RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE PAR L’UNESCO : ET MAINTENANT ?


jeudi 22 décembre 2011 par Jean-Guy Greilsamer

L’une des victoires des amis de la Palestine en 2011 est sa reconnaissance par l’UNESCO.
Cette victoire a provoqué les foudres d’Israël, qui avait aussitôt annoncé un nouveau programme de constructions dans les colonies et le gel des droits de douane dus à l’autorité palestinienne, et celles des Etats-Unis, qui ont annoncé le retrait de leur participation au budget de l’UNESCO (qui s’élève à 22%)

S’agissant du vote de la France, nous ne sommes pas dupes : son approbation de l’admission de la Palestine à l’UNESCO a surtout servi à justifier son abstention pour l’admission à l’ONU. Mais bon, ne boudons pas la victoire que constitue le résultat du vote.

La question qui se pose aujourd’hui est : après le temps des cérémonies et des discours officiels de bienvenue à l’UNESCO, qu’en sera-t-il ?
L’année 2012 révèlera si cette victoire est surtout symbolique ou si elle sera suivie d’effets importants pour le peuple palestinien.

D’abord, la restitution de son patrimoine au peuple palestinien serait loin d’être un évènement mineur. Les médias ont focalisé leurs projecteurs sur le cas de l’Eglise de la Nativité à Bethléem. Il s’agit là d’un cas à haute valeur symbolique, mais en même temps de la face la plus visible d’un iceberg.
Un autre lieu patrimonial est par exemple la forteresse souterraine d’Hérodion.
Si vous visitez ce lieu, implanté au cœur de la Cisjordanie, vous découvrirez qu’il est gardé par des militaires israéliens et vous lirez à l’entrée que vous êtes censés pénétrer dans l’un des domaines du réseau des parcs nationaux israéliens.

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Colonie israélienne au pied d’Hérodion

Un autre exemple est le site de Qumran, qui abrite les rouleaux de la Mer Morte.
Si vous visitez la vieille ville d’Hébron, vous constaterez que son centre historique comporte des rues désertes avec de traditionnelles échoppes et que ces rues sont surplombées de grillages jonchés de détritus.

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Une ruelle du centre de Hébron

Cette situation est le résultat des pratiques terroristes d’environ 500 colons qui vivent au sommet de la vieille ville et sont protégés par environ 1500 soldats.
Revaloriser cette vieille ville, dont l’intérêt patrimonial a souvent été souligné, c’est forcément s’opposer efficacement aux colons qui terrorisent ses habitants palestiniens.
Et l’on peut aussi rêver que les recherches archéologiques à Gaza sur les civilisations antérieures au peuple hébreu puissent se développer librement, ouvrant ainsi une brèche dans le blocus.

Autre cas : Israël colonise avec ses forces armées des lieux saints qui ont un intérêt patrimonial pour la culture juive, comme si cela était tout à fait naturel. Ainsi le tombeau de Rachel près de Bethléem, dont le site est devenu aussi une base militaire contre le camp de réfugiés d’Aïda, ou le tombeau des patriarches à Hébron, qui s’inscrit dans une mosquée dont la moitié de la surface a été annexée pour être transformée en synagogue. Qu’en serait-il si le Vatican recrutait des armées pour protéger les lieux saints chrétiens dans le monde entier ?

Un point très important est donc la restitution et la protection du patrimoine palestinien, mais un point tout aussi important est d’offrir aux gens du monde entier la possibilité de le visiter, sans avoir à subir des checks points ou autres entraves. De plus il revient au peuple palestinien de pouvoir valoriser son patrimoine, ce qui serait notamment créateur d’emplois. Sur ce point, il existe une association palestinienne, basée près de Bethléem, qui effectue un travail persévérant et convivial : il s’agit de l’« Alternative Tourism Group », qui a contribué au livre « Palestine et Palestiniens », sorte de Guide du Routard de la Palestine. Mais, s’agissant de la visite des lieux saints en Palestine, la réalité est largement dominée par la main mise des agences israéliennes, qui intègrent en général la visite de Yad Vashem à leurs circuits. S’attaquer à ce mur est aussi un enjeu important, culturel, et en même temps économique et politique.

