« On commence à sortir des rôles clichés »


C.M.(BW)

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Samedi 1er octobre 2011

C’est une évidence : les artistes issus de la communauté maghrébine n’ont pas attendu les Barons pour briller à tous les étages artistiques. De Sidi Larbi Cherkaoui en danse contemporaine à Mohamed Ouachen, qui vient d’être nominé aux Prix de la Critique pour son seul en scène Rue du Croissant, certains artistes se sont depuis longtemps affranchis de leurs origines dans des projets qui ne s’attachent plus à la couleur de leur peau mais porte haut les couleurs de l’art, tout simplement.

Bruxelles connaît une formidable diversité de la population qui ne se retrouve pas sur les planches en particulier. Ni, dès lors, dans le public. Mais cela change : de plus en plus de compagnies racontent des histoires reflétant leur quotidien. C’est le cas, entre autres, de La vie c’est comme un arbre et Fruit étrange(r), deux spectacles qui ont démarré en catimini et ont fait des cartons inattendus, jusqu’à être accueillis, en cette rentrée, dans des grands lieux, du KVS à Bozar.

Spectacle plein de spontanéité, La vie c’est comme un arbre est avant tout une belle histoire de persévérance, de soif inextinguible de se faire entendre, et au final de communion magique avec le public. Créée en 2005 dans un cadre amateur, la pièce de Rachid Hirchi et Mohamed Allouchi a aujourd’hui rassemblé plus de 8.000 spectateurs, bien plus que la moyenne de certains théâtres. « Au début, on n’avait pas l’intention de faire dans le grand public, confessent les auteurs, mais quand on a vu l’engouement que ça suscitait, on s’est dit qu’on tenait quelque chose. »

En 1964, trois jeunes sans emploi broient du noir dans un bar de Tanger. Ils ne rêvent que d’Europe et finissent par obtenir un permis. Commence alors un voyage burlesque, peuplé de personnages croquignolets, jusqu’en Belgique, entre les mines de charbon et les filons d’amour. « C’est un spectacle qui parle aussi bien aux Italiens qu’aux Africains, à tous ceux qui sont venus chercher l’Eldorado en Europe », lance le comédien Reda Chebchoubi. « Avec le bouche-à-oreille, il y a maintenant un vrai mélange dans le public, rétorque Issam Akel. Avec l’affiche, les gens ont des a priori. Ils se disent : ça va être l’histoire de trois bougnouls. Mais quand ils se déplacent, ils changent d’avis. On a eu des jeunes, des vieux, de Molenbeek ou d’Uccle. »

La troupe se compose de gens de théâtre comme Mohamed Ouachen, et d’autres issus du cinéma ou de la télé. Et puis, il y a ceux – conducteur de tram, étudiant ou employé administratif – qui assouvissent là une passion. La troupe a d’ailleurs trouvé un nom qui lui va bien : Les Voyageurs sans bagage. « On a envie de voyager avec cette pièce mais on n’a pas toujours les bagages officiels. On les construit au fur et à mesure », résume Issam Akel.

Facettes multiples

C’est une réalité. Pour échapper au sempiternel rôle d’Arabe de service que leur offrent le cinéma ou le théâtre, les comédiens d’origine maghrébine sont amenés à créer leur propre projet. Des projets souvent autobiographiques. Comme s’il fallait évacuer certains sujets avant de passer à autre chose. « Encore aujourd’hui, beaucoup d’artistes d’origine maghrébine sont cantonnés dans des rôles clichés. Ça ne fait pas longtemps qu’on commence à voir des acteurs comme Tahar Rahim ou Roschdy Zem dans des premiers rôles et des personnages à facettes multiples, reconnaît Rachid Hirchi. Je me souviens que les premiers sketchs de ces artistes abordaient le refus de discothèque. On parle de choses proches de nous. Dans notre pièce, on parle de l’immigration, c’est vrai, mais c’est aussi un large pan de l’histoire belge. »

Et Mohamed Ouachen d’enchaîner : « On ne pourra jamais dire qu’on fait trop de pièces sur l’immigration. S’il y a cent spectacles qui en parlent, tant mieux. Tant que les artistes en parlent avec des sensibilités différentes. Il y a bien eu des tonnes de films sur la seconde guerre mondiale ! »

Le 12 octobre au C. C. de Berchem-Sainte-Agathe. Du 10 au 13 novembre au KVS.

