La police de Sarkozy réprime la solidarité avec l’Egypte !


Olympe Naularis

 

Mardi 1er février 2011

Alors que les manifestations au Caire contre le régime de Moubarak continuent de braver le couvre-feu, la police et l’armée (qui ont déjà fait 125 morts), les Egyptiens de Paris s’étaient donné rendez-vous, samedi après-midi, devant leur ambassade, pour un rassemblement de soutien à leurs compatriotes. Malgré la posture diplomatique du gouvernement français, qui n’a de cesse d’appeler au « calme » et à la « retenue », ce rassemblement s’est terminé dans le sang et par une centaine d’arrestations. Motif des CRS : personne n’avait déposé de demande d’autorisation de manifester.

C’est une véritable rafle qui s’est déroulée samedi soir sur les Champs Elysées, à la fin du rassemblement de soutien aux Egyptiens. Tout avait pourtant bien commencé : à l’appel de collectifs, 500 personnes s’étaient réunies dès 14h devant l’ambassade d’Egypte, dans le 8ème arrondissement de Paris, pour protester contre la dictature de Moubarak. A quelques mètres de l’ambassade, pas de « casseurs » ni de « jeunes excités », mais des familles égyptiennes, des Tunisiens et des militants politiques venus dire leur solidarité avec les populations du Caire, d’Alexandrie, d’Algérie et de Gaza.

Beaucoup de manifestants étaient surtout venus s’échanger des informations sur la situation en Egypte, les communications téléphoniques et internet étant coupées depuis plusieurs jours sur décision du gouvernement égyptien. Les uns criaient « Moubarak dégage ! », les autres chantaient, certains grimpaient aux arbres pour y accrocher des drapeaux sous les ovations de leurs camarades, tandis que d’autres brûlaient une petite photo de Moubarak imprimée sur une feuille format A4, et tout le monde se félicitait de ce « souffle de liberté » venu du monde arabe. Une ambiance plutôt bon enfant, en somme.

Beaucoup de policiers

La présence d’une demi-douzaine de voitures de police et de quelques cars de police aux alentours du métro Kleber, ainsi que le barrage dressé entre eux et leur ambassade par huit camions de CRS, n’avaient pas l’air de gêner les manifestants. Aucune insulte, aucun affrontement, aucun incident ne s’est produit : les Egyptiens n’étaient pas là pour manifester contre le gouvernement. Certains se sont même demandés ce qu’Olivier Besancenot faisait là, avec eux. « On est venus dire notre solidarité, nous aussi, même si on est pas égyptiens », leur ont répondu des militants du NPA.

Ni armés, ni en colère, ni énervés, les Egyptiens n’étaient pas venus en découdre. Au contraire même. Désireux de ne surtout rien faire qui pourrait froisser la police française, ils ont hésité longtemps avant de partir en manifestation ; ils voulaient être sûrs que cela ne « gênerait pas la police ». Vers 17h, finalement, ils ont formé un cortège. Le temps qu’ils prennent cette décision, les rangs s’étaient considérablement vidés : certains étaient partis vers le métro Ternes, les autres vers Monceau, beaucoup étaient rentrés chez eux à cause du froid. La plupart des militants politiques, notamment, étaient partis. Ne restaient que des Egyptiens et des Tunisiens, qui se sont dirigés vers le seul côté de la rue qui n’était pas bloqué par la police.

Une souricière en plein milieu des Champs Elysées

Un cortège de 200 personnes s’est donc mis en route vers les Champs Elysées, qu’il a descendu sans encombre jusqu’au milieu de l’avenue, dépassant la station Georges V. Au fur et à mesure, les derniers militants politiques quittaient le cortège pour rejoindre le métro, mais les Egyptiens, eux, gagnés par l’effervescence de leur pays, ne pensaient pas à rentrer chez eux.

