Syrie: l’opposition veut un départ d’Assad avant tout règlement en Syrie


Syrie: l’opposition veut un départ d’Assad avant tout règlement en Syrie
8/5/13 – Mis à jour le 8/5/13 – 19 H 33
anniebannie :  Bien sûr ! Négocier avec Hitler ?

L’opposition syrienne a exigé mercredi un départ du régime de Bachar al-Assad comme préalable à toute solution au conflit en Syrie, rejetant ainsi indirectement l’appel américano-russe au dialogue entre les deux belligérants pour faire cesser l’effusion de sang.

Cette annonce porte un coup à l’entente entre Etats-Unis et Russie, deux pays opposés sur le dossier syrien mais qui se sont basés sur l’accord de Genève conclu en juin 2012 par les grandes puissances et prévoyant une transition politique sans se prononcer sur le sort de M. Assad.

Le régime syrien, qui affirme pour sa part que le sort du chef de l’Etat sera décidé lors de l’élection présidentielle de 2014, n’a pas encore réagi à l’accord annoncé mardi à Moscou, salué par le médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, et l’Union européenne.

« La coalition nationale syrienne salue les efforts internationaux appelant à une solution politique qui réaliserait les aspirations du peuple syrien pour un Etat démocratique, mais celle-ci ne peut commencer qu’avec le départ de Bachar al-Assad et de son régime », affirme un communiqué de l’opposition.

A l’occasion de la première visite à Moscou de John Kerry en tant que secrétaire d’Etat américain, les deux pays ont annoncé avoir convenu d’inciter régime et rebelles à trouver une « solution politique » et d’encourager la tenue « au plus vite » d’une conférence internationale.

Pour M. Kerry, la « tâche spécifique » de la conférence internationale « consistera à réunir les membres du gouvernement et de l’opposition, afin d’examiner comment ils peuvent appliquer ce que préconise le communiqué » de Genève.

Ce communiqué, qui prévoit un arrêt des combats et la formation d’un cabinet de transition aux pleins pouvoirs avant de futures élections démocratiques, n’a jamais été suivi d’effet.

« Il m’est impossible en tant qu’individu de comprendre comment la Syrie peut encore être gouvernée à l’avenir par un homme qui a commis de telles choses. Mais je ne vais pas décider de cela ce soir et ce n’est pas à moi d’en décider en fin de compte », a déclaré M. Kerry, alors que son pays réclamait jusqu’à présent avec insistance un départ de M. Assad.

Son homologue russe Sergueï Lavrov, dont le pays est un allié du régime syrien, a réaffirmé que le départ de M. Assad ne devait pas être une condition préalable à un dialogue, tout en insistant sur le fait que Moscou n’encourageait pas le président syrien à rester au pouvoir.

Cet accord russo-américain est « un premier pas en avant très important. Ce n’est néanmoins qu’un premier pas », a estimé M. Brahimi dans un communiqué alors que l’un de ses collaborateurs avait indiqué qu’il songeait à démissionner face à l’enlisement du conflit.

Libérer les Casques Bleus

Le médiateur a émis l’espoir que l’accord reçoive le soutien des autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et de « l’ensemble de la région ».

Lancé en mars 2011, le mouvement de contestation pacifique contre le régime syrien s’est transformé, après sa répression par le régime, en guerre civile, faisant plus de 70.000 morts, 4,25 millions de déplacés et plus de 1,4 million de réfugiés, selon l’ONU.

Sur le terrain, outre les combats qui font rage sur les multiples fronts entre rebelles et troupes du régime, l’ONU tentait d’obtenir la libération de quatre observateurs philippins de la FNUOD (Force de l’observation du désengagement sur le Golan).

Ces observateurs ont été capturés mardi par un groupe rebelle alors qu’ils patrouillaient dans la zone tampon entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan.

Sur leur page Facebook, les rebelles de la « brigade des martyrs de Yarmouk » affirment avoir pris ces hommes « pour (les) protéger » des violences dans la région.

A l’étranger, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a accusé M. Assad d’être passé au « plan B » dans sa lutte contre les rebelles, à savoir l' »épuration ethnique » de certaines régions de Syrie, en évoquant le secteur de Banias (nord-ouest) où des dizaines de sunnites ont récemment été tués, selon une ONG, par l’armée et ses supplétifs alaouites.

