L’armée prend l’initiative au Caire


jeudi 10 février 2011, par La Rédaction

Le président égyptien Hosni Moubarak s’adressera ce jeudi soir à la nation de son palais du Caire, annonce la télévision d’Etat.

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Le Conseil supérieur des forces armées égyptiennes s’est réuni au Caire et a décidé de siéger en permanence pour « répondre aux demandes » des manifestants qui réclament depuis le 25 janvier le départ du président Hosni Moubarak.
Place Tahrir, épicentre de la contestation dans le centre du Caire, un officier supérieur, Hassan al Roweny, a déclaré aux manifestants que tout ce qu’ils souhaitaient allait « se réaliser. » Il a été acclamé aux cris de « Le régime est tombé ! », a rapporté un journaliste de Reuters sur place.
Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafik a déclaré pour sa part à la BBC que le président Moubarak pourrait démissionner.
Mais à la télévision égyptienne, il a tenu a préciser que le raïs était toujours en poste et conservait tous ses pouvoirs, ajoutant que le dialogue national se poursuivait. La situation sera rapidement clarifiée, a ajouté le chef du gouvernement.
D’après NBC, Moubarak démissionnerait dans la soirée.
La chaîne de télévision américaine CNN rapporte pour sa part que le raïs va renoncer à ses fonctions de chef des forces armées.
Il ne figure d’ailleurs pas au sein du Conseil supérieur, qui est présidé par le ministre de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui. Le vice-président Omar Souleimane ne fait pas non plus partie du Conseil, précise la télévision publique égyptienne.

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La CIA juge « fort probable » que Moubarak démissionne jeudi soir
La CIA a jugé jeudi « fort probable » que le président égyptien Hosni Moubarak, dont des manifestants réclament depuis 16 jours le départ, quitte le pouvoir dans la soirée, a affirmé son directeur Leon Panetta lors d’une audition au Congrès.
Au Caire, l’ambiance était survoltée jeudi parmi les manifestants de la place Tahrir, après l’annonce que l’armée voulait appuyer les « demandes légitimes du peuple », et aucun mouvement de troupes n’était enregistré aux abords, ont constaté des journalistes de l’AFP.

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Moubarak, un départ imminent ?
Le président Hosni Moubarak s’apprêterait à céder aux revendications du peuple égyptien qui, depuis seize jours, exige son départ. Plusieurs hauts responsables égyptiens ainsi que la CIA ont déclaré, jeudi après-midi, qu’il était « probable » que le président démissionne dans la soirée.
Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafik a ainsi déclaré à la BBC que le président Hosni Moubarak pourrait démissionner. La situation sera rapidement clarifiée, a ajouté le chef du gouvernement. Peu avant, c’est le secrétaire général du parti au pouvoir, Hossam Badrawi, qui avait affirmé à la BBC que Moubarak pourrait « répondre aux revendications du peuple » d’ici vendredi. « Je m’attends à ce que le président réponde aux revendications du peuple parce que ce qui lui importe à la fin, c’est la stabilité du pays, le poste ne lui importe pas actuellement », a-t-il déclaré. Interrogé sur une éventuelle apparition du président Moubarak vendredi pour annoncer une décision à ce sujet, le secrétaire général du parti a indiqué : « Cela pourrait être avant cela. »
Un responsable du gouvernement a déclaré, pour sa part, que la décision sur le départ ou le maintien du président Hosni Moubarak était attendue dans les prochaines heures. Prié de dire si le raïs allait démissionner, le responsable égyptien a répondu : « Très probablement. » Enfin, le directeur de la CIA, Leon Panetta, a déclaré devant le congrès juger « fort probable » que Hosni Moubarak démissionne jeudi soir.
L’armée égyptienne a annoncé jeudi dans un communiqué examiner les « mesures » nécessaires « pour préserver la nation » et « pour appuyer les demandes légitimes du peuple ».
Le Conseil suprême des forces armées a déclaré dans un communiqué qu’il s’était réuni « pour examiner les mesures à prendre pour préserver la nation ». Compte tenu de la responsabilité des forces armées et leur engagement à protéger le peuple et préserver ses intérêts et sa sécurité, et pour veiller à la sécurité de la nation et des citoyens et aux acquis du grand peuple égyptien, et pour soutenir les demandes légitimes du peuple, le Conseil suprême des forces armées s’est réuni aujourd’hui, jeudi 10 février », poursuit le communiqué. Le Conseil a ajouté qu’il s’était réuni « pour examiner les développements de la situation jusqu’à ce jour » et qu’il avait décidé de « continuer à rester réuni », a affirmé un militaire lisant un communiqué à la télévision.
Place Tahrir, au Caire, où les manifestants s’étaient rassemblés par milliers pour une 17e journée de contestation, l’annonce a été accueillie dans une ambiance survoltée.