Au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait plus de Blancs dans la manifestation, des dizaines et des dizaines de policiers ont surgi, encerclant les manifestants à la hauteur de la rue Quentin Bauchart. Pendant une trentaine de minutes, les CRS sont restés immobiles, resserrant les rangs des manifestants, empêchant les gens de se disperser, de repartir ou de sortir de la manifestation. Lorsque les manifestants ont commencé à montrer des signes d’impatience, les CRS leur ont envoyé du gel lacrymogène, qui contrairement au gaz ne s’évapore pas : il imprègne la peau ou les vêtements, « optimisant » la sensation de brûlure et la gêne respiratoire.

Au moins 5 blessés et une centaine d’arrestations

Etouffant et toussant, les manifestants ont essayé de sortir de cette souricière, mais les policiers les ont contenus à coups de matraque, dans le dos, les jambes et les bras. Au fur et à mesure que la police avançait ou reculait (selon les endroits), on pouvait voir des manifestants au sol : un premier recevait des coups de pieds de la part d’un policier dans la tête et avait le visage en sang, il ne bougeait plus. Un deuxième était visiblement inanimé, une fille à genoux à côté de lui le secouait. Un troisième était au sol, saisi de convulsions. Les policiers arrêtaient les manifestants à tour de bras et le cordon qu’ils formaient rendait la visibilité quasi nulle : impossible de dire combien il y a avait de blessés.

Mais rapidement, les pompiers se sont trouvés débordés. Leurs camions étant trop petits pour faire monter tous les blessés, les policiers ont réquisitionné le magasin Toyota des Champs Elysées pour en faire un hôpital de fortune. Vers 20h un cordon de CRS s’est installé devant le magasin (qui est entièrement vitré) pour qu’on ne puisse pas voir ce qui se passait à l’intérieur. Les blessés ont ensuite été évacués vers l’hôpital Bichat, tandis que les personnes arrêtées étaient transportées au commissariat. Au total, sur les Champs Elysées et sur la place des Ternes, la police a procédé à 97 arrestations. Pour contrôle d’identité, puisqu’aucun manifestant n’a commis de délit.

Les CRS expliquent leur intervention

Vers 21h, des militants du NPA qui avaient assisté à toute la scène, ont pu communiquer les adresses des commissariats où étaient retenus les manifestants. Un rassemblement de soutien s’est formé spontanément devant le commissariat du 18ème arrondissement. D’après un responsable du commissariat, 97 personnes ont été arrêtées, puis relâchées vers 22h30. Toujours d’après la police, il n’y a pas eu de blessés. Et le motif des ces arrestations et de la charge des CRS, expliqué par un porte-parole de la police, est le suivant : personne n’avait déposé au préalable de demande d’autorisation pour une manifestation et aucun parcours n’avait été déposé auprès de la préfecture de police.

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Dernières mises à jour


Source : NPA
http://www.npa2009.org/…

jeudi : Nouveaux heurts meurtriers sur la place Tahrir au Caire


Rédaction en lignejeudi 03 février 2011, 07:08 

De nouveaux affrontements sur la place Tahrir au Caire, coeur de la contestation contre le président égyptien depuis 10 jours, ont fait jeudi matin trois morts au moins et plusieurs blessés, portant le bilan des heurts entre pro et anti Hosni Moubarak à six morts et des centaines de blessés.

Washington a immédiatement réagi à ces nouveaux affrontements et le Département d’Etat a pressé les Américains qui souhaitent quitter l’Egypte de se rendre « immédiatement » à l’aéroport du Caire, prévenant que les « vols américains supplémentaires après jeudi sont improbables ».

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans un appel téléphonique au vice-président égyptien Omar Souleiman, a condamné les « choquants » affrontements sanglants de la veille au Caire.

Sur la place Tahrir (place de la libération), des tirs sporadiques ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (02H00 GMT) jeudi et étaient toujours audibles une heure plus tard, a indiqué un correspondant de l’AFP sur place.

Selon des témoins, trois personnes ont été tuées par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime. Des tirs en provenance du pont d’Octobre, où sont positionnés les partisans du président Hosni Moubarak, ont par ailleurs fait de nombreux blessés, selon ces témoins.

