Le soulagement sera de courte durée quand nous verrons l’effet réel de l’intervention en Libye


dimanche 20 mars 2011 – 20h:56

Abdel al-Bari Atwan


Bien qu’elle semble motivée par des raisons humanitaires, il y a six sérieux problèmes avec cette résolution des Nations Unies.

La première réaction est le soulagement. La résolution du 1973 du Conseil de sécurité autorisant l’intervention 1973 en Libye a été présentée comme une tentative pour protéger les rebelles libyens et alléger leurs souffrances. Et qui ne serait pas d’accord avec cela ? Qui ne voudrait pas que l’on tente d’arrêter un agresseur qui veut « l’élimination » de ceux qui s’opposent à lui ? Mais tout soulagement devrait être tempéré par de sérieux doutes.

Tout d’abord, quelles sont les motivations qui se cachent derrière cette intervention ? Alors que l’ONU a voté l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, au moins 40 civils ont été tués dans une attaque par un drone américain au Waziristan, au Pakistan.
Et au moment où j’écris ces lignes, Al-Jazeera diffuse des scènes de carnage dans Sanaa au Yémen, où au moins 40 manifestants ont été abattus.

Mais il n’y aura pas de Nations Unies ni de zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils pakistanais contre les attaques des États-Unis ou pour protéger les Yéménites. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’implication sélective de l’Occident dans la série de soulèvements appelée « le printemps arabe ».

Il est vrai que les États-Unis a été réticents à agir et l’ont fait uniquement après des semaines d’indécision. Refusant de se laisser entraîner dans un autre conflit dans une région où ce serait perçu comme une ingérence dans les affaires d’un État souverain, Obama a judicieusement insisté sur la nécessité d’un niveau élevé de participation arabe et musulmane.

Au début, les signes étaient positifs : la Ligue arabe a approuvé l’initiative la semaine dernière, et cinq Etats membres semblaient susceptibles d’y participer. Puis cela s’est réduit au Qatar et aux Émirats arabes unis, avec possibilité de participation de la Jordanie. Cette intervention n’a pas obtenue suffisamment de soutien arabe pour acquérir une légitimité dans la région.

Les États-Unis s’inquiètent du coût d’une action militaire, compte tenu de son économie chancelante. Abdel Rahman Halqem, l’ambassadeur libyen à l’ONU, m’a dit que le Qatar et les Émirats arabes unis ont accepté de payer la majeure partie de l’opération. Et quel est la réelle motivation de ces Etats autocratiques ? Protéger le peuple libyen ? Une rancune contre Kadhafi ? Ou impliquer les États-Unis plus profondément encore dans la région ?

C’est donc le second problème : les principaux acteurs de cette intervention sont les puissances occidentales dirigées par la Grande-Bretagne et la France avec la probable participation des États-Unis. Si les voisins de la Libye, l’Egypte et la Tunisie jouaient un rôle de premier plan, il y aurait quelque chose à célébrer. Les pays démocratiques aidant leurs voisins, cela aurait été dans l’esprit de la révolution arabe et aurait renforcé le sentiment que les Arabes peuvent prendre en main leur avenir.

Cela aurait pu se produire : l’Egypte reçoit 1,3 milliard de dollars d’aide militaire américaine par an. Une pression diplomatique par Hillary Clinton aurait pu pousser l’armée égyptienne dans l’arène, ou du moins encourager l’Égypte à soutenir les insurgés [libyens]. Au lieu de cela, un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a catégoriquement déclaré mercredi : « Il n’y aura aucune intervention, point. »

Le troisième problème est que, bien qu’il est souvent rejeté comme fou, Kadhafi est un stratège et cette intervention joue pour lui. Il a en réponse rapidement annoncé un cessez-le, qui a été revendiqué par certains comme une première victoire pour la résolution de l’ONU. En fait, cela dégonfle à la fois l’initiative des Nations Unies tout en permettant à Kadhafi de paraître raisonnable.
Mais un cessez-le à ce moment-là arrange Kadhafi : sous son couvert, la police secrète peut se remettre au travail. De même, une acceptation par Kadhafi de l’embargo sur les armes – une concession apparente – l’arrangeait. Son régime a un armement sophistiqué, tandis que les insurgés ont peu d’armes.