Dans le pays, le réseau internet, coupé depuis mardi soir, fonctionnait à nouveau, de même que les liaisons téléphoniques. Les médias officiels ont évoqué une « panne du câble de fibres optiques ».

AFP

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«En Syrie, la capacité de se projeter dans le futur a disparu»


Interview
Par Emma Amadò / MSF. Mis à jour à 17h53

La jeune psychologue belge Audrey Magis revient d’une mission de deux mois en Syrie pour Médecins sans frontières. Elle témoigne.

Des médecins syriens traitent les blessés d'une explosion. «La plupart des Syriens vivent des traumatismes, explique la psychologue Audrey Magis. Ils ont perdu des proches, ont vu leur maison détruite, subissent des bombardements.»

Des médecins syriens traitent les blessés d’une explosion. «La plupart des Syriens vivent des traumatismes, explique la psychologue Audrey Magis. Ils ont perdu des proches, ont vu leur maison détruite, subissent des bombardements.»
Image: Keystone

Audrey Magis, jeune psychologue belge, vient de passer deux mois en Syrie où elle a mis en place un programme de santé mentale dans un des projets que Médecins sans frontières (MSF) compte dans le nord du pays. Elle avait auparavant mené des missions à Gaza, en Libye et dans un camp de réfugiés syriens.

Comment as-tu été accueillie en tant que psychologue par les populations que tu as rencontrées en Syrie?

En général, je ressens une certaine réticence quand j’explique que je suis psychologue. En Syrie, cela n’a pas du tout été le cas. Les réactions étaient très positives. Cela fait deux ans que cette guerre dure, les gens ne savent plus quoi faire. Au début, ils viennent parler de petits problèmes sociaux : les enfants ne vont plus à l’école et deviennent plus turbulents, les adultes ne travaillent plus, les gens vivent sous des tentes ou à plus de dix dans une pièce et cette promiscuité crée des tensions… Mais quand on creuse un peu, on découvre que la plupart ont vécu des traumatismes : ils ont perdu des proches, ont vu leur maison détruite, subissent des bombardements…

Comment cela se manifeste-t-il?

Les gens ne se reconnaissent plus. Les hommes un peu plus âgés ne trouvent plus leur place dans la société et dans la famille : ils ont perdu leur emploi, ils ne sont pas combattants, ils ont une famille à charge, ils ont dû déménager à plusieurs reprises… Ils viennent demander de l’aide de leur propre initiative : «Je commence à être violent avec ma femme et mes enfants. Il faut faire quelque chose, je ne peux pas être comme ça.»

J’ai vu beaucoup de femmes qui ont de plus en plus de mal à créer le lien avec leurs enfants. Il n’y a plus d’accès aux moyens de contraception et pas mal de femmes tombent enceintes sans le désirer. Elles ont vraiment du mal à se projeter dans le futur avec leur enfant. J’en ai rencontrées en fin de grossesse qui n’avaient rien préparé : pas de lit pour le bébé, pas de vêtements, pas de prénom. Cette capacité de se projeter dans le futur a disparu.

Pour les enfants, le jeu à la mode, c’est la guerre. Ce ne sont plus les petites voitures ou d’autres jeux normaux. Ils jouent à se tirer dessus. J’en ai vu jeter des pierres sur des ânes, torturer des animaux. Ils expriment ainsi toute leur rage. Le fait de reproduire la guerre est un mécanisme normal qui permet de décharger la tension.

J’ai également vu des jeunes hommes, d’une vingtaine d’années, qui ont été combattants et qui sont venus directement pour des raisons de dépression, de traumatisme. Ils avaient des flashbacks, des cauchemars…

Des gens m’ont aussi dit de manière officieuse qu’ils ne savent plus pourquoi il y a la guerre. Ils sont terrifiés à l’idée qu’ils se battent aujourd’hui contre leurs voisins, leurs amis… Ils ne comprennent plus. Au départ, cela avait l’air d’avoir du sens, mais deux ans plus tard, ce n’est plus le cas. Ils veulent juste que cela se termine et qu’ils puissent rentrer chez eux.

