CONTRE LE BUSINESS DE L’OCCUPATION ET DE LA COLONISATION DE LA PALESTINE


POUR LA JUSTICE EN PALESTINE ! alt

A l’occasion de la Saint-Valentin, rassemblement et courte marche Samedi 12 février 2011, 15 h Dans le zoning de Liège-Airport à Bierset

Quelle est la nature exacte des cargaisons qui transitent par Liège-Airport, plus particulièrement en direction et en provenance d’Israël et de ses colonies?

Amnesty International a souligné la difficulté de contrôler effectivement les cargaisons de l’aéroport. Le Ministre des finances ne nous a pas fourni les listes précisant la nature du commerce avec Israël passant ou partant de Bierset.

La société israélienne CAL-LACHS, Cargo Air Lines-Liège Air Cargo Handling Services,ne cache pas sa spécialisation dans le commerce des produits dangereux et toxiques, ainsi que de pièces mécaniques et aéronautiques.

Le transit d’armes vers Israël pose problème. Nous voulons plus de transparence.En sus de nombreux crimes de guerre, l’armée israélienne a, lors de « l’offensive contre Gaza », détruit des bâtiments appartenant à l’ONU et à l’Union Européenne.

La compagnie israélienne AGREXCO-CARMEL est le principal exportateur des produits des colonies illégalement situées dans les territoires palestiniens occupés. Chaque année, à la Saint Valentin, elle réalise d’importants bénéfices via les fleurs qui arrivent à Bierset et sont vendues ensuite sous différents labels dissimulant leur réelle origine (par ex. « made in Benelux » ).

Alors que les populations palestiniennes sont privées de l’accès le plus élémentaire à l’eau potable, l’agriculture israélienne, notamment la culture des fruits, des légumes ainsi que celle des fleurs capte une grande part de l’eau disponible. Cette situation est une conséquence concrète de la politique israélienne d’apartheid : une politique de séparation, sur base ethnique des Israéliens et des Palestiniens.

VENEZ MANIFESTER AVEC NOUS.

Mot d’ordre :

 

Plus de transparence sur les cargaisons partant ou transitant par Liège-Airport à destination et en provenance d’Israël et de ses colonies

 

Ouverture des registres de douane par le ministre des finances

 

Traçabilité réelle des produits d’Israël et des colonies

 

Application du Code de Conduite en matière d’armement

 

Pas d’argent public pour soutenir la colonisation et l’occupation israélienne

 

Boycott des produits de l’occupation et de la colonisation, « Israël occupe la Palestine, je boycotte »

 

Premiers signataires : Action pour la Paix, Association Belgo-Palestinienne – section de Liège, Wallonie-Bruxelles -, Association France Palestine Solidarité Nord-Pas de Calais, Campagne BDS France, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-monde CADTM, Coordination Boycott Israël, Comité Verviers-Palestine, Comité de Soutien au peuple Palestinien, Communauté Palestinienne en Belgique, EGALITE, Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs, Intal, Leuvense Actiegroep Palestina, Ligue Communiste révolutionnaire, MIR-IRG, Plate-forme Charleroi-Palestine, Mouvement Citoyen Palestine, Union des Progressifs juifs de Belgique, Vrede, Vredesactie, …

Éditeur responsable : Association Belgo-Palestinienne – section de Liège

Les tortionnaires filment


We are all Khaled Said This is Mubarak. This is the Egyptian Police. This is the regime that Egyptians want to change & yet some world government still supports it. These videos of Egyptian Police torture were the driving force for me to start this page after Khaled Said’s death. Egypt’s Police state & State Security Froces must end & dissolve. Very disturbing video.

Un membre du clan Moubarak est soupçonné d’avoir commandité l’attentat anti-chrétien d’Alexandrie


Site d’information sur la Palestine, le Moyen-Orient, l’Amérique latine, la Corse …
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Opinion

Hicham Hamza 

Adly

Habib el-Adly

Mardi 8 février 2011

Explosif. La justice égyptienne soupçonne un ancien ministre de l’Intérieur d’avoir secrètement organisé un attentat terroriste imputé à Al Qaida.