(Jeudi, 10 février 2011 – Avec les agences de presse)

Ben Ali : récit d’une fin de règne pathétique


«Toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !», aurait lancé Leïla Trabelsi à son mari le 14 janvier, au moment de monter dans l'avion pour l'exil.
«Toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !», aurait lancé Leïla Trabelsi à son mari le 14 janvier, au moment de monter dans l’avion pour l’exil. Crédits photo : AFP/AFP

À partir de témoignages, le Nouvel Observateur a reconstitué les dernières heures du dictateur déchu sur le sol tunisien. Scènes surréalistes d’un ancien puissant bousculé par sa femme haineuse et poussé à l’exil par les subterfuges de son entourage.

«Monte imbécile, toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries !» Propos tirés d’une vulgaire scène de ménage au sein d’un vieux couple qui se déchire. Sauf que l’auteur de ces propos n’est autre que Leïla Trabelsi, et le vieux couple celui des Ben Ali, qui a présidé aux destinées de la Tunisie pendant plus de vingt ans. On savait que leur départ du pays, le 14 janvier en pleine révolte populaire, avait été précipité et peu glorieux. Les détails qu’en révèle cette semaine le Nouvel Observateur en brossent un tableau pitoyable et grotesque.

Un vieil homme hagard, gémissant, supplie sur le tarmac de l’aéroport de Tunis : «Laissez-moi, je ne veux pas y aller, je veux mourir ici dans mon pays». C’est Zine el-Abidine Ben Ali, le raïs déchu après avoir régné d’une main de fer sur la Tunisie pendant 23 ans. Ce vendredi 14 janvier, le roi est nu, il a perdu son royaume et c’est poussé par son chef de la police politique, le terrible Ali Seriati, qu’il monte dans un avion pour l’exil. «Bordel de Dieu, tu vas monter !», lui lance en le bousculant son compagnon de trente ans. Leïla Trablesi, qui ne pardonne pas à son mari d’avoir perdu un pays à la tête duquel elle se voyait lui succéder, ne retient plus le mépris qu’il lui inspire. Sur la passerelle menant à l’avion, la fille du couple Ben Ali, Halima, parachève le pathétique tableau d’un «Lâchez mon père, sinon je descend tous vous tuer».

«Tu vas me ramener en Tunisie après ?»

Ces détails d’une fin de règne, la journaliste du Nouvel Observateur les tient en partie d’un officier de l’armée convoqué pour escorter le président jusqu’à son avion. L’homme, écrit la journaliste, «a les larmes aux yeux quand il se rappelle ce moment d’histoire (…) Comme s’il était plus difficile d’accepter d’avoir vécu pendant toutes ces années sous le joug d’un lâche».

Comme les premiers témoignages l’avaient déjà révélé, le tyran ne voulait pas quitter son pays. Il ne l’a fait qu’à la faveur d’un subterfuge inventé par son entourage, lui promettant un retour triomphal, en sauveur, dans un pays à feu et à sang. Dans l’avion qui l’emporte vers une destination inconnue, le vieux tyran ne cesse, selon le témoignage du pilote, de se rendre dans le cockpit pour inlassablement répéter la même question : «Mon fils, n’est-ce pas que tu vas me ramener en Tunisie après ?». «Bien sûr», ment le commandant de bord. La suite de l’histoire, on la connaît, c’est un vagabondage aérien d’«Oscar Oscar», le nom donné à l’avion présidentiel. Annoncé pour Malte puis pour la France, il sera finalement dirigé vers Djedda, en Arabie saoudite, où Ben Ali s’est réfugié.

Quant à Leïla, conclut l’hebdomadaire, le rêve de l’ancienne «régente de Carthage» «est devenu un cauchemar qui a pris le visage d’un vieux despote aux cheveux teints, au visage botoxé, celui-là même qu’elle voulait évincer et dont il lui faut désormais, à jamais, partager l’exil».

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Le belgo-marocain Ali AARRASS a été torturé au Maroc après son extradition par l’Espagne


 

On s’attendait au pire. Le pire est advenu.

IL FAUT TOUT FAIRE POUR SAUVER

ALI AARRASS

 

 

 

Ali Aarrass a été extradé d’Espagne vers le Maroc le 14 décembre dernier.

A ce jour pourtant, aucun membre de sa famille, aucun de ses proches n’a eu droit (ne fût-ce qu’une seule fois) à un contact, à un coup de téléphone, à une petite phrase de la part des autorités –qu’elles soient marocaines, espagnoles ou belges. Depuis le 14 décembre, Ali n’a plus donné signe de vie. Tout contact avec le monde extérieur lui est interdit.

 

Or début  février, les premières informations ont commencé à filtrer.

