Demain, jeudi 27 pour Gaza, on n’oublie pas


Vier jaar na de Israëlische militaire agressie :

Remembrance and Support

GAZA, NOOIT VERGETEN !

Vier jaar geleden lanceerde Israël een moorddadige aanval op de Gazastrook.
Meer dan 1.400 Palestijnen, vooral burgers, werden gedood.
Veel organisaties voor de mensenrechten, en een speciale VN-missie onder leiding van rechter Richard Goldstone uit Zuid-Afrika, beschuldigden Israël van oorlogsmisdaden. De Israëlische aanvallen hebben over de hele wereld manifestaties op de been gebracht uit solidariteit met de Palestijnen in Gaza.
Vier jaar na deze verwoestende militaire agressie duurt de illegale blokkade van Gaza voort. Ze betekent een collectieve bestraffing van het volk. Ze doet elke geloofwaardigheid van het internationaal humanitair recht teniet.
In het kader van een vreedzame en civiele actie, organiseren we een symbolische mars en een herinneringswake in Brussel voor :
– Het stopzetten van de blokkade van Gaza
– Het slopen van de muur van de Apartheid
– Het einde van de illegale, Israëlische bezetting van heel Palestina
– Het recht op terugkeer naar Palestina voor alle Palestijnse vluchtelingen
– Steun aan de weerstand van het Palestijnse volk
– De vrijlating van alle Palestijnse gevangenen
– Steun aan de campagne BDS, « Boycot, desinvestering en sancties. »

op donderdag 27 december 2012

De Mars voor Gaza zal van start gaan op de hoek van de Stalingradlaan en de Lemonnierlaan (aan het standbeeld met de megafoon) om 18 uur.
Op het Vossenplein wordt een afsluitingsmeeting gehouden omstreeks 20.30 uur.
Wij doen een beroep op alle burgers, sociale bewegingen, arbeidersbewegingen, ONG’s en de solidariteitscomités, politieke verkozenen om samen en massaal te betogen op 27 december 2012 in Brussel.
Dank om deze oproep te ondersteunen en uw handtekening onder deze oproep te sturen naar : mcpalestine@netcourrier.com vóór 15 november 2011
met vriendelijke groet,
Nordine Saïdi, Mouvement Citoyen Palestine (MCP).

C’est pour ça que Bouazizi est mort ?


Afef Ben Hamouda est une enseignante d’anglais. Sans engagement politique, elle a voulu assister au meeting de Nidâa Tounes « par curiosité », affirme-t-elle. Elle nous livre ici un témoignage accablant sur les évènements de Djerba.

« Avec un groupe d’amies nous avions quitté Houmet Essouk pour l’hôtel Casino où devait se dérouler le meeting de Nidâa Tounes. Arrivées sur place une heure avant le début du meeting, l’endroit était déjà bondé de voitures. Et il n’y avait pas de place où se garer aux alentours de la salle du meeting. Avec l’ambiance qui y régnait j’avais le pressentiment qu’il allait se passer quelque chose.

Près de l’entrée de la salle il y avait une foule dense composée de personnes franchement agressifs venues par voitures et camions entiers. Ils manifestaient bruyamment leur hostilité à Béji Caïd Essebbsi. Les manifestants ne laissaient pas passer les gens et leur fermaient l’accès au meeting. Celui qui entrait était systématiquement insulté avec des mots orduriers. Quand nous nous sommes approchées de l’entrée ils nous ont attaquées en nous empêchaient d’avancer toujours avec un florilège d’invectives : « Ya tajammoo ! Ya masskhin ! » (Sales Rcdistes !). Et d’autres mots orduriers que je ne peux pas citer ici. Une de nos amies, une djerbienne juive, était traitée de tous les noms. Nous avons décidé de nous retirer de peur d’être agressées physiquement.

Sur le conseil d’un passant nous avons tenté un autre accès par la plage pour arriver à l’hôtel Casino. D’autres personnes ont choisi la même méthode. L’ambiance était très tendue et nous avions vraiment peur. Nous étions dans un tel état de terreur ! Après 15 minutes de marche nous avons réussi à arriver à l’hôtel par une autre voie.

A notre surprise, les mêmes personnes étaient encore là ! Il y avait des taxis, des motos et des voitures particulières remplis de gens téléphone en main qui avaient l’air de coordonner entre eux pour empêcher les gens d’arriver à l’hôtel.

Quand nous les avons approchés ils nous ont chassés avec des insultes toujours aussi grossières ! Et là nous avons décidé de rebrousser chemin car nous sentions que notre vie était vraiment en danger. Nos deux autres amies ont décidé de rester « coûte que coûte ». Finalement, elles ont été bloquées à l’intérieur.

En rentrant nous avons rencontré plusieurs autres personnes apeurées qui ont aussi choisi de partir.

Pour éviter de croiser les manifestants, nous avons emprunté le sens inverse sur la route car ils nous attendaient en embuscade avec des bâtons et des pierres. L’ambiance était véritablement terrifiante ! Cela m’a rappelé le 14 janvier où j’ai vécu à peu près la même chose à l’aéroport.