Un autre volet de la fonction de l’UNESCO consiste à valoriser l’animation et les échanges culturels.
En Palestine, la pratique de cet objectif signifierait d’assurer le libre déplacement des artistes, dont le rôle pour l’avenir du pays est manifeste, et de permettre à la jeunesse palestinienne et aux autres générations de circuler librement pour bénéficier d’échanges culturels avec d’autres pays. Cet autre chantier, nous le savons, se heurte à de très sérieux obstacles !
Les associations qui organisent des tournées en France de troupes de théâtre palestiniennes peuvent en témoigner, ainsi les Amis du théâtre de la Liberté de Jénine ou la Société des Amis du théâtre Al Rowwad

L’UNESCO est aussi associée à des projets de protection des minorités réprimées.
Ainsi, lors de la cérémonie de la levée du drapeau palestinien à l’UNESCO le 13 décembre à Paris, il était possible de visiter une exposition sur le rôle de l’UNESCO pour la Palestine et dont le thème de l’un des panneaux est la « Protection des moyens de subsistance et autonomisation durable des communautés rurales et de réfugiés vulnérables dans la Vallée du Jourdain, financé par le Japon, l’UNESCO, la FAO, l’UNIFEM et l’UNRWA »

Pour conclure, la reconnaissance de la Palestine par l’UNESCO est loin de présenter un intérêt purement symbolique. Sa mise en œuvre persévérante peut contribuer réellement à l’isolement grandissant de l’Etat d’Israël dans l’opinion publique internationale et à la vigueur de la résistance culturelle et politique du peuple palestinien.
Espérons qu’en 2012 des batailles seront engagées dans cette voie. L’UJFP y contribuera à sa mesure, dans le souci de démasquer l’idéologie qui guide l’actuel Etat d’Israël et de soutenir la résistance collective du peuple palestinien.

Paris, le 22 décembre 2011

PS : les photos ont été prises par des membres de l’UJFP lors de la 166ème mission (judéo-arabe) de la CCIPPP ( 23 au 31 oct 2010)

source

Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ?


vendredi 23 décembre 2011

« Malgré les pressions subies de la part des autorités afin que nous ne fassions pas cette action, nous nous sommes rendus comme prévu, chaque année, pour les fêtes de fin d’année, dans la rue Neuve, pour y mener notre action : « Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ? »

Nous y avons distribué plus de 1500 sachets contenant des tracts et des bonbons. Et nous avons ressenti que la cause palestinienne est de plus en plus partagée par les citoyens bruxellois.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la Campagne BDS « Boycott Désinvestissement et Sanctions », qui prend de plus en plus d’ampleur au niveau international. Cette campagne est une campagne non-violente et citoyenne qui souhaite s’élargir le plus possible afin d’en finir avec l’impunité et contraindre Israël à respecter le droit ! »


Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ? par mcpalestine

CAPJPO-EuroPalestine

Syrie : le porte-parole des Frères musulmans dément la revendication des attentats de Damas


samedi 24 décembre 2011, par La Rédaction

Le porte-parole des Frères musulmans Zouhair Salem a démenti samedi à l’AFP toute responsabilité de la confrérie dans les attentats suicide de vendredi, accusant le régime d’avoir « fabriqué de toute pièce » un communiqué les revendiquant au nom des Frères.
Il s’agit d’une « page fabriquée de toute pièce en notre nom sur internet », a indiqué M. Salem, réagissant à un communiqué mis en ligne sur un site se présentant comme étant celui des Frères en Syrie et qui a revendiqué au nom de la confrérie les attentats ayant fait la veille à Damas 44 morts et plus de 150 blessés.
Cela a été « orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats » de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d’opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la « responsabilité directe » des deux attentats.
« Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes », écrit le CNS dans un communiqué. Le régime « a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu’ils ne s’approchent pas des centres de sécurité », selon lui. Ce que cherche le régime avec ces attentats, c’est donner l’impression « au monde qu’il fait face à un danger venu de l’étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité », poursuit le CNS.
Le ministère syrien de l’Intérieur avait lui affirmé que « la main d’Al-Qaïda » était derrière les attentats.
Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l’arrivée d’une délégation arabe qui doit préparer la venue d’observateurs, prévue lundi.
Selon une estimation de l’ONU, la répression de la révolte en Syrie a fait au moins 5.000 morts depuis la mi-mars.

source

anniebannie : et voici la trace de la fausse page des Frères musulmans; elle remonte à un certain Emile

Lien au cache google de Ikwanbarat’s , vous pouvez lire les posts même.

https://webcache.googleusercontent.com/search?output=&sitesearch=&hl=en&q=cache%3Ahttp%3A%2F%2Fikhwan-sy.com&submit=Search+the+Web

Radio Judaïca et le CCOJB font-ils la loi à la Ville de Bruxelles ?


