Un raciste et fasciste notoire va contrôler la Croix-Rouge israélienne


Ali Abunimah – E.I


Un rabbin notoirement raciste qui avait appelé Israël à massacrer un million Palestiniens, a été nommé à la tête d’un comité de surveillance pour le Magen David Adom (MDA) – l’équivalent israélien de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

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Shmuel Eliyahu, ici avec une clique d’ultra-sionistes, est réputé pour ses « opinions » ultra-racistes et totalement fascisantes qui feraient passer la famille Le Pen pour des centristes…

Le journal Haaretz a rapporté que sous la pression de groupes ultra-orthodoxes juifs, le MDA a décidé de mettre en place un comité rabbinique afin de dicter des lignes directrices religieuses, y compris sur les relations entre les sexes, pour les volontaires des services de secours.

Le comité est dirigé par le rabbin Shmuel Eliyahu, le grand Rabbin de Safad ville au nord d’Israël), dont le salaire est payé par le gouvernement israélien. Eliyahu a derrière lui une longue histoire bien documentée d’un racisme extrême et d’appels à la violence contre les Palestiniens.

Depuis 2006, le Magen David Adom – dont le nom signifie « étoile rouge de David » – est membre à part entière du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et est une agence internationalement reconnue d’Israël pour la gestion des catastrophes, les services ambulanciers et les banques de sang.

L’organisation est également bénéficiaire de dons exonérés d’impôt aux États-Unis à travers du lobby « les Amis américains de Magen David Adom ».

« Tuez-en un million »

En 2007, Eliyahu préconisa les meurtres en masse des Palestiniens afin de stopper les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, tout en défendant une décision validée par son défunt père, selon laquelle Israël a été autorisé à tuer les civils sans discernement. « S’ils ne s’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer mille, » a recommandé Shmuel Eliyahu, ajoutant : « Et s’ils ne s’arrêtent pas après 1000, alors nous devrons en tuer 10 000. S’ils ne s’arrêtent toujours pas, nous devons en tuer 100 000, même un million. Tout ce qu’il faut pour les faire cesser. »

Eliyahu a aussi déclaré que la « séduction » des jeunes filles juives était « une autre forme de guerre » par les hommes arabes.

En 2010, Eliyahu et d’autres rabbins payés par l’État ont publié une décision disant que les Juifs devaient ne pas vendre ou louer des biens aux Palestiniens de la minorité arabe du pays, laquelle représente un cinquième de la population.

Eliyahu fait tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir les étudiants arabes de vivre dans Safad, en déclarant : « Avec l’installation de non-Juifs, les habitants commencent à s’inquiéter pour leurs enfants, pour leurs filles. Beaucoup d’étudiants arabes ont connus à ce jour des jeunes filles juives. »

Eliyahu a publiquement dénigré les Arabes et les musulmans, en déclarant : « chaque fois que je suis interviewé, je demande à l’intervieweur s’ils veulent qu’un arabe vienne vivre dans leur quartier. »

Violation de la neutralité et non-respect du droit international humanitaire

En tant qu’organisation membre du CICR, le Magen David Adom est présumé être engagé vis-à-vis des missions du CICR :

L’action du CICR est fondé sur les Conventions de Genève de 1949, leurs Protocoles additionnels, ses statuts (dont celles de la Croix-Rouge internationale et du Croissant-Rouge) et les résolutions des Conférences internationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le CICR est une organisation indépendante et neutre assurant protection humanitaire et assistance aux victimes de la guerre et de la violence armée. Il prend des mesures en réponse aux situations d’urgence et dans le même temps assure la promotion et le respect du droit international humanitaire et sa mise en œuvre dans le droit national.

Quoi de plus contraire à cette mission que la nomination au MDA israélien de Shmuel Eliyahu ? Non seulement celui-ci défend et plaide en faveur d’une violence de masse, de l’utilisation d’une violence aveugle contre des civils, mais c’est par excellence un raciste ?

Il convient de rappeler qu’il y a eu une campagne pendant de longues années par Israël et les organisations sionistes pour obtenir que le MDA soit finalement accepté dans le CICR. Si le MDA ne se dissocie pas totalement des incitations criminelles et racistes d’un Eliyahu, il faudrait l’expulser du CICR.

La Société palestinienne du Croissant-Rouge doit maintenant reconsidérer toute collaboration avec le MDA.

26 juin 2012 – The Electronic Intifada – Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/blogs…
Traduction : Info-Palestine.net

Des députés créent un réseau syrien


Ch. Ly.

Une initiative des verts qui veulent mobiliser les partis et le gouvernement.

Un réseau parlementaire « pour aider le peuple syrien » a été lancé mercredi à Bruxelles, à l’initiative de Juliette Boulet (Ecolo) et Eva Brems (Groen). Les deux députées souhaitent mobiliser l’opinion et les pouvoirs publics belges sur cette guerre et répression qui ont fait près de 15 000 morts, 150 000 réfugiés et des dizaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

« Cela fait longtemps que les parlementaires ne se sont plus mobilisés sur une question internationale », se réjouit Georges Dallemagne (CDH), qui ajoute qu’en Syrie, « c’est le silence qui tue ». D’autres politiques ont apporté leur soutien dont Bruno Tuybens (SP.A) et Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen. En 2006, des députés belges avaient créé un réseau similaire avant les élections au Congo.

