L’expulsion de Mamadou annulée: la police a refusé de jouer l’escorte pour l’Office des étrangers


 

Gilbert Dupont Publié le dimanche 21 mai 2017 à 08h56 – Mis à jour le dimanche 21 mai 2017 à 11h24

<img src= »http://r1.ldh.be/image/2b/59213a72cd70022542f2562b.jpg  » alt= » » title= »© D.R. »>

Faits divers Aujourd’hui, la Belgique devait expulser Latif Mamadou. Le départ prévu ce matin à 10 h 35 a finalement été annulé. D’après nos informations, les policiers ont refusé de jouer l’escorte pour l’Office des étrangers.

Quand nous lui parlons hier au centre 127 bis, Latif pense à ses enfants. Au petit Keiredine, 7 mois. À la grande, Anisia, 3 ans, qu’il n’ira plus déposer le matin à la crèche, à Berchem-Ste-Agathe.

L’expulsion a ceci de particulier qu’elle se fait en dépit de trois décisions de justice. Pour la chambre du conseil de Bruxelles qui statuait sur la privation de liberté depuis février, celle-ci est illégale. Pour le conseil d’Etat, l’arrêté ministériel sur lequel se fonde l’ordre de quitter le territoire délivré à M. Mamadou est carrément « inexistant ».

Pour la Cour de cassation – première juridiction du pays – la détention de ce père de 47 ans viole de façon flagrante la Convention européenne des droits de l’Homme. La justice ajoute qu’au lendemain de l’arrêt de cassation, l’Office des étrangers, loin de s’incliner, semble au contraire avoir précipité le rapatriement, ce que le juge n’hésite pas à qualifier d’un « acharnement ».

Pourquoi expulser M. Mamadou qui va s’en aller comme ça ce matin en laissant deux petits enfants dont un bébé de sept mois ?

L’Office des étrangers sort que Mamadou a été condamné pour faux à deux ans de prison pour des faits de 2007. En 2007, Mamadou venait juste d’arriver du Bénin et, nous explique-t-il, il était perdu dans les formalités. Il n’a jamais compris grand-chose à cette histoire et, pensant tout régler, s’est adressé à un avocat congolais qui allait s’occuper de tout. L’avocat lui a pris 1.500 euros et ne s’est occupé de rien. Même pas de lui communiquer la date du procès. Et Latif Mamadou fut condamé par défaut.

Entre-temps , Mamadou a rencontré Judy et le couple à ces deux enfants. Mamadou n’est pas un gangster : il n’a plus eu affaire à la justice. Famille sans problème jusqu’à ce contrôle de police le 10 février dernier.

L’informatique a ressorti cette vieille condamnation par défaut et M. Mamadou fut dirigé sur Steenokkerzeel. Famille intégrée, deux petits enfants, condamnation par défaut pour des faits vieux de 10 ans : pour l’Office des étrangers, rien de tout ça ne compte, c’est l’expulsion.

Et Keiredine ? Et Anisia ? « Pour les voir grandir, utilisez les réseaux sociaux. Ça existe aussi à Cotonou ». Selon son avocate Drita Dushaj, c’est ce qu’on lui aurait répondu.

L’avocate met le doigt là où ça ne va pas : « Plusieurs recours sont introduits et sans préjuger, M. Mamadou a de fortes chances. Si au moins l’Office des étrangers acceptait de geler la situation et d’attendre les résultats. Si les tribunaux nous donnaient tort, je dirais : d’accord. Mais l’OE choisit au contraire de précipiter l’éloignement pour empêcher de facto ainsi la justice de décider ce qu’il en est. Francken prime sur le pouvoir judiciaire et c’est ce qui n’est pas admissible dans un Etat de droit. La Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la chambre du conseil dénoncent des violations, et Theo Francken s’en fout. On viole les valeurs démocratiques au nom d’une politique de nettoyage. Je suis inquiète pour M. Mamadou.« .

M. Mamadou a prévu trois valises. Dans l’après-midi, Judy lui rend une dernière visite avec les enfants. Quand se reverront-ils ?

Me Drita Dushaj avait conseillé à son client de refuser d’embarquer. La procédure se fait sous escorte, de force.