Comme on pouvait le craindre, elles sont accablantes. Au cours des premiers jours de sa garde-à-vue, Monsieur Aarrass a été torturé. Il a été privé de sommeil et soumis à des interrogatoires incessants. Au cours de ceux-ci, il aurait fait l’objet d’injections de produits chimiques, de chocs électriques dans les parties génitales, du supplice de la bouteille (viol) et de nombreux autres sévices inqualifiables. Il semble que, lorsqu’il a été présenté pour la première fois devant un juge d’instruction, Ali Aarrass se trouvait dans un tel état qu’il a été impossible de l’auditionner. Lors de sa seconde présentation, l’avocat d’Ali a pu l’accompagner mais le juge d’instruction a refusé d’acter les allégations de torture contre A. Aarrass.

D’après des sources marocaines, Ali Aarrass a été maintenu en garde à vue à la prison de Salé, où il aurait été intensivement interrogé par la BNPJ, la Brigade nationale de la police judiciaire (une police d’investigation et d’enquête ne s’occupant que des «grandes affaires»). Selon le journal marocain Assabah, Ali a été emmené, cagoulé, dans différentes villes du Maroc –les enquêteurs s’acharnant à découvrir des caches d’armes et toutes sortes d’arsenal dont Arrass aurait participé à la constitution. Autant le dire: rien n’a été trouvé. Entre-temps, M. Aarrass aurait également comparu devant le procureur du Roi le 24 décembre 2010. Comparution devant le procureur incluse, Ali n’a cependant jamais eu droit à la présence ou à l’aide d’un avocat. Les Rapports de l’instruction ont eux aussi été rédigés hors la présence de tout avocat. En définitive, le défenseur d’Aarrass n’a pu consulter son dossier que le 18 janvier 2011, jour de la comparution du prévenu devant le juge d’instruction auprès de la Cour d’appel de Rabat. En charge des affaires de terrorisme, Abdelkader Chentouf est ce «super-juge», abondamment qualifié par la presse du régime de «sommité juridique de la lutte antiterroriste»: c’est lui qui s’est notablement  distingué dans le dossier et le procès Belliraj…

On est donc ici entré dans ce que l’on pouvait craindre le plus: «la véritable» affaire Aarrass…, à savoir les pratiques atroces dont usent méthodiquement les agents de la BNPJ pour extorquer de prétendus aveux à de prétendus coupables. A propos des moeurs déployés par cette Brigade spéciale, Amnesty International avait pourtant prévenu à l’avance des risques encourus par tous prévenus jugés au Maroc en décrivant les interrogatoires endurés par sept personnes à Fès, le 28 juin dernier, toutes arrêtées pour soi-disant «association non autorisée»: «Ces sept hommes ont été appréhendés par la Brigade nationale de la police judiciaire. Ils ont été conduits au Centre de détention de la BNPJ à Casablanca et placés dans des cellules séparées pendant 72 heures. Durant cette période, ils affirment avoir été laissés nus, menottés et les yeux bandés, sans nourriture et avec très peu d’eau. Tous disent avoir été torturés, et notamment –pour au moins cinq d’entre eux– violés à l’aide de stylos et d’autres objets introduits de force dans leur anus. Selon leurs dires, ils ont été contraints à signer des déclarations qu’on ne leur a pas laissés lire, sous la menace d’être jetés par une fenêtre s’ils refusaient…» (Communiqué de A.I., 21 juillet 2010).
Nous avons donc toutes les raisons, avec sa famille, d’être terriblement inquiets du sort présentement réservé à Ali Aarrass par les polices et les juges marocains. Il faut  tout faire pour le sauver de cet enfer.

 

DES SCANDALES A LA CHAINE…

En son temps, l’Espagne refusait d’accorder la nationalité espagnole aux personnes nées dans l’enclave de Ceuta et Mellila. Originaire de cette région du nord-marocain, Ali Aarass s’est ainsi trouvé confronté au problème de sa non-nationalité quand, à quinze ans, il part rejoindre sa mère établie en Belgique. De fait, pour avoir le droit de voyager,  il doit obtenir un titre d’identité que seules les autorités marocaines vont finalement lui délivrer. Aarrass n’est donc Marocain qu’en raison du fait qu’il a dû obtenir, pour quitter Mellila, un titre identificatoire. Il n’a cependant jamais vécu au Maroc. Il n’a aucun lien effectif avec ce pays. Ali  a vécu 28 ans en Belgique, il y  a acquis la nationalité belge, y a fait son service militaire, y a développé un commerce de proximité et des attaches profondes. Ali Aarrass a un casier judiciaire vierge. Après de longues années passées en Belgique, Aarrass décide de retourner vivre à Mellila avec sa femme et sa fille. C’est là qu’il est arrêté en avril 2008, suite à une demande d’extradition formulée par le Maroc. Il est soupçonné par cet Etat d’appartenir à la fameuse «cellule terroriste Belliraj». Il fait l’objet de deux enquêtes en Espagne pour vérifier s’il n’entretiendrait pas des liens avec des groupes terroristes. De ces investigations, Ali Aarrass sort totalement blanchi. Durant trois ans, la justice espagnole a enquêté. Elle n’a rien trouvé à lui reprocher. En mars 2009, le juge espagnol antiterroriste Baltazar Garzon émet donc un non-lieu provisoire… tout en indiquant qu’il n’y a «aucune objection» à l’extradition d’Ali Aarrass vers le Maroc «pour être jugé sur les mêmes faits» –ce qui est parfaitement illégal et attentatoire aux principes élémentaires du Droit  pénal. Pour Maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass, «la décision d’envoyer mon client au Maroc est une contradiction. Elle rompt avec le principe juridique selon lequel on ne peut juger une personne deux fois pour le même fait».