Les Barons ne sont pas les Arabes de service


MAKEREEL,CATHERINE

le Soir Page 36

Samedi 1er octobre 2011

Après le succès des « Barons » au cinéma, Nabil Ben Yadir passe à la scène avec « Guantanamouk ». L’occasion de faire le point sur ces artistes d’origine maghrébine qui cartonnent au théâtre.

C’est sur un ring de boxe dans une maison de jeunes de Schaerbeek que, gamins, ils se sont rencontrés. Plus tard, Nabil Ben Yadir et Mourade Zeguendi se sont retrouvés dans les rues de Molenbeek, mais sur le ring du cinéma cette fois, avec Les Barons, un film que personne n’attendait mais qui a mis K-O tous les records d’audience. L’un derrière (dans le rôle de Mounir), l’autre devant la caméra, ils ont fait un carton avec cette fresque drôle et tendre d’un quartier populaire de Bruxelles. Aujourd’hui, les deux trentenaires n’ont pas envie de déposer les gants, bien au contraire.

Avec son acolyte, le réalisateur Nabil Ben Yadir change complètement de terrain, empoignant un nouveau défi là où on l’attend encore moins qu’avant : au théâtre ! Il a coécrit et met en scène Guantanamouk, qui abordera Guantanamo bien sûr, mais aussi la question de l’identité, à travers l’histoire d’un homme qui adore les Etats-Unis et leur culture, mais atterrit à Guantanamo.

Une histoire inspirée d’une anecdote : « Je suis parti aux Etats-Unis il y a quelque temps et je me suis fait arrêter et contrôler par les services américains à l’aéroport de Miami, se souvient l’auteur et metteur en scène. Ils m’ont dit : Tiens, tu t’appelles Ben Yadir, comme Ben Laden. J’ai répondu : Je m’appelle Ben Yadir comme Ben Affleck ou Ben Stiller. J’avais envie de raconter l’histoire d’un mec amoureux de l’Amérique, sauf qu’elle ne l’aime pas, et qui va se retrouver sur une plage paradisiaque sauf que c’est une prison. C’est une pièce sur l’identité aussi, sur l’écart entre ce que vous êtes et comment les gens vous voient. »

Loin de se sentir paralysé par le succès des Barons, Nabil Ben Yadir veut éviter que ce succès ne paralyse le regard des gens. D’où ce changement de cap à 180 degrés. « Si c’est pour faire les Barons au théâtre, je préfère rester chez moi. Par contre, avec Guantanamouk, j’aimerais attirer au théâtre les jeunes de Molenbeek et tous ceux qui se sont reconnus dans les Barons mais qui n’auraient pas forcément eu l’idée d’aller au théâtre. »

Si l’artiste souhaite décomplexer une communauté face au théâtre, il n’entend pas endosser les habits de porte-parole. « Je ne suis pas là pour dénoncer ou parler des quartiers. Quand on s’appelle Mourade ou Nabil et qu’on fait une pièce de théâtre, on devient du coup un porte-parole. Pourquoi ne serait-on pas simplement un artiste ? Quand je vois Josse De Pauw sur scène, je ne vois pas un mec qui va me donner une leçon, je vois un artiste. Avec Guantanamouk, je ne veux pas parler de moi mais redonner une voix, une vie, à ces hommes, dont tout le monde se fout. Ces hommes, en position de fœtus et combinaison orange, dont l’image est entrée dans l’inconscient collectif. Ce lieu dont Obama semble soudain avoir perdu les clefs. De même, mon prochain film ne parlera pas de moi mais de la Belgique et se tournera en français et en flamand, à Anvers, Bruxelles et Charleroi. »