Rappelons que cette famille ne pose depuis dix ans aucun problème en Belgique.

source

Le rapport de Richard Falk et Virginia Telley sur l’apartheid israélien, publié en français


Au mois de mars, la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) des Nations-Unies a publié un rapport sur l’apartheid israélien. Pour le Comité national palestinien (BNC) de BDS, le rapport constitue un « un progrès historique ». C’est la première fois qu’une agence des Nations-Unies établit, à travers une étude scrupuleuse et rigoureuse, qu’Israël impose un régime d’apartheid sur l’ensemble du peuple palestinien : sur les Palestiniens des territoires occupés, sur les citoyens palestiniens d’Israël et sur les réfugiés et exilés palestiniens. Le rapport recommande aux Nations Unies et à ses états membres de soutenir la campagne BDS.

Très rapidement, sous pression des Etats-Unis et d’Israël, le rapport est retiré des sites des Nations Unies.
Deux jours après sa sortie, il est enterré.

Mais de nombreux instances et associations ont sauvegardé le rapport. Une équipe de traducteurs a traduit le rapport en français. Un traducteur de ce site a participé à ce travail collectif.

La version française du rapport :
pour télécharger le PDF, cliquez ici

Pour la libération de Dawit Isaak


Dawit Isaak
A l’heure où nous vous écrivons, Dawit Isaak est au fond d’une geôle, quelque part en Érythrée.Rédacteur en chef du journal Setit, Dawit est l’une grande figure de la presse indépendante en Érythrée, un exemple pour beaucoup de ses confrères.

Le 18 septembre 2001, ce journaliste suédo-érythréen a été raflé et emprisonné avec dix autres collègues réformateurs influents. C’est à ce moment qu’a eu lieu, dans l’indifférence générale, le tournant totalitaire qui a mis l’Érythrée dans l’état catastrophique où elle se trouve aujourd’hui. Et c’est ainsi que le pluralisme et la presse libre se sont éteints dans ce pays.

Certaines sources racontent que Dawit est régulièrement transféré dans un hôpital militaire pour être maintenu en vie. D’autres affirment qu’il est mort. Le régime d’Asmara prétend qu’il est encore en vie. Dans tous les cas, sa famille et ses proches ont le droit à la vérité.

Cela fait des années que nous parlons de Dawit, et nous ne cesserons de le faire que lorsqu’il sera libre. En 2014, une plainte pour « crime contre l’humanité », « torture » et « enlèvement », a été classée sans suite par la justice suédoise. Dawit est pourtant aussi un citoyen européen. Il est plus que temps de connaître la vérité et d’obtenir sa libération..

Signez notre pétition pour que Dawit Isaak, ainsi que tous les journalistes détenus en Érythrée, soient libérés !

Nous comptons sur vous !

Merci de votre soutien,

L’équipe de Reporters sans frontières

Reporters sans frontières

Elections françaises


Elections françaises. A mes amis et « amis FB » français qui s’apprêtent à s’abstenir ou à voter blanc dimanche, ce texte de Nicole Ferroni, qui soutenait Jean-Luc Mélenchon au premier tour. A lire jusqu’au bout.
(relayé par Baudouin Loos sur sa page FB)

