La reconnaissance de l’Etat de Palestine, de Naïm Khader à aujourd’hui


L’Association belgo-palestinienne a le plaisir de vous inviter à cette conférence débat le


 Samedi 28 mai 2011 à 17h

Palais du Midi
Rue Roger Van der Weyden 3 à 1000 Bruxelles (au 2e étage)

La conférence débat est organisée à l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Naïm KHADER, représentant de l’OLP en Belgique assassiné à Bruxelles le 1er juin 1981. Un hommage lui sera rendu ainsi qu’à son action opiniâtre pour la reconnaissance des droits du Peuple palestinien.

 

Dans le prolongement de son combat, deux personnalités qui l’ont connu et accompagné, nous parleront de la reconnaissance de l’Etat de Palestine d’hier à aujourd’hui :

Ilan HALEVI

Membre de la Commission des Affaires étrangères du Fatah

&

Jean SALMON

Professeur émérite de droit international à l’Université libre de Bruxelles

 

La conférence débat clôturera l’Assemblée Générale statutaire de l’ABP.

Infos et réservations : abp.eccp@skynet.be  – tel : 02 223 07 56

 

Lieu : Palais du Midi – Rue Roger Van der Weyden 3 à 1000 Bruxelles  (Gare du Midi, Trams 3, 4, Station Métro Lemonnier)

Syrie-Algérie: Raison d’état ou déraison d’état ?


René Naba | 20.05.2011 | Paris

La raison d’état s’invoque généralement lorsque l’état perd la raison et les pays arabes n’échappent pas à la règle.

Beaucoup savent gré à l’Algérie et à la Syrie d’avoir su, dans les vicissitudes d’une conjoncture difficile, préserver les intérêts à long terme du monde arabe, sans s’inféoder à une logique de vassalité avilissante, sans hypothéquer ses choix stratégiques, sans aliéner leur souveraineté et leur indépendance.

Beaucoup savent gré à ces deux points d’ancrage du «Front de refus arabe» d’avoir assuré la relève de l’Egypte défaillante, en maintenant vivace la flamme du combat nationaliste et irréductible le refus de l’hégémonie israélo-américain.

Beaucoup savent gré à la Syrie, d’avoir accueilli, au risque de déstabiliser l’équilibre démographique du pays, près de deux millions de réfugiés irakiens, fuyant les exactions de l’armée irakienne et de leurs supplétifs kurdes.

Mais cette position privilégiée ne saurait se vivre en rente de situation. La réforme s’impose, sous peine de dénaturation du projet nationaliste.

Pleinement conscient des menées de la contre révolution téléguidée par l’Arabie saoudite, sans sacrifier à la mode contestataire impulsée par les médias occidentaux, la vérité s‘impose toutefois sans fard.

Quiconque a eu affaire à la bureaucratie tatillonne de ses deux états a pu mesurer instantanément l’état de délabrement de leur administration, l‘omniprésence de leurs services de sécurité, le conformisme de leurs médias, les turpitudes de leurs régimes, leur hermétisme, leur autarcie, leur népotisme, ainsi que leur fort degré de corruption, comparables d’ailleurs en cela aux autres régimes arabes, même les plus proches de la grande démocratie américaine.

Les remous suscités au sein d’«Al Jazira» dans la couverture parcellaire des révolutions arabes, axée depuis peu davantage sur la Libye et la Syrie que sur Bahreïn ou le Sultanat d’Oman, avec la spectaculaire démission d’une des vedettes chaine transfrontière arabe Ghassane Ben Jeddo, en porte témoignage. Mais comparaison n’est pas raison et nul ne saurait se prévaloir des turpitudes d’autrui.

L’honneur de ces deux pays a été d’abroger les lois d’exception, alors que leurs contempteurs occidentaux s’abritent depuis dix ans derrrière les barrières privatives de liberté du «patriot act» et du plan Vigipirate. Mais, soixante ans après les indépendances arabes, «le cœur palpitant de l’arabisme» et l’épopée des Moujadddine et de leur million de martyr ne sauraient suffire pour nourrir les rêves et les ambitions des nouvelles générations.

