Soirée BOYCOTT ISRAËL


Médecine pour le peuple et le PTB Molenbeek ont le plaisir de vous convier à  une 
 Soirée BOYCOTT ISRAËL  
 le vendredi 19 août 2011 à partir de 19h

Où : au Vaartkapoen, rue de l’Ecole 76  à 1080 Molenbeek  

 (près de la station de métro Comte de Flandre)

Vous aurez au programme divers témoignages tels que:

– le dr Guido Gorissen et Asmaa Seba, participants à la flottille pour Gaza avec Belgium to Gaza 

 

Jan Cools, ex-otage au Liban, et Myriam De Ly, participants à l’action « Bienvenue en Palestine » 

 

– témoignages sur la campagne « Boycott des dattes israéliennes » 

 

– témoignage de jeunes de Intal ayant visité la Palestine en juillet

A l’occasion de cette soirée, vous aurez l’honneur d’écouter quelques poèmes du  célèbre poète Mahmoud Darwich décédé en août 2008  
A l’heure de l’interruption du jeûne nous aurons l’occasion de goûter une variétés de mets tels que Harira, sucreries, dattes, lait,… 

 

PAF : 5 € (en fonction de vos possibilités) 

 

 

 

Les bénéfices iront aux projets de Médecine pour le Tiers monde en Palestine

Pour des renseignements sur les projets : http://m3m.be/partenaires/palestine

N° de compte : 001-1951388-18 de Médecine pour le Tiers Monde avec la mention “Palestine »

Infos: 0486/257702 
 

 

Arrêtez les massacres en Syrie !


Heure
vendredi 12 août · 16:00 – 17:00

Lieu
Bruxelles Belgique

Rue des petits carmes n°15 1000 Bruxelles

Créé par :

En savoir plus
Appel international à manifester en face du ministère des affaires étrangères afin d’exiger le rappelle de l’ambassadeur à Damas du pays concerné.Suite à cet appel, une manifestation sera organisée en face du ministère des affaires afin d’exiger des autorités belges le rappelle de l’ambassadeur belge à Damas. En effet, nous dénonçons la répression sanglante auxquelles à recours le régime syrien. Et nous considérons, en tant que citoyens belges, que la Belgique se doit d’affirmer son soutien à la population syrienne ainsi qu’accentuer les pressions à l’encontre de ce régime qui ne compte plus que sur la force pour enrayer les manifestations pacifiques.Les violences exercées par les autorités syriennes contre les manifestants et la population civile n’ont pas cessé depuis le mois d’avril. Les habitants de plusieurs villes syriennes notamment à Hama Deir El Zor et Homs sont, en ce moment, exposés à des situations inhumaines : bombardement, privation d’eau et de nourriture, d’électricité, d’accès aux services de santé et de soin, arrestations sommaires y compris dans les hôpitaux et meurtres. Le massacre commis à l’égard de la population civile en Syrie est d’ailleurs qualifié de « Ramadan massacre » ! Dénonçons ce régime criminel et impuni !

Rejoignez-nous le vendredi 12 août de 16h à 17h à l’adresse suivante :

Rue des Petits Carmes n° 15 à 1000 Bruxelles, Belgique

تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا
Le « Collectif de la Coordination soutenant la révolution syrienne en Belgique »

إلى كل سوري شريف
إلى كل ثائر حر
إلى كل كاره لبشار الأسد ونظامه الفاشي
إلي كل من يعشق الحرية ويحب تراب وطنه

إلى من أغترب بسبب الظلم والقهر والفقر

إلى من آلمته جراح الثوار واستشهاد الأبطال وتعذيب الأطفال وقتلهم

لقد بات أهلنا في سوريا يقدمون الغالي والنفيس ولا يبخلون على وطننا الحبيب مهما كلف من ثمن لقد باتت شاشات التلفاز ومواقع الإنترنيت تنقل لنا ما يحدث من جرائم لا يمكن السكوت عنها ،فأصبح من الواجب علينا أن يكون لنا موقف واضح منها، وتحرك سريع على جميع الأصعدة ،السياسية والاقتصادية والدعم المادي لأهلنا المتضررين في الداخل ،والضغط على مؤسسات المجتمع المدني الدولي لإيقاف حمام الدم والتعذيب الرهيب في المعتقلات والسجون، إنها ساعات النصرة والواجب الديني والوطني لقد ولى عهد الجبن والخوف وولى عهد الانتظار والوقوف على الحياد.