Quand on lui dit que ses Barons ont jeté un coup de projecteur sur d’autres artistes d’origine maghrébine qui dépeignent leur réalité au théâtre, il s’en réjouit, forcément. « Il y a un besoin d’exceller dans l’art avec des sujets qu’on maîtrise, de toucher les gens avec ce qu’on connaît. Finalement, Jamel Debbouze et Gad Elmaleh ont toujours raconté leur vie sur scène. Beaucoup de ces artistes sont autodidactes, comme moi, et n’ont pas forcément Molière ou Shakespeare comme références. Pourtant, j’adorerais voir un Ben Hamidou ou un Mohamed Ouachen jouer Hamlet. »

Lui qui fait aujourd’hui ses premiers pas dans la mise en scène, espère faire de cette virginité une force : « Je veux transformer cette naïveté en liberté pour casser les codes. J’arrive dans un monde plus fermé que le cinéma. Le théâtre fonctionne par familles, sans se mélanger. Nous, on vient jouer en français dans un théâtre flamand, avec un artiste bruxellois (Mourade Zeguendi), un artiste flamand (Zouzou Ben Chikha) et un bassiste londonien (Dr. Das du groupe Asian Dub Foundation). » Le tout dans un style qui s’annonce plutôt décalé et que l’équipe espère jouer un jour aux Etats-Unis ou à Cuba. « Les Barons vont bien à Brooklyn en décembre, alors pourquoi pas ? »

Du 5 au 14 octobre au KVS, Bruxelles. Les 31 janvier et 2 février au Manège, Mons. Aussi à Anvers et Rotterdam.

Gel de l’aide US à l’Autorité palestinienne


Le Congrès US a décidé de geler 200 millions de dollars (le tiers) sur les aides US allouées annuellement à l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, vient de faire savoir aujourd’hui samedi le journal The Independent.

Le Président US, Barack Obama, n’avait pas discuté de la question d’imposer des sanctions aux Palestiniens via l’aide US (USAID), mais le lobby pro-israélien a pris les devants, même si certains dirigeants israéliens et états-uniens n’ont pas été d’accord, exprimant la crainte des réactions palestiniennes, selon le journal.

Les USA allouent quelque 600 millions de dollars chaque année pour les services de la santé, de l’enseignement et de la sécurité, dont 50 millions en soutien au budget du gouvernement de l’AP.

L’article critique la décision du Congrès, affirmant qu’elle va affecter tant les Israéliens que les Palestiniens. « Les menaces US d’user de leur veto contre la candidature palestinienne n’était pas acceptable, et la résolution du Congrès est tout autant embarrassante », ajoute le quotidien.

L’ancien Président US, Bill Clinton, a mis en garde le Congrès devant une telle mesure, et il aurait déclaré, selon le quotidien, que l’organe (le Congrès), comme tout le monde le sait, est l’organe parlementaire le plus pro-Israël au monde et qu’il n’avait pas à le démontrer.

Récemment, l’Administration US a voulu dissuader l’AP d’aller aux Nations-Unies demander une adhésion à part entière dans l’instance internationale, prétendant que la seule façon de parvenir à la paix et à une solution à deux États était de reprendre les pourparlers directs avec Israël.

Plus tôt ce mois-ci, la secrétaire d’État US (Hillary Clinton) a déclaré que les USA mettraient leur veto à la candidature palestinienne à l’ONU, menace visant à mettre la pression sur le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, pour qu’il annule la demande palestinienne.

Le 23 septembre, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a soumis la candidature palestinienne au secrétaire général des Nations-Unies, avant de prononcer un discours devant les membres de l’Assemblée générale, le même jour.

En outre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prononcé son discours aussitôt après celui d’Abbas, disant qu’Israël tendait la main aux Palestiniens pour la paix, mais que les Palestiniens la rejetaient.

Abbas confirme qu’il n’y aura aucune négociation tant qu’Israël n’aura pas gelé ses activités de colonisation et ses violations contre les Palestiniens, et qu’il ne se sera pas retiré complètement sur les frontières de 1967, et que Jérusalem soit la capitale des Palestiniens.