L’Alliance des juristes égyptiens a déclaré de son côté dans un communiqué que les manifestants anti-Moubarak sur la place étaient sous le feu de leurs adversaires et que plusieurs d’entre eux avaient été tués ou blessés.

L’armée s’était déployée en masse dans la soirée aux alentours de la place, immense esplanade dans le centre du Caire, devenue depuis le 25 janvier le point de ralliement des manifestants anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu.

Mercredi soir, le vice-président Omar Souleimane avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, comme l’avait fait l’armée en milieu de journée, prévenant que le dialogue proposé à l’opposition ne pouvait débuter avant l’arrêt des manifestations.

Dans une interview à CBS News, le chef de file de l’opposition égyptienne, Mohamed ElBaradei a rejeté une fois de plus l’offre de dialogue de M. Souleimane, insistant sur le fait qu’Hosni Moubarak doit d’abord quitter le pouvoir.

Le mouvement de contestation a appelé à une nouvelle manifestation massive vendredi, baptisée « vendredi du départ », dans laquelle elle entend réunir comme mardi plus d’un million de personnes, malgré la promesse de M. Moubarak de s’effacer à la fin de son mandat en septembre.

Les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont rejeté « toutes les mesures partielles proposées » par le président et refusé qu’il reste en poste jusqu’en septembre.

Selon le ministère de la Santé, cité par la télévision d’Etat, trois personnes, dont un appelé de l’armée, ont été tuées et plus de 639 blessées, la plupart par des jets de pierres, dans les affrontements de mercredi.

Mercredi matin, des milliers de partisans du chef de l’Etat étaient arrivés aux abords de la place. Après des heures de tensions, des heurts d’une extrême violence ont éclaté, à coups de pierres, de bâtons, de barres de fer et parfois de couteaux et de coktails molotov.

Par endroits, les partisans du président ont chargé, montés sur des chevaux ou des dromadaires. Ils ont aussi jeté des pierres depuis des toits et des balcons d’immeubles surplombant la place.

A l’exception de tirs de semonce en début d’après-midi, les militaires ne se sont pas interposés, tentant plutôt de s’abriter.

« Ce qu’on voit devant nous n’est jamais arrivé auparavant. Des accrochages entre Egyptiens, c’est la guerre civile », a déploré Mohamed Sayed Mostafa, 26 ans.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a jugé « inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques » et appelé à une « transition dans l’ordre et le calme ».

Hillary Clinton a demandé une enquête sur les violences. Et son porte-parole, Philip Crowley, a déclaré que les Etats-Unis « espéraient » que l’Egypte garderait à l’avenir « un rôle constructif » dans le processus de paix au Proche-Orient.

Mohamed ElBaradei a cherché sur CBS News à apaiser les craintes occidentales selon lesquelles l’Egypte risquerait de se retourner contre les Etats-Unis et de s’opposer à Israël.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mis mercredi en garde contre le risque que la révolte populaire en Egypte ne débouche sur une période « d’instabilité et d’incertitude pendant de nombreuses années » dans la région.

« Le temps est venu pour le président Moubarak de démissionner », a déclaré pour sa part le sénateur américain John McCain, après un entretien avec M. Obama.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s’est à nouveau entretenu mercredi par téléphone avec le ministre de la Défense égyptien, Mohamed Hussein Tantaoui, de la situation en Egypte, a annoncé son porte-parole, Geoff Morrell.

Selon un bilan non confirmé de l’ONU, les heurts de la première semaine de contestation auraient fait au moins 300 morts et des milliers de blessés.

AFP

Venez avec des drapeaux tunisiens, égyptiens et palestiniens

  • Stop aux ingérences impérialistes américaine et européenne dans la région!
  • Eviction des dignitaires, confiscation et restitution des biens spoliés au peuple!