Le tête à tête stérile, en Algérie, entre le président Abdel Aziz Bouteflika et le corps des officiers supérieurs, ne saurait perdurer sous peine de collapsus du pays. L’armée algérienne se doit être le garant de la pérennité de ce pays, non son propriétaire, son inspirateur, non son prédateur.

Le président algérien, que l’on a connu plus dynamique et imaginatif dans une vie précédente, se doit de retrouver le brio dont il a su faire preuve à la tête de la diplomatie algérienne, en veillant à assurer une transition en douceur du pouvoir, en réussissant la mutation de l’Algérie.
Pour son rendez vous avec l’histoire, Abdel Aziz Bouteflika se doit d’épargner les affres d’une douloureuse guerre de succession à son pays, l’un des rares du Monde arabe à avoir mené une guerre de libération victorieuse contre le colonialisme.
Bachar Al Assad, quant à lui, se devait d’anticiper l’évolution et non la subir, tant est impérieuse l’urgente nécessité des réformes en profondeur de son pays gangréné.

Aucune justification ne saurait tenir lieu d’excuse absolutoire, ni le complexe d’encerclement, réel, dont la Syrie fait l’objet, ni les manœuvres de déstabilisation, répétitives, dont il est la cible de la part de l’aile dure du trône wahhabite, ni les campagnes de dénigrement, effectifs, dont il est l’objet de la part de la presse conservatrice arabe et ses alliés occidentaux.

Nul projet nationaliste, si exaltant soit-il, ne saurait justifier la captation des richesses d’un pays au profit d’une personne, si nécessaire soit il à la protection du pouvoir. Nul projet nationaliste, si glorieux soit il, ne saurait justifier la mise sous observation permanente de son peuple, la mise en coupe réglée son pays. Le cas de Rami Makhlouf, le propre cousin du Président syrien, ne saurait échapper à la règle, de même que ceux des sbires du régime.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, pour avoir bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un «grand moyen orient».
Pour avoir voulu ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad, risque un discrédit populaire, au risque d’emporter et son clan et son pouvoir.
Onze ans après sa venue au pouvoir, Bachar Al Assad ne saurait rater son nouveau rendez vous avec le printemps arabe. Sous peine de discrédit et d’implosion. Sous peine d’implosion du projet nationaliste, son bien le plus précieux.
La raison d’état s’invoque en phase de désagrégation de l’état et de dysfonctionnement de la société. La fonction première de la Syrie et de l’Algérie n’est pas la répression de leur peuple. La mission historique de ces deux pays est de se maintenir à l’avant-garde du combat pour la sécurisation de l’espace nationale arabe, aux côtés désormais des nouveaux venus à la démocratie, les enfants prodigues de Tunisie et d’Egypte.

La famille Assad

Le clan alaouite au pouvoir en Syrie est articulé autour de l’alliance scellée entre deux familles Al-Assad et Makhlouf, concrétisé par le mariage de Hafez Al-Assad et Anissa Makhlouf.
Rami Makhlouf, cousin du président Bachar, est le fils du général Mohamad Makhlouf, pro consul de la réigon nord de Syrie du temps de la mandature de Hafez al Assad, qui choisit de soutenir le président, lors de la guerre fratricide qui opposa Hafez à son frère cadet Rifa’at, à l’époque chef des troupes spéciales «Saraya ad dif’a » responsable à ce titre de la répression du soulèvement de Hama, en 1982, qui fit plusieurs milliers de morts. Dénommé «Roi de Syrie» Rami Makhlouf est un richissime homme d’affaires. Il incarne, à ce titre, la corruption et le népotisme du régime.
Quant aux autres membres de la fratrie,

L’ainé Bassel, destiné au départ à succéder à son père, a trouvé la mort dans un accident de voiture.