Dès lors, le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) rend public un communiqué sans ambage: «Ali Aarrass a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve…». Et pourtant, Ali reste en prison en raison de la demande d’extradition du Maroc. Une décision qui entraîne directement la réaction comminatoire d’Amnesty : «Exhortez les autorités (espagnoles) à ne pas extrader Ali Aarrass et Mohammed El Bay vers le Maroc car ils risqueraient d’être détenus au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victimes d’un procès inique».

Car, il est de renommée commune que le Maroc torture de manière systématique les individus dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, motif invoqué par cet Etat pour museler toute opposition politique pacifique. Plus spécifiquement, il est de renommée commune que «le procès Belliraj» mené au Maroc a été une véritable mascarade, une parodie de justice. Les inculpés ont été torturés pour ensuite être condamnés sur base de leurs propres «aveux», obtenus sous la torture. Des informations émanant des autorités consulaires belges et des autorités américaines, divulguées sur Wikileaks, l’ont encore confirmé très récemment.

Ali Aarrass s’oppose, dès lors, fermement à son extradition. Il fait trois grèves de la faim pour éviter d’être remis à ses bourreaux potentiels. Malgré le risque manifeste et sérieux de subir torture, mauvais traitement et procès inique en cas d’extradition vers le Maroc, les autorités espagnoles restent décidées à l’extrader.

 

LES AUTORITES BELGES LAISSENT FAIRE

Interpellée par la famille depuis l’incarcération d’Ali et informé, précisément et de manière documentée, sur les risques encourus par Ali en cas d’extradition, le Ministre des Affaires étrangères belge a refusé de prendre contact avec l’Espagne, dans le cadre des relations diplomatiques entretenues avec ce pays –afin de faire part ne fut-ce que de la préoccupation des autorités belges à l’égard de leur ressortissant. Le Ministre a prétexté «la confiance mutuelle» qui prévaut entre les différents Etats européens, alors même qu’il lui était démontré que, en l’espèce, cette confiance était mal placée.

Le 19 novembre 2010, le Conseil des ministres espagnol  approuve l’extradition du belgo-marocain Ali Aarrass. Par contre, l’Espagne refuse d’extrader Mohammed El Bay, détenu dans la même affaire mais de nationalité hispano-marocaine. Cet homme a été, à juste titre, libéré.

Dès lors, en dernier recours, le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies est saisi d’une requête en extrême urgence afin d’empêcher l’extradition de monsieur Aarass.  Au grand soulagement de toute sa famille, le Comité des droits de l’Homme prend une mesure provisoire enjoignant l’Espagne à ne pas l’extrader en date du 26 novembre 2010 et à faire parvenir «dans les deux mois» les motivations sur lesquelles la Justice espagnole se base pour justifier le transfert d’Aarrass vers le Maroc.

Situation des plus critiques. Dès que le Conseil des Ministres espagnols a approuvé son extradition, Ali  a décidé d’entamer, une nouvelle fois, la grève de la faim. Jusque-là, le consul belge en Espagne a toujours refusé de lui rendre visite dans le cadre de la protection consulaire due à tout belge se trouvant à l’étranger… Un refus motivé, selon le représentant du Consulat belge en Espagne car  «Dès l’instant où il quittent le territoire belge, il existe deux types de nationaux: ceux qui le sont d’origine… et les autres»… (1).

Finalement, suite à l’insistance des avocats d’Aarass, une visite consulaire est programmée pour le 14 décembre 2010. Or, à cette date, le consul belge est informé que ce déplacement n’a plus lieu d’être: Ali Aarrass vient d’être extradé…

Ultime précision? Le consul belge n’a même  pas pris la peine de contacter les avocats d’Ali ou sa famille. C’est par la presse que cette extradition a été portée à la connaissance des proches.

Or, en extradant  le citoyen belge Aarrass malgré la mesure provisoire adoptée par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, l’Espagne a manifestement violé ses obligations internationales en se rangeant lamentablement aux côtés des pires Etats-voyou.