 

Rendez-vous vendredi 4 février

à 14h30 sur la Place du Luxembourg

à 16h30 sur les marches de la Bourse

Cet appel est soutenu par (liste provisoire): La Voie démocratique (Maroc), Comité de soutien à l’AMDH en Belgique, Viva Palestina, LCR, PSL-LSP, EGA/ALS, M-Amazigh, PTB-PVDA, COCABE, Intal, PADS, PCOT-Belgique, Front du 14 janvier-Belgique, Egyptians in Belgium, CAP, PH, Front des Gauches

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Manifestation


Solidarité avec les peuples du Maghreb et du monde arabe.

Dimanche 6 février 2011

Départ de la Gare du Nord à 14h pour se diriger vers la Gare du Midi.

ÉGALITÉ, Mouvement Citoyen Palestine, Solidarité Europe Tunisie,Désobéissance Civile Belgique (DCB), LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire)-SAP (Socialistische Arbeiderspartij),Pas touche au Venezuela, Vonk/Unité Socialiste’, Vlaams-Socialistische Beweging (V-SB)/Mouvement pour une Flandre indépendante et socialiste, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde ( CADTM ), Ligue Arabe Européenne / Arabisch Europese Liga (AEL),Vrede vzw,Internationale Socialisten (groep),CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), The BRussellsTribunal, Unie van Arabische Studenten in Europa/ Union of Arab Students in Europe,Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Comité voor een andere politiek (Cap),Front du 14 Janvier, collectif des militants du Maroc de l’Immigration d’Action et de lutte,La JOC de Liège ,Divers&Actief,Socialisme 21,


Saïdi Nordine
Porte Parole d’ ÉGALITÉ

GSM : 0476/84.19.69
http://e-s-g.blogspot.com 

Vous pouvez nous aider à financer nos actions : faites un don sur le compte 363-0729592-95

40 professeurs marocains tentent de s’immoler par le feu à Rabat (tout va bien au Maroc)


Par Msili

La surprise est venue de Tunisie (où tout allait bien aussi) avec une agitation sociale et politique qui a commencé en décembre et a abouti au départ précipité du président ben Ali après plus de 20 années de pouvoir.
D’autres pays arabes ont connu ou connaissent des troubles sociaux et politiques: en Algérie au début de cette année, puis au Yémen, en Jordanie et surtout en Egypte.
Il n’aura échappé à personne en France qu’on ne pariait guère à Paris sur un succès de la contestation en Tunisie. Au point que la presse, qui avait tenté au maximum de taire les manifestations tunisiennes, s’était empressée de braquer les projecteurs sur les troubles survenus en Algérie.en ce début d’année Il est vrai que ces troubles avaient diffusé rapidement avant de cesser presque aussi rapidement moyennant de fortes actions de répression et des promesses relatives à la hausse des prix.

On admettra ici que la situation économique et politique (un taux de chômage élevé, les difficultés de logement, la corruption etc.) en Algérie est tout à fait de nature à entraîner une agitation de type révolutionnaire comme dans le pays voisin même si le paysage politique et l’histoire récente rendent les choses beaucoup plus incertaines. Et l’Algérie a déjà connu ce genre de situation avec une ouverture démocratique sans précédent en Afrique du Nord qui s’est cependant soldée par une épouvantable guerre civile.
Tout ça pour dire surtout qu’en Occident on est très gêné d’assister à la déconfiiture de régimes politiques « amis » et qui entretiennent des relations officielles (Jordanie, Egypte) ou officieuses (Tunisie) avec l’entité sioniste.
Le régime algérien a bien des défauts mais il a pour l’heure toujours résisté, malgré les velléités de certains, à la tentation de pactiser avec le régime sioniste. Et il n’aura échappé à personne qu’en Egypte, comme en Jordanie et en Tunisie, au milieu des slogans dénonçant le chômage, le coût de la vie ou le manque de libertés publiques, nous avons eu des slogans dénonçant l’Etat sioniste. Aucun antisémitisme là dedans, puisqu’aucun slogan ni pancarte n’a accusé les « juifs » des maux affligeant les pays en proie à l’agitation révolutionnaire. Cet aspect est particulièrment évident en Jordanie et en Egypte pour les raisons que chacun connaît.
Mais tiens, il y a un pays dont on n’aime pas beaucoup parler en France, c’est le Maroc. Comme vous le savez, tout va bien au Maroc, mieux que dans les pays voisins comme la Tunisie (pour France Soir, le Maroc est voisin de la Tunisie!?).
Deux preuves seulement: un éminent intellectuel Français y possède une résidence princière secondaire; de nombreux retraités Français affluent dans ce pays de Cocagne pour y goûter un repos bien mérité!