Kadhafi sait aussi comment jouer de la rue arabe. En ce moment il a peu de soutien du public, son influence est limitée à sa famille et à sa tribu. Mais il peut exploiter cette intervention pour se présenter comme la victime d’ingérence post-coloniale dont l’objectif est le pétrole. Il est susceptible de poser la question que tout le monde se pose dans le monde arabe – pourquoi n’a-t-on pas imposé une zone d’exclusion aérienne au-dessus de Gaza quand les Israéliens l’ont bombardé en 2008/2009 ?

Contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, le soulèvement en Libye a rapidement dégénéré en conflit armé. Kadhafi peut demander si ceux que les Nations Unies cherchent à protéger sont encore des « civils » lorsqu’ils sont engagés dans une telle bataille, et il peut suggérer plutôt que l’Occident prend parti dans une guerre civile (où l’agenda politique des insurgés est inconnu).

Et que dire de l’impact à long terme de cette intervention sur la Libye, et le monde ? C’est là que surgit une autre préoccupation. La Libye peut se retrouver divisée en une partie tenue par les rebelles à l’est et un bastion de régime dans le reste du pays et comprenant les champs de pétrole et la ville terminal-pétrolier d’Al-Brega. Il y a un risque fort que la Libye devienne le quatrième Etat de la région en déliquescence, rejoignant l’Irak, l’Afghanistan et le Yémen.

Et ceci amène un autre péril. Al-Qaida se développera dans un tel chaos. Il a joué un rôle clé dans les insurrections irakienne et afghane et est basé au Yémen – et il peut entrer en Libye aussi. Plusieurs des plus proches associés de Ben Laden sont libyens, et Kadhafi et n’est pas étranger aux groupes terroristes – l’organisation Abou Nidal avait trouvé refuge en Libye de 1987 à 1999. Kadhafi a également menacé d’attaquer les avions de transports et le transport maritime en Méditerranée.

Cinquièmement, il n’y a aucune garantie que l’intervention militaire se traduira par la disparition de Kadhafi. En 1992, l’ONU a imposé deux zones d’exclusion aérienne en Irak – pour protéger les Kurdes dans le nord et les Chiites dans le sud. Saddam est resté au pouvoir pendant 11 autres années et ne fut renversé qu’après une invasion. À ce jour, plus d’un million de civils sont morts en Irak.

La communauté internationale a le devoir de veiller à ce que cette triste histoire ne se répète pas en Libye. Enfin, il y a la crainte que le printemps arabe ne soit envoyé dans le fossé par les événements en Libye. Si une insurrection plus une répression violente entraîne une intervention occidentale, les peuples qui souffrent depuis longtemps des autocrates arabes de la région pourraient être contraints de s’en tenir au statu quo.

Le peuple libyen fera face à une longue période de bouleversements violents, quoi qu’il arrive. Mais c’est seulement grâce à leur propre ténacité et à leur propre lutte qu’ils finiront par construire l’Etat pacifique et démocratique dont ils rêvent.

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* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Du même auteur :

- Le nouvel Irak …et ses scandales sanguinaires – 10 novembre 2010
- La saison « des abaissements » palestiniens – 31 octobre 2010
- La réponse de Netanyahu humilie les pays arabes dits « modérés » – 19 octobre 2010
- Israël pavoise et Abbas se tait – 29 septembre 2010
- Un président illégitime accepte de participer à des négociations sans but – 31 août 2010
- Négociations indirectes ? Une perte de temps – 15 mai 2010
- Netanyahu défie Obama – 6 avril 2010
- Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d’eau – 29 mars 2010

