Accouchements aux checkpoints, Nakba(s): mensonges?


Après les manifestations de type “théâtrales”,  “Checkpoint”,  à Bruxelles, en mars 2011, visant à reproduire des barrages israéliens à  l’encontre de Palestiniens et “Nakba”, la catastrophe en mai 1948 pour les Palestiniens, à Ittre et Nivelles en mai 2011 – qui n’avaient d’autre but que d’informer la population – les membres des organisations de ces scènes de rue (Groupe Paix Juste au Proche Orient ou Egalité, pour ne citer qu’eux) ont eu droit à toutes les accusations d’antisémitisme,  d’incitations à la haine raciale de la part du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), par la voix de Monsieur Joël Rubinfeld et de leurs fidèles acolytes:  Madame Ries (tissu de mensonges),  Madame Isabelle Durant (par la voix de Radio Judaïca), Monsieur Deleuze (ce boycott aux relents nauséabonds) et son associé (des “bouffeurs de Juifs” et autres joyeusetés), par la voix du CCLJ  (Centre Communautaire Laïc Juif).

J’invite toutes ces personnes à visionner cette vidéo (non récente)  d’une femme palestinienne qui accouche au checkpoint de Kalandia en Cisjordanie.  Et pour les esprits chagrins qui déclareraient que tout ceci n’est qu’une odieuse simulation ou mise en scène pour salir la vertueuse démocratie qu’est Israël, je les invite à la lecture des  études publiées par “The Lancet”, sur recommandation de l’INRIN, un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations-Unies concernant la santé publique en Palestine Occupée .

“…Halla Shoaibi, de l’université américaine d’Ann Arbor, estime que dans la période qu’elle a étudiée (2000-2007), 10% de Palestiniennes enceintes ont été retenues à des points de contrôle alors qu’elles se rendaient à l’hôpital pour accoucher. Cela s’est notamment traduit par une augmentation considérable du nombre de naissances à domicile, les femmes préférant éviter les déplacements routiers pendant l’accouchement de crainte de ne pas arriver à l’hôpital à temps…

Les craintes de ces femmes sont justifiées. Mme Shoaibi indique que 69 bébés sont nés à des points de contrôle au cours de ces sept dernières années. Trente-cinq bébés et cinq mères sont décédés, un résultat qu’elle assimile à un crime contre l’humanité…” (extrait de l’article d’Europalestine, adresse ci-dessous)

La video et extraits de “The Lancet”, sur le blog CAPJPO, Europalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article6832
Source : http://www.thelancet.com/health-in-the-occupied-palestinian-territory-2011 – voir : « childbirth at checkpoints »

Qalandia Checkpoint
http://steinhardt.nyu.edu/scmsAdmin/uploads/006/277/TawilSouri-QalandiaNonPlace.pdf

Se faire insulter par Israël et ses sympathisants lorsque l’on veut simplement dénoncer l’innommable et hurler la vérité, volontairement occultée,  s’apparente  à un réel compliment.

Bien à vous,

MP

INTERVIEW – Opposant syrien historique, Michel Kilo, appelle les «comités de base» à prendre le pouvoir et se méfie des soldats déserteurs.


anniebannie : d’accord pour la société civile, mais celle-ci a besoin de l’armée libre pour la défendre devant des brutes sans pitié

Kilo: «C’est à la société civile de renverser Assad»

Par Pierre Prier Mis à jour le 17/01/2012 à 22:43 | publié le 17/01/2012 à 19:27 Réactions (58)

L'opposant Michel Kilo, mardi, à son domicile parisien.
L’opposant Michel Kilo, mardi, à son domicile parisien. Crédits photo : Lucien Lung/Lucien Lung

LE FIGARO – L’opposition syrienne paraît divisée. Comment y remédier?

MICHEL KILO  – Il y a le mouvement populaire, qui est proche des intellectuels, et l’opposition des partis organisés, comme le Conseil national syrien à l’extérieur ou le Comité national de coordination (CNC) à l’intérieur. Mais ces formations ont toujours été en retard sur le mouvement historique du peuple.

Que pensez-vous de l’annonce de la création d’un Conseil militaire, dirigé par le général déserteur Moustapha al-Cheikh?

Avec quelques milliers de soldats, qui ne constituent pas une armée, il veut s’attaquer à une armée de 400.000 soldats! Il va plonger le pays dans un chaos sans fin. C’est de la folie. Protéger les civils, d’accord. Mais on ne peut pas créer l’illusion d’une guerre contre le régime. Et puis nous ne voulons pas, après la victoire, être à nouveau gouvernés par des militaires. Les militaires doivent obéir aux politiques.

Alors, quelle est la solution?

On ne peut pas se contenter de dire qu’on veut faire tomber le régime. Il faut dire comment. Au début, nous, les intellectuels, nous avons proposé le dialogue national.

Le dialogue avec qui?

Avec tout le monde, même avec le régime. Le but était de gagner à notre cause de nouvelles couches de la population. Bien sûr, le régime aurait refusé de céder. Mais c’était justement le but: montrer aux indécis qu’il y avait une solution politique et que le régime la refusait. À ce moment-là, descendre dans la rue était légitime.

Est-on maintenant dans une impasse?

Oui. Le régime ne peut pas obliger les manifestants à quitter la rue, et les manifestants ne peuvent pas faire tomber le régime. Ses récents discours montrent que Bachar el-Assad est un homme désespéré. Tout ce qu’il promet, c’est une «guerre contre le terrorisme» avec laquelle il croit obtenir le soutien de l’Occident, ou lui faire peur. Mais c’est une idée fausse. À Homs, le cœur de la rébellion, il n’y a aucun islamiste dans le comité qui dirige la révolution. Maintenant, je crois que Bachar el-Assad veut régionaliser le conflit: faire appel à l’Iran et au Hezbollah, des Irakiens, et menacer les pays du Golfe d’une guerre longue.

Que proposez-vous?

Les révolutionnaires sont en train de mieux organiser les forces populaires, de convaincre les couches neutres de participer au mouvement. Ils poussent maintenant à la formation de comités de base partout dans le pays. Ce sont eux qui formeront le futur gouvernement de la Syrie, avec le CNS ou les partis de l’intérieur. En Europe, dans les pays de l’Est, ce sont les intellectuels, la société civile qui ont renversé les dictatures. Nous avons lutté pendant 50 ans contre le régime. La plupart des gens du CNS vivent à l’extérieur depuis longtemps, ils étaient presque inconnus du peuple.

Le peuple syrien peut-il tenir encore longtemps?

Jusqu’à la fin de l’histoire. J’ai posé la question à des personnes à Deraa. Elles m’ont répondu: «Nous n’avons pas le courage d’arrêter.» S’ils arrêtent, la répression sera comparable à celle qui s’est abattue sur Hama en 1982, où il y a eu 46.000 morts.

Le départ de Bachar el-Assad est-il inévitable?

Il est nécessaire pour trouver une solution.

Vous allez renter en Syrie. N’est-ce pas dangereux?

En Syrie, des gens meurent tous les jours pour la liberté. Il est honteux d’avoir peur.