Bon, pourtant tout ne va pas bien au Maroc ainsi que le laisse entendre cette dépêche de l’AFP. J’en parle simplement parce que pour l’instant aucun site français d’information n’a repris cette dépêche (au contraire de la presse espagnole). Notez bien que le titre de la dépêche AFP omet le fait précisé par la dépêche espagnole que ce sont 40 enseignants qui prévoyaient de s’immoler par le feu devant le ministère.
Le journal espagnol Publico titre en effet:

40 professeurs Marocains tentent de s’immoler par le feu

RABAT — Un jeune homme a été blessé après avoir tenté de s’immoler par le feu au cours d’un sit in de protestation mardi devant le ministère de l’Education à Rabat, ont annoncé l’agence officielle MAP et le quotidien Akhbar Al Youm.Le jeune homme, qui participait à une manifestation de protestation d’enseignants contractuels réclamant leur titularisation, s’est aspergé d’essence et a menacé de s’immoler, a précisé le journal arabophone dans un article à paraître mercredi et transmis à l’AFP. Selon l’agence MAP les jours du jeune homme ne sont pas en danger. 

Le quotidien cite deux versions sur la suite : l’une selon laquelle le jeune homme a alors allumé un briquet, l’autre selon laquelle c’est une autre personne qui a mis le feu. Une source policière a confirmé à l’AFP la seconde version, précisant que la personne ayant mis le feu était recherchée.

La police et des pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes. Le groupe de protestataires avait publié la veille un communiqué dans lequel il menaçait de procéder à une immolation par le feu.
Selon Akhbar Al Youm, la victime a subi des brûlures graves et une autre personne a été légèrement brûlée au cours de cet incident.
Quatre tentatives d’immolation par le feu ont eu lieu au Maroc en une dizaine de jours. Selon les autorités, deux d’entre elles étaient dues à des problèmes psychiatriques ou d’héritage. Aucun décès n’a été signalé.
L’immolation par le feu d’un jeune homme, le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est à l’origine de la révolte populaire qui a fait chuter un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Depuis, plusieurs tentatives de suicide par le feu, parfois mortelles, ont été recensées dans les pays de la région.

Cette entrée a été publiée le février 1, 2011 à 11:21 , et rangée dans Algérie, Egypte, entité sioniste, Gardiens de la Révolution, haschich, Maroc, Rabat, Révolution de jasmin, Tunisie. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un rétrolien depuis votre site.

 

OÙ VA LA REVOLUTION EN TUNISIE?


 

Vendredi 4 février, 20h.15
Café Gavroche, 4 James-Fazy (Genève)
 


OÙ VA LA REVOLUTION  

 

EN TUNISIE?

avec:
LUIZA TOSCANE (Paris)
Militante de longue date pour les droits humains en Tunisie, et auteure de L’Islam, un autre nationalisme?, Paris, L’Harmattan.
et…
ANIS MANSOURI (Genève),
de retour de Tunis,
Membre du Collectif solidaire avec les luttes sociales et politiques en Tunisie, à l’initiative de la manifestation du 15 janvier à Genève

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TUNISIE : LA REVOLUTION… ET APRES

Lundi 7 février à 19h.00 à la Comédie de Genève
avec :
Marguerite Rollinde, chercheur à l’Université de Paris VIII, spécialiste du Magreb
Anis Mansouri, secrétaire général de l’Association des Tunisiennes et Tunisiens de
Suisse

 

 

 

Sadri Khiari, Auteur et membre du Parti des Indigènes

 

 

 

Débat animé par Christophe Passer de l’Hebdo

 