18 mars 2011 – The Guardian – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.guardian.co.uk/commentis…
Traduction : Claude Zurbach

source

La Syrie touchée à son tour par le vent de révolte arabe


lundi 21 mars 2011, par La Rédaction

Quatre jours de manifestations contre la corruption et le système de parti unique ont montré que la Syrie, l’un des pays les plus fermement tenus de la région, n’était pas à l’abri du vent de révolte qui souffle sur le monde arabe.
Quatre personnes ont trouvé la mort durant ces troubles, dans le sud du pays, où les protestataires ont mis le feu à des bâtiments publics, défiant ouvertement le régime de Bachar el Assad, qui ne tolère habituellement aucune voix dissidente.
Les troubles les plus sérieux se sont cantonnés jusqu’à présent à la ville de Déraa, en lisière de la frontière avec la Jordanie, où l’on a entendu le slogan « Dieu, la Syrie, la Liberté ».
Mais les analystes n’excluent pas que l’agitation s’étende dans le pays tant la population semble désenchantée du régime et enthousiasmée par le vent de liberté qui souffle dans les pays voisins.
« C’est un Etat semi-totalitaire. La corruption est partout », souligne Hazem Saghieh, chroniqueur au quotidien arabophone international Al Hayat. « Tous les ingrédients sont réunis pour s’attendre à un changement radical. »
Tout trouble en Syrie est susceptible d’avoir des répercussions au-delà des frontières du pays, le régime de Damas étant un allié proche de la République islamique d’Iran, un acteur majeur du jeu politique libanais et un parrain des groupes islamistes palestiniens et libanais.
Le parti Baas, au pouvoir depuis bientôt un demi-siècle, gouverne en vertu de l’état d’urgence et interdit toute opposition.
Parmi les autres griefs contre le régime figure la domination de la secte chiite minoritaire des alaouites, dont fait partie le clan Assad, sur la majorité sunnite.
Assad assure que la diplomatie syrienne, qui mêle intransigeance vis-à-vis d’Israël et soutien au Hamas et au Hezbollah, ses ennemis palestinien et libanais, est en phase avec le sentiment de la rue arabe.
Mais cette « exception syrienne » ne protège pas le régime du mécontentement d’une population qui aspire à plus de droits, à plus d’emplois et à une hausse de son niveau de vie.
Lorsque les Frères musulmans syriens se sont révoltés contre le régime en 1982 à Hama, le président Hafez al Assad, père de l’actuel président, n’avait pas hésité à écraser ce soulèvement dans le sang, faisant des milliers de morts.
Pareille répression, dont le monde n’a appris l’ampleur que des semaines plus tard, semble improbable aujourd’hui à l’ère des téléphones portables et d’internet.
« Les Syriens ont montré dans le passé qu’ils étaient capables de moduler leur répression », souligne Habib Malik, enseignant d’histoire à l’université américaine de Beyrouth.
« Je pense qu’ils se rendent compte que ce qui s’est produit à Hama n’est plus possible dans le monde actuel », assure Malik, qui pense Assad en mesure de « tuer dans l’oeuf » toute révolte, même si le défi qu’il affronte paraît sérieux.
Comme d’autres Etats arabes confrontés à la contestation, la Syrie a cherché à la faire taire en rétablissant les subventions aux denrées de base et en augmentant les salaires.
Selon un diplomate en poste à Damas, Assad, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père, n’a pas tenu ses promesses de réformer le système politique et a cru à tort qu’une libéralisation économique limitée suffirait à le perpétuer.
« Bachar avait le temps de prendre des mesures préventives et d’engager des réformes authentiques. Au lieu de ça, le régime a commis de grosses erreurs », dit-il.
En dehors des troubles à Déraa, de petites manifestations ont eu lieu après les prières du vendredi dans la ville d’Homs et à Banias, sur la côte. A la grande mosquée de Omeyades de Damas, des fidèles ont brièvement scandé des slogans réclamant plus de liberté.
Mais l’échelle des manifestations de Déraa, auxquelles ont participé des milliers de personnes, montrent que la vraie menace pour Assad vient moins de groupes d’opposition disséminés et affaiblis que de la base de la population.
Selon Hazem Saghieh, si les rebelles libyens, désormais aidés par l’intervention occidentale, devaient marquer des points face au colonel Mouammar Kadhafi, les protestataires syriens pourraient se sentir enhardis.
Mais il voit mal la situation en Syrie prendre la même tournure qu’en Tunisie ou en Egypte, où les présidents Zine Ben Ali et Hosni Moubarak se sont résignés à quitter le pouvoir sous la pression de la rue.
« Je ne pense pas que le régime baasiste de Syrie partira en douceur », dit-il.

