Pourquoi même à l’étranger les Syriens ont de quoi avoir peur


A une manif pour la Syrie ce soir, une camarade s’étonnait du petit nombre de Syriens présents. Il faut dire qu’ils ne sont pas si nombreux en Belgique, mais en outre, ils ont tout à craindre des représailles du régime contre leurs proches restés au pays.

Voici la photo de la maman (à d.) et d’une parente de Malek Jandali,  musicien syrien de talent exilé aux USA,  qui avait eu l’outrecuidance de participer à une manif et de jouer Watani Ana.

Moi aussi, j’hésiterais à me faire connaître

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http://www.youtube.com/watch?v=7qAKZ-Avn4I
Malek Jandali, le pianiste de la révolution syrienne

« Watani Ana », c’est à dire « Ma patrie », c’est le titre de cette chanson composée par le pianiste syrien Malek Jandali, en soutien aux revendications des opposants au régime de Bachar al-Assad.

Né en Allemagne, ce talentueux compositeur de 39 ans a grandi à Homs. Et il vit aujourd’hui aux Etats-Unis, où il affiche ouvertement son soutien au mouvement de contestation qui secoue la Syrie depuis plus de 10 mois.

En juillet dernier, il avait ainsi donné un concert à Washington, près de la Maison-Blanche, lors d’un rassemblement organisé en solidarité avec l’opposition syrienne. Mais même s’il vit à l’abri de la répression aux États-Unis, Malek Jandali est tout de même visé par l’appareil répressif de Damas.

Quelques jours après son concert dans la capitale américaine, ses parents, qui vivent à Homs, auraient en effet été violemment agressés par les forces de sécurité. Les photos de ses parents se trouvent sur la page Facebook de l’artiste.

Malgré les menaces, Malek Jandali continue de militer en faveur d’une Syrie libre en organisant des concerts, ou en participant à des campagnes de collecte de fonds pour soutenir la population locale.

Et le pianiste engagé s’apprête à sortir un nouvel album intitulé « Emessa » dédié à la révolution syrienne et en particulier à sa ville de Homs, bastion de la contestation particulièrement touché par les violences qui sévissent à travers le pays.

Chroniques de la révolution égyptienne, le 28 février


Alaa El Aswany (EGY) – MA 28.02 – 20:30

Une rencontre littéraire exceptionnelle, Alaa El Aswany, auteur de L’Immeuble Yacoubian et de Chicago sera présent aux halles. Réservez dès maintenant!

Observateur et acteur très engagé dans les bouleversements actuels dont ses romans faisaient pressentir l’urgence, Alaa El Aswany propose 50 chroniques écrites avant, pendant et après le séisme de la révolution égyptienne. L’écrivain si jovial, si compréhensif et si plein d’empathie avec les autres, se montre inflexible dès qu’il s’en prend aux forces qui oppriment son pays. Instantanés de la réalité, ces 50 chroniques s’emparent d’une anecdote ou d’un fait divers, développent une argumentation et finissent toujours par conclure: « La démocratie est la solution ». Alaa El Aswany est également l’invité de la Foire du Livre de Bruxelles.

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Hébron, l’autre front


Un jeune militant palestinien Fadi Quran, diplômé de Stanford University, est arrosé de poivre dans le visage, attaqué et arrêté par les forces israéliennes lors d’une manif demandant la réouverture d’une voie importante pour les Palestiniens dans la ville de Hébron.