22 décembre 2011

Communiqué de presse du Mouvement Citoyen Palestine.

Autorisée depuis 2002, l’action des Pères Noël du Mouvement Citoyen Palestine est aujourd’hui interdite par la Ville de Bruxelles!

Cette action de Noël a lieu depuis 2002 et elle s’est toujours très bien passée, que ce soit avec la police ou avec les passants de la rue Neuve. Chaque année, nous y distribuons des tracts et des bonbons afin d’approcher les gens de manière agréable. Cette action de sensibilisation est une vraie réussite car nous touchons un public non-averti. Chaque année, depuis 9 ans, nous avons reçu beaucoup d’encouragement et de sympathie de la part du public. Nous tenons à remercier les personnes qui sont venues nous rejoindre dans cette action durant toutes ces années

Radio Judaïca et le CCOJB font-ils la loi à la Ville de Bruxelles ?

Sous l’impulsion des autorités israéliennes et de certaines organisations qui se prétendent représentatives de tous les juifs, une vaste opération de terrorisme psychologique est engagée contre ceux, y compris contre des organisations de défense des droits de l’homme, qui osent élever leur voix contre la politique du gouvernement israélien.

En effet, ce jeudi 22 décembre à 16h53, j’ai reçu un coup de fil de la police m’informant que l’action du Mouvement Citoyen Palestine « Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ? Le 23 décembre venez dire  » occupation : pas en notre nom «  » serait interdite, sans apporter aucune autre explication que le bourgmestre ne l’autorise pas (plus) ! « Or, tout acte administratif doit être formellement motivé comme le prévoit la loi du 29 juillet 1991 », nous dit notre avocat.

Le mercredi 21 décembre, Radio Judaïca, à la suite de l’intervention du CCOJB, aurait annoncé que Monsieur Thielemans avait interdit notre action du vendredi à la rue Neuve, et ceci avant même que le Mouvement Citoyen Palestine ait été informé par la police.

Radio Judaïca et le CCOJB seraient-ils ceux qui autorisent ou interdisent  les distributions de tracts et de bonbons dans la commune de Bruxelles ?
Soyons présents plus que d’habitude ce Vendredi 23 Décembre, à partir de 16h, Rue Neuve, face à l’église pour défendre le droit des Palestiniens, mais aussi notre propre liberté d’expression !

Alors que  le monde entier assiste impuissant au comportement cynique des  autorités israéliennes à l’égard des Palestiniens, les défenseurs de la cause palestinienne font l’objet, de plus en plus fréquemment, d’atteintes à la liberté d’expression.

La lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud a montré une solidarité internationale efficace et cohérente avec un peuple opprimé. C’est ce genre d’action que le peuple palestinien opprimé demande.  Depuis 2005, la société civile palestinienne, y compris les fédérations syndicales et tous les regroupements politiques syndicaux, ont été unanimes en demandant aux personnes de conscience et institutions du  monde entier, notamment les syndicats, d’approuver le BDS (Boycott Désinvestissement et Sanctions) contre Israël et de mettre en œuvre ce boycott des diverses manières, les mieux adaptées à leur contexte respectif. La campagne BDS reste le meilleur espoir de mettre fin à l’occupation et l’apartheid d’Israël, et à faire valoir l’obtention des droits reconnus par l’ONU, en particulier le droit à l’autodétermination.

La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge. Nous insistons sur le fait qu’en aucun cas la critique d’un État coupable de tant d’infractions au droit international ne peut être ainsi assimilée à un quelconque racisme.

En France, ce jeudi 15 décembre 2011, le tribunal de Mulhouse vient de relaxer douze militants poursuivis pour leur participation à la Campagne BDS.

Ils étaient poursuivis par les officines, habituelles courroies de transmission de la politique de l’Etat d’Israël, ainsi que par la LICRA, pour « discrimination et incitation à la haine et à la violence envers un groupe ou une nation » pour avoir participé à deux actions de boycott de produits israéliens dans le magasin Carrefour Illzach. Ces associations viennent toutes d’être déboutées par la justice française !