أبناء الجالية السورية ورجال تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا

لقد عاهدنا الله تعالى وأهلنا في سوريا أن لا تنام أعيننا ولا يهدأ لنا بال حتى ننصر هذه الثورة الكريمة فيا أخوتي الأحبة تعالوا معنا نشد من أزر أخواننا وأخواتنا في سوريا …تعالوا نواسيهم ونترحم على شهدائهم بالأعمال لا بالأقوال فحسب.

تنسيقية الثورة في بلجيكا ستقوم بأنشطة عديدة بالإشتراك مع جميع التنسيقات سواء في الداخل والخارج ندعوك أيها الثائر السوري الانضمام إلينا لمساندة أهلنا في الداخل والعمل معنا حتى تنتصر كرامتنا ونستعيد حريتنا .

تنظم تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا يوم الجمعة 12.08.2011 على الساعة 16 أمام الخارجية البلجيكية لنطالب بسحب السفير البلجيكي من سوريا وإدانة النظام السوري وتقديمه إلى المحكمة الدولية بحجة قتله العمد للشعب السوري الأعزل .

Ministère des affaires Etrangères Belge Rue Petit Carme 15 1050

النصر لثورتنا والرحمة لشهداءنا والشفاء العاجل لجرحانا والفرج القريب لأسرانا

Manifestation pour une condamnation ferme et définitive du régime syrien de Bachar Al Assad


Manifestation pour une condamnation ferme et définitive
du régime syrien de Bachar Al Assad
Le Comité belge pour Soutenir la Révolution Syrienne

vous invite à la
Manifestation de ce vendredi 12 août
de 16h à 17h30
face au bureau de l’Organisation des Nations Unies
Rue Montoyer 14
1000 Bruxelles

La motion de condamnation de la répression sanglante en Syrie est un premier pas.
Elle est loin d’être suffisante.

Les manifestants en Syrie demandent :

une condamnation ferme et définitive des dirigeants syriens.
de déclarer le régime illégitime et non représentatif de la Syrie au plan international.
une commission d’enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le régime, des sanctions réelles contre Bachar Al Assad et ses complices.
une aide humanitaire pour les villes et les villages assiégés par l’armée et les forces de sécurité.
un gel des accords économiques et financiers, un blocus, notamment de vente d’armes à la Syrie
une intervention urgente à Hama. La ville est bombardée, assiégée, comme en 1982 où le siège de la ville avait fait 20.000 morts

Plus de 2.000 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al Assad, le 15 mars dernier, près de 3.000 personnes sont portées disparues (selon l’ONG Avaaz), 26.000 ont été arrêtées à un moment ou à un autre, 12.617 sont toujours en détention et 18.000 ont fui vers la Turquie, selon les dernières estimations.

Faudra-t-il que toute la population soit exsangue avant que la communauté internationale ne réagisse ? Ou laisserons-nous un régime sans scrupule assassiner toute sa population sans réagir, sinon par des condamnations verbales ?

Les forces de sécurité et l’armée continuent de tuer, bombarder, encercler les villes, et le monde reste silencieux.

Quels sont les risques d’une telle situation ?

La population est lasse de laisser tuer pacifiquement ses fils et filles, frères et soeurs, pères et mères sans réagir. Le manque de réaction du monde et des instances internationales pousse la population à s’armer. Le régime pousse à la guerre civile, en vendant des armes aux civils. Une guerre civile sera sanglante, tribale et religieuse, alors que l’opposition a réussi jusqu’ici à éviter toutes ces dérives.