Depuis treize ans, et jusqu’au 31 janvier dernier, il était un membre éminent du gouvernement. Hier, l’ex-ministre de l’Intérieur égyptien, Habib El Adly, a été mis en examen pour son implication supposée dans l’attentat anti-copte du Nouvel An qui a causé la mort de 24 personnes à Alexandrie. Le procureur général Abd-el-Majid Mahmud a considéré qu’il existait suffisamment d’éléments « sérieux » pour ouvrir une enquête sur l’ancien homme fort du régime Moubarak.

Interrogé par Al Jazeera, un avocat copte, Ramzi Mamdouh, a déclaré avoir présenté au procureur une requête en ce sens à la suite d’articles parus notamment dans la presse libanaise et faisant état d’une curieuse rumeur : un diplomate anglais aurait expliqué à ses homologues français que le Premier ministre David Cameron était désireux de voir Hosni Moubarak quitter le pouvoir en raison d’une information confidentielle obtenue récemment par l’ambassade britannique du Caire. Venu demander l’asile politique, le lieutenant Fathi Abdelwahid, ancien membre de la police secrète du régime, a révélé que l’attentat d’Alexandrie résulterait d’une machination organisée par l’ex-ministre de l’Intérieur. L’objectif consistait à s’attirer la solidarité des gouvernements occidentaux en provoquant un attentat qui serait sous-traité par des extrémistes islamistes, eux-mêmes recrutés -et finalement piégés- par un intermédiaire.

Inside job

Ironie du sort, c’est le mardi 25 janvier, au premier jour de la révolte qui secoue le pays, qu’un entretien -rétrospectivement édifiant- avec le ministre paraît dans la presse égyptienne. Selon le quotidien pro-gouvernemental Al-Ahram, Habib El Adly accusa Al-Qaida et « l’armée islamique de Gaza » d’être les organisations responsables de l’attentat. Insistant quant à l’absence, sur le territoire national, de toute cellule affiliée au label de Ben Laden, le ministre a présenté, à l’inverse, la bande de Gaza comme une véritable pépinière de terroristes plus ou moins liés au Hamas et à Al-Qaida. Un discours parfaitement aligné sur les positions du gouvernement israélien. Il y a deux semaines, ces propos pouvaient encore s’apparenter à la rhétorique coutumière consistant à amplifier la menace terroriste dans la région. Au vu du soupçon judiciaire qui pèse désormais sur Habib El Adly, ses accusations à l’encontre de « terroristes-islamistes-militants-de-la-cause-palestinienne » semblent davantage relever d’une propagande purement et simplement mensongère. L’enquête ouverte par la justice s’annonce d’ores et déjà particulièrement sensible : il s’agira non seulement de vérifier le rôle exact de l’ancien ministre – qui a désormais pour interdiction de quitter l’Égypte- mais aussi de déterminer sur quelles complicités étatiques -nationales et/ou étrangères- il a pu s’appuyer pour élaborer un tel complot.

Dans les prochains jours, la réaction de la classe politique française et des éditorialistes hexagonaux à l’égard de cette stupéfiante information ne manquera pas d’être intéressante à suivre. Oumma et La Vie avaient été les seuls médias à souligner un fait singulier : l’absence de toute revendication formelle pour l’attentat d’Alexandrie. Cet élément méconnu du grand public n’a guère empêché la plupart des journaux français de reprendre à leur compte la version officielle du gouvernement égyptien. Comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en instrumentalisant ce drame, il était plus sans doute plus commode de ne pas faire de contre-enquête et de se contenter d’alerter l’opinion publique sur une « épuration religieuse » en cours au Moyen-Orient. Une note d’espoir s’est fait néanmoins entendre : à l’inverse de l’intelligentsia française, les Coptes sur place ne semblent pas avoir cédé au piège consistant à se représenter tous leurs concitoyens comme les membres d’une communauté musulmane devenue tout à coup hostile et dangereuse. L’attentat d’Alexandrie n’a pas complètement atteint le but fomenté par ses commanditaires.

Publié le 9 février 2011 avec l’aimable autorisation d’Oumma.com

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Les analyses de Hicham Hamza
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Source : Oumma
http://oumma.com/…

 

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Egypte: le mouvement de contestation s’intensifie


La contestation contre le président égyptien Hosni Moubarak s'est intensifiée mardi avec le défilé de centaines de milliers de personnes au Caire et en province, les manifestations les plus importantes depuis le début du mouvement le 25 janvier.