Chacune de nos actions se veut pacifique. Nous portons nos tee-shirts verts (sur lesquels figurent l’inscription “Boycott Israël/Palestine Vivra”), des bonnets « Père Noël » rouges, nous distribuons nos tracts en parlant aux gens et leur souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année. Tout se fait dans le calme, nous ne constituons certainement pas une menace pour la sécurité.

Nos actions vont perdurer jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux résolutions des Nations Unies et respecte les droits internationaux et humanitaires.

Face à cette atteinte claire à la liberté d’expression, nous invitons tous les citoyens épris de justice à envoyer des mails, fax, coups de fil de protestation aux personnes suivantes :

Freddy Thielemans
Bourgmestre de la Ville de Bruxelles.
Tél. : 02 279 50 10
Fax : 02 279 50 21
freddy.thielemans@brucity.be

Faouzia Hariche
Echevine de l’Instruction publique et de la Jeunesse de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 49 10
Fax : 02 279 49 21
faouzia.hariche@brucity.be

Philippe Close
Echevin du Tourisme et du Personnel de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 47 40
Fax : 02 279 47 49
philippe.close@brucity.be

Mohamed Ouriaghli
Echevin des Propriétés communales et du Parc automobile de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 41 30
Fax : 02 279 41 39
Mohamed.Ouriaghli@brucity.be

Christian Ceux
Echevin de l’Urbanisme et de la Mobilité de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 45 10
Fax : 02 279 45 21
cabinet.ch.ceux@brucity.be

Karine Lalieux
Echevine de la Propreté publique et de l’Informatique
Tél. : 02 279 48 50
Fax : 02 279 48 59
Kabinet.k.lalieux@brucity.be

Chantal Noël
Echevine de la Famille, de la Petite enfance, des Crèches et des Cultes de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 50 60
Fax : 02 279 50 62
cabinet.chantal.noel@brucity.be

Ahmed El Ktibi
Echevin des Travaux publics, de la Participation et de l’Egalité des chances de la Ville de Bruxelles

Tél. : 02 279 48 10
Fax : 02 279 48 29
cabinet.a.elktibi@brucity.be

Bertin Mampaka
Echevin des Sports, des Espaces verts, de l’Environnement, de la Solidarité internationale et de l’Equipement communal
Tél. : 02 279 47 10
Fax : 02 279 47 22
bertin.mampaka@brucity.be

Jean De Hertog
Echevin de l’Economie, du Commerce, de la Centrale d’achats et des Affaires flamandes de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 44 10
Fax : 02 279 44 09
Kabinet.Jean.DeHertog@brucity.be

Hamza Fassi-Fihri
Echevin de la Culture, de l’Emploi, de la Formation et de l’Etat civil de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 47 51
Fax : 02 279 47 59
hamza.fassi-fihri@brucity.be

Nous invitons ces élus à faire preuve de sagesse et de justesse en intervenant au plus vite, pour sauver l’expression démocratique dans la commune de Bruxelles.

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations :

Contact presse : Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine

0486/703.215

 

Paix,Peace, Pace, Salam, Paz, Shalom, Vrede… À vous.

 

En quoi consiste le boycott?

Quand nous parlons de boycott, nous parlons en fait de BDS :Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

Boycott : c’est un appel à tous les consommateurs et consommatrices du monde entier pour qu’ils s’abstiennent d’acheter :

les produits en provenance d’Israël et/ou des colonies établies en Cisjordanie occupée;

les produits des compagnies qui soutiennent activement Israël par leurs      investissements ou leurs actions de lobbying en sa faveur dans divers pays.

Ce boycott s’applique aussi aux biens culturels (livres, films, etc.) aux événements internationaux (expositions, foires, etc.) et aux compétitions sportives.

Désinvestissement : c’est un  appel à tous les investisseurs,  petits et grands pour qu’ils cessent d’investir dans tout ce qui peut, par la suite, contribuer au développement d’Israël sous quelque forme que ce soit : fonds de retraite, actions boursières, etc. et qu’ils retirent les investissements déjà effectués.