Nous sommes finalement rentrées au centre ville. Mon frère, qui s’était rendu de son côté au meeting, m’a appelée depuis la salle principale pour me dire qu’il avait réussi à entrer suite à une grosse bousculade. Nos deux amies étaient aussi à l’intérieur. Elles ont été prises au piège. Mon frère m’a raconté plus tard qu’ils ont été séquestrés à l’intérieur après avoir été piégés par les manifestants qui ont fermé tous les accès à la salle. Ces derniers ont pénétré dans la salle, cassé tout ce qu’il y avait dedans et frappé des gens. Ils ont essayé d’interrompre le meeting une première fois. Puis ils sont parvenus à l’arrêter définitivement. Ils sont entrés très facilement dans la salle. On dirait que la police était absente. Puis ils ont commencé à interrompre les intervenants à la tribune. Les gens étaient terrorisés ! Mon frère m’a dit qu’ils ne pouvaient plus sortir et que la salle était verrouillée de l’extérieur.

J’entendais au téléphone des bruits de casse et des gros mots puis le discours de Ahmed Néjib Chebbi. Puis plus rien. Les incidents ont commencé autour de 16h15 et mon frère n’a pu quitter les lieux que vers 18H45. Il a été évacué dans un fourgon de la police avec des femmes et des enfants « comme du bétail ». Les policiers demandaient aux gens, en les insultant, de « garder le silence ». Et les menaçaient de les « jeter comme des chiens aux bandits » s’ils parlaient.

Les gens ont ensuite été abandonnés près de la plage très loin de leurs voitures. Des femmes pleuraient et suppliaient les policiers de les ramener en lieu sûr. Ces derniers répondaient par des insultes et des menaces.

Ce qui s’est passé à Djerba est une vraie catastrophe ! Un scandale ! Une honte ! Les agresseurs sont connus. Ce ne sont pas des djerbiens. Tout était organisé à l’avance. Ils avaient un plan. Ils étaient très bien informés de l’organisation du meeting. Ce ne sont pas des salafistes malgré les drapeaux noirs qui ont été vus. « C’est une façade ». Ils ont été payés pour ça !

Témoignage recueilli par Sami Ben Mansour

source : facebook Raoudha Azaiez Boughenia

REACTION

Djerba : Les habitants présentent leurs excuses et adhèrent à Nidaa Tounes
mardi 25 décembre 2012, 14:15 ·

Le Maghreb rapporte que des habitants de Djerba ont publié une pétition présentant, ainsi, leurs excuses officielles au parti de Béji Caïd Essebsi tout en soulignant leur rejet de la violence politique.

« Nous, habitants de Djerba, dénonçons la violence subite par le parti Nidaa Tounes et nous assurons que ce comportement hostile n’est pas des habitudes des habitants de Djerba. D’ailleurs, la majorité des mercenaires, étant à l’origine de cet acte, ne sont pas originaires de la région ».

Les habitants de Djerba ont, également, affirmé que suite à ses actes de violences, ils comptent désormais, adhérer au parti de Béji Caïd Esebsi et ont appelé Hamadi Jebali à assurer la sécurité de l’île de Djerba qui se nourrit du tourisme.

En soutien aux détenus palestiniens en grève de la faim. Ahmad Dari & Yousef Zayed


Merci à Ahmad Dari, artiste palestinien vivant à Paris, pour ce chant en hommage aux prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et notamment à ceux qui sont actuellement en grève de la faim, et depuis fort longtemps, comme Samer Al-Issawi et Ayman Shawahneh.

Bachar Al-Assad, le tyran


M le magazine du Monde | 21.12.2012 à 13h02 • Mis à jour le 23.12.2012 à 19h40 Par Christophe Ayad

Le président syrien n'est pas seulement le plus grand meurtrier de masse du début du XXIe siècle, il a aussi inventé un style inédit de dictature. Alessio Romenzi/Corbis

C’est l’homme de l’année 2012. Du moins si l’on retient comme critères le cynisme et la cruauté. Et même s’il ne survivra probablement pas à 2013, on se souviendra de lui longtemps. Au moins jusqu’à ce qu’un autre dépasse ce record insensé : plus de 40 000 morts en dix-neuf mois de soulèvement et c’est loin d’être fini. On se demandait il y a encore un an s’il serait capable d’égaler son père Hafez, qui avait fait tuer 10 000 à 20 000 habitants de Hama en 1982 pour avoir osé se soulever. Bachar, l’ophtalmologue au long cou et au léger zézaiement, a fait assurément plus et mieux, sans éteindre pour autant l’incendie qui vient désormais lécher les pieds de la colline qui domine Damas, où se trouve son palais.