La contestation contre le président égyptien Hosni Moubarak s’est intensifiée mardi avec le défilé de centaines de milliers de personnes au Caire et en province, les manifestations les plus importantes depuis le début du mouvement le 25 janvier.
Au Caire, la place Tahrir, épicentre de la révolte, était noire de monde. La mobilisation ne montrait aucun signe d’essoufflement malgré les nuits fraîches, la fatigue et les conditions de vie spartiates sur ce rond-point devenu un village de tentes retranché.
La foule a réservé un accueil triomphal au cybermilitant et cadre de Google Wael Ghonim, libéré lundi après 12 jours « les yeux bandés » aux mains des très redoutés services de sécurité d’Etat.
« J’aime à appeler ça la révolution Facebook mais après avoir vu les gens ici, je dirais que c’est la révolution du peuple égyptien. C’est formidable », a lancé le jeune homme, entouré par des milliers de manifestants.
Devenu un symbole de la contestation, Wael Ghonim a confirmé dans une interview à la chaîne privée Dream 2 qu’il était l’administrateur de la page Facebook « Nous sommes tous Khaled Saïd », du nom d’un jeune homme battu à mort par la police, un mouvement qui a joué un rôle-clé dans le lancement du mouvement.
« Je ne suis pas un héros, vous êtes les héros, c’est vous qui êtes restés ici sur la place », a-t-il dit aux manifestants.
« Le peuple veut faire tomber le régime », pouvait-on lire sur des banderoles. « Nous sommes le peuple, nous sommes le pouvoir », scandaient certains.
D’après des photographes de l’AFP place Tahrir, le nombre de manifestants a dépassé celui des rassemblements précédents. Selon des témoins à Alexandrie, il en était de même dans la grande ville du nord de l’Egypte.
« Aucune de nos demandes n’a été entendue », a expliqué Mohammad Nizar, 36 ans, place Tahrir. « Ils ont annoncé une augmentation des salaires. Ils essaient de nous leurrer. C’est un pot-de-vin politique pour réduire le peuple au silence ».
Dans une tentative d’apaisement, M. Moubarak, 82 ans et presque 30 ans à la tête de l’Etat, a annoncé la création d’une commission pour amender la Constitution, dans le cadre du « dialogue national » entamé dimanche entre le pouvoir et l’opposition dont, pour la première fois, les Frères musulmans, jusqu’ici bête noire du régime.
Lundi, le chef de l’Etat a promis une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires et des retraites à partir du 1er avril.
Il a aussi demandé la formation d’une commission d’enquête sur les violences du 2 février place Tahrir, où des affrontements meurtriers ont opposé pro et anti Moubarak.
L’opposition conteste notamment les articles de la Constitution liés aux conditions très restrictives de candidature à la présidentielle et au mandat présidentiel.
Dans tous les cas, les mesures politiques -y compris l’annonce le 1er février du président qu’il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre- n’ont pas apaisé la colère des protestataires qui exigent toujours un départ immédiat de M. Moubarak.
Des scénarios sur son départ sont envisagés par la presse étrangère. Le site de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel écrit ainsi qu’il pourrait venir effectuer « un bilan médical prolongé » en Allemagne.
Le gouvernement allemand a toutefois assuré qu’il n’y avait eu « ni demande officielle, ni demande officieuse » en ce sens.
Mardi, les Etats-Unis ont jugé « crucial » que l’Egypte progresse vers une transition démocratique « en bon ordre », tandis que la France a appelé à « l’émergence des forces démocratiques » pour une transition qui doit se dérouler « sans violence et aussi rapidement que possible ».
Au Caire, de nouveaux magasins et restaurants ont rouvert et de nombreux Cairotes reprenaient le chemin du travail. Le couvre-feu reste en vigueur dans la capitale, à Alexandrie et Suez (est) de 20H00 (18H00 GMT) à 06H00 (04H00 GMT).
Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme.
Des heurts entre policiers et manifestants pendant les premiers jours de la contestation, puis entre militants favorables et opposés à Hosni Moubarak le 2 février, ont fait près de 300 morts, selon l’ONU et Human Rights Watch, ainsi que des milliers de blessés.
La crise risque de coûter cher à l’économie du pays le plus peuplé du Moyen-Orient –au moins 310 millions de dollars par jour selon le Crédit Agricole– l’instabilité ayant fait fuir les touristes et pouvant refroidir durablement l’ardeur des investisseurs étrangers.
Mardi, la banque centrale égyptienne a injecté de « larges sommes en dollars » sur le marché pour juguler la spéculation qui a mis la pression sur la livre égyptienne.
La Bourse du Caire, fermée depuis le 30 janvier, ne doit rouvrir que le 13 février.