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Des partisans de Moubarak chargent les manifestants au Caire


mercredi 2 février 2011, par La Rédaction

Photo : Supporters of President Hosni Mubarak, including some riding horses and camels and wielding whips, cross a bridge over the river Nile as they march towards anti-Mubarak protesters in Cairo, Egypt, Wednesday, Feb. 2, 2011.
(AP Photo/Amr Nabil)

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Montés sur des chevaux et des chameaux, des partisans du président égyptien Hosni Moubarak armés de fouets, de bâtons et de pierres ont chargé mercredi les manifestants antigouvernementaux sur la place Tahrir, dans le centre du Caire.
L’armée a tiré en l’air pour tenter de séparer et de disperser les groupes rivaux, a rapporté la chaîne de télévision Al Djazira.
Un correspondant de Reuters a vu des dizaines de personnes le visage en sang à la suite des échauffourées. Sous la pression de leurs adversaires, de nombreux opposants ont fui la place, leur lieu de rassemblement depuis plusieurs jours.
« Ce sont les voyous du Parti national démocratique (au pouvoir). J’étais à l’entrée de la place Tahrir, faisant un barrage humain, et un groupe (…) s’en est pris à nous et ensuite j’ai été touché par une pierre », a déclaré Walid, le visage en sang.
D’autres opposants ont affirmé que des policiers en civil étaient mêlés aux partisans de Moubarak, ce qu’a démenti le ministère de l’Intérieur.
Environ 1.500 partisans de l’opposition, moins que les jours précédents, s’étaient rassemblés dans la matinée dans ce lieu symbolique pour exiger le départ immédiat de Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis près de trente ans.
Plusieurs centaines de leurs amis venus du nord de la ville avaient tenté de leur venir en renfort mais ils ont été repoussés par les partisans de Moubarak, dont certains sont montés sur des véhicules de l’armée pour leur lancer des pierres.
Les manifestants pro-Moubarak, qui scandaient « Merci, Monsieur le président », portaient des pancartes sur lesquelles on lisait : « Nous allons libérer Tahrir ».
D’autres affiches accusaient les médias arabes, notamment les chaînes de télévision Al Djazira et Al Arabia, de diffuser de la propagande anti-Moubarak.
L’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradeï a accusé le gouvernement de recourir à « la tactique de la peur » pour faire taire l’opposition.
Affirmant avoir des preuves que des policiers en civil étaient impliqués dans les affrontements, il a souhaité que l’armée sorte de sa neutralité et s’attend à ce qu’elle intervienne « dans la journée » pour « protéger les Egyptiens », selon Al Djazira. Il a dit également espérer que Moubarak s’en irait « avant vendredi ».
A Suez, entre 300 et 400 pro-Moubarak ont défilé dans la ville, brandissant des drapeaux égyptiens et des banderoles « Oui à Moubarak », « Moubarak, tu es dans nos coeurs ». Dans la matinée, l’armée avait demandé aux manifestants antigouvernementaux de mettre fin à leurs actions, affirmant que leur message avait été entendu et qu’il fallait désormais faciliter le retour au calme.
Lors d’une allocution télévisée mardi soir, Hosni Moubarak a annoncé qu’il ne briguerait pas un septième mandat à l’élection présidentielle de septembre mais qu’il voulait garder jusque-là les rênes du pouvoir pour assurer la transition.
Le couvre-feu a été allégé et court désormais de cinq heures du soir à sept heures du matin, au lieu de trois heures de l’après-midi à huit heures du matin, et internet a commencé à être rétabli au Caire et dans d’autres villes comme Alexandrie.
Malgré ces mesures d’apaisement, l’opposition continue à exiger le départ de Moubarak et a redit qu’elle ne voulait dialoguer qu’avec le vice-président, Omar Souleimane. Elle a appelé à la poursuite des manifestations place Tahrir et a décidé le maintien de son grand rassemblement de vendredi.