Il faut noter que les pourparlers de paix israélo-palestiniens ont été suspendus en septembre 2010 après que les deux côtés soient arrivés à une impasse concernant les frontières, Jérusalem, les réfugiés, la sécurité, de même que les constructions dans les colonies sur les terres palestiniennes.

(Il faut rappeler aussi que le gouvernement israélien a approuvé le 27 septembre la construction de 1100 nouveaux logements dans la colonie Gilo au sud de Jérusalem et qu’il en est prévu 600 autres ultérieurement, après que 942 en aient été déjà approuvés en août dernier !)

http://www.imemc.org/article/62157

Gilad Atzmon parle de son dernier livre « The Wandering Who ? »


Entretien avec Gilad Atzmon
Gilad Atzmon parle de son dernier livre « The Wandering Who ? »
Gilad Atzmon parvient à s’exprimer de manière originale, et à mettre en question des idées reçues en faisant abstraction de tous les tabous, dans un style novateur, frais, et toujours bien informé. C’est avec grand intérêt que nous avons lu son dernier livre « The Wandering Who ? A Study of Jewish Identity » (*) [« L’errance de qui ? Une étude de l’identité juive »]. C’est un récit très émouvant et éclairant que chacun devrait lire.
27 septembre 2011 | Thèmes (S.Cattori) :

Silvia Cattori : « The Wandering Who ? » [« L’errance de qui ? »] — Que recouvre ce titre provocateur ?

Gilad Atzmon : Mon livre « The Wandering Who ? » s’efforce d’atteindre à une compréhension plus profonde de la culture juive et de la politique identitaire juive. Il cherche à aborder certaines questions que la plupart d’entre nous préfèrent éviter. Il y a trois ans, l’historien israélien Shlomo Sand publiait son ouvrage révolutionnaire démantelant le récit fantasmatique de l’histoire juive.

Dans mon livre, j’essaye de pousser la recherche de Sand un pas plus loin ; d’examiner la très problématique attitude juive envers l’histoire, le passé, et la temporalité en général. Il y a cinq ans, les universitaires états-uniens Mearsheimer et Walt ont publié une très précieuse étude sur le lobby israélien aux États-Unis [1]. Là aussi, je m’efforce de reprendre leur recherche au point où ils se sont arrêtés. J’essaye d’expliquer pourquoi le lobbying est inhérent à la politique et à la culture juives.

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Résolution du Parlement européen du 29 septembre 2011 sur la situation en Palestine


samedi 1er octobre 2011, par La Rédaction

Le Parlement européen ,

– vu ses résolutions précédentes sur le Proche-Orient,

– vu les conclusions du Conseil sur le processus de paix au Moyen-Orient du 8 décembre 2009, du 13 décembre 2010 et du 18 juillet 2011,

– vu la charte des Nations unies,

– vu les résolutions des Nations unies sur le sujet, à savoir les résolution 181 (1947) et 194 (1948) de son Assemblée générale et les résolutions 242 (1967), 338 (1973), 1397 (2002), 1515 (2003) et 1850 (2008) de son Conseil de sécurité,

– vu les déclarations du Quatuor pour le Moyen-Orient du 23 septembre 2011,

– vu l’article 110, paragraphe 4, de son règlement,

A. considérant que, lors de la 66e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité nationale palestinienne, a demandé la reconnaissance de l’État palestinien et son adhésion aux Nations unies ;

B. considérant que la Palestine est une entité qui a le statut d’observateur permanent non membre à l’Assemblée générale des Nations unies,

C. considérant que l’Assemblée générale des Nations unies a appelé, dans sa résolution 181 du 29 novembre 1947, à la création de deux États sur le territoire de l’ancien Mandat pour la Palestine ;