« Mélenchon n’est pas au deuxième tour c’est un drame, c’est tellement un drame que l’on ne sait pas si l’on va voter à ce deuxième tour car Macron et Le Pen c’est bonnet blanc et blanc bonnet comme le veut la formule.
Alors soit n’allez pas voter. C’est votre choix mais pour qu’il soit respectable et responsable, qu’il soit assumé en connaissance de cause, faites aussi les choses suivantes :
Commencez par aller voir vos amis immigrés , en situation irrégulière et dites leur que vous ne voterez pas pour le second tour car tout cela c’est la même chose.
Allez voir dans les banlieues les jeunes désœuvrés et dites leur que vous comprenez leur désarroi mais que vous n’irez pas voter car Le Pen et Macron c’est la même chose.
Allez voir des anciens des guerres qui ont subi des tortures et dites leur que Macron et le Pen c’est la même chose donc on n’ira pas voter.
Parlez avec vos amis homos et dites leur que vous n’irez pas voter car Le Pen est Macron c’est la même chose.
Allez voir vos amis juifs et dites leur que non les chambres à gaz ne sont pas un détail de l’histoire mais quand même Macron et Le Pen c’est pareil donc je n’irai pas voter.
Quand vous déjeunez avec vos amis ou vos frères Africains, Asiatiques, dites leur que vous pensez que les «races » sont inégales puisque Macron et Le Pen c’est la même chose.
Quand vous voyez des familles entières englouties en Méditerranée, soupirez en levant les épaules car Macron et Le Pen c’est la même chose ( Marine Le Pen veut repousser dans les eaux internationales les bateaux de migrants) .
Allez voir des réfugiés Syriens qui fuient leur pays en guerre parce que Assad le protégé de Poutine, tous les deux copains de Le Pen, a écrasé la révolution, massacrant sans état d’âme sa population par des gaz comme les nazis et permis l’émergence des groupes terroristes djihadistes.
Regardez bien la photo de Marine serrant la main de Poutine qui a fait assassiner des journalistes et des opposant politiques,
écrivez à ceux qui restent en Russie et dites leur que vous ne voterez pas car Le Pen et Macron c’est pareil.
Pensez à l’Europe que nos parents ont créée pour éviter les guerres fratricides et dites leur qu’ils ont exagéré, c’était pas si grave que ça deux guerres mondiales. Le problème maintenant c’est l’Europe qui nous casse les pieds et qu’il faut en sortir, redevenir des nations isolées (quitte à avoir des menaces à peine voilées de guerre entre l’Espagne et le Royaume Uni à propos du sort de Gibraltar dès que le Royaume Uni sort de l’Union).
Quand vous irez à l’Ile D’Yeu allez fleurir la tombe du maréchal Pétain puisque Macron et Le Pen c’est pareil ( Le Pen pense que Pétain n’est pas un traitre, tout en disant que la rafle du Vel d’Hiv, ce n’était pas la France …)
Si vos amis issus de l’immigration vous font part de leur frustration et leur honte d’être systématiquement suspectés et contrôlés, dites leur que c’est dommage car ça va être pire encore si MLP passe mais bon vous n’irez pas voter car Macron et Le Pen c’est la même chose.
Allez voir les journalistes qui ont eu à faire au service d’ordre de Le Pen et dites leur que vous n’irez pas voter car Le Pen et Macron c’est la même chose.
Il faudrait aussi aller voir la famille de Brahim Bouarram, un homme de 29 ans, noyé après avoir été jeté à la Seine par des sympathisants du FN, et dites leur bien que vous n’irez pas voter car Macron et Le Pen c’est la même chose. Tiens il faudrait aussi passer voir la famille de Clément Méric et leur expliquer que Le Pen et Macron c’est la même chose.
Et pour finir, dites à la France que vous vous en foutez que le Front National soit le parti politique qui commet le plus d’abus, qui soit le plus poursuivi et mis en examen et de loin. Ce qui est important c’est que Macron et Le Pen c’est la même chose ! »
Nicole Ferroni

Nakba israélienne


 

 

Israël doit se draper dans la douleur sur ce qui est arrivé depuis ce terrible été de 1967, quand il a gagné une guerre et a perdu presque tout
C’est une année jubilaire : 50 ans après la plus grande catastrophe juive depuis l’Holocauste, 50 ans après la plus grande catastrophe palestinienne depuis la Nakba. C’est le jubilé de leur deuxième et de notre première Nakba. Un moment avant le début des célébrations pour marquer le 50e anniversaire de la « libération » des territoires, il faut nous rappeler que ce fut un désastre.

Un grand désastre pour les Palestiniens, bien sûr, mais aussi une catastrophe funeste pour les Juifs ici. 2017 devrait être une année d’introspection en Israël, une année de tristesse sans pareil. Mais il est clair qu’elle ne le sera pas. Au lieu de cela, le gouvernement envisage d’en faire une année de célébration, en célébrant l’occupation. Dix millions de shekels (2,74 millions de dollars, 2,57 millions d’€) ont déjà été alloués pour célébrer les 50 ans de suppression d’un autre peuple, 50 ans de pourriture et de destruction interne.