(Lundi, 21 mars 2011 – Avec les agences de presse)

Manifestation à Tahrir pour le NON au referendum de demain


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Vive polémique au sein de la société égyptienne sur les amendements constitutionnels

Les Egyptiens sont appelés à se rendre samedi aux urnes pour se prononcer par référendum sur des amendements constitutionnels qui ont suscité un débat houleux entre les composantes de la sphère politique.

Aussi bien dans les émissions télévisées, la presse écrite que dans la rue, ont surgi des divergences entre partisans et opposants à ce référendum, dont la date a été fixée par le Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis la chute de l’ancien président Hosni Moubarak.

Bien qu’étant d’accord pour participer au référendum, opposants et partisans de ces amendements sont partagés quant au bien fondé des amendements.

Pour les opposants à ce référendum, ils relèvent que malgré les changements de certains articles, il reste toujours des lacunes. Dans ce sens, ils soulignent que l’amendement ne limite pas les pouvoirs du président de la République, « ce qui va mener à une nouvelle dictature ».

Parmi les égyptiens ayant récusé les amendements et annoncé leur intention de se porter candidats à la présidentielle, figurent le secrétaire général de la Ligue Arabe Amr Moussa et l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohammed El Baradei.

Pour Amr Moussa, ces amendements « ne répondent pas aux aspirations du peuple égyptien à une nouvelle ère instaurant les bases de la démocratie ».

Il a relevé que le rejet des changements constitutionnels, qui « est la bonne décision à prendre par les électeurs samedi prochain, est de nature à permettre de réaliser des acquis politiques importants ».

Il a par ailleurs affirmé qu’un vote positif lors de cette consultation populaire permettrait, en maintenant l’essentiel de l’ancienne Constitution, au chef de l’Etat de garder les vastes pouvoirs dont profitait l’ancien président et donc courir le risque de retrouver un régime analogue.

« Préserver l’ancienne Constitution donnerait au futur président de vastes pouvoirs, ce à quoi le peuple s’oppose dans sa quête de démocratie, de liberté et de refus de revenir à l’ancien ordre des choses », poursuit-il.

De son côté, l’opposant le plus en vue, Mohamed El Baradei, a estimé que le vote en faveur des amendements conduira à des élections dans le cadre d’une Constitution « despotique et dénaturée ».

Il a précisé que la préservation de la constitution de « Moubarak » était une « humiliation » pour la révolution, appelant à la formation d’une commission chargée de l’élaboration de la nouvelle Constitution.

La « coalition des jeunes de la révolution » a appelé, quant à elle, à voter « non » au référendum, soulignant l’impératif de la proclamation d’une Constitution provisoire comprenant les revendications de la révolution et définissant les prérogatives du gouvernement de transition.

Il s’agit également, selon la coalition, de constituer un conseil présidentiel civil composé de trois membres qui gérera avec le gouvernement de transition les affaires du pays, préparera les élections législatives et présidentielle et formera une assemblée constituante pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

L’abrogation du conseil consultatif, l’amendement des lois complétant la Constitution telle la loi sur les partis et l’exercice des droits politiques figurent également parmi ces propositions.

En contrepartie, les Frères musulmans et le parti national démocratique ont appelé à approuver les amendements constitutionnels, soulignant qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que le référendum soit positif.