L’idée est de partager les informations, de susciter des actions avec la société civile et de saisir le gouvernement quand les choses traînent. A cet égard, souligne M. Dallemagne, le gouvernement a libéré le 17 avril une aide humanitaire de deux millions d’euros mais n’a toujours pas utilisé l’argent, faute de canal adéquat, alors que seize pays européens l’ont fait.

La première réunion a permis d’entendre le témoignage de Yahia Hakoum, un jeune Syrien arrivé en Belgique il y a quatre mois. Yahia a fait partie des premiers Syriens qui ont manifesté le 15 mars 2011 devant la mosquée des Omeyyades à Damas. Interrogé et torturé par les services de sécurité, il s’est réfugié dans un monastère syrien avant d’être exfiltré vers la Belgique. Les autorités belges ne lui ont pas délivré facilement le droit d’asile. Yahia a été accueilli par une famille belge. « Ce qui nous fait souffrir », dit-il, « c’est l’indifférence de la communauté internationale. On se cache derrière la Russie. »

Le jeune Syrien n’est pas en faveur d’une intervention militaire internationale, mais plaide pour une aide à l’opposition, ne fût-ce que par des moyens de communication. « L’armée syrienne libre est capable de se battre. » Il croit aussi que la palette des sanctions peut être largement augmentée.

Des représentants d’Amnesty ont également distribué un rapport accablant pour le régime syrien. Le rapport est basé sur le témoignage de 200 personnes interrogées par des enquêteurs qui se sont rendus clandestinement dans la région d’Idlib et d’Alep. L’armée et les milices y sont accusées d’exécutions sommaires (surtout des hommes), d’avoir brûlé des maisons et bombardé de façon indiscriminée des zones résidentielles. Amnesty se voit reprocher par certains membres une vision partiale du conflit syrien, mais Bruno Tuybens est alarmé. « Je suis membre d’Amnesty depuis 1981 », relève-t-il. « J’ai rarement lu un rapport sur des faits aussi graves. »

source

Egypte : le maréchal Tantaoui resterait ministre de la défense


Le Monde.fravec Reuters | 28.06.2012 à 13h01 • Mis à jour le 28.06.2012 à 13h01

Le maréchal Hussein Tantaoui est à la tête du conseil suprême des forces armées en Egypte, depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak.

Le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), conservera son poste de ministre de la défense dans le nouveau gouvernement égyptien que formera le président élu Mohamed Morsi, a déclaré un membre du CSFA.

L’officier, âgé de 76 ans, a été ministre de la défense pendant deux décennies sous la présidence de Hosni Moubarak, renversé par la rue en février 2011. « Le nouveau gouvernement aura un ministre de la défense qui est le chef du Conseil suprême des forces armées », a déclaré le général Mohamed Assar sur la chaîne privée CBC mercredi soir.

Prié de dire si cela signifiait que Tantaoui garderait son portefeuille, il a répondu : « Exactement. Qu’y a-t-il de mal à cela ? Il est le chef du Conseil suprême des forces armées, le ministre de la défense et le commandant des forces armées. »

Le CSFA a pris les rênes de la transition après la chute de Moubarak, écarté par les généraux quand il est apparu clairement, en février 2011, que les forces de sécurité seraient incapables de contenir les manifestations contre le raïs.

DES LIMITES IMPOSÉES PAR LES MILITAIRES

Les propos d’Assar indiquant que Tantaoui restera en place alors même que Morsi n’a pas encore été investi dans ses fonctions – la cérémonie est prévue pour samedi – illustrent les limites que les militaires entendent poser aux prérogatives du futur chef de l’Etat, premier président civil élu en Egypte.

Le CSFA a soutenu la décision de la Haute Cour constitutionnelle, le 14 juin, de dissoudre le Parlement, dominé par les islamistes, élu l’hiver dernier en déclarant non conforme la loi électorale. C’est aujourd’hui le conseil militaire qui assume le pouvoir législatif, jusqu’à l’élection d’une nouvelle assemblée. Le CSFA a également nommé un nouveau Conseil de défense nationale chargé des politiques étrangère et de défense.

Le général Assar a cependant assuré, au cours de l’émission sur CBC, que Mohamed Morsi serait « le chef de l’Etat avec les pleins pouvoirs ». « Le président prend une décision d’entrer en guerre en consultation avec les chefs militaires », a-t-il dit, ajoutant que cette pratique était en vigueur dans d’autres pays comme les Etats-Unis.

Egypte : 15 ans de prison pour un ex-ministre dans la vente de gaz à Israël

Un ex-ministre égyptien du pétrole et un homme d’affaires en fuite ont été condamnés jeudi 28 juin à 15 de prison chacun dans l’affaire de la vente à Israël de gaz naturel à un prix inférieur au marché, a-t-on appris de source judiciaire. « Le tribunal criminel du Caire a condamné l’ancien ministre du pétrole Sameh Fahmi et l’homme d’affaires en fuite Hussein Salem à 15 ans de prison dans l’affaire de la vente de gaz » à Israël, a indiqué cette source.

Cinq hauts responsables de la Haute autorité égyptienne pour le pétrole et le gaz ont écopé de peines allant de 3 à 10 ans de prison, a dit la même source. Ils sont accusés « d’avoir exporté du gaz vers Israël à un prix inférieur à celui du marché international, au détriment des fonds publics ».

L’Egypte a décidé en avril de revoir tous ses accords de fourniture de gaz, y compris avec Israël, dont les contrats d’achat conclus sous l’ex-président Hosni Moubarak étaient très critiqués par l’opposition. L’Egypte fournit 40 % du gaz consommé par Israël, selon des estimations.