Un grand désastre nous a frappés. Comme un kibboutz ou moshav dont les terres agricoles ont été vendues à des promoteurs résidentiels privés, ruinant le caractère communautaire, comme la gentryfication qui piétine les pauvres, comme un corps autrefois sain maintenant rongé par le cancer, c’est ainsi qu’Israël a grandi depuis l’été 1967 avec un ADN détérioré. Il suffit de voir Jérusalem, qui, de charmante ville universitaire avec des institutions gouvernementales, est devenue un monstre régenté par la police des frontières.

Ça a commencé avec l’orgie ultranationaliste-religieuse qui a déferlé sur tout le monde sauf une poignée de prophètes, et se poursuit aujourd’hui, à travers les mécanismes familiers du lavage de cerveau. La taille compte, dans le cas d’Israël : elle l’a transformé en un Etat maléfique, violent, ultranationaliste, religieux, raciste.

Il n’était pas parfait avant, mais en 1967, les graines de la calamité ont été semées. Il ne faut pas rendre l’occupation responsable de tous les maux de l’État – tous les coups de couteau en discothèque ne sont pas donnés par un vétéran de la brigade Kfir de l’armée. Et nous n’avons pas besoin de croire que tout est plus noir que noir pour comprendre l’énormité de la catastrophe. D’un État qui a commencé comme un tison tiré du feu, modeste, précaire, hésitant, inscrivant à son actif des réalisations étonnantes qui émerveillaient le monde entier, à un État arrogant, méprisé, n’émerveillant que ceux qui lui ressemblent.

Tout cela a commencé en 1967. Non que 1948 ait été si pur, loin de là, mais 1967 a accéléré, institutionnalisé et légitimé le déclin. Il a donné naissance au mépris permanent pour le monde, à la vantardise et l’intimidation.

En 1967, l’occupation a commencé. Elle s’est métastasée sauvagement vers l’intérieur, des barrages routiers en Cisjordanie aux boîtes de nuit à Tel-Aviv, des camps de réfugiés aux routes et aux queues de supermarchés. La langue d’Israël est devenue le langage de la force, partout. Le succès de la guerre des Six Jours était trop pour lui – certains succès sont comme ça – et c’est après qu’est venue la fanfaronnade : « tout nous est permis, à nous ».
Gideon Levy

Source: Haaretz
Traduit par Fausto Giudice

Sincères excuses aux lecteurs de Haaretz


lundi 24 avril 2017 par Gideon Levy

Publié dans Haaretz, le 21 avril 2017

A tous les lecteurs offensés, mes excuses pour l’unilatéralité de mes propos. Comment ai-je pu ne pas maintenir un équilibre entre l’assassin et l’assassiné, le voleur et la victime et l’occupant et l’occupé ?

Chers Orna et Moshe Gan-Zvi,

La lecture mardi de l’édition en hébreu de Haaretz m’a attristé en apprenant que vous aviez décidé d’annuler votre abonnement. Je ne vous connais pas, mais vous allez me manquer en tant que lecteurs. Parce que partiellement responsable de votre décision, comme indiqué dans votre courrier, permettez moi de m’excuser. M’excuser d’avoir écrit la vérité tout au long de ces années. J’aurais dû tenir compte du fait que cette vérité ne vous était pas agréable et agir en conséquence.

Il ne vous était pas agréable de lire la théorie que, avec ma consœur correspondante de Haaretz Amira Hass, j’avançais à propos de l’occupation. Vous, qui êtes membres actifs du Rotary d’Israël, qui venez du monde des affaires, qui êtes si fiers de vos enfants et du fait qu’ils vivent en Cisjordanie. Votre fils qui a été élevé à l’école de préparation militaire Eli, et vos petites filles qui portent fièrement le nom de Sheetrit. Vous, qui êtes si contents de vous et de vos valeurs, de vos enfants et de votre morale, pensez qu’on ne devrait pas vous obliger à lire des vérités déplaisantes. Vous ne méritez tout simplement pas cela.

En réalité, comment ai-je pu passer toutes ces années à publier des articles dont, même vous, avez généreusement admis qu’ils étaient touchants, sans jamais, j’en ai honte, vérifier ce qu’il advenait de ces familles palestiniennes dans leurs fâcheuses situations ? Vraiment, comment cela a-t-il pu arriver ? Bien sûr, c’était de leur faute, mais je continue à en accuser les Forces de Défense Israéliennes – comment ai-je pu ? Et comment Amira Hass a-t-elle pu être si partiale et manquer autant d’une vision qui expliquerait comment un peuple pourrait préférer l’élimination d’un autre peuple plutôt qu’une société démocratique ? Vraiment, Amira, comment as-tu pu ?