AFP source

Tunisie – Les députés autorisent le président intérimaire à gouverner par décrets-lois


lundi 7 février 2011, par La Rédaction

Une très large majorité des députés tunisiens ont approuvé, lundi, une loi permettant au président intérimaire de gouverner par décrets-lois et de contourner ainsi leur assemblée dominée par l’ex-parti au pouvoir. Le Sénat (chambre des conseillers) doit encore se prononcer vendredi sur le même texte avant qu’il soit ratifié par le président, Foued Mebazaa, puis publié au Journal officiel.
Sur les 195 députés présents, 177 ont voté pour, 16 contre (des représentants des petits partis d’opposition légaux) et 2 élus du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique de l’ex-président Ben Ali, se sont abstenus, a indiqué Lazhar Dhifi, le rapporteur de la commission des Affaires sociales et des Droits de l’homme qui a présenté le texte. L’Assemblée nationale compte au total 214 députés.
« Ce projet de loi va permettre au président intérimaire de prendre des décrets-lois, conformément à l’article 28 de la Constitution », a déclaré Mohamed Ghannouchi devant les députés en session plénière au palais du Bardo, le siège du Parlement, pour leur première réunion depuis la chute du président Ben Ali le 14 janvier. « Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers » qui menacent les acquis de la révolution populaire, a martelé le Premier ministre. « La Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière, mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté », a-t-il insisté.

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Le mouvement Ennahdha se dote de nouvelles structures dirigeantes
Huit jours après le retour de son chef Rached Ghannouchi, après un exil de 23 ans à Londres, le mouvement islamiste tunisien « Ennahdha » a annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Tunis, la constitution de nouvelles structures dirigeantes.
Il s’agit d’un comité constitutif composé de 33 membres, dont quatre femmes, et d’un bureau exécutif de 13 membres, parmi lesquels deux femmes. Ces instances qui regroupent notamment des enseignants universitaires, des médecins, des ingénieurs, des avocats et des journalistes, se substituent au bureau exécutif et du conseil de la Choura (consultatif) mis en place en exil, a précisé à l’Associated Press, Ziad Doulatli, l’un des dirigeants d’Ennahdha.
Selon un document remis aux journalistes, le comité constitutif a « élu au vote secret », dimanche lors d’une réunion, Ali Larayedh à sa présidence et Abdellatif Mekki, président de la commission chargée de préparer le congrès du mouvement.
Il a ensuite procédé à l’élection des membres du nouveau bureau exécutif dont chacun sera chargé ultérieurement de dossiers précis allant du développement des régions déshéritées, aux affaires de la femme, en passant par les études et la planification, la réhabilitation et la récupération des biens spoliés, ou celui devant revendiquer « équité, vérité et justice ».
Rached Ghannouchi demeure le président du mouvement et Hamadi Jebali, son secrétaire général jusqu’à la tenue du congrès qui devrait se tenir dans quatre à six mois, a noté M. Doulatli.

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Des manifestants font un blocus devant le parlement

Des centaines de manifestants ont empêché lundi matin les députés tunisiens d’accéder à l’enceinte parlementaire où ils devaient tenir une séance plénière pour adopter un projet de loi permettant au président par intérim Fouad Mebazzaâ de prendre des décrets-lois en attendant les élections présidentielle et législatives qui devraient avoir lieu dans les six mois à venir.
Selon Rachida Neïfer, enseignante à la faculté des sciences juridiques de Tunis, qui participait au rassemblement, les manifestants considèrent que « la révolution du 14 janvier » qui a conduit à la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, « a mis fin à la légitimité de l’institution parlementaire et à tous les autres organes constitutionnels ».
Les contestataires, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des avocats et des citoyens ordinaires, réclament l’élection d’une assemblée constituante qui devra être chargée de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et de l’adoption des lois nécessaires à la transition, a précisé Mme Neïfer à l’Associated Press.
Selon cette ancienne présidente de l’Association des journalistes tunisiens (AJT), une telle démarche « n’est pas une première en Tunisie où une assemblée constituante avait été mise sur pied dans le même but en mars 1956 sous le régime beylical ».