Bouchra, l’unique fille de la famille, est l’épouse de Assef Chawkat, ancien chef des services de sécurité dont les Occidentaux réclamaient la tête en compensation de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Assef Chawkat entretient des relations houleuses avec le frère cadet du président, le colonel Maher, le nouvel homme fort du régime, au point que le benjamin de la fratrie a blessé à l’estomac d’un coup de pistolet en 1999, en plein palais présidentiel. Réputée autoritaire, Bouchra passe pour nourrir une forte intimité à l’égard de l’épouse de Bachar, Asma, fille d’un médecin de la grande bourgeoisie syrienne, ancienne spécialiste des transactions boursières dans un établissement londonien, à la forte présence médiatique.

Le frère cadet du fondateur de la dynastie, Rifa’at Al Assad, ancien vice président de la république, est entré en dissidence fin 1983. Il vit en exil en Espagne. Ses deux fils, Sumar et Ribal, organisent depuis Londres la campagne médiatique contre le régime via la chaine de télévision ANN TV, (Arab Network News). Deux autres cousins Mounzer et Fawwaz Al-Assad, fils de Jamil Al Assad, cousins germains du président, se comportent en chefs de milices dans les montagnes alaouites, berceau de la famille, à l’ouest du pays.

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Une tribune pour un militaire israélien à Bxl? Innacceptable!


Le 25 mai, le colonel de l’armée israélienne Liron Libman recevra une tribune de deux heures lors d’une conférence organisée à Bruxelles. Inacceptable!

La position d’intal

Comme indiqué dans son texte de vision, Intal défend le boycott, le désinvestissement et les sanctions à l’encontre de l’État israélien tant que ce dernier ne respectera pas le droit international et le droit du peuple palestinien. Nous sommes opposés au fait que que l’une des éminences de l’armée israélienne, le Colonel Liron Libman, se voit offrir une tribune dans notre capitale le 25 mai prochain.

Toute personne, institution ou entreprise qui représente ou qui travaille pour l’État israélien doit donc, selon la campagne BDS, être boycottée. Il s’agit là d’une méthode non violente pour faire pression sur cet État responsable de l’occupation et de la colonisation de la Palestine.

L’armé israélienne est bien évidemment concernée par ce boycott, elle se trouve même en tête de liste des institutions israéliennes qui doivent non seulement être boycottées, mais dont les responsables doivent être poursuivis devant des cours internationales. Selon les Nations Unies ou des organisations comme Amnesty International, ce corps militaire a commis plusieurs crimes de guerre et commet chaque jour des exactions à l’encontre de la population palestinienne.

Cette institution perpétue une occupation illégale, elle est l’outil d’oppression contre un peuple colonisé, elle maintient le Moyen-Orient arabe dans un état de guerre dont tous les habitants, Israéliens compris, sont victimes.

Nous sommes indignés par le fait que l’une des éminences de l’armée israélienne, le Colonel Liron Liebman, se voit offrir une tribune dans notre capitale le 25 mai prochain.

Une conférence de ce militaire est programmée au Palais des Académies, entre le Palais Royal et le Parlement. Il ne s’agit pas d’un débat contradictoire, il ne s’agit pas d’une interview au journal parlé. Cet événement permet à un militaire israélien de donner une conférence faisant la promotion des méthodes de son armée.

Cet événement sera présidé par un professeur enseignant le droit à la Vrije Universiteit van Brussel, l’introduction sera donnée par un fonctionnaire du Ministère belge de la Défense. Bien entendu, nous ne pouvons savoir à l’avance ce que dira Libman, mais le thème de sa conférence est explicite : « L’expérience israélienne concernant les défis des guerres asymétriques ».

Intal juge inacceptable que des personnalités académiques et politiques normalisent les expériences de l’armée israélienne. Cela va à l’encontre de ce que nous défendons: le droit à la santé, à la justice et à la sécurité physique du peuple palestinien. Cela conduit objectivement à encourager la poursuite de ces agissements illégaux et violents des troupes d’occupation.