Sanctions : c’est un appel à tous les pays pour que des sanctions internationales   soient appliquées contre Israël (comme dans le cas de l’Afrique du Sud) :

§ cessations de relations diplomatiques,

§ annulation d’accords commerciaux et de libre-échange.

le boycott des produits Israélien :

c’est refuser de financer l’occupation des territoires palestiniens

c’est rendre Israël moins compétitif sur la scène internationale

c’est l’obliger à se soumettre au droit international c’est lui imposer d’accepter le droit du peuple palestinien à s’autodéterminer et à vivre dans un Etat viable

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Le 23 décembre venez dire  » occupation : pas en notre nom « 

Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ?

Action symbolique de 16h30 à 18h00,

devant l’église située dans la rue Neuve à Bruxelles

Nous y distribuerons des tracts et des bonbons afin d’approcher les gens de manière agréable.

Rejoignez-nous, vêtu(e) de rouge comme le père Noël.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements : 0476/841.969

Le grand leader est mort vive le grand leader 22 décembre 2011


 

Posted by kokomag in Edito – KoKomaG.

Camarade, tu as devant ton écran la dernière émission de l’année 2011 de kokomag, magazine virtuel de la tout aussi virtuelle organisation communiste SPECTRE.
En ce jour de grève générale des services publics, il t’indique bénévolement la voie juste qui te mènera jusqu’au communisme !

D’ici là médite en cette période de fête la maxime révolutionnaire du théatre du splendid :

Parfois, le chemin est dur” (Pierre Mortez in “le père noel est une ordure” 1979)

Le grand leader est mort vive le grand leader

Kim Yong oun, le “jeune général” succède à son regretté père , notre “cheerleader” Kim Young Il

Camarade !
Nos yeux sont embués de larmes et notre coeur est rempli de tristesse. Sur le mont sacré Paektu la glace du lac Chon s’est brisée d’un coup en même temps qu’une tempête de neige rugissante se mit à faire rage,  tandis que mardi le soleil s’élevait et laissant apparaître dans la neige  de la toujours céleste écriture de notre regretté “cheeleader” : “mont Paektu montagne sacrée de la Révolution”.
http://www.kcna.co.jp/item/2011/201112/news21/20111221-49ee.html
C’est la démonstration indubitable de la vérité ontologique et naturelle de la dialectique matérialiste marxiste léniniste, admirablement  synthétisée par l’idéologie Juche. la contradiction est non seulement la loi du changement social mais également celle de la nature la nature car “tout ce qui est matériel est réel et tout ce qui est réel est matériel” comme disait notre manuel de marxisme-léninisme-kimillsoungisme.

 

La république populaire et démocratique de Corée, dernier bastion d’un communisme façon “petit père des peuples”  pur et dur édition 1953 est aujourd’hui un modèle bien oublié.  Sauf par le PTB et son mouvement de jeune Comac seul mouvement a avoir officiellement adressé ses condoléances par l’intermédiaire de son internationale, fidèle pour une fois à la mémoire de leur propre timonier feu LudoamamadadaMartens :
http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/mediatheek/programmas/terzake/2.19117/2.19118/1.1180428
http://www.wfdy.org/2011/12/20/wfdy-message-of-condolences-on-demise-of-comrade-kim-jong-ill/

Pourtant, ce modèle de communisme réel et rationnel laisse encore une grande impression sur les parlementaires belges de tout bord qui eurent l’immense privilège de visiter ce riant pays. Voir ou revoir : http://youtu.be/pw1NMVQO8UU

Alors que nombre de camarades ont soit cédé aux sirènes du révisionnisme ou ont carrément capitulé devant l’ennemi de classe, la RPDC continue à rester fidèle à la tactique de l’antagonisme irrémédiable entre une nation guidée par la lumière éclatante du marxisme léninisme et les gouvernements  fantoches aux ordres des Etats-Unis et de leurs alliés impérialo-fascistes japonais. Cette lutte nécéssaire n’est cependant pas toujours facile à faire admettre à certains éléments du peuple coréen, Pour faire face à ces difficultés, la République Populaire Démocratique de Corée s’est dotée de structures de rééducation étendues et d’une législation adaptée en matière de contrôle des influences extérieures. comme ici dans la superbe région de Yodok :
http://www.amnesty.be/doc/s-informer/actualites-2/article/coree-du-nord-des-images-satellite

Pourtant, malgré la justesse de l’idéologie du juche, les traîtres restent encore nombreux, tel l’ex-camarade Hwang JanghipYop, principal théoricien du juche ayant fait défection vers Séoul en 1997 ou même Kim Jongnot in myNam, propre frère du “jeune général” qui avait été arrêté au japon sous un faux passeport en tentant d’entrer dans…Disneyland Tokyo.