Partager c’est se préoccuper. Dites le haut et fort
Je présume, Moshe, que s’ils en venaient à vous enfermer dans une cage pour des années, vous seriez toujours membres du Rotary et refuseriez de soutenir un combat contre votre incarcération. Je présume, Orna, que si des soldats étrangers faisaient irruption chez vous au milieu de la nuit et arrêtaient votre Moshe sous vos yeux, et le battaient devant vos enfants qui étudient à Eli – lui donnaient des coups de pied, le forçaient à s’agenouiller, lui bandaient les yeux lui passaient des menottes – puis l’empoignaient hors de chez vous pour des mois sans procès – vous rechercheriez quelque « gouvernance créative » pour votre peuple.

Je présume que vous, qui êtes issu du monde des affaires, accepteriez affectueusement ceux qui confisquent vos biens et vous chassent de votre terre. Je suis sûr que vous n’en viendriez jamais à combattre ceux qui vous auraient torturés avec tant de malveillance pendant tant d’années.
Que pouvons nous faire ? Les Palestiniens sont différents de nous, chers Orna et Moshe. Ils ne sont pas nés à des altitudes aussi fières que nous. Ce sont des animaux faits hommes, assoiffés de sang, nés pour tuer. Ils ne sont pas tous aussi moraux que vous et vos enfants de l’école Eli. Oui, il y a des populations qui se battent pour leur liberté. Il y a des populations qui sont obligées de le faire avec violence. En fait, il n’y a presque aucune nation qui n’ait pas agi ainsi, y compris le peuple élu auquel vous êtes si fiers d’appartenir. Non seulement auquel vous appartenez, mais dont vous êtes la colonne de feu qui conduit le campement, vous êtes les meilleurs, l’élite morale – vous, les sionistes religieux.

Je m’excuse pour cette vision à sens unique. Comment pourrais-je ne pas maintenir un équilibre entre l’assassin et l’assassiné, le voleur et sa victime, l’occupant et l’occupé ?
Pardonnez moi d’oser ternir votre joie et votre fierté sur cette terre où abonde le lait et Mobileye [*], et des tomates cerises aussi. Il y a tant de choses merveilleuses dans ce pays et Haaretz – avec sa « dégénérescence morale » comme vous le dites – gâche la fête.

Comment n’ai-je pas vu que vous n’aimiez pas lire la vérité et n’en ai-je pas tenu compte lorsque je revenais toutes les semaines des territoires occupés pour écrire sur ce que j’avais vu de mes propres yeux ?
Mais maintenant, c’est trop tard. L’appel au boycott de la pâte chocolatée à tartiner, c’était trop, même pour vous, aussi avez-vous décidé de boycotter Haaretz. A partir de maintenant, le seul journal que vous aurez avec votre café, ce sera l’hebdomadaire de droite Makor Rishon. Il n’écrira rien sur la façon dont les soldats des FDI ont mitraillé cinq passagers palestiniens dans leur voiture il y a trois semaines, et je suis sûr que vos Shabbats seront dorénavant beaucoup plus agréables.

Gideon Levy

relayé par

Michel Staszewski

Le coup du père François


JEAMBAR INFO

Avec la victoire presque certaine d’Emmanuel Macron le 7 mai prochain face à Marine Le Pen, François Hollande a bien des raisons d’avoir le sourire…

Et le vainqueur du premier tour de présidentielle est….François Hollande. Dans l’ombre, évidemment, d’Emmanuel Macron qui n’a pas volé sa victoire après une année de conquête éclair. Mais il est assez facile aussi d’imaginer la jubilation du Président sortant à l’annonce des résultats du premier tour dimanche soir à 20 heures. Ce face à face Emmanuel Macron-Marine Le Pen coche toutes les cases de sa feuille de route depuis sa décision de renoncer à se représenter, solennellement annoncée aux Français le 1er décembre dernier. Certes, il lui a fallu avaler cette amère pilule de la résignation mais le risque de l’échec était, à ses yeux, si prévisible qu’il eut alors peur de s’y exposer. Trop fier pour accepter de sortir par la petite porte de…

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