C’est d’autant plus grave que,  en cas d’application de la législation antiterroriste, la procédure marocaine autorise la garde à vue de tout suspect pendant douze jours. Durant ce délai, les personnes sont maintenues au secret et ne peuvent pas communiquer avec l’extérieur ou bénéficier de l’assistance d’un avocat. Dans son Rapport du 1er décembre 2004, le Comité des Droits de l’Homme avait déjà indiqué : «Le Comité considère comme excessive la période de garde à vue –48 heures (renouvelables une fois) pour les crimes ordinaires et 96 heures (renouvelables deux fois) pour les crimes liés au terrorisme–, période pendant laquelle un suspect peut être détenu sans être présenté devant un juge. L’État partie devrait revoir sa législation sur la garde à vue et la mettre en conformité avec les dispositions de l’article 9 ainsi que de toutes les autres dispositions du Pacte. L’État partie devrait modifier sa législation et sa pratique pour permettre à la personne arrêtée d’avoir un accès à un avocat dès le début de sa garde à vue (articles 6, 7, 9, 10 et 14 du Pacte)» (cf. Comité des droits de l’homme, «Observations finales du Comité des droits de l’homme : Morocco», CCPR/CO/82/MAR, 1er décembre 2004, point 15).

C’est au cours de ce délai illégal de garde-à-vue que Monsieur Aarrass a été torturé. Pourtant, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984, impose : «Tout Etat partie assure à toute personne qui prétend avoir été soumise à la torture sur tout territoire sous sa juridiction le droit de porter plainte devant les autorités compétentes dudit Etat qui procéderont immédiatement et impartialement à l’examen de sa cause. Des mesures seront prises pour assurer la protection du plaignant et des témoins contre tout mauvais traitement ou toute intimidation en raison de la plainte déposée ou de toute déposition faite». «Tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu’elle a été obtenue par la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite» (cf. Articles 13 et 15 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984)…

 

«UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT»

Dans ces circonstances, les proches d’Ali Aarrass sont extrêmement inquiets. Ils ont peur qu’Ali soit condamné sur base d’aveux obtenus sous la torture, les siens et ceux d’Abdelkader Belliraj. Le dossier répressif marocain ne contient en effet aucun élément objectif relatif à l’implication de Monsieur Aarrass dans un quelconque groupe terroriste.

L’attitude honteuse de l’Espagne, et l’inertie coupable de la Belgique ne peuvent rester sans suite. Les lois pénales européennes répriment sévèrement ceux qui pratiquent la torture, et ceux qui s’en rendent passivement complices. Il faut  étudier les possibilités d’introduire des poursuites pénales ou civiles contre les agents de ces Etats européens qui collaborent allègrement avec le Maroc et ses pratiques odieuses.

Actuellement, la famille d’Ali ne sait toujours pas dans quelles conditions exactes il est détenu, ni à quel point sa santé en est affectée. Contacté à nouveau afin d’apporter la protection diplomatique auquel monsieur Aarrass a droit, le Ministère des Affaires étrangères belge se retranche derrière la double nationalité d’Ali pour continuer à ne rien faire. Il est pourtant simplement demandé à la Belgique d’interroger la Maroc quant à la situation d’un de ses ressortissants, de solliciter de pouvoir lui rendre visite au plus vite pour s’assurer de son état de santé physique et moral, de dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme dont il est désormais prouvé qu’il est une des victimes manifestes.

 

 

 

Le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association

www.leclea.be

 

 

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(1) Propos du représentant consulaire belge en Espagne rapportés par Maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass, lors de la conférence de presse donnée dans les locaux de la Ligue belge des droits de l’Homme en date du 7 octobre 2010).

 

Abou El-Ela : « Si nous ne mourons pas ici, nous mourrons en prison. Je préfère mourir ici »


jeudi 10 février 2011, par La Rédaction

Les manifestants toujours fortement mobilisés place Tahrir
Les manifestants exigeant le départ du président égyptien Hosni Moubarak restaient fortement mobilisés jeudi place Tahrir au Caire, malgré la menace du pouvoir de faire intervenir l’armée en cas de « chaos ».
Dès le petit matin, les protestataires scandaient « Le peuple veut faire tomber le régime », leitmotiv de la contestation sans précédent contre M. Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans.
« Alaa (fils aîné du président), dis à papa qu’un quart de siècle, ça suffit ! », criaient-ils aussi. Beaucoup portaient des photos de « martyrs » tombés lors des violences qui ont fait environ 300 morts selon l’ONU et Human Rights Watch depuis le début du mouvement.
De nouvelles tentes ont été installées sur cette place située au centre du Caire, devenue le symbole du soulèvement déclenché le 25 janvier et occupée jour et nuit depuis le 28 janvier par les manifestants, a constaté un photographe de l’AFP.
Des tanks de l’armée étaient toujours en position près du Musée égyptien, qui jouxte la place.
Des centaines de manifestants avaient encerclé mercredi le Parlement et le siège du gouvernement au Caire, situés face à face. Des protestataires ont passé la nuit sur les deux bords de la chaussée menant au Parlement, sous des tentes en plastique.
Jeudi, les deux entrées de la route menant au Parlement étaient bloquées.
« Non à (Omar) Souleimane (le vice-président) !, « Non aux agents américains », « Non aux espions israéliens », « A bas Moubarak », scandaient-ils.
« Si nous ne mourons pas ici, nous mourrons en prison. Je préfère mourir ici », affirme à l’AFP Attiya Abou El-Ela, un diplômé de 24 ans au chômage. Mardi, durcissant le ton à l’égard des manifestants, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a prévenu que l’armée interviendrait « en cas de chaos pour reprendre les choses en main ».