De toute son histoire, la Syrie a été un modèle de tolérance pour toutes ses composantes, mais aujourd’hui le régime joue des différences et des peurs pour les minorités alaouites, assyriennes, druzes, kurdes et autres d’une supposée ambition de domination arabe sunnite, et même islamiste, radicale ou terroriste.

Note : Nous avions planifié de manifester face au Ministère des Affaires étrangères,
mais après le 15 août puisque tous les Ministères sont fermés entre le 21 juillet et le 15 août.


Syrische Comite in België aan de Syrische Revolutie te ondersteunen

« Le Golfe ne veut pas de démocratie en Syrie »



Le Point.fr – Publié le 08/08/2011 à 20:09 – Modifié le 08/08/2011 à 20:24
Haytham Manna, opposant syrien en exil, révèle au Point.fr dans quelle mesure la Syrie est convoitée par l’ensemble du Moyen-Orient.
"Le Golfe ne veut pas de démocratie en Syrie"Jusqu’ici silencieux face à Bachar el-Assad, trois pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, ont rappelé leur ambassadeur à Damas. © Sana / AFP

Les pays arabes montent au créneau. Pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, en mars, trois pays du Golfe, dont la puissante Arabie saoudite, ont rappelé leur ambassadeur à Damas pour dénoncer la répression du régime de Bachar el-Assad. Cette décision sans précédent de la part des voisins de Damas a été suivie par un appel de la Ligue arabe à cesser « immédiatement » les violences. Promettant des réformes au « plus haut niveau de l’État », le président a nommé de son côté un nouveau ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, sans pour autant mettre un terme à la violence, qui a encore fait 52 morts dimanche. L’opposant Haytham Manna, en exil à Paris, porte-parole de la Commission arabe des droits humains et membre du Comité de coordination pour un changement démocratique en Syrie, a perdu lundi son frère, Maen Aloudat, ingénieur de 52 ans et coordinateur du mouvement des jeunes du 18 mars à Deraa (sud). Il explique au Point.fr pourquoi une Syrie démocratique irait à l’encontre des intérêts de ses voisins régionaux.

  Le Point.fr : Que pensez-vous de la nomination d’un nouveau ministre de la Défense ?

Il ne faut pas chercher à alimenter des solutions qui puissent jouer dans le sens de la violence. Nous sommes  en train de nous diriger vers une guerre civile. Or le chaos est justement la seule alternative prônée par le   pouvoir. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin des pays qui n’ont pas coupé leurs liens avec la Syrie pour qu’ils se rendent à Damas et qu’ils fassent passer un message. C’est le cas de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil et même du Liban et de l’Iran. Bachar n’entendra que ses alliés, pas la France et les États-Unis, qu’il considère comme ses ennemis.

Avez-vous un plan précis ?

J’ai eu des contacts avec plusieurs États qui vont dépêcher des délégations à Damas. Nous avons également rendez-vous la semaine prochaine avec Nabil al-Arabi, secrétaire général de la Ligue arabe, pour obtenir l’envoi de représentants en Syrie. Nous ne le faisons pas de gaieté de coeur, mais parce que nous devons à tout prix faire en sorte d’obtenir au moins quelques jours de cessez-le-feu de la part de l’armée.

Que pensez-vous de la récente décision de l’Arabie saoudite, du Bahreïn et du Koweït de rappeler leur ambassadeur ?

Les pays du Golfe souhaitent dévier la résolution du conflit syrien vers des aspects plus confessionnels que démocratiques. Les Saoudiens ne recherchent, eux, qu’une seule chose : renforcer la position des islamistes au sein des forces politiques syriennes, pour supplanter l’Iran dans ce pays. L’Arabie saoudite n’a que faire de la démocratie en Syrie, pourvu qu’elle obtienne une meilleure relation avec Bachar el-Assad. Les pays du Golfe ne veulent pas voir apparaître un exemple démocratique à leurs frontières, car ils le considèrent comme un véritable danger pour leur régime. N’oublions pas que Riyad détient plus de 9 000 prisonniers politiques.