Devant cette recrudescence de la lutte des classes au sein même du parti et de la famille de notre “cheerleader”, il faudra beaucoup de force et de ténacité au “jeune généralKim Jongun, dos, tres…”  pour maintenir fermement l’esprit du Juche et du Songun.

Heureusement, il reste l’armée invincible du peuple coréen avec :

– ses 1 106 000 soldats du peuple sous les armes et ses 8 000 000 de réservistes.
– son programme nucléaire en panne depuis de longues années et incapable de réaliser de manière convaincante le boum de l’ atome (sur le chant des Dupond Dupont “boum quand le neutron fait boum c’est fini les surboums où alors seulement sous la terre…”) mais qui essaye encore…
– ses missiles de “croisière s’amuse”  dont la zone d’essais se situe au dessus de l’archipel nippon, et dont les éléments balistiques font la terreur des ours blancs d’Alaska.
– son aviation qui se couvrit de gloire durant la guerre de Corée, à l’époque la plus moderne du monde avec le glorieux Mig 15, avantageusement remplacé par des Mig 23 et 29 depuis.
– son océan (3500 tank ho de profondeur) de char de combat dont encore le fameux T 62 modifié Ch’ŏnma-ho
– ses 46 000 marins tous excellents nageurs et  secouristes brevetés comme le savent tous les marins sécessionnistes sud coréen.

Et surtout, mais alors là surtout, son traité de soutien militaire avec la République Populaire de Chine en cas d’attaque visant sa souveraineté….

Devant cette puissance populaire unie en un même élan patriotique unanime, les “tigres de papier” que sont les puissances militaires occidentales (incapables de venir à bout de quelques afghans barbus armés de kalachnikov locales pourries) sont tenues fermement à distance. Pourtant, malgré ses réussites éclatantes, notamment dans la lutte contre l’obésité, signe inéluctable de l’effondrement moral de l’Occident capitaliste, le modèle nord coréen suscite encore la méfiance, au mieux un regard amusé de la part du reste du mouvement communiste… Il a pourtant été le premier à comprendre le caractère fallacieux et non naturel de l’éclairage nocturne ce qui fait de la République Populaire Démocratique de Corée un leader en matière d’économie d’énergie.

Devant cet exemple vivant du paradis Orwellien, le doute n’est pas permis ! (au cas improbable où il en subsisterait, ne fut-ce qu’à un niveau homéopathique, nous avons mentionné supra les facilités de rééducation existantes et toujours accessibles par le transsibérien avec escale à Beijing…).
Le communisme authentique reste pour la République Populaire Démocratique de Corée comme pour le reste du monde, la seule voie !
…mais “parfois, le chemin est dur !”

A l’année prochaine !
Merry xmarx et happy New Leader !

Vlad et Ernest, pom pom bolchevistes

Au Caire, 55 minutes chez les moukhabarat


Le Point.fr – Publié le 18/12/2011 à 07:34 – Modifié le 18/12/2011 à 09:36

Notre envoyé spécial au Caire a été arrêté près de la place Tahrir et soumis à un interrogatoire par les sbires du régime. Récit d’une heure interminable.

Un manifestant, samedi 17 décembre, avenue Qasr al-Eini au Caire.Un manifestant, samedi 17 décembre, avenue Qasr al-Eini au Caire. © Keystone / Rex/Sipa

C’est long, une heure. Surtout quand on ne contrôle rien.

Je comptais approcher les manifestations par le sud de l’avenue Qasr al-Eini, principal théâtre des affrontements hier. Au Caire, tout change en quelques mètres et quelques instants. Il faut se déplacer prudemment. Les autorités sont parfois des alliées, parfois des ennemies ; les civils, parfois des ennemis, parfois des alliés.

