Le Crif ordonne la censure, l’université Paris 8 obéit


20 février 2012

2emq3ra
Julien Salingue, membre fondateur du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, réagit à la décision de l’université Paris 8 de retirer son autorisation  au colloque «Israël, un État d’apartheid?» prévu les 27 et 28 février prochains et auquel il devait participer: «Comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions» du Conseil représentatif des institutions juives de France.

———–

Dans un courrier daté du 17 février 2012, le président de l’université Paris 8 a informé les organisateurs du colloque «Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international: Israël, un État d’apartheid?», prévu les 27 et 28 février prochains, qu’il retirait l’autorisation qu’il avait accordée à cette initiative.

Prétextant de possibles «troubles à l’ordre public», la direction de l’université a donc décidé d’annuler deux journées de conférences-débats réunissant des spécialistes venus, entre autres, de France, d’Italie, de Belgique et de Grande-Bretagne. Universitaires, journalistes, membres du Tribunal Russel sur la Palestine… n’ont donc pas droit de cité à Paris 8, héritière de l’université de Vincennes. Les fondateurs de cette dernière apprécieront. Michel Foucault et Gilles Deleuze doivent se retourner dans leur tombe.

Cette décision a de quoi surprendre ceux qui, comme moi, ont suivi de près l’organisation du colloque. L’université avait en effet non seulement accordé son autorisation mais également soutenu l’initiative en lui attribuant un financement du Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE). Le programme et les intervenants du colloque étaient alors connus. Que s’est-il passé depuis?

Il y a 3 jours, le Crif publiait sur son site un «communiqué» dans lequel il dénonçait l’organisation du colloque. Invoquant la «provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse», le Crif demandait la censure du colloque, diffamant au passage l’un des intervenants, Omar Barghouti, en affirmant que «les thèses prônées par ce dernier ont été jugées à plusieurs reprises comme constituant un délit de provocation à la discrimination précitée», alors que Barghouti n’a jamais été condamné.

Le CRIF ne se contentait pas d’appeler à la censure, mais menaçait: «De par sa nature, ce colloque pourrait être susceptible de provoquer des troubles manifestes à l’ordre public».

Comme l’an passé à l’ENS, certains «amis d’Israël» ont donc décidé d’exercer des pressions sur une institution universitaire, foulant au pied la liberté d’expression et les libertés académiques. De toute évidence, le débat n’est pas le point fort du Crif et de ses affidés, pour qui certaines questions ne méritent même pas d’être posées dans l’espace public.

Suite

Pour Khader Adnan


Le Palestinien Khader Adnan (33 ans) a été arrêté de force le 17 décembre 2011. Les autorités israéliennes ont décrété une ordonnance de détention administrative de 4 mois sans accusations formelles et sans procès. L’appel contre sa détention administrative a été rejetée par un tribunal militaire israélien le 13 Février.

Depuis son arrestation, Khader refuse tout alimentaire et traitement médical pour protester contre les mauvais traitements, la torture et la privation, jusqu’à ce qu’il soit libéré. Aujourd’hui il commence son 65ème jour, un jour pour chaque année de l’occupation de la Palestine.

Après 65 jours de grève de faim Khader Adnan est dans le coma, et le risque de subir une crise cardiaque ou une défaillance d’organes totale est immense.

Violation 4ème Convention de Genève

Les autorités militaires israéliennes gardent systématiquement les civils palestiniens en détention administrative pendant 6 mois, renouvelable pour une durée illimitée et sans aucune accusation formelle ou procès. Cette pratique signifie une violation de la 4ème Convention de Genève. À ce moment plus de 4200 palestiniens sont emprisonnés pour “des raisons de sécurité”, dont 315 en détention administrative.

Agir maintenant!

L’UE et ses États membres doivent appeler Israël à libérer immédiatement tous les prisonniers en détention administrative et à adopter les règlements militaires relatifs à la détention administrative, conformément aux critères internationaux.

Vu l’urgence de la situation de Khader Adnan, nous demandons une action immédiate de la Belgique pour sauver la vie de Khader. Nous demandons que la Belgique fasse pression sur Israël pour mettre fin à sa détention arbitraire avant qu’il ne soit trop tard.

RDV sur les marches de la Bourse ce vendredi 24 février à 17h30.

Syrie – Initiative à l’ULB 21 février à 18h00


La section Histoire et Cultures et l’Institut d’Etudes Européennes vous invitent à la

Rencontre/débat avec Ali Atassi et Hassan Abbas autour de la révolution syrienne.

La rencontre/débat se tiendra à l’IEE au 39 avenue F.D. Roosevelt à la salle SPAAK

Le 21/02/2012 de 18h à 20h

Réservation et inscription au plus tard le 18/02/2012 sur le site web de l’IEE-ULB, section Evènements

 http://www.iee-ulb.eu/events

 

Ali Atassi est journaliste et cinéaste syrien, activiste des droits de l’homme. Son documentaire sur le dissident Riad al Turk  « Ibn al ‘Am » (2001) (Le Cousin) est la seule trace visuelle du printemps de Damas (2000) férocement réprimé par le régime. Son documentaire « En attendant Abou Zayd » (2010) a reçu au Festival International du Documentaire à Marseille les prix Georges de Beauregard International, et des Médiathèques. Ali Atassi, vit et travaille à Beyrouth.

