien psychologique des dessins réalisés par des enfants de Gaza et qui renvoient à leur vécu de l’opération militaire « Plomb Durci » menée par les terroristes sionistes fin 2008, début 2009. Ces dessins forment la matière d’une exposition appelée à tourner aux Etats Unis.Peut-être, les Américains sont-ils prêts à voir les dessins d’enfants représentant l’agression dévastatrice contre Gaza.
par Susan Johnson, Mondoweiss (USA) 22 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri 


Une image vaut des milliers de mots, et cette vidéo bien plus. Elle contient des dessins d’une grande puissance expressive, créés par des enfants à Gaza et qui relatent les horreurs qu’ils ont vécues pendant l’opération Plomb Durci, il y a près de deux ans. Ces enfants partagent la dévastation émotionnelle et physique causée par les actions israéliennes.
Beaucoup de ces jeunes artistes n’échapperont jamais à l’enfer qu’ils ont traversé.
Cette vidéo s’insère dans un projet plus vaste, l’exposition itinérante « Un regard d’enfant de Gaza, » développée par Joyce Ravitz et moi-même après notre visite à Gaza en juin 2009. Ayant vu les dessins dans un cours de thérapie par l’art, nous avons senti qu’une exposition de dessins de ce genre devrait être mise en place et présentée aux Etats Unis. « Un regard d’enfant de Gaza » était né!
Je me suis servi d’internet pour trouver des participants et j’ai commencé à rassembler des dessins venant de six institutions de Gaza pour enfants. Les dessins ont été créés par des enfants âgés entre 7 et 12 ans. Rajie Cook, un graphiste bien connu pour son art contestataire, a créé la vidéo comme outil de communication pour faire venir du public à l’exposition. Rajie a attiré dans le projet son vieil ami, le photographe Thomas Francisco. Francisco s’est servi de ses talents musicaux pour sélectionner et mixer la musique. Leur projet achevé est fantastique!
Nous espérons que certains d’entre vous, en voyant ses dessins, voudront présenter le message communiqué par les enfants et leur art dans leurs propres villes. 

Pour toues suggestions de lieux, informations complémentaires et questions, email: achildsview1@gmail.com