Coquelicots pour la complainte de Bethléem


J’avais posté ce poème il y a  3 ans

Tahar BEKRI, poète tunisien a écrit “

“Si ton char tue ma prière

Si le canon est ton frère

Si tes bottes rasent mes coquelicots

Comment peux-tu effacer ton ombre

Parmi les pierres ?

Si mon église est ton abattoir

Si tes balles assiègent ma croix

Si mon calvaire est ton bougeoir

Si les barbelés sont tes frontières

Comment peux-tu aimer la lumière ?

Si ta haine par-dessus le toit de ma maison

Confond minaret et mirador

Si ta fumée sature mon horizon

Si tes haut-parleurs assourdissent mes cloches

Comment peux-tu honorer le levant ?

Si tes griffes mordent mon sanctuaire

Si tes casques sont tes oeillières

Si tu arraches mon olivier

Ses rameaux pour ton fumier

Comment peux-tu retenir la puanteur des cendres ?

Si Jenine en arabe est foetus et embryon

Que tu enterres vivant oublieux de l’Histoire

Si la poudre est ton encensoir

Si tes fusées blessent ma nuit sombre

Tes dalles se consolent-elles d’être mes décombres ?

Si le mensonge est ton épine dorsale

Si tu nourris tes racines de mon sang

Si tu caches mon cadavre

Pour étrangler le cri de la terre

Comment peux-tu prétendre qu’elle est ta terre ?”

Ce beau poème a le mérite insigne de coller hélas à l’actualité palestinienne.

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