Hassan Abbas est Professeur et chercheur à l’Institut Français du Proche-Orient à Damas où il a été responsable des activités culturelles de 1992 à 2007. Il est co-fondateur et membre de direction de « l’Association des droits de l’homme en Syrie ». Auteur et traducteur, Hassan Abbas enseigne également les théories de la critique littéraire à l’Institut supérieur d’études théâtrales de Damas.

Twitter Censure des Comptes Non Favorables à Nicolas Sarkozy


Dans un mouvement sans précédent en France, le réseau Twitter a suspendu quatre comptes d’utilisateurs Twitter entre le 16 et le 18 février 2012. Le point commun de ces comptes est leur caractère parodique et caricatural de la campagne présidentielle du Président sortant Nicolas Sarkozy. Internet Sans Frontières est préoccupée par la censure politique opérée par ce réseau social à moins de 62 jours de l’élection présidentielle française.

Cache du compte Parodique @_nicolassarkozy avec sa mention de caricature

Cache du compte Parodique @_nicolassarkozy avec sa mention de caricature

Cette évidente  censure du plus grand réseau social de microbbloging quelques heures après la création d’un compte officiel Nicolas Sarkozy inquiète Internet Sans Frontières et la communauté de défense de la liberté d’expression en ligne en France. La création  d’un compte officiel de Nicolas Sarkozy sur cet espace ne devrait aucunement signifier mise à mort de tous les comptes twitter qui critiquent, carricaturent ou parodient la campagne ou la personne du Président de la République.

Une chose est certaine, le processus de certification d’un compte sur Twitter suppose une rencontre, un échange pour la vérification entre les membres de la société Twitter et la personne ou l’équipe proche de la personne dont le compte est certifié.

Le 15 février, le compte officiel et certifié sur Twitter de Nicolas Sarkozy était créé quelques heures avant sa déclaration de candidature. Le 16 février, Twitter censurait le compte @_nicolassarkozy. Ce compte parodique existait depuis  septembre 2010. Son caractère parodique était inéquivoque. Il ne violait donc pas les conditions générales d’utilisation de Twitter, qui précisent qu’en cas de compte parodique, lamention précisant le caractère caricatural ou parodique du compte doivent figurer dans l’intitulé de celui-ci. Les archives récupérées de ce compte montrent qu’il respectait absolument cette exigence du contrat Twitter.

Capture d'écran du compte censuré @sarkozyçasuffit

Capture d’écran du compte censuré @sarkozyçasuffit

Trois autres comptes ont également été passés sous la lame de la censure de Twitter. Ces comptes ne comportaient pas le nom de Nicolas Sarkozy mais critiquaient ou moquaient sa campagne. Pour Internet Sans Frontières, il s’agit d’une censure inacceptable, faite en violation même des conditions générales d’utilisation de Twitter qui concèdent à l’utilisateur un droit sur son contenu. Les comptes en question ont été purement et simplement suspendus par Twitter :

https://twitter.com/#!/mafranceforte

https://twitter.com/#!/fortefrance

https://twitter.com/#!/SarkozyCaSuffit 

Archives du compte censuré @_nicolassarkozy

archive_status__nicolassarkozy.zip Archive Status _nicolassarkozy.zip  (140.86 Ko)

 

Source : http://www.internetsansfrontieres.com/Twitter-Censure-des-Comptes-Non-Favorables-a-Nicolas-Sarkozy_a396.html

A Mezze (Damas)


Enterrement à Mezze hier, 18/02/11

Voir aussi ici : http://www.ustream.tv/channel/kafarsousah1 ce n’est pas kafarsousi mais également Mezze

et voici ce que risquent les manifestants (et ça n’est qu’un prélude à ce qui les attend en prison)

Si Mezzeh, Duma, Daraya, Jdeidet Artuz, Zamalqa, Harasta, Arbeen, Barze, Tadamoun se réveillent, que reste-t-il au régime ?

Jaramana, Vieille ville, Abbassiin, Abu Rumaneh et Malki. Et bien sûr les  MOUKHABARAAT et les SHABBIHA.

Notez que Mezze est habité principalement par les classes moyenne et supérieure

Dernière minute, cet après-midi


rue de la loi n°175 ( bat.Juste Lipse ) a 1048 Bruxelles  (Metro Schuman)

Rdv ce vendredi 17 Février 2012 de 15h30 a 17h30 à la rue de le Loi n°175 a 1048 Bruxelles :
– Pour soutenir le peuple syrien qui se lève courageusement crier sa liberté!
– Pour dénoncer les crimes commis par le régime de Bashar el Assad!
– Pour le droit à la dignité et… le respect des droits de l’homme!

Il n’est plus question de discussion : il faut agir pour la Justice!!
Rejoignez-nous! Crions notre colère! Nous n’acceptons pas!

Bachar est un assassin et les massacres qu’il est en train de commettre sont impardonnables!!

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