***

L’armée égyptienne dit n’avoir pas tiré place Al Tahrir

L’armée égyptienne a démenti avoir tiré sur des manifestants sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, où des manifestants pro- et anti-gouvernementaux se sont affrontés mercredi, ont rapporté des médias et le ministère de la Défense.
« L’armée dément avoir tiré le moindre coup de feu sur des protestataires », dit un communiqué du ministère de la Défense lu à Reuters par un fonctionnaire du ministère. Il ajoute que quelques grenades fumigènes ont été tirées près de l’ambassade des Etats-Unis afin de disperser la foule.
L’ambassade américaine au Caire est proche de la place Al Tahrir.
« Aucun membre de l’armée n’a participé à la manifestation », a par ailleurs assuré le fonctionnaire, rejetant des allégations faisant état de la participation de soldats.
Un correspondant d’Al Djazira avait auparavant déclaré que l’armée avait tiré en l’air. Un journaliste de Reuters a lui aussi entendu des coups de feu, sans pouvoir déterminer leur provenance.

***

Ban Ki-moon appelle tout le monde à la retenue

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit mercredi « profondément préoccupé » par la violence en Egypte et il a jugé inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques.
« Je suis profondément préoccupé par la persistance des violences en Egypte. Une nouvelle fois, j’appelle toutes les parties à la retenue », a-t-il dit après une rencontre à Londres avec le Premier ministre britannique, David Cameron.
Des affrontements ont opposé mercredi au Caire des partisans d’Hosni Moubarak et des manifestants hostiles au président égyptien. Ces derniers ont accusé des forces fidèles à Hosni Moubarak de tenter de saper par la force le mouvement de contestation contre le régime.
« Les attaques contre des manifestants pacifiques sont inacceptables et je les condamne fermement », a ajouté Ban Ki-moon.
« Il est important à ce stade de garantir une transition ordonnée et pacifique. J’exhorte toutes les parties à s’engager dans un tel dialogue (…) sans délai », a poursuivi le secrétaire général de l’Onu, ajoutant que son organisation se tenait prête à soutenir un processus de réformes en Egypte et dans d’autres pays arabes.
Ban a souligné que l’Onu n’avait eu de cesse au cours de la décennie écoulée de réclamer des changements dans le monde arabe.
« Nous ne devrions pas sous-estimer la menace d’une instabilité au Proche-Orient », a-t-il dit.

(Mercredi, 02 février 2011 – Avec les agences de presse)


Tournée européenne : Gilad Atzmon & the Orient House Ensemble-


Spring Tour

Gilad Atzmon & the Orient House Ensemble-

The Tide Has Changed –The 2011 Spring  Tour: France, Austria, Germany, Switzerland, Luxemburg, UK & Costa Rica.
Catch us live….


The Tide Has Changed by Gilad Atzmon

UK
February 24 Th     Birmingham/UK          Mary’s Church, Selly Oak, 923 Bristol Road,  talk  (Israeli Palestine conflict) & concert
February   25 Fr   London/UK                         Vortex

February  26 Sa    London/UK                        Vortex

February  27 Su    Colchester/UK                   Fleece

Europe

March  6,  su        Vienna/AU                   Porgy & Bess

March 7, Mo         Paris/Fr                        Libraire Résistances (talk & concert)

March  8, tue        Redange/Lux                L’inouï

March  9, we         Frankfurt/Ger               Kulturfabrik

March 11, fri         Klosters/Sw                  Kulturverein

March 12, sa         Chur/Sw                        3 Könige

March  13, Su        Freiburg/Ger                  Cafe Palestine (a talk)

March 13, su         Freiburg/Ger                   Jazzhaus

March 14, mo         Pforzheim/Ger                 Domicile

March 15, tue         Saarwellingen/Ger           Jazzclub

March 16, we          Zürich/Sw                       Moods

March 17, thu          Karlsruhe/Ger                 Tempel  (Talk & Concert)

March 18, fr             Köln/Ger                       Altes Pfandhaus

March 19, sa            Heilbronn/Ger                Jazzclub

Latin America

source

March 20 -31      Touring Costa Rica and Latin America (more details to follow)

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