Intal estime qu »il serait préférable d’annuler cette conférence. Il ne faut pas offrir de tribune à ce colonel, aussi passionnantes puissent être les difficultés ingrates auxquelles l’armée israélienne est confrontée dans ce conflit asymétrique, aussi instructifs puissent être les enseignements de Liron Libman pour les militaires et hommes politiques belges impliqués dans l’occupation de l’Afghanistan et les bombardements de la Libye.

Une lettre de protestation signée par 45 personnes et organisation.

Lorsque nous avons appris que cette conférence se tenait, plusieurs association, dont intal, ont initié une lettre commune qui a été finalement signée par plus de 45 personnes et organisations. Parmis celle-ci, des syndicalistes, des membres de partis politiques, des élus, des membres du corps accadémiques, des ONG,… Vous pouvez prendre connaissance du contenu de la lettre ci-dessous. Nous espérons que cette lettre adressée aux organisateurs de la conférence aura l’effet escompté et que ceux-ci entendront nos arguments. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant des suites de cette affaire est de possibilités de mobilisations

Très chers,

Le 25 mai, le Colonel Liron A Libman donnera une conférence intitulée «The challenges in asymmetrical warfare : an Israeli experience ». Le Colonel Libman est à la tête du département de droit international au sein du Military General Advocate  qui dépend de l’Armée Israélienne (IDF).
C’est en cette qualité que Libman  minimalise les accusations de crimes de guerre qui  ont été commis par l’IDF lors de l’opération ‘Plomb durci’,  accusations affirmées dans plusieurs rapports  (le rapport Goldstone, Amnesty International, Human Rights Watch,…). Pour lui, ces accusations reviennent à du terrorisme légal (Haaretz, 19/02/2009), il a aussi affirmé que le commandement « ne devait pas s’inquiéter  à cause de ces enquêtes» (Turning a blind Eye’, Rapport de Human Rights Watch, 11 avril 2010)

Les officiers commandants l’IDF ont déjà déclaré que, depuis la guerre du Liban en 2006, ils appliquent la doctrine Dahiya. Si des tirs proviennent d’un village libanais, l’armée israélienne va, selon le Général Eisenkot, «utiliser une force disproportionnée en causant des destructions à grande échelle. Notre position étant qu’il ne s’agit pas d’un village de civils mais d’une base militaire.» (Reuters 10/03/08). D’autres militaires ont confirmé que cette doctrine sera appliquée pour chaque conflit avec le Liban, la Bande de Gaza et la Syrie (Haaretz 5/10/2008).

Selon les «Statut de Rome de la Cour pénale internationale » (article 8,2, b, iv), est considéré comme crime de guerre «le fait de lancer une attaque délibérée en sachant qu’elle causera incidemment des pertes en vies humaines et des blessures parmi la population civile, des dommages aux biens de caractère civil ou des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport à l’ensemble de l’avantage militaire concret et direct attendu. »
Les différents rapports du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU décrivent l’armée israélienne comme une force d’occupation répressive qui est responsable de la mort de milliers de citoyens lors de la dernière décennie.

Nous trouvons inacceptable, sur les plans politique et moral, qu’un important officier de cette armée, qui de plus minimalise les responsabilités de l’armée israélienne lors de la guerre contre Gaza avant que les enquêtes ne soient terminées, se voie offrir une plateforme de deux heures dans une institution respectée comme la Koninklijke Vlaamse Academie voor Wetenschappen en Kunsten. La liberté d’expression est un droit élémentaire qui doit néanmoins tenir compte de responsabilités morales. Il est obscène qu’une personne avec un tel profil, complaisante à l’égard de crimes contre l’humanité, reçoive la parole dans une si haute instance.
Dès lors, nous vous demandons, par respect pour les victimes civiles, d’annuler cette conférence sous cette forme et avec cet orateur. Une personne autorisée et indépendante serait plus à même de traiter un tel sujet

P.S.

Dear all,

The lecture scheduled for 25 May 2011 by Mr Libman has been cancelled. An alternative date is being sought later in the year for a new event.