Que pensez-vous de l’initiative de la Turquie d’envoyer son ministre des Affaires étrangères à Damas ?

C’est une bonne démarche, mais elle doit se faire sous le signe de la protection de la population civile en tant que devoir humanitaire international. Malheureusement, les Turcs ont toujours négocié avec les Syriens selon leurs propres intérêts. Le Premier ministre Erdogan ne verrait pas d’un mauvais oeil l’existence d’un autre pays gouverné par un parti islamique. Lors de notre voyage en Turquie, à la frontière syrienne, nous avons découvert que de nombreux laïcs élus par les réfugiés syriens pour les représenter avaient tous été arrêtés et remplacés par des islamistes. La montée de l’influence de la Turquie en Syrie en ferait, d’autre part, une force régionale incontestable.

Comment expliquez-vous l’imperméabilité de Bachar el-Assad à la pression internationale ?

Pour la diplomatie syrienne, l’Europe n’existe pas. Il n’existe même plus de diplomatie dans la situation actuelle. La politique du pouvoir consiste à assassiner tout ce qui est politique au nom de la sécurité, et tout ce qui est diplomatique au nom du complot.

source

Message de Anonymous au peuple syrien


Ajoutée par le  7 août 2011

Anonymous s’est emparé du site du ministère syrien de la défense le 8 août 2011,  et a  affiché ce message adressé au peuple syrien.

Transcription

Au peuple syrien : le monde entier est avec vous contre le régime brutal de Bachar al-Assad. Sachez que le temps et l’histoire sont de votre côté -les tyrans utilisent la violence parce qu’ils n’ont rien d’autre,  et plus ils sont violents, plus ils se fragilisent. Nous saluons votre volonté d’être non-violents fasse à la brutalité du régime et nous admirons votre désir de poursuivre la justice et non pas la vengeance. Tous les tyrans tomberont,  et grâce à votre bravoure, Bachar al-Assad est le prochain.

Aux soldats syriens : vous êtes responsables de la protection du peuple syrien et quiconque vous donne l’ordre de tuer des femmes, des enfants et des vieillards, mérite d’être jugé pour trahison. Aucun ennemi extérieur ne pourrait causer autant de ravages à la Syrie que ne l’a  fait Bachar al-Assad. Défendez votre pays-soulevez-vous contre le régime !-Anonymous

Syrie : Bachar el-Assad a un nouveau ministre de la Défense


lundi 8 août 2011, par La Rédaction

Le président syrien Bachar el-Assad a nommé lundi un nouveau ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, a annoncé la télévision publique syrienne. « Le président Assad a promulgué un décret nommant le général Daoud Rajha au poste de ministre de la Défense », a ajouté la télévision. Le général Rajha, âgé de 64 ans, était chef d’état-major de l’armée. Il remplace le général Ali Habib, ministre de la Défense depuis 2009. « Cette nomination entre dans le cadre de changements au plus haut niveau de l’État décidés après les rencontres qu’a tenues le président Assad avec des délégations représentant des habitants » des villes secouées par la contestation, a expliqué la télévision.
L’ancien ministre de la Défense Ali Habib « est malade depuis un certain temps et son état de santé s’est aggravé récemment », a souligné la télévision. Le régime du président Assad est secoué par une révolte populaire sans précédent depuis près de cinq mois. Mais le pouvoir n’a jamais reconnu l’ampleur de la contestation et continue d’accuser des « groupes armés » de semer le chaos pour justifier l’envoi de l’armée dans les différentes villes syriennes pour écraser la révolte.
Le recours à la force a coûté la vie à plus de 2 000 personnes, en majorité des civils, depuis le 15 mars, selon des ONG des droits de l’homme.