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Retour au calme dans la ville du Kef, plus de 40 blessés dimanche
Plus de 40 personnes ont été blessées dimanche dont un homme grièvement brûlé lors de l’incendie du siège de la police, dans la ville du Kef, a-t-on appris lundi de source hospitalière dans cette ville du nord-ouest de la Tunisie.
« Il y a plus de 40 blessés, dont un homme grièvement brûlé qui a été transféré à l’hôpital de Ben Arous (spécialisé dans les soins aux grands brûlés) à Tunis », a déclaré à l’AFP une source hospitalière jointe à l’hôpital régional du Kef.
« Presque tous les autres blessés ont été admis pour des cas d’asphyxies légères et des difficultés respiratoires. Il y a aussi quelques cas de fractures. Ils ont tous pu quitter l’hôpital dimanche soir », a ajouté cette source. La plupart avaient été blessés lors de l’incendie du siège local de la police par des bandes de jeunes pillards.
Lundi matin, la situation était « calme » au Kef, où l’armée est toujours déployée aux carrefours stratégiques de la ville et devant les principaux bâtiments publics, a déclaré à l’AFP Raouf Hadaoui, un syndicaliste joint par téléphone depuis Tunis.
L’activité n’avait toutefois pas repris, les écoles et de nombreux commerces étaient encore fermés vers 10H00 (09H00 GMT). Tout le week-end, cette ville d’environ 50.000 habitants a été secouée par de violents affrontements et la proie de pillards.
L’immeuble de la police avait déjà été en partie incendié samedi par des manifestants qui exigeaient le départ du chef de la police locale, accusé d’abus de pouvoir. Dimanche, le bâtiment a été à nouveau pris pour cible, cette fois par des bandes de jeunes qui se sont ensuite livrés à des pillages à travers la ville, selon des témoins et des sources syndicales.
Les heurts de samedi ont fait deux morts, selon le ministère de l’Intérieur, qui a démenti le bilan de quatre morts donné de sources syndicales. Les deux jeunes hommes, abattus par le chef local de la police qui a été arrêté dès samedi soir, ont été enterrés dimanche au Kef, selon des témoins.

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Le gouvernement tunisien suspend les activités du RCD, parti de Ben Ali

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Fahrat Rajhi, a annoncé dimanche la suspension des activités du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti qui monopolisait la vie politique sous l’ancien régime de Zine Ben Ali. L’ex-dictateur a été chassé du pouvoir le 14 janvier, après quatre semaines de révolte populaire, et s’est réfugié à Djeddah, en Arabie saoudite. La suspension des activités du RCD survient après une série d’incidents violents qui, selon des responsables de la sécurité, entrent dans le cadre d’une conspiration de personnalités proches de Ben Ali visant à répandre le chaos et à reprendre le pouvoir.
« Le ministre de l’Intérieur a décidé de suspendre toutes les activités et toutes les réunions du RCD (ancien parti au pouvoir) et de fermer tous ses bureaux en attendant une décision judiciaire sur sa dissolution », a dit une source proche du ministère. Cette décision a été prise « par nécessité extrême et afin de prévenir un effondrement de la sécurité générale et de protéger les intérêts supérieurs du pays », a ajouté cette source sous le sceau de l’anonymat.
Depuis le départ de Ben Ali, la stabilité s’est progressivement rétablie dans le pays, mais de nouvelles flambées de violence ont été enregistrées ces derniers jours. De nouveaux troubles ont éclaté dimanche à El Kef, dans le nord du pays, où, samedi, la police avait ouvert le feu pour disperser une manifestation et deux personnes avaient été tuées par balle.
Dimanche, des jeunes gens ont mis le feu à un commissariat de police d’El Kef et ont tenté de se rendre à la prison locale, mais l’armée est intervenue pour les en empêcher, rapporte l’agence TAP. L’agence précise aussi qu’à Gafsa, dans le centre de la Tunisie, des soldats ont dû évacuer à bord d’un véhicule militaire le gouverneur régional récemment nommé dont les bureaux étaient assiégés par des manifestants. Les manifestations contre les nouveaux gouverneurs régionaux risquent d’embarrasser le gouvernement parce qu’ils ont été nommés sous la pression de la population qui réclamait le remplacement des proches de Ben Ali.
Selon une source au ministère de l’Intérieur, un jeune homme est mort à Kebili, à 400 kilomètres au sud de Tunis, après avoir été atteint par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation contre la nomination d’un nouveau gouverneur régional. Par ailleurs, une manifestation avait éclaté vendredi à Sidi Bouzid après la mort de deux hommes détenus dans un commissariat de police où s’était déclaré un incendie. Deux policiers ont par la suite été arrêtés dans le cadre de cette affaire.