Sincerely,

Prof. Dr. Kim Van der Borght

President, Belgian Branch of the International Law Association

Arrêté, avec 3 autres, après avoir réussi à gagner Jaffa via le Golan


Deux des quatre Palestiniens entrés dimanche en territoire occupé en 1948 en provenance du territoire syrien, durant l’anniversaire de la « Nakba » palestinienne, ont été renvoyés mardi en Syrie, a indiqué une porte-parole de l’armée d’occupation israélienne. Selon la radio militaire, il s’agit d’un homme et d’une femme.

Lundi, le porte-parole de la police d’occupation israélienne avait annoncé l’arrestation de quatre Palestiniens. « Nous avons arrêté aujourd’hui trois Palestiniens venus de Syrie, dont deux lors de perquisitions à Majdal Chams », dans le plateau du Golan occupé depuis 1967, a dit Micky Rosenfeld.

« Un quatrième Palestinien est parvenu à gagner la région de Tel-Aviv, où il s’est constitué prisonnier. Comme les autres, nous l’interrogeons. Nous verrons ultérieurement ce que nous ferons d’eux », a-t-il ajouté.

Fier d’être revenu à Jaffa
Brièvement interviewé lundi soir par la Chaîne Dix privée de la télévision israélienne, ce dernier a exprimé sa « fierté » d’être revenu à Jaffa, sa ville
d’origine proche de « Tel-Aviv ».

« Ici, ce n’est pas Israël, c’est mon pays (…). Je veux rester ici, là où mon père et mon grand-père sont nés, et faire venir ma famille », a déclaré aux journalistes ce Palestinien, Hassan Hijazi, 28 ans, un fonctionnaire du ministère syrien de l’Education, selon le journal en
ligne Ynet.
Il raconte comment il a réussi à regagner Jaffa. Hassan a demandé à des pacifistes arabes et français, dont un juif, de l’aider à réaliser son rêve et de l’accompagner vers sa ville natale.
Au total, une centaine de manifestants venus de Syrie s’étaient infiltrés dimanche dans la partie du plateau du Golan occupée par « Israël », près de Majdal Chams, avant de repartir pour la plupart en Syrie quelques heures plus tard.
La « Nakba » (catastrophe) s’est traduite par l’exode de quelque 760.000 Palestiniens, point de départ de la question des réfugiés, actuellement au nombre de 4,8 millions avec leurs descendants, répartis pour l’essentiel entre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les territoires palestiniens.

source

Commémoration de la Nekba


à la demande du peuple palestinien, à travers le monde, des rassemblements seront organisés devant les ambassades d’Israël. A 2 pas du bois de la Cambre, une heure de notre temps pour manifester notre soutien au peuple Palestinien.

C’est l’apothéose du WE, ALLONS Y NOMBREUX.

DIFFUSER L’INFORMATION SVP.

A DEMAIN, TOUS ENSEMBLE DERRIERE LE PEUPLE PALESTINIEN

❂ DEMONSTRATION DE SOLIDARITE AVEC LA TROISIEME
INTIFADA
๑ de 14h à 15h devant l’ambassade d’Israël Avenue de
‘Observatoire 40 1180 Brussel (UCCLE)
–> »En réponse à l’appel du peuple palestinien à une
journéede soulèvement populaire le 15 mai, nous appelons
les Belges à manifester devant l’ambassade d’Israël à
Bruxelles le même jour, pour demander l’expulsion de
l’ambassadrice au vu des perpétuelles violations des lois
nternationales commises par Israël. »
EVENT FB : https://www.facebook.com/event.php?eid=200013603371184

Via Laurence Blesin (merci) : « Le 15 mai, c’est la commémoration de la Nakba, la « catastrophe » : en 1948, l’Etat d’Israël fut établi en dépossédant les Palestiniens de leurs terres, en expulsant 800 000 personnes dont la plupart vivent toujours dans des camps de réfugiés, ceux qui ont pu rester vivent sous occupation… depuis 63 ans… A la lueur des soulèvements des peuples arabes, soutenons l’Intifada palestinienne ! Free Palestine ! »