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Le pouvoir brandit la menace de l’armée, la révolte s’étend
Le pouvoir contesté du président Hosni Moubarak a averti mercredi que l’armée interviendrait en cas de « chaos » en Egypte, où les manifestations massives ont gagné de grandes villes et des violences sanglantes ont touché le sud reculé.
Maintenant la pression, la Maison Blanche a estimé que la poursuite de la mobilisation populaire montrait que les réformes politiques n’étaient encore pas suffisantes, alors que le département d’Etat a encouragé l’armée égyptienne à continuer à faire preuve de modération.
Au 16e jour de la révolte, sur la place Tahrir au Caire, symbole du mouvement de contestation qui ne s’essoufle pas, des dizaines de milliers de manifestants ont encore réclamé le départ de M. Moubarak, qui a gouverné l’Egypte d’une main de fer pendant près de 30 ans.
Les protestations ont touché une ville à 400 km au sud du Caire, El Kharga, où cinq personnes, blessées la veille dans des heurts entre manifestants et policiers qui ont fait usage de balles réelles, ont succombé mercredi, selon des sources médicales. Il y a aussi eu une centaine de blessés.
A la contestation politique se sont ajoutés plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans les arsenaux de Port-Saïd (nord-est), dans plusieurs sociétés privées travaillant sur le canal de Suez (est) ou encore à l’aéroport du Caire.
Durcissant le ton à l’égard des manifestants qui ont rejeté toutes les mesures d’apaisement du régime, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a prévenu que l’armée interviendrait « en cas de chaos pour reprendre les choses en main ».
« Si cela arrive (…), les forces armées se verront obligées de défendre la Constitution et la sécurité nationale de l’Egypte. Nous serons dans une situation très dangereuse », a-t-il dit, selon l’agence officielle Mena qui reprenait une interview accordée par le ministre à la chaîne Al-Arabiya.
M. Aboul Gheit a aussi accusé les Etats-Unis, un allié de l’Egypte, de chercher à « imposer » leur volonté à l’Egypte par leur exigence de réformes immédiates, dans un entretien à la chaîne américaine PBS.
Déjà mardi, le vice-président Omar Souleimane avait averti qu’une fin immédiate du régime « signifierait le chaos ».
Les propos de M. Souleimane ont été dénoncés par l’opposition, dont les Frères musulmans, bête noire du régime. « Il s’agit d’une menace inacceptable aux yeux du peuple égyptien », a affirmé un responsable de la confrérie. Les manifestations « continueront quelles que soient les menaces ».
L’armée, épine dorsale du régime, a été appelée le 28 janvier en renfort de la police, en particulier pour faire respecter le couvre-feu instauré au Caire, à Alexandrie (nord) et Suez (est) de 20H00 (18H00 GMT) à 6H00 (4H00 GMT). Présente autour de la place Tahrir, elle n’est pas intervenue pour faire partir les milliers de manifestants anti-Moubarak qui s’y sont installés jour et nuit.
Les manifestants refusent d’ailleurs de lâcher prise, exigeant toujours le départ immédiat de M. Moubarak, 82 ans, qui a promis de s’effacer à la fin de son mandat en septembre et formé une commission pour amender des articles contestés de la Constitution, liés à la présidentielle.
« Je n’ai pas peur, j’ai déjà vu la mort », a assuré Ahmad Talal, un étudiant de 25 ans, parmi une foule dense agitant des drapeaux égyptiens place Tahrir. « Je ne crains pas les paroles ou les menaces de Souleimane, parce que nous sommes là pour gagner notre liberté et celle de notre pays ».
Non loin de là, des centaines de manifestants ont encerclé le Parlement et le siège du gouvernement au Caire, situés l’un en face de l’autre. Les deux bâtiments étaient protégés par des blindés et le Conseil des ministres a dû se tenir dans un autre lieu.
Les manifestants anti-gouvernementaux ont été galvanisés par la foule monstre rassemblée la veille place Tahrir, où, selon des photographes de l’AFP, le nombre des protestataires a été le plus important depuis le début de la contestation.
La révolte a aussi touché la ville d’Assiout, au sud du Caire, où des manifestants anti-Moubarak ont bloqué une voie de chemin de fer et coupé une autoroute reliant le nord et le sud du pays à l’aide de pneus brûlés.
Des manifestants ont également saccagé un bâtiment officiel dans la ville de Port Saïd (nord-est), à l’entrée méditerranéenne du canal de Suez.
Parallèlement, la vie a continué de reprendre son cours au Caire, où la plupart des commerces avaient rouvert.
Mais le nouveau ministre égyptien de la Culture, Gaber Asfour, a annoncé sa démission, en invoquant des « raisons médicales ».
Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme et l’armée n’est intervenue contre les protestataires. Des heurts entre policiers et manifestants les premiers jours, puis entre pro et anti Moubarak le 2 février, ont cependant fait près de 300 morts, selon l’ONU et Human Rights Watch, ainsi que des milliers de blessés.