14 h 45. Je bute sur un solide barrage. Des chevaux de frise, des barbelés, des dizaines de militaires bloquent l’avenue. Impossible de passer. Je tourne à droite, marche cinquante mètres quand un moukhabarat me rattrape. Un moukhabarat, littéralement « informateur », est un membre des services de renseignements. Par dizaines de milliers, ils forment une police politique implacable. Il leur suffit de montrer une carte pour faire taire n’importe quel Égyptien.
Dernière tentative

La première fois que j’ai vu la situation se renverser, c’était en février, au Caire. Des moukhabarat, après m’avoir – encore – arrêté, m’avaient escorté hors du centre-ville. Un comité populaire nous avait stoppés. Des gens simples qui protégeaient leurs quartiers contre les criminels que Moubarak avait fait sortir des prisons. Ces gens simples ont donné des ordres à leurs maîtres. Comme une formule magique qui ne marche plus, les moukhabarat agitaient leurs cartes, criaient fort, mais ne contrôlaient plus rien. Ils ont dû fuir face à la colère de la population. Leur pouvoir immense s’évanouissait, soudain. Ils avaient peur. Peut-être se souviennent-ils de ce moment, à présent. Et peut-être se raidissent-ils dans une dernière tentative pour sauver leur pouvoir.

L’agent en civil me serre le bras, inutilement : je ne compte pas m’échapper. Le problème des moukhabarat, c’est qu’ils sont aussi implacables que compétents. En admettant que j’arrive à m’enfuir, je n’irai pas très loin. Sans un mot, il me ramène au barrage. Nous le franchissons.
Commune policière

Je rentre maintenant dans une industrie policière immense et puissante contre laquelle, seul, on ne peut rien. C’est pour cela que le soulèvement de février a été si gigantesque : il n’avait pas le choix. Il lui fallait être, littéralement, énorme. C’était la masse du régime contre la masse populaire.

L’endroit dans lequel je me trouve maintenant, entre deux barrages de l’avenue Qasr al-Eini, est pour un temps une survivance de l’ancien régime, une sorte de commune policière où règnent des centaines de militaires, de flics et de moukhabarat. C’est comme si on m’avait jeté dans un fleuve dont le courant accélère sans cesse. La seule chose que je puisse faire, c’est surnager. Ça vaut bien une cigarette. Je l’allume face au doux soleil de décembre pendant que mon moukhabarat parle avec un supérieur, un grand costaud avec un imper très Stasi.
« Je suis journaliste, c’est mon métier »

Il m’accuse : « Je t’ai vu à la manifestation hier. Tu étais devant le parlement. Tu prenais des photos. » « Bien sûr que je prenais des photos ! Je suis journaliste. C’est mon métier. » « Tes papiers ! » Je leur fourre sous le nez mon passeport et mon accréditation égyptienne. Répondre aux questions, montrer mes papiers et attendre seront mes principales activités pendant les trois prochains quarts d’heure. C’est ça, la vie, dans une commune policière.

Je remonte l’avenue Qasr al-Eini de militaire en policier, en moukhabarat, en militaire encore, en moukhabarat enfin. Sur le chemin, j’ai une vue imprenable sur le chaos laissé par les affrontements de vendredi. L’avenue semble avoir subi un tremblement de terre. Des pierres jonchent le sol, des morceaux de verre, restes d’incendies, brûlures d’asphalte. Des petits balayeurs s’affairent.
Occuper le terrain

J’aboutis devant le Majlis al-Choura, la chambre haute, l’équivalent du Sénat. C’est la mairie de cette commune policière. Les moukhabarat me font poireauter devant la grille. Ils me posent de vagues questions, j’y réponds vaguement. Nous sommes à deux cents mètres de Tahrir. La clameur des manifestants résonne. Ils sont si près ! En choeur, ils crient : « Le peuple veut la chute du maréchal. » En face, un camion approche. Dans la benne, d’énormes blocs de béton. Ils vont barricader Qasr al-Eini. Le régime est dirigé par le CSFA, Conseil supérieur des forces armées. Aux émeutes, ces militaires donnent une réponse de militaires : ils prennent les rues les unes après les autres, tiennent position, établissent des défenses et recommencent le lendemain. Ils occupent le terrain. C’est net, pas sans bavures.

J’attends, encore. Les militaires vont et viennent sans cesse tandis que les moukhabarat fument des clopes en se grattant les couilles. Ils sont entre eux.
Jolis tableaux, traces de sang

On me demande de franchir la grille. Le courant dans lequel je suis pris s’accélère ; je surnage toujours. Mon sac et moi sommes fouillés minutieusement. Les informateurs sont surpris de ne pas trouver d’appareil photo. Une pierre jetée hier du haut du parlement a eu raison de lui. Je pense « beau boulot, les gars », mais je préfère me taire.