« Les Syriens ne veulent rien d’autre que la démocratie »


LOOS,BAUDOUIN

(LeSoir Page 15)

Vendredi 13 mai 2011

Un beau roman, un auteur courageux : Khalid Khalifa dit les choses, comme de plus en plus de Syriens…

ENTRETIEN

Le premier livre de Khalid Khalifa traduit en français vient de paraître chez Actes-Sud. La toile de fond des événements décrits dans l’Eloge de la haine est la révolte des Frères musulmans syriens de la fin des années 70 – début des années 80. L’auteur a répondu à nos questions.

Si l’on compare avec les troubles actuels, êtes-vous d’accord pour dire que les islamistes ne sont pas du tout les leaders de la contestation (à l’image, d’ailleurs, des révoltes tunisienne, égyptienne, etc.) ?

L’Eloge de la haine ne parle pas uniquement des Frères musulmans, mais touche au conflit des extrémismes en tous temps et dans n’importe quelle société qui voit s’épanouir ce genre de conflits. Ce qui s’était passé en Syrie n’était pas une révolution à proprement parler, mais l’action d’un parti qui se bat contre un autre parti pour accéder au pouvoir. Les Syriens n’étaient pas avec ce parti et en même temps ils ne défendaient pas les positions communautaristes. Aujourd’hui, ce qui se passe en Syrie est tout à fait différent, car il s’agit d’un soulèvement qui est en train de devenir une révolution où sont engagées les diverses composantes de la société et qui couvre 80 % de l’étendue des villes et des villages. Les Frères musulmans n’y sont pour rien, ce soulèvement est celui d’une jeunesse pluriculturelle qui s’accorde à prôner la démocratie comme objectif primordial. L’islamisation du soulèvement est une lecture orientaliste par excellence à laquelle ont adhéré de nombreux intellectuels arabes et syriens.

En tant que mouvement, les Frères musulmans ont rejoint tardivement la révolution égyptienne, leur participation n’a pas dépassé les 20 %. Pourtant, aujourd’hui, ils tentent de détourner la révolution à leur avantage. Il se pourrait qu’ils y réussissent à court terme, mais pas à long terme, même s’ils renouvellent leurs outils. La démocratie signifie la séparation de la religion et de l’État et c’est l’objectif le plus élevé auquel toutes les révolutions arabes aspirent pour parvenir au but et sortir les Arabes de l’obscurantisme des siècles passés. La communauté internationale se trompe encore une fois en soutenant un islam modéré au détriment de l’idée d’une société civile. Il y a aussi ceux qui pensent que la communauté internationale ne veut pas que les Arabes se développent vraiment.

Le régime de Bachar el-Assad a toujours brandi l’épouvantail de la guerre interne pour valoriser la stabilité qu’il incarne ; cet argument a-t-il encore du poids ?

J’estime qu’il n’y a rien d’autre que la démocratie et l’obtention de tous leurs droits qui pourront satisfaire les Syriens. L’époque actuelle est celle du développement des Arabes encore une fois, malgré les grandes difficultés que vivent les révolutions réussies telles qu’en Egypte et en Tunisie, à cause de la férocité des contre-révolutions et des régimes qui tentent de les démanteler. La démocratie ne signifie pas le chaos, surtout dans une société telle que la société syrienne qui est tout à fait apte au dialogue et à l’ouverture. L’un des grands avantages de la société syrienne c’est sa civilité, malgré les distorsions qu’elle a subies au cours des quarante dernières années.

Pensez-vous que ce régime a encore un avenir, compte tenu des pressions internationales plutôt limitées qu’il subit ?