D. considérant que l’Union européenne a confirmé à plusieurs reprises son soutien à une solution fondée sur la coexistence de deux États, à savoir l’État d’Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique, d’un seul tenant et viable, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, qu’elle a appelé à la reprise de négociations de paix directes entre Israël et Palestiniens et qu’elle a déclaré qu’aucune modification des frontières antérieures à 1967 autre que celles convenues entre les parties, y compris concernant Jérusalem, ne saurait être reconnue ;

E. considérant que, selon l’évaluation de la Banque mondiale, du FMI et des Nations unies, l’Autorité palestinienne a franchi le seuil d’un État apte à fonctionner dans les domaines clés qui ont été examinés et que les institutions palestiniennes n’ont rien à envier à celles d’États bien établis ;

F. considérant que le droit des Palestiniens à l’autodétermination et à disposer de leur propre État ne saurait être remis en cause, pas plus que le droit à l’existence d’Israël à l’intérieur de frontières sûres ;

G. considérant que le « printemps arabe » rend encore plus urgent un règlement du conflit israélo-palestinien, qui revêt une importance fondamentale pour les parties en cause, les peuples de la région et la communauté internationale ;

H. considérant que, lors de la réunion informelle des 2 et 3 septembre 2011, les ministres des affaires étrangères des États membres de l’Union européenne ont présenté des positions différentes sur le processus de paix au Moyen-Orient et les initiatives diplomatiques à cet égard envisagées pour la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations unies ;

1. appelle la vice-présidente de la Commission/Haute Représentante et les gouvernements des États membres de l’Union européenne à poursuivre les efforts afin de dégager une position européenne commune sur la demande d’adhésion aux Nations unies présentée par l’Autorité palestinienne et d’éviter les divisions entre États membres ;

2. demande aux États membres, en les appuyant, d’être unis dans leur attitude face à la demande légitime du peuple palestinien à être représenté en tant qu’État aux Nations unies suite aux négociations qui doivent être conclues pendant la 66e session en cours de l’Assemblée générale des Nations unies ;

3. demande parallèlement à la communauté internationale, et notamment à l’Union européenne et à ses États membres, de reconfirmer leur engagement ferme à l’égard de la sécurité de l’État d’Israël ;

4. réaffirme son appui sans réserve à la solution des deux États, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale des deux entités, l’État d’Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique, d’un seul tenant et viable, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ;

5. mesure et salue le résultat de l’action conduite par le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre Salam Fayyad pour mettre en place un État, avec le soutien de l’Union européenne et l’approbation de divers acteurs internationaux ;

6. souligne une fois de plus que seuls des moyens pacifiques et non violents permettront de parvenir à un règlement durable du conflit israélo-palestinien ;

7. souligne que les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens en vue de la solution des deux États doivent reprendre sans délai et conformément au calendrier préconisé par le Quatuor, afin qu’il soit mis un terme à un statu quo inacceptable ; souligne de nouveau qu’il convient d’éviter toute action susceptible d’hypothéquer la conclusion d’un accord négocié et qu’aucune modification des frontières antérieures à 1967 autre que celles convenues entre les parties, y compris concernant Jérusalem, ne devrait être acceptée ; juge primordial qu’aucune résolution consécutive ne porte atteinte à la dignité de chacune des deux parties ; demande au gouvernement israélien de mettre un terme à toute construction ou extension de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; appelle à une cessation des tirs de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza et souligne la nécessité d’une trêve permanente ;

8. demande instamment à l’Union européenne et à ses États membres de défendre une position unique et de continuer à jouer un rôle plus actif, y compris au sein du Quatuor, pour parvenir à une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens ; souligne le rôle central du Quatuor et soutient pleinement les efforts que déploie la Haute Représentante pour que le Quatuor crée une perspective crédible de relance du processus de paix ;

9. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission/Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au président de l’Assemblée générale des Nations unies, aux gouvernements et aux parlements de membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’envoyé du Quatuor pour le Moyen-Orient, à la Knesset et au gouvernement israélien, au président de l’Autorité palestinienne et au Conseil législatif palestinien.

(europarl.europa.eu)

Ecoutez Véronique De Keyser ici