Le président syrien n’est pas seulement le plus grand meurtrier de masse du début du XXIe siècle, il a aussi inventé un style inédit de dictature. Rarement on aura vu un tel détachement dans la cruauté, un tel déni dans la férocité. Même s’il a espacé ses apparitions publiques et télévisées, déjà rares, Bachar Al-Assad ne s’est jamais départi de son calme un peu sentencieux de premier de la classe. Il continue de parler de son pays comme s’il s’agissait d’une contrée exotique. Et de l’exercice du pouvoir, comme si c’était une dissertation. Comme s’il n’était pas impliqué, comme s’il s’agissait d’un autre.

Le pouvoir, il n’y était pas destiné. C’est son frère aîné Bassel qui devait en hériter, n’était un fatal accident de voiture sur la route de l’aéroport en janvier 1994. Il en avait l’appétit et le goût. Rappelé de Londres, où il effectuait sa spécialisation médicale, Bachar a obéi à l’injonction paternelle. Tiraillé constamment entre le désir d’être aimé pour ce qu’il croit être et la peur de passer pour un faible, il a toujours soufflé le chaud puis le froid. A son arrivée à la présidence en juin 2000, il lance un appel à l’ouverture et à la modernisation. Le « printemps de Damas » prend un tour inquiétant, les conseillers de son père menacent de revenir aux affaires prétextant son inexpérience. Exit l’ouverture, reste la modernisation. Il démocratise Internet et le téléphone mobile, deux outils qui lui seront fatals. Son cousin et ses proches s’enrichissent outrageusement en s’octroyant le monopole commercial de ces lucarnes de liberté dont les Syriens sont friands.

VICTOIRES EN TROMPE-L’ŒIL

Aujourd'hui si la chute du dictateur semble proche, son cynisme a tué plus de 40 000 syriens.

Autant il réussit à s’affranchir de la vieille garde héritée de son père, autant la famille continue d’exercer une tutelle pesante. Malgré l’arrivée d’Asma Al-Akhras, sa charmante épouse issue d’une grande famille de Homs, Bachar Al-Assad reste l’otage d’un clan familial et confessionnel. Dès le début de la crise, en mars 2011, il a compris que si la famille venait à se déliter, c’en était fini de son pouvoir. Il a donc couvert les excès de son cousin Atef Najib à Deraa et confié les rênes de l’armée à son frère Maher. Début 2012, Bachar n’a toujours pas réussi à éteindre la contestation qui prend un tour de plus en plus armé. Mais il a bon espoir de remporter la victoire finale. La Russie et la Chine le protègent de toute intervention extérieure aux Nations unies, brandissant à trois reprises l’arme du veto. L’Iran ne lui ménage ni son pétrole, ni ses armements, ni ses conseillers. Et la Ligue arabe mène une mission sans lendemain d’observation d’un cessez-le-feu qui n’a existé que sur le papier. L’opposition a beau être omniprésente, elle est sous-équipée, fragmentée et minée par les rivalités. Il choisit de passer à la vitesse supérieure en février en écrasant le symbole de la contestation armée, le quartier de Baba Amro, à Homs, et en organisant un simulacre d’élections et de réforme constitutionnelle.

Mais rien n’arrête l’insurrection. Elle est partout, jusque dans son palais. Défections et désertions se multiplient. La correspondance du président est révélée au grand jour. Il apparaît entouré de collaboratrices aussi jeunes qu’incompétentes, Sheherazad Jaafari et Hadeel Al-Ali, qui rivalisent de minauderies. Pendant ce temps, sa femme, qui le surnomme « mon canard », continue de passer d’extravagantes commandes de mobilier et de décoration à l’étranger, malgré les sanctions commerciales qui visent le pays et la famille régnante. Pendant ce temps, les attentats se multiplient : nul ne sait à qui les attribuer dans le théâtre d’ombres qu’est la Syrie. Le 18 juillet 2012, ils touchent une partie de l’appareil sécuritaire, tuant le beau-frère de Bachar, Assef Chawqat. Sa sœur Bouchra part en exil aux Emirats. La peur a changé de camp.

Fini de rire. Au début de l’été, le régime, bercé par ses victoires en trompe-l’œil (il n’a jamais réussi à reprendre la ville de Homs), ne voit pas venir le soulèvement armé des grandes villes, Damas, Alep, Deir ez-Zor. Les rebelles, alimentés en armes légères prises à l’armée ou données par les pays les soutenant (Turquie, Qatar, Arabie saoudite), se lancent dans une guérilla urbaine qui fait vaciller le pouvoir. Cette fois-ci, c’est la guerre totale, sans gants ni plan de com’. Les faubourgs de Damas sont provisoirement repris, le régime se livre à des massacres, des exécutions de masse. Mais l’armée n’a plus les moyens de reprendre Alep, la capitale économique du pays. Les campagnes du nord du pays se libèrent et les rebelles, mal équipés mais plus nombreux et renforcés par l’arrivée de jihadistes, inversent le rapport de force : ce sont eux qui désormais assiègent le régime auquel il ne reste plus que l’aviation pour maintenir son avantage. Même la Russie ne croit plus en la victoire de son poulain. Bachar Al-Assad mourra-t-il dans son pays ou s’enfuira-t-il ? C’est désormais la seule question qui se pose à lui.

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