Les Syriens constatent que la communauté internationale considère ce régime comme une nécessité. Les manifestants n’attendent rien des pressions de la part de la communauté internationale, très lente à bouger après cinquante jours de manifestations au cours desquels les Syriens ont donné plus de mille victimes, des milliers de blessés et pas moins de douze mille prisonniers, selon les statistiques des organismes des droits de l’homme. Aussi, ils sont conscients de mener leur combat, désarmés oui, mais animés par une foi inébranlable dans leur avenir. Nous espérons que le régime accédera à leurs revendications et que le sang s’arrêtera de couler. Nous craignons que le sang ne devienne une malédiction pour les Syriens et espérons qu’il va au contraire mener tout le monde au dialogue pour discuter de la Syrie nouvelle, différente, où personne ne pourra confisquer le pouvoir et la vérité.

Selon certains, le régime confessionnalise les troubles pour raffermir la solidarité entre Alaouites, la minorité de laquelle il provient ; avez-vous les mêmes informations ?

Je ne pense pas que les Alaouites ont envie d’entrer dans une guerre confessionnelle, pas plus que les autres communautés d’ailleurs. Le régime cherche à se maintenir à tout prix, mais le plus important est de savoir ce que veulent les Syriens. J’ajoute que les Alaouites ont payé très cher, il y a eu parmi eux des milliers de prisonniers politiques dans les années quatre-vingt. Les Syriens sont capables de poursuivre la vie commune sans problèmes. Il y a de nombreux partis qui désirent nous pousser vers la guerre civile, mais je suis convaincu qu’ils n’y réussiront pas. Je ne sais rien de ce que vous évoquez, et je ne crois pas que ce soit vrai.

Bachar a-t-il la volonté de réformer ou la capacité d’y arriver malgré les freins (corruption, poids de la vieille garde, etc.) ?

Les cartes se sont brouillées au cours des dernières semaines et personne ne peut prédire quoi que ce soit. Mais je pense que les réformes superficielles ou celles à long terme ne peuvent plus convaincre la société. Ce thème est devenu obsolète pour de nombreux Syriens et n’est plus à discuter depuis que le régime a opté pour la solution sécuritaire comme solution unique contre le soulèvement. Notre seul espoir est désormais le dialogue national, le pouvoir est contraint à l’engager et l’opposition doit l’accepter. Je crois que des concessions difficiles de la part du régime pourraient convaincre. La survie du régime ne signifie pas son succès, surtout cette fois-ci, mais signifie un isolement, des plaies qui ne cicatriseront jamais.

Khalid Khalifa sera aux Halles de Schaerbeek le jeudi 19 mai à 20 h 30 dans le cadre du cycle « Mondes arabes ».

Khalid Khalifa

Né en 1964 dans un petit village non loin d’Alep, en Syrie, Khalid Khalifa, d’abord docteur en droit avant de devenir l’auteur de trois romans, scénariste prolixe (cinéma et télévision) et fondateur d’une revue, vit aujourd’hui à Damas.

le livre

Un tabou brisé

Avec l’Eloge de la haine, Khalid Khalifa traite d’un sujet tabou dans la Syrie des Assad : la très sanglante confrontation – il y eut des dizaines de milliers de morts – entre le régime et les Frères musulmans il y a trente ans. Une fresque à la fois familiale et panoramique, intimiste et chorale, d’une Syrie méconnue vue à travers les yeux de la narratrice, une jeune femme qui épouse avec ferveur la thèse religieuse avant d’évoluer. (B. L.)

Éloge de la haine Khaled Khalifa Sindbad/Actes Sud, 420 pages, 24 euros.

Éloge de la haine

Khaled Khalifa

Sindbad/Actes Sud,

420 pages, 24 euros.

La Coalition contre Agrexco accuse l’entreprise israélienne de « fraude »


Un document saisi par huissier sur le port de Sète laisse penser que des dattes produites dans les colonies de Cisjordanie ont été déclarées comme provenant d’Israël. Il est par ailleurs maintenant clairement établi qu’Agrexco exporte, via le Languedoc-Roussillon, des produits des colonies israéliennes illégales.

Dans cet article, vous allez lire des informations que vous n’aurez pas lues ailleurs. Pensez à faire un don à
Montpellier journal s’il vous a intéressé.