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Le gouvernement égyptien rejette les conseils américains
Le gouvernement égyptien a dénoncé mercredi ce qu’il a qualifié de tentatives américaines « d’imposer » la volonté des Etats-Unis à un allié fidèle et a fait valoir que des réformes rapides seraient trop risquées.
Tandis qu’au Caire des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak renforçaient un nouveau campement autour du bâtiment abritant le Parlement, la Maison blanche a réaffirmé que les ministres égyptiens doivent faire davantage pour répondre aux revendications des manifestants qui réclament le départ immédiat de Moubarak et des réformes radicales.
Interrogé par la chaîne publique américaine PBS, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit s’est déclaré « stupéfait » par les propos du vice-président américain Joe Biden, qui a réclamé mardi la levée immédiate de l’état d’urgence, depuis longtemps utilisé par Moubarak pour réprimer l’opposition.
Depuis le début des manifestations en Egypte, en partie inspirées par le soulèvement qui a renversé en Tunisie l’ancien président Ben Ali, l’administration américaine a hésité entre le soutien à un allié dans le conflit qui oppose Washington à l’islamisme radical et l’appui aux revendications en faveur de la démocratie.
Elle s’est abstenue de soutenir les appels à un départ immédiat de Moubarak qui a annoncé la semaine dernière qu’il se retirerait en septembre, à l’issue de l’élection présidentielle.
Mais des responsables américains se sont dans le même temps impatientés face à la lenteur des réformes, soutenant les manifestants en demandant un changement immédiat et concret.
Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche, a déclaré que les rangs des manifestants continuaient de grossir en Egypte et que le gouvernement de Moubarak devait prendre des mesures « réelles et concrètes » pour leur donner satisfaction.
« Ce que vous voyez dans les rues du Caire n’est vraiment pas surprenant lorsque vous voyez l’absence de mesures prises par leur gouvernement pour répondre à leurs préoccupations », a dit Gibbs.
Au lendemain du plus important rassemblement enregistré jusqu’ici dans la capitale, la place Tahrir, point de ralliement de l’opposition, était toujours pleine de monde.
« Nous mettons la pression sur eux progressivement et, au bout du compte, ils tomberont », prédit Karam Mohamed, originaire de la province de Beheira, dans le delta du Nil, assurant que la vague de protestation, qui a fait 300 morts et des milliers de blessés, s’amplifie.
Dans la capitale, les organisateurs de la mobilisation ont fait part de leur projet de marcher vendredi sur l’immeuble de la radio et télévision d’Etat, porte-voix du régime. « Je pense qu’il y aura foule devant le bâtiment. Le président Moubarak tombera bientôt, dans trois ou quatre jours, je pense », a prédit Mohamed Sadik, un ingénieur cairote. Des centaines d’autres manifestants ont consolidé un nouveau campement devant le Parlement. Sur la grille principale du bâtiment, ils ont accroché une pancarte proclament : « Fermé jusqu’à la chute du régime ».
Le bureau du nouveau Premier ministre, Ahmed Chafik, se trouve à proximité. Il a rencontré mercredi des hommes d’affaires et leur a dit qu’il continuait de rechercher des investissements étrangers pour stimuler l’économie.
« Mais notre priorité immédiate est maintenant de surmonter cette crise avec le moins de dégâts possible », a dit son porte-parole, Magdy Rady.
Selon des analystes du Crédit Agricole, la crise coûte 310 millions de dollars par jour à l’Egypte.
Le Canal de Suez, ressource vitale pour le pays, a fait état d’une baisse de revenus de 1,6% en janvier par rapport à décembre. Mais les revenus restent en hausse par rapport à janvier 2010 et les autorités affirment que les opérations ne sont pas affectées par les troubles.
Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par balles mardi et mercredi lors d’affrontements entre les forces de sécurité et environ 3.000 manifestants dans le gouvernorat de la Nouvelle Vallée, à 500 km au sud du Caire.
Il semble s’agir des heurts les plus graves avec les forces de sécurité depuis le 28 janvier, date à laquelle la police a pratiquement disparu des rues après une sanglante répression de manifestations.
La semaine dernière, l’attaque de manifestants par des partisans de Moubarak en civil avait aussi causé une effusion de sang au Caire.
L’Etat islamique d’Irak (ISI, branche irakienne d’Al Qaïda) a reproché au gouvernement égyptien de ne pas appliquer une stricte loi islamique et a affirmé qu’il vaut mieux pour les musulmans mourir en combattant leur gouvernement que de vivre sous ce régime.
Réagissant à des propos du vice-président égyptien Omar Souleimane, qui a dit mardi que des activistes liés à Al Qaïda s’étaient évadés de prison par milliers depuis le 28 janvier, ISI a invité les musulmans égyptiens à libérer tous les prisonniers.
On dispose de peu de précisions sur les liens entre l’ISI et les activistes égyptiens et sur l’étendue de son influence, mais certains analystes disent que le groupe pourrait être à l’origine du meurtrier attentat du mois dernier contre une église copte égyptienne.
Les Frères musulmans, mouvement islamiste égyptien, ont renoncé il y a plusieurs décennies à la violence comme moyen d’obtenir un changement politique et ils ont prévenu que tout effort pour tenter de contrer leur influence risquait d’entraîner une radicalisation de leurs idées.