J’entre dans le sénat après une énième série de questions. Le courant se fait plus fort. Je surnage toujours. C’est un beau bâtiment dont je ne verrai que les couloirs. La décoration est sobre, mais élégante. Des pilastres finement dorés montent jusqu’au plafond, dix mètres plus haut. Aux murs de pierre, de jolis tableaux. Sur le sol de marbre, des traces de sang. Des gouttes, des traînées de sang, sur ce sol de marbre.

Les habitants de cette commune policière ont transformé le sénat en kommandantur. On suit les traînées de sang dans le couloir. À un embranchement, elles se divisent. On prend la traînée de droite.
Ils veulent me faire peur

Tahrir est loin, soudain. Les seules clameurs que j’entends sont des hurlements. On s’approche. J’entends des coups, maintenant. Au bout d’un nouveau couloir, deux ou trois types se font tabasser. Derrière moi, un candidat au passage à tabac vient d’arriver. Il est déjà bien amoché. Il tremble. Il a peur. On le pousse au bout du couloir. Il se joint aux autres hurlements. Cette fois-ci, je suis dans les rapides. Je surnage à peine. Ça vient de commencer.

À quoi on pense, dans ces moments-là ? Au présent. Pas à ce qui peut arriver, pourrait arriver. Ils veulent me faire peur. Oui, je pense que j’ai peur, mais je ne veux pas le montrer. Alors, je ne ressens rien, sauf mon coeur qui bat, très fort. Même si, dans cinq minutes, je me fais tabasser, j’ai encore largement le temps d’être fier. C’est long, cinq minutes. Surtout quand on ne contrôle rien. Je m’adosse au mur, négligemment, pendant que le couloir hurle des cris et des coups. En face de moi, un moukhabarat me surveille. Du coin de l’oeil, il regarde si je flanche.
Je ne pense à rien

À quoi pense-t-il, à ce moment-là ? A-t-il conscience d’être un bourreau ? Non, sûrement : moi-même, je m’habitue déjà aux cris et aux coups. Ils semblent s’éloigner – alors que la bastonnade continue, toujours aussi fort. On s’y fait. Deux agents passent devant moi en traînant un type tabassé. Je le regarde et ne pense à rien. Ce moukhabarat doit avoir une quarantaine d’années, dont une vingtaine en tant que bourreau. Il allume une clope, le plus naturellement du monde. Je bois une rasade d’eau, le plus naturellement du monde.

Voici venir le chef. Un vieux beau d’une soixantaine d’années, rasé de près, élégant dans son costume parfaitement taillé. C’est le maire de la commune policière. Il fume et me pose des questions en anglais. Les habituelles – ce que je fais, ce que j’ai fait hier -, puis les autres. C’est quoi ces cartes de visite de membres du parti al-Nour ? Du parti des Frères ? Du Wasat ? « Je suis journaliste, je couvre les élections égyptiennes. Je parle à tout le monde. » Il hausse la voix et son air poli et ennuyé semble dire : « Ces cris ! N’est-ce pas irritant ? » Il me couvre de questions : Où j’habite ? Qui je connais ? D’où je viens ? Je réponds. Il est aussi courtois que ses agents sont brutaux.
« Bienvenue en Égypte »

Le couloir continue à hurler. Il sourit et avertit : « Vous savez, je vous conseille vraiment d’éviter les points chauds. Les gens peuvent être dangereux… » Le couloir hurle encore. Je souris et réponds : « Je comprends, mais que voulez-vous, c’est mon métier. » Je fais une bataille de sourires avec le chef des moukhabarat dans un interrogatoire au sénat transformé en kommandantur et, à côté de moi, des types se font tabasser. Je surnage avec ça, ce brin de fierté. C’est ce que j’ai pour l’instant. Si je me fais tabasser, je trouverai autre chose. Le chef me rend les papiers : « Merci, bienvenue en Égypte ! »

Il fait demi-tour. Une chose dénote dans son costume élégant : un mouchoir s’accroche au talon de sa chaussure gauche, comme le sparadrap du capitaine Haddock. C’est le sang : ça colle.

Je sors du sénat. Il fait toujours aussi beau. Le moukhabarat m’envoie vers une sortie. Je franchis les barbelés escorté d’un soldat. Il est 15 h 50. Je suis dehors. Je suis sorti de la commune policière, je suis sorti des rapides.

J’allume une cigarette. Je rejoins les manifestants, place Tahrir.

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