***

Les forces syriennes tuent sept civils

Sept civils ont été tués lundi par les tirs des forces de sécurité syriennes, dont quatre à Deir ez-Zor, ville de l’est de la Syrie prise d’assaut par l’armée, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Une femme et ses deux enfants tentaient de fuir le quartier de Houaiqa à la recherche d’une zone plus calme quand ils ont été visés par une patrouille de la sécurité », a-t-il précisé en soulignant que son mari avait été blessé. Une femme âgée a été tuée par les forces de sécurité dans une autre zone de la ville. À l’aube, les forces de sécurité ont procédé à des perquisitions à Deir ez-Zor après un pilonnage de la ville aux mitrailleuses lourdes, selon des militants.
« L’armée a commencé tôt le matin à pilonner aux mitrailleuses lourdes le quartier al-Joura. Les forces de sécurité ont procédé ensuite à des perquisitions, terrorisant les habitants », a affirmé un militant sur place.
Plusieurs personnes ont été arrêtées et des motos ont été brûlées, selon lui. L’armée a envoyé dimanche ses chars à l’assaut de Deir ez-Zor, située à 430 km au nord-est de Damas, tuant 42 civils, selon les militants. En outre, « trois personnes ont été tuées à Deraa (sud) par les forces de sécurité qui ont tiré sur la foule qui participait aux obsèques d’un Syrien tué la veille dans la ville », selon l’OSDH. Selon le chef de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, « l’un des trois tués à Deraa est le militant politique Maen Aloudat, frère de l’opposant Haitham Manna qui vit en France ».

« Il a été visé à la tête, c’est un assassinat », a-t-il ajouté. Dans le gouvernorat d’Idleb (nord-ouest), proche de la Turquie, des chars et des transports de troupes blindés ont pénétré dans la localité de Maaret al-Noumane, selon des témoins. Les forces de sécurité qui accompagnaient les blindés ont procédé ensuite à une vaste campagne d’arrestations, ont-ils dit. Selon l’ONG, « une vingtaine de chars ont été déployés lundi à l’entrée de la ville de Saraqeb » dans la région d’Idleb.
La localité de Houlé, à 20 km de Homs (centre), est « pilonnée par les chars depuis une demi-heure et les habitants commencent à fuir », a indiqué en début d’après-midi un témoin, Abou Maïmouna al-Hilawi. Les autorités y « ont coupé l’eau, l’électricité et les communications depuis le matin. Ils font des perquisitions, humilient les hommes devant leurs familles, arrêtent les jeunes de plus de 15 ans », selon ce témoin.
Dimanche matin, quelque 25 chars et transports de troupes avaient pénétré à Houlé et procédé à des opérations militaires qui ont fait dix morts, avait indiqué le chef de la Ligue arabe des droits de l’homme, Abdel Karim Rihaoui.
Près de Damas, les localités de Zamalka et Irbine sont encerclées par des agents de sécurité qui empêchent les voitures de passer. « Les communications sont coupées depuis ce matin à Zamalka », selon des habitants. Par ailleurs, des divisions de l’armée syrienne ont commencé à se retirer de la ville rebelle de Hama, a affirmé l’agence officielle Sana. « Les divisions de l’armée qui avaient pour mission de ramener le calme à Hama ont commencé à sortir de la ville. L’armée a pourchassé les groupes terroristes armés qui ont commis des actes de sabotage, divisé la ville et a arrêté un certain nombre d’entre eux », selon l’agence.

(Lundi, 08 août 2011 – Avec les agences de presse)

52 civils tués, Assad affirme lutter contre des « hors la loi »


© epa

Les forces de sécurité syriennes ont tué dimanche 52 personnes, dont 42 à Deir Ezzor (est), le président Bachar al-Assad justifiant les interventions sanglantes du régime par une lutte contre des « hors la loi », face à un concert de critiques internationales de tous bords.

Les attaques meurtrières ont suscité les condamnations unanimes, y compris celles du pape Benoît XVI et de la Ligue arabe, cette dernière appelant le pouvoir de Damas, pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars, à « cesser immédiatement les violences.

Dimanche, l’armée a une nouvelle fois choisi l’option sécuritaire pour mater la contestation, en envoyant les chars à l’assaut de Deir Ezzor tuant 42 civils, puis de Houlé dans la province de Homs (centre) où au moins dix civils ont été tués, selon le chef de la Ligue syrienne des droits de l’Homme. « Des milliers de personnes ont fui Deir Ezzor depuis le matin vers Hassaké » plus au nord, a ajouté Abdel Karim Rihaou.