Ils ont estimé que le rejet de ces amendements est de nature à prolonger davantage la période de transition et mènera à une confrontation entre le peuple et l’armée en donnant l’opportunité à la contre-révolution.

Tout en reconnaissant l’insuffisance de ces amendements pour répondre aux exigences de la révolution, ils ont affirmé que le pays « passe par une étape décisive qui requiert une sortie de crise au moyen de ces amendements afin de passer de l’étape de transition à celle de la stabilité ».

D’après la commission en charge de l’amendement de cette Constitution, la durée du mandat présidentiel est limitée à quatre ans renouvelables une seule fois.

Ces amendements sont destinés à garantir plus d’ouverture démocratique dans le pays, d’après la commission, qui recommande aussi la limitation du recours aux lois d’urgence -en vigueur en Egypte depuis 30 ans- à une période de six mois avec feu vert d’un Parlement élu.

La prorogation de cette période de six mois devra être soumise à un référendum populaire, selon la commission, qui propose aussi l’assouplissement des conditions requises pour être candidat, afin de permettre aux indépendants et aux petits mouvements d’opposition de se présenter.

Pour être éligible, un candidat devra recueillir 30.000 parrainages de diverses provinces égyptiennes, ou la recommandation de 30 membres du Parlement, ou bien être issu d’un parti titulaire d’au moins un siège au Parlement.

La commission a également proposé que le processus électoral soit désormais surveillé par le pouvoir judiciaire.

Ces propositions « représentent une Constitution temporaire, après laquelle une nouvelle Constitution du pays pourra être rédigée ».

Quelque 45 millions d’Egyptiens âgés de 18 ans et plus sont appelés ainsi à se rendre aux urnes pour accepter ou rejeter les amendements proposés.

MAP

Journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient


Suite à l’appel lancé par le Forum social mondial de faire du 20 mars, une journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Vrede VZW et la CNAPD appellent à la journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, , Vrede VZW et la CNAPD appellent à la

MANIFESTATION NATIONALE CE DIMANCHE 20 MARS

A 14H

Départ : Gare du Nord

Cette manifestation sera l’occasion pour nous de:

1. Marquer notre solidarité avec les soulèvements pour la liberté, les droits démocratiques et le progrès social en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ;

2. Condamner le soutien politique, économique et militaire de l’Occident aux régimes dictatoriaux ;

3. Appeler l’Union européenne et ses États-Membres à soutenir un développement économique et social juste ;

4. Réclamer le respect de la souveraineté des pays et des peuples en question.

Plusieurs organisations ont déjà marqué leur soutien à cette manifestation et nous espérons que la liste prendra de l’ampleur en fil des jours!

Au nom de la plateforme,
Isabelle Grippa, CNAPD
Ludo De Brabander, Vrede VZW

Liste des signataires:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP, ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale

Volgens de oproep van het wereld sociaal forum om op de 20 maart wereldwijd steunbetogingen te organiseren, roepen Vrede VZW en CNAPD een

NATIONALE BETOGING ZONDAG 20 MAART 14U

In solidariteit met het volk van Noord-Afrika en het Midden-Oosten

Vertrek: Brussel-Noord

Door deze betoging:

1. Zijn wesolidair met de volksopstanden voor vrijheid, democratische
rechten en sociale vooruitgang in Noord-Afrika en het Midden-Oosten

2. Veroordelen we de politieke, economische en militaire steun van het
Westen aan de dictatoriale regimes.

3. Roepen we de Europese Unie en haar lidstaten op om een rechtvaardige
economische en sociale ontwikkeling te steunen.
4. Eisen we respect voor de soevereiniteit van de betrokken landen en
volkeren.

Een aantal verenigingen hebben deze oproep reeds ondertekend. Wij hopen deze lijst steeds meer groter te zien!

Namens het samenwerkingsverband,

Ludo De Brabander, Vrede vzw
Isabelle Grippa, CNAPD

Handtekeningen lijst:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP,ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale