Conférence par un membre de Breaking the Silence


Nous avons le plaisir de vous annoncer la conférence qui sera donnée
par un membre de l'association Breaking the Silence dans le cadre des
Midis du Centre de droit international, le LUNDI 12 DECEMBRE DE 12H30
A 14H.

La séance aura lieu dans la salle Henri Janne à l'Institut de
Sociologie (44, Avenue Jeanne - 14è niveau).

Le nombre de places étant limité, il est impératif de s'inscrire avant
(cdi@ulb.ac.be).
Merci de noter qu'il n'est pas prévu de sandwichs, mais que des
boissons seront offertes.

Breaking the Silence est une organisation de vétérans de l'armée
israélienne qui ont servi dans les Territoires palestiniens occupés
depuis la Seconde Intifada. Ces soldats  se sont engagés à exposer à
l'opinion publique israélienne la réalité de la vie quotidienne dans
les Territoires Occupés. Leur objectif principal est de stimuler un
débat sur le coût moral et humain à payer à cause de l'occupation.
Breaking the Silence a été finaliste du prix Sakharov du Parlement
Européen en 2010.

Le déroulement de la conférence sera le suivant:

- Introduction par Agnès Bertrand-Sainz (chargée de cours à Institut
d'études politiques de Lille)

- Exposé par Simcha Levental (en anglais)

 La présentation se concentrera  sur la réalité quotidienne dans les
Territoires occupés comme décrite par des centaines de soldats
interviewés par Breaking the Silence (plus de 750 à ce jour). Elle
portera sur les témoignages de soldats qui ont servi à Gaza et en
Cisjordanie et tout particulièrement sur l'expérience de Simcha
Levental.

- Débat avec l'assistance.
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Coquelicots pour la complainte de Bethléem


J’avais posté ce poème il y a  3 ans

Tahar BEKRI, poète tunisien a écrit “

“Si ton char tue ma prière

Si le canon est ton frère

Si tes bottes rasent mes coquelicots

Comment peux-tu effacer ton ombre

Parmi les pierres ?

Si mon église est ton abattoir

Si tes balles assiègent ma croix

Si mon calvaire est ton bougeoir

Si les barbelés sont tes frontières

Comment peux-tu aimer la lumière ?

Si ta haine par-dessus le toit de ma maison

Confond minaret et mirador

Si ta fumée sature mon horizon

Si tes haut-parleurs assourdissent mes cloches

Comment peux-tu honorer le levant ?

Si tes griffes mordent mon sanctuaire

Si tes casques sont tes oeillières

Si tu arraches mon olivier

Ses rameaux pour ton fumier

Comment peux-tu retenir la puanteur des cendres ?

Si Jenine en arabe est foetus et embryon

Que tu enterres vivant oublieux de l’Histoire

Si la poudre est ton encensoir

Si tes fusées blessent ma nuit sombre

Tes dalles se consolent-elles d’être mes décombres ?

Si le mensonge est ton épine dorsale

Si tu nourris tes racines de mon sang

Si tu caches mon cadavre

Pour étrangler le cri de la terre

Comment peux-tu prétendre qu’elle est ta terre ?”

Ce beau poème a le mérite insigne de coller hélas à l’actualité palestinienne.

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Sortir la cause des prisonniers palestiniens de l’oubli


BAUDOUIN LOOS

vendredi 09 décembre 2011, 09:45

Un ministre palestinien présidait cette semaine une délégation à Bruxelles en vue de plaider la cause des 5.000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes.

Un boulot malaisé et ingrat. Voilà ce qu’a accepté de faire Issa Qaraqe’, quand il a pris la charge de ministre des Prisonniers au sein de l’Autorité palestinienne. Malaisé et ingrat car il s’agit, entre autres tâches, de tenter de sensibiliser la communauté internationale sur le sort d’environ 5.000 personnes toujours pensionnaires des prisons israéliennes, un sujet qui n’est sans doute pas très mobilisateur en Europe (1).

“ Je reçois en tout cas une écoute certaine ici à Bruxelles, confie le ministre au Soir alors qu’il préside une délégation d’une dizaine de personnes dont des représentants d’ONG spécialisées. Les parlementaires européens, des hauts fonctionnaires de la Commission, les services de Mme Catherine Ashton, les deux chambres du Parlement belge et plusieurs associations nous ont reçus et écoutés. Mon message consiste à plaider pour qu’ils fassent pression sur Israël – au besoin en reconsidérant les accords d’association qui incluent une clause sur les droits de l’homme – pour que cet Etat respecte les droits des prisonniers d’une part (ceux de Gaza n’ont droit à aucune visite familiale, par exemple), les libère de l’autre. Israël se considère au-dessus du droit international, cela concerne tout le monde. “

L’affaire Gilad Shalit – ce soldat israélien enlevé par des militants palestiniens en 2006 qui vécut plus de cinq ans dans des caves à Gaza avant, grâce à un marché entre le Hamas et Israël, d’être libéré contre mille prisonniers palestiniens – a marqué à la fois la société israélienne et la palestinienne. “ Nous aurions préféré que sa libération soit l’objet d’un accord politique et non d’un troc, assure Issa Qaraqe’, qui a lui-même fait dix ans de prison ans les années 80. Le très mauvais message que ce marché donne c’est que la seule façon de faire libérer nos prisonniers consiste à kidnapper des soldats israéliens. “

Le problème du ministre palestinien consiste à contrer un argument israélien massue. “ Israël réussit souvent à imposer sa version : les prisonniers palestiniens ne sont que des terroristes, et cela refroidit toute velléité de s’en mêler. Mais, parmi ces prisonniers, vous avez de nombreux jeunes qui ont lancé des pierres vers des colons ou contre des soldats israéliens dans les territoires occupés ou bien encore par exemple vous avez les cas d’Abdallah Abou Rahmeh, avec nous dans cette délégation, qui a passé un an et demi en prison pour avoir mené une lutte parfaitement pacifique (et d’ailleurs finalement victorieuse) contre le mur érigé par Israël à Bil’in, sa commune. “

Le plus souvent, explique notre interlocuteur, les Palestiniens sont jugés par des cours israéliennes militaires pour qui le seul témoignage d’un soldat est suffisant pour condamner. Et puis, “ sur les enfants, on exerce souvent des chantages “, complète Khaled Kuzmar, de la branche palestinienne l’ONG Defence for Children International : “ Par exemple, pour un jet de pierre, le tarif pout monter à dix ans de prison, alors on lui dit qu’on passera l’éponge s’il collabore avec l’armée et dénonce ses amis. Des choses difficiles à prouver devant une cour israélienne militaire où 99% des condamnations concernent des innocents “.

(1) Selon les chiffres du ministre, parmi les cinq mille prisonniers, il y a 11 femmes, 230 mineurs, 240 détenus administratifs (ni inculpés ni jugés), 23 parlementaires dont 20 du Hamas. Le plus ancien détenu, Karim Younès, a passé 30 ans en prison. 124 d’entre eux étaient déjà en prison avant les accords intérimaires d’Oslo (1993).

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Egypte: les islamistes en conflit avec l’armée sur la Constitution


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le 08.12.11 | 15h20

L'armée égyptienne a annoncé jeudi qu'un "conseil consultatif" allait commencer à préparer la rédaction de la Constitution, malgré la farouche opposition des Frères musulmans pour qui cette prérogative revient au Parlement, en passe d'être dominé par les islamistes.

L’armée égyptienne a annoncé jeudi qu’un « conseil consultatif » allait commencer à préparer la rédaction de la Constitution, malgré la farouche opposition des Frères musulmans pour qui cette prérogative revient au Parlement, en passe d’être dominé par les islamistes.
Ce conseil de 30 membres, composé d’intellectuels et de personnalités politiques, va discuter de la mise en place de l’instance qui sera chargée de rédiger la future loi fondamentale, a déclaré l’armée dans un communiqué.
Sans attendre cette annonce, les Frères musulmans ont vivement dénoncé la volonté de l’armée d’utiliser le gouvernement, dont elle a la tutelle, et ce conseil consultatif non élu pour « marginaliser » le Parlement.
La confrérie a annoncé qu’en conséquence elle refusait de participer à ce conseil consultatif.
Les Frères musulmans font valoir que c’est au Parlement en cours d’élection qu’il reviendra de nommer la commission qui rédigera la Constitution de l’Egypte post-Moubarak.
Ils dénoncent également les propos rapportés par la presse d’un membre du conseil militaire, le général Mokhtar el-Moulla, affirmant que le futur Parlement ne « serait pas représentatif de tous les Egyptiens ».
Le général, dans ces déclarations à des journaux anglo-saxons très commentées en Egypte, estime en conséquence qu’il ne faut pas laisser aux seuls parlementaires le soin de composer la commission qui rédigera la Constitution.
Une telle perspective réduirait considérablement la capacité des islamistes d’influer sur l’élaboration de la future Constitution, une étape cruciale dans la définition de l’équilibre des pouvoirs après la chute de Hosni Moubarak en février.
Elle pourrait répondre aux craintes des milieux libéraux et laïques, des chrétiens d’Egypte et des militaires face à la possibilité de voir les islamistes définir la future loi fondamentale suivant leurs principes politico-religieux.
En revanche, les Frères musulmans et leur formation politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), y voient, outre une « marginalisation du Parlement », une tentative de pérenniser le pouvoir des militaires, à la tête du pays depuis la chute de Hosni Moubarak, en leur permettant d’influer sur les clauses de la future constitution.
Le PLJ est arrivé en tête de la première phase, terminée mardi, des élections législatives qui doivent se poursuivre jusqu’en janvier.
Les formations islamistes dans leur ensemble, comprenant également les fondamentalistes salafistes, ont remporté 65% des voix lors de ce scrutin, face aux formations libérales et laïques.
Les diverses formations islamistes ont remporté au total 113 sièges sur 168 en lice pour les deux tours de la première phase de l’élection, selon les résultats rapportés par la presse jeudi, les Frères musulmans se taillant la part du lion avec 80 sièges.
Ces résultats concernent un tiers des gouvernorats d’Egypte, dont les grandes villes du Caire et d’Alexandrie, où était organisé le vote. Les autres régions doivent élire leurs députés à partir du 14 décembre et jusqu’au 11 janvier.
Les partis islamistes comptent sur leur forte implantation dans les nombreuses régions rurales qui vont voter dans les prochaines semaines pour consolider leurs gains.
L’élection des députés du plus peuplé des pays arabes, avec plus de 80 millions d’habitants, sera suivie de la fin janvier à la mi-mars par celle des sénateurs.
Il s’agit de la première élection en Egypte depuis la chute du président Moubarak, balayé par le « Printemps arabe ».
La participation, de 52% au premier tour, a marqué le pas au second tour, avec officiellement 39% d’électeurs qui se sont rendus aux urnes lundi et mardi.

source

La chasse aux migrants fait des orphelins


Week-end 7 jours
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le 09.12.11 | 01h00

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Par téléphone. Il ne leur reste plus que ce moyen pour entendre la voix de leurs petits. Depuis mercredi soir, Michelle Gono, Aminattou Diolo, Yango Christelle Yalande, Koumassok Barrack Sarrah Beauté et Kotin Mbibo Laure sont abandonnées à la rudesse du désert du Sahara dans la localité de Tin Zaouatine, à Tamanrasset.

Elles sont cinq Subsahariennes à avoir subi le même sort, en se résignant à laisser leurs enfants derrière elles, à Oran, afin de leur épargner un voyage pénible et le néant qui les attend au bout. A une quarantaine de kilomètres des frontières algériennes, ces mères, dont une qui vient d’accoucher, sont livrées à elles-mêmes. «On nous a jetées en plein désert !» lâche une de celles que nous avons réussi à joindre par téléphone. «Nous n’avons pas de toit ; on dort à même le sol et nous n’avons rien à manger, sinon du pain et l’eau du robinet», raconte une autre mère, également jointe par téléphone. Le ton est digne mais l’inquiétude palpable. «Nous ne savons pas si nous allons rentrer chez nous, nous n’avons rien chez nous», explique-t-elle. Une fausse note confère quelque chose de poignant à son accent chantant. «Nous voudrions rejoindre nos enfants, au nord.» C’est-à-dire à Oran, où elle a été arrachée à son enfant et à son mari. Lorsque Michelle Gono se présenta, le 11 novembre dernier, au service de maternité du Centre hospitalier universitaire d’Oran pour accoucher de son deuxième enfant, elle ne se doutait pas qu’elle allait être traînée, elle et son nouveau-né Jouana, en direction du siège de la sûreté de wilaya, dès le lendemain de son accouchement.
Cachot
La petite Jouana ouvrira les yeux dans le cachot de la sûreté de wilaya où mère et fille patientaient avant la tenue de leur procès, le 17 novembre. Un communiqué du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), qui a rapporté les faits, précise que quelques jours plus tard, Aminattou Diolo a vécu le même scénario, alors qu’elle emmenait son fils Ahmed Neam, âgé de 5 mois, à l’hôpital d’Oran. Arrêtée, conduite au commissariat central, elle passera devant le tribunal le jour même. Ahmed Neam, qui présentait des difficultés respiratoires n’aura même pas eu le temps d’être ausculté. Suite à une dénonciation d’un voisin, Yango Christelle Yalande, Koumassok Barrack Sarrah Beauté et Kotin Mbibo seront, à leur tour, arrêtées au domicile d’un Malien où elles se sont rendues avec leurs enfants, en bas âge. Le domicile est perquisitionné «sans mandat», précise le communiqué. Les cinq femmes écopent de six mois de prison avec reconduite à la frontière. Le procès aurait prit 45 secondes pour chacune d’elles, selon le communiqué du Snapap. Quand un officier de police arriva pour embarquer les mères vers un long périple de plus de 2000 km, elles l’ont supplié pour que leurs enfants soient confiées, sur place, à des familles de leur ethnie. Ce n’est que lorsqu’elles menacèrent de se suicider qu’il cédera. «L’erreur a été de ramener à la frontière les mères sans leurs enfants, reconnaît Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche. Il faut tout faire pour que ces enfants puissent retrouver leurs parents.»
Orphelin
Joint par téléphone, l’un des pères des enfants témoigne de la précarité dans laquelle il se retrouve aujourd’hui. Un gazouillement se fait entendre au bout du fil en même temps que celui-ci s’excuse : il doit nourrir son fils. Une dizaine de minutes plus tard, il déclare : «Je ne peux pas m’en sortir avec le bébé. Je ne peux plus travailler et j’ai un loyer à payer.» Le Camerounais d’origine vend des habits traditionnels africains dans les rues oranaises afin de payer un loyer qui représente le double des prix du marché. «Je n’ai pas l’habitude de m’occuper d’enfants, je travaille. Il pleure tout le temps, je n’arrive même à comprendre ce qui ne va pas», raconte-t-il, désemparé. «Je suis coincé chez moi sans personne pour m’aider, le matin. Je tente de le laver, de lui donner à manger mais je n’ai plus de lait ni de couches pour bébés.» En situation régulière, le père de famille ne se voit pourtant pas vivre en Algérie. «Ce n’est pas facile de rester en Algérie, je ne peux pas. Nous ne sommes pas les bienvenus.» Et pour cause, il raconte les brimades, le danger incessant et les dénonciations multiples. «On peut déchirer mon passeport à tout moment. Je ne considère même pas que j’ai des papiers.» Voilà sept ans qu’il erre de pays en pays. Il dit connaître presque tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, mais pour lui, pas question de rentrer  chez lui. «Je suis orphelin de père et de mère. Je ne suis pas le bienvenu.»
Camion à bestiaux
Sa voix laisse deviner une émotion vive, il cherche ses mots, hésite avant de déclarer : «Ma femme est en plein désert, on sait ce que les rebelles peuvent faire…» De Mostaganem à In Salah, en passant par Relizane, Tiaret, Laghouat et Ghardaïa, les cinq femmes ont traversé plus de 1300 km avant de rejoindre Tamanrasset dans un camion à bestiaux, entassées avec une soixantaine de migrants. Fouad Hassam, président du Snapap et représentant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) à Oran, souligne que le Malien chez qui trois Subsahariennes ont été arrêtées a été expulsé et reconduit aux frontières. Fouad Hassam, qui est aussi chargé du dossier migration, précise que les femmes n’ont pas pu faire appel, conformément à la loi, puisqu’elles ont été expulsées sept jours après leur procès. Or, la loi leur donne droit de déposer un recours pendant les quinze jours qui suivent leur jugement. En règle générale, les Subsahariens ont «peur de faire intervenir des avocats ; ils préfèrent se faire discrets et n’osent pas défier les autorités». Par ailleurs, Fouad Hassam rapporte le refus d’un pédiatre privé de soigner un des enfants des familles subsahariennes. Il indique que Jouana, âgée aujourd’hui de trois semaines, est malade. «Le CHU est devenu un calvaire pour les Subsahariens. Beaucoup de migrants, admis sur le territoire en bonne et due forme, font l’objet de bavures policières. On déchire leur passeport. De facto, ils se retrouvent dans une situation irrégulière», dénonce-t-il.

Pendant ce temps à Genève…

L’ambassadeur, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Office de l’ONU et des organisations internationales en Suisse, Idriss Djazaïry, a prôné hier «une vision politique» globale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à même de gérer les flux de migration à travers le monde. Les travaux de la 100e session du Conseil de l’OIM ont été l’occasion pour M. Djazaïry, également président du conseil de cette organisation pour 2011, de souligner que cette réunion constituait «une excellente opportunité pour apporter la vision politique nécessaire au dialogue sur les défis et les opportunités de la mobilité humaine et les priorités dans la gestion de la migration».

M. Djazaïry a rendu hommage à la contribution de l’OIM lors de la crise libyenne, notamment à travers l’évacuation de plus de 200 000 travailleurs migrants fuyant la violence vers les pays voisins d’Afrique du Nord. Outre la contribution de la migration mondiale au développement humain à la fois des pays d’origine comme ceux de destination, la déclaration a mis en relief la nécessité pour les Etats de rechercher constamment les meilleurs moyens de valoriser les apports des communautés émigrées en matière de savoir-faire, d’expérience professionnelle et d’investissement et de protéger leurs transferts de toutes natures vers leur pays d’origine.

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