(Jeudi, 10 février 2011 – Avec les agences de presse)

CONTRE LE BUSINESS DE L’OCCUPATION ET DE LA COLONISATION DE LA PALESTINE


POUR LA JUSTICE EN PALESTINE ! alt

A l’occasion de la Saint-Valentin, rassemblement et courte marche Samedi 12 février 2011, 15 h Dans le zoning de Liège-Airport à Bierset

Quelle est la nature exacte des cargaisons qui transitent par Liège-Airport, plus particulièrement en direction et en provenance d’Israël et de ses colonies?

Amnesty International a souligné la difficulté de contrôler effectivement les cargaisons de l’aéroport. Le Ministre des finances ne nous a pas fourni les listes précisant la nature du commerce avec Israël passant ou partant de Bierset.

La société israélienne CAL-LACHS, Cargo Air Lines-Liège Air Cargo Handling Services,ne cache pas sa spécialisation dans le commerce des produits dangereux et toxiques, ainsi que de pièces mécaniques et aéronautiques.

Le transit d’armes vers Israël pose problème. Nous voulons plus de transparence.En sus de nombreux crimes de guerre, l’armée israélienne a, lors de « l’offensive contre Gaza », détruit des bâtiments appartenant à l’ONU et à l’Union Européenne.

La compagnie israélienne AGREXCO-CARMEL est le principal exportateur des produits des colonies illégalement situées dans les territoires palestiniens occupés. Chaque année, à la Saint Valentin, elle réalise d’importants bénéfices via les fleurs qui arrivent à Bierset et sont vendues ensuite sous différents labels dissimulant leur réelle origine (par ex. « made in Benelux » ).

Alors que les populations palestiniennes sont privées de l’accès le plus élémentaire à l’eau potable, l’agriculture israélienne, notamment la culture des fruits, des légumes ainsi que celle des fleurs capte une grande part de l’eau disponible. Cette situation est une conséquence concrète de la politique israélienne d’apartheid : une politique de séparation, sur base ethnique des Israéliens et des Palestiniens.

VENEZ MANIFESTER AVEC NOUS.

Mot d’ordre :

 

Plus de transparence sur les cargaisons partant ou transitant par Liège-Airport à destination et en provenance d’Israël et de ses colonies

 

Ouverture des registres de douane par le ministre des finances

 

Traçabilité réelle des produits d’Israël et des colonies

 

Application du Code de Conduite en matière d’armement

 

Pas d’argent public pour soutenir la colonisation et l’occupation israélienne

 

Boycott des produits de l’occupation et de la colonisation, « Israël occupe la Palestine, je boycotte »

 

Premiers signataires : Action pour la Paix, Association Belgo-Palestinienne – section de Liège, Wallonie-Bruxelles -, Association France Palestine Solidarité Nord-Pas de Calais, Campagne BDS France, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-monde CADTM, Coordination Boycott Israël, Comité Verviers-Palestine, Comité de Soutien au peuple Palestinien, Communauté Palestinienne en Belgique, EGALITE, Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs, Intal, Leuvense Actiegroep Palestina, Ligue Communiste révolutionnaire, MIR-IRG, Plate-forme Charleroi-Palestine, Mouvement Citoyen Palestine, Union des Progressifs juifs de Belgique, Vrede, Vredesactie, …

Éditeur responsable : Association Belgo-Palestinienne – section de Liège