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Michèle Alliot-Marie : « Je ne monterai plus dans un avion privé »
Michèle Alliot-Marie, mise en cause pour ses vacances en Tunisie, s’est engagée à ne plus remonter dans un avion privé tant qu’elle sera ministre, dans une interview diffusée lundi par Europe 1. La ministre des Affaires étrangères a observé, concernant son voyage, qu’il n’a rien coûté « ni au budget tunisien ni au budget français. Ce n’était pas de l’argent public ». Par ailleurs, cet ami tunisien qui l’a transportée à bord d’un appareil privé est « une personne qui ne m’a jamais rien demandé. C’est simplement une relation désintéressée et amicale ».
Mais, a poursuivi Michèle Alliot-Marie, « je vois, je constate que ça choque » et donc « il n’est pas question que je remonte dans un avion privé, quelles que soient les circonstances, tant que je serai ministre ». « Depuis vingt ans, j’ai vraiment essayé de tout faire », de « payer mes déplacements, tout ce qui est privé », a plaidé la ministre.
Mais pendant sa villégiature de Noël, « sur cette séquence, en l’espace de cinq jours, est-ce que c’est parce que j’étais claquée et, me retrouvant dans un cadre amical, je me suis effectivement détendue et j’ai vu uniquement les relations amicales, oui, c’est possible, et je le regrette profondément », a poursuivi la ministre. « Je ne suis pas une spécialiste de la communication, tout le monde le sait », a également affirmé la chef de la diplomatie française. Elle a assuré s’être exprimée dans les médias sur cette affaire « simplement avec (sa) bonne foi » et dénoncé « les mensonges et les contre-vérités qui ont été formulés » à son encontre.
Interrogée lundi dans Le Parisien-Aujourd’hui en France sur ceux qui demandent sa démission, comme le président du groupe PS à l’Assemblée Jean-Marc Ayrault, elle affirme : « Je réponds aux questions, pas aux insultes. » Cela ne la « détourne » pas de sa « mission ». « Chacun connaît ma rigueur et mon éthique. Moi, je me refuse à mettre en accusation les responsables politiques de gauche qui ont pris régulièrement des vacances en Tunisie pendant que Ben Ali était président », lance-t-elle aussi.
Depuis plus d’une semaine, Michèle Alliot-Marie doit faire face à de nombreuses critiques et des appels à sa démission pour avoir utilisé par deux fois, durant ses vacances de Noël en Tunisie, l’avion d’un de ses amis tunisiens et homme d’affaires Aziz Miled, présenté comme un proche du beau-frère du président déchu, alors que la révolution de jasmin avait débuté.

(Lundi, 07 février 2011 – Avec les agences de presse)

Boycott Israël au Salon des Vacances 2011



Ce samedi 5 février 2011, une soixantaine d’activistes, vêtus de leur T-Shirt Boycott Israël, ont encerclé pacifiquement le stand du tour-operator belge Exodis, le spécialiste d’Israël exposant au salon des vacances.

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BRUXSEL- Les visiteurs ont pour la plupart apprécié l’action, le manifestant par des applaudissements, des encouragements, des messages de soutien,… les appareils-photos flashaient de partout.