L’armée a pénétré dans neuf quartiers de Deir Ezzor et de « très fortes explosions » ont été entendues, ont indiqué les Comités de coordination locaux (LCC), qui chapeautent les manifestants anti-régime, et Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) selon qui quelque 250 chars et transports de troupes blindés participent à l’offensive.

A Houlé, environ 25 chars et transports de troupes sont entrés dans la ville dimanche matin et ont procédé à des opérations militaires, selon M. Rihaoui. La télévision publique a pour sa part démenti l’entrée de chars à Deir Ezzor, situé à 430 km au nord-est de Damas. « Aucun char n’y est entré, mais des divisions de l’armée ont levé des barrages érigés par les groupes terroristes, aux entrées de cette ville », a-t-elle affirmé. Elle a montré par ailleurs « une grande quantité d’armes et de munitions » saisies selon elle dans un camion intercepté à la frontière libanaise, dans le gouvernorat de Homs.

Cette ville, la troisième de Syrie, située à 160 km au nord de Damas, a été à la pointe de la révolte antigouvernementale. L’armée y a été dépêchée il y a deux mois pour tenter de faire taire les manifestants. Les militants, qui manifestent habituellement à la sortie de la prière musulmane du vendredi, ont promis de faire de « chaque jour un vendredi » pendant le ramadan, organisant des défilés nocturnes après la prière quotidienne des Tarawih.

Samedi soir, ils sont descendus dans les rues de Lattaquié (est), Deir Ezzor, Homs, Al-Rastan (centre), Saraqeb (nord-ouest), et Deraa (sud) où est née la révolte contre le régime du président Assad. Dans plusieurs quartiers de Damas, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestations, tandis que deux personnes ont succombé dimanche à leurs blessures après avoir été touchées par des tirs des forces de sécurité lors de manifestations massives samedi soir à Idleb (nord-ouest), ont indiqué des militants.

Les appels se sont multipliés ces derniers jours pour quele régime mette un terme au bain de sang mais le président syrien semblait y rester sourd. Dimanche, il a justifié son action lors d’un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour, selon l’agence officielle Sana.

« Agir face aux hors-la-loi qui coupent les routes, ferment les villes et terrorisent la population est une obligation pour l’Etat qui doit défendre la sécurité et protéger la vie des citoyens », a-t-il déclaré. Il a d’autre part assuré que la Syrie « avançait sur la voie des réformes », au lendemain de la promesse par le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem de la tenue d’élections législatives « libres et transparentes » avant la fin de l’année.

La veille, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait exhorté M. Assad à mettre fin à la répression meurtrière au cours d’un entretien téléphonique, le premier depuis avril. Dmanche, le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi a également appelé les autorités syriennes « à mettre fin immédiatement à tous les actes de violence et aux campagnes sécuritaires contre les civils », dans un communiqué officiel.

Il s’est toutefois gardé de demander le départ du dirigeant syrien comme l’exigent les manifestants syriens depuis près de cinq mois. A Castelgandolfo, près de Rome, le pape Benoît XVI a lancé des appels pressants lors de l’Angelus aux autorités syriennes pour « répondre aux aspirations légitimes » de la population, se disant « vivement préoccupé » par « les épisodes dramatiques et croissants de violence en Syrie ».

De leur côté, Washington, Paris et Berlin envisageaient samedi de nouvelles mesures contre Damas, tandis que les monarchies du Golfe ont réclamé la fin de l' »effusion de sang ». Ankara, « à bout de patience », va pour sa part envoyer son chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu mardi en Syrie pour transmettre « avec détermination » au régime de Damas les « messages » de la Turquie « face à la violence de la répression », selon le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Selon l’OSDH, au moins 2.059 personnes, dont 391 militaires et agents de sécurité, ont trouvé la mort en Syrie depuis le 15 mars. (afp)

07/08/11 19h07

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