C’est peut-être un tournant dans la lutte qui oppose l’entreprise israélienne Agrexco à une centaine d’associations, partis politiques et syndicats(1) regroupés dans la Coalition contre Agrexco. Celle-ci a diffusé, ce matin lors d’une conférence de presse, deux documents obtenus par huissier sur ordonnance du tribunal de commerce de Montpellier. Ces documents indiquent clairement que des fruits et légumes, produits dans des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie, ont été exportés par Agrexco via le port de Sète. Deux factures d’Agrexco obtenues par l’huissier précisent comme lieu de production pour des poivrons rouges ou des dattes les trois colonies de Tomer, Gilgal et Peza’el.

Sondages sur 18 conteneurs
Ce point vient démentir les déclarations de Ouzi Kouris, directeur général d’Agrexco France, à Montpellier journal en juin 2009 : « En Cisjordanie, il n’y a pas de production [d’Agrexco] pour l’export. » Même si le dirigeant avait reconnu le 18 janvier : « Les produits qu’on produit dans les territoires occupés représentent même pas 1% de toutes nos activités. » Sans préciser s’ils étaient exportés ou pas. Selon la Coalition, les deux documents ont été recueillis par l’huissier qui a réalisé des sondages pour éviter d’avoir à consulter tous les documents. Les sondages ont porté sur 18 conteneurs dont 2 qui contenaient des produits des colonies. Conclusion de Christophe Perrin de la Coalition : « Sur le sondage, ça nous fait 16% [11 % en fait] de produits des colonies. »

Deuxième problème : alors que la mention « préférence non sollicitée » doit être présente sur les factures d’Agrexco correspondant aux marchandises non produites en Israël (2), sur la facture correspondante aux dattes produites à Gilgal et Peza’el, la mention est absente. Cette information est importante car les droits de douanes sont plus élevés pour les produits des colonies que pour ceux produits en Israël. Pour Christophe Perrin, « aujourd’hui, il n’y a plus d’ambiguïtés : plus personne, que ce soit au conseil régional ou ailleurs, ne pourra soutenir le contraire : Agrexco fraude la législation européenne. » Reste à savoir si cette pratique est l’exception ou la règle car force est de constater que le travail de l’huissier (Nicolas Chertin) ne permet pas de répondre à cette question. Des sondages sur un nombre plus important de documents auraient sans doute permis de mieux décrire la réalité des pratiques.

Perspectives juridiques
Christophe Perrin décrit néanmoins les perspectives juridiques ouvertes, selon la Coalition, par cette découverte : « Sur les acteurs économiques impliqués dans ces opérations qui sont complices des violations du droit européen et des crimes de guerres. Action aussi en direction des porteurs politiques du projet d’installation d’Agrexco en Sète, je nomme bien évidemment le conseil régional. On va les mettre en demeure de faire cesser les activités et s’ils ne le font pas, ils sont objectivement complices des violations du droit et des crimes de guerre. Troisième niveau, c’est sur l’État français. […] Il n’a absolument rien fait depuis la décision Brita pour opérer de façon précise des vérifications en matière de certification d’origine des produits israéliens. »

Du côté des acteurs concernés c’est, pour l’instant, silence radio. Montpellier journal a tenté de solliciter Ouzi Kouris mais chez Agrexco il nous a été répondu qu’on ne pouvait pas le déranger car il était « en conférence » avec « les autorités administratives françaises. Depuis ce matin, ils sont tous ensembles. » Aux Services portuaires de Sète chez qui les documents ont été saisis, on nous renvoie vers le directeur général qui serait absent jusqu’à lundi. Enfin Montpellier journal a demandé à la préfecture ce que « l’État en Languedoc-Roussillon comptait faire, notamment en matière de contrôles, pour s’assurer que l’entreprise israélienne respecte bien le droit français en particulier en matière de déclaration d’importation. » La préfecture n’a, pour l’instant, pas répondu.

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