Quelques insultes ont fusé: un couple qui voulait se renseigner au stand 5558 nous a traités plusieurs fois de terroristes, tandis que les malheureuses hôtesses se posaient en « victimes mais qui gardent la tête haute »… »Merci beaucoup pour votre soutien, Monsieur, nous avons l’habitude, ils viennent tous les ans… »

Une grande promenade en file indienne à travers le palais 5, a permis de constater combien la solidarité avec le peuple palestinien était grande!
Tous les exposants applaudissaient sur le passage du cortège.

Les stands scandinaves, des Balkans, l’Egypte et la Tunisie bien sûr, le groupe de musiciens du Maroc a joué les accompagnateurs,…
Cet engouement occultait les « Palestiniens au poteau », « bande de salopards », et autres joyeusetés fascistes… vomies par deux ou trois sionistes egarés. (NathD)

Le gouvernement veut censurer les appels à manifester sur Facebook


Guillaume Champeau – publié le Vendredi 03 Décembre 2010 à 13h18 – posté dans Société 2.0
Le ministère de l’intérieur et l’ancien secrétariat d’état à l’économie numérique ont contacté Facebook pour lui demander de supprimer les appels à manifestations non déclarées auprès des préfectures, et pour identifier plus rapidement les auteurs.

On se souvient qu’avant l’été, de nombreux apéros géants avaient été organisés via Facebook. A Nantes, l’une de ces fêtes avait viré au drame, avec la mort d’un jeune qui avait sauté d’un pont avec 2,4 grammes d’alcool dans le sang. Plutôt que de blâmer l’inconscience de l’un des quelques 10 000 participants, ou de reconnaître que ce type d’accident fait souvent les pages des faits divers dans les journaux locaux, la presse en avait fait le procès de Facebook et de ses manifestations spontanées.

Suite à cette mort tragique, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux avait fait savoir dans un communiqué qu’il organisait une réunion avec « les représentants des ministères, les préfets et les maires principalement concernés (qui) aura pour objet d’évaluer la mise en oeuvre des instructions déjà données aux préfets, de préciser les mesures permettant de faire face à ce type d’événements spontanés, de limiter les risques qu’ils font encourir notamment aux mineurs qui s’y rendent, et de coordonner la réponse des différents acteurs locaux« .

En octobre, la polémique a rebondi en Haute-Savoie après un autre accident terrible. « Plusieurs lycéens ont organisé une grève, répondant à un appel lancé notamment de façon anonyme via le réseau social Facebook. Au cours de cette manifestation, une jeune fille a été très grièvement brûlée au visage alors qu’elle se trouvait à proximité d’un feu allumé par deux autres lycéens« , rapportait le député UMP Martial Saddier dans une question au gouvernement sur « l’anonymat dans les échanges sur Internet ». Il lui demandait « quels moyens pourraient être mis en oeuvre afin de pouvoir identifier plus facilement les auteurs de tels messages sur Internet, notamment au sein des établissements scolaires« .

En réponse, le gouvernement révèle qu’un « contact a été pris avec Facebook par le ministère de l’intérieur et par le secrétariat d’État chargé du développement de l’économie numérique, afin de mettre en place des procédures pour rappeler les règles en vigueur, pour éventuellement supprimer les appels à une manifestation illicite, et pour en identifier les auteurs« . Le droit de manifester étant reconnu en France, le terme « manifestation illicite » ne peut viser que celles qui n’ont fait l’objet d’aucune demande d’autorisation préalable en préfecture, ce qui est le cas de l’énorme majorité des appels à manifester lancés sur Facebook.

Le gouvernement ne précise si le réseau social américain a accédé à cette demande, mais ajoute que « ‘c’est par une coopération avec les réseaux sociaux, dans le cadre du droit existant, qu’une solution satisfaisante pourra être trouvée« . Heureusement, il rappelle aussi au député que les enquêtes judiciaires permettent déjà de faire identifier les auteurs, puisqu’il est « possible d’exiger des fournisseurs d’accès Internet et des services en ligne concernés les données de connexion des auteurs des messages en cause« .

Rappelons par ailleurs que le député UMP Marc Le Fur a déposé en juin une proposition de loi, qui vise à encadrer spécifiquement les manifestations organisées par Internet, en obligeant à désigner un organisateur qui assumera la responsabilité. A défaut, la manifestation pourrait être interdite par la préfecture.

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