Le point de rupture est dépassé depuis longtemps. Les gens sont en pilote automatique. Mais ils ne s’autorisent pas à craquer. Ils ne le peuvent tout simplement pas. Ils ont développé des capacités de résistance et de résilience impressionnantes. Survivre deux ans dans des conditions pareilles, c’est impressionnant. Il y a un soutien familial et communautaire énorme. La solidarité les aide à surmonter les épreuves. Il faut dire que l’hospitalité syrienne est admirable. Quand j’allais visiter les camps de déplacés près de la frontière, les gens insistaient pour partager leur unique repas de la journée. C’est vraiment incroyable.

Quel soulagement peut apporter un soutien psychologique?

Parfois, une seule session suffit. Certaines personnes ont juste besoin de savoir que ce qui leur arrive est normal et qu’elles ne sont pas devenues folles. Il y en a d’autres qu’on va voir pour un temps plus long. Là, on essaie de définir un objectif avec eux et d’y aboutir pas à pas avec des techniques comportementales. On n’a de toute façon pas le temps pour de longues analyses. On peut faire un très bon travail psychologique avec ce genre de thérapies brèves.

Par exemple, une patiente enceinte depuis plus de 6 mois est venue à l’hôpital parce qu’elle voulait accoucher prématurément. Il n’y avait aucun raison médicale pour cela. Elle voulait une césarienne et qu’on la délivre de son bébé. Elle était très nerveuse, très agitée. Là, on a compris ensemble que c’était l’enfant de trop, l’enfant de la guerre, et qu’elle avait l’impression que le bébé lui prenait toute son énergie. Tout ce qu’elle voulait, c’était prendre des anxiolytiques. Mais elle ne pouvait pas à cause de sa grossesse. Nous avons fait tout un travail de relaxation ensemble. Elle devait également tenir un planning où elle mettait en corrélation ses tensions et ce qui lui arrivait dans la vie. Et on a terminé en préparant l’arrivée du bébé. A la dernière séance, elle m’a apporté les petits vêtements de son futur bébé. Elle n’avait pas encore choisi son prénom, mais il y avait eu tout un cheminement. C’était mon dernier jour et ma dernière patiente. Je suis partie en me disant que cela valait vraiment la peine d’être venue. (TDG)

Créé: 07.05.2013, 17h53

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Levez-vous pour les enfants de Banyas


lundi 6 mai 2013

Levez-vous pour les enfants de Banyas

Enfants de Banyas. Mai 2013

Parce que leurs yeux sont emplis de la fureur des hommes
Parce que leurs yeux ont vu les limites interdites
Parce que mille lignes rouges orgiaques y ont englouti notre humanité

Levez-vous pour les enfants de Banyas
Pour ceux qui restent
Qui enjambent les cadavres de leurs amis, de leurs parents, de leurs soeurs et de leurs frères
Parce qu’il n’y a plus de places vides où marcher
Parce que la rage a tout souillé

Levez-vous pour les enfants de Banyas
Parce que nous n’avons plus de mots
Parce que tous sont épuisés
Parce que l’espoir vacille
Parce que l’ombre gagne

Levez-vous pour les enfants de Banyas
Parce que les mots de génocide, massacre à l’arme blanche, charniers d’enfants ne peuvent pas vous laisser sans mouvement au risque de perdre l’âme qui anime vos yeux lorsque vous les plantez dans ceux de vos enfants.

Pendant que les analystes analysent, que les experts expertisent, que les journalistes comptent à la baisse, relativisent, omettent, passent à autre chose. Pendant que les politiques finissent de lapider l’idée que l’on pouvait avoir d’un engagement politique, que les stratèges en tout genre délimitent froidement les contours des forces en présence. Pendant que…

Levez-vous
Levez-vous pour les enfants de Banyas
Levez-vous

Marion Coudert

PS. J’espérais tenir ma ligne de montrer la belle Syrie que j’aime, ce beau peuple. Mais il est là, aujourd’hui…

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L’indignation du monde


«La France exprime son indignation suite aux massacres perpétrés contre les populations sunnites de la ville portuaire de Banyas, causant la mort d’au moins 50 civils, dont des femmes et des enfants». (3 mai 2013)

C’était au moment où ils étaient encore 50…La France a fait son travail. Elle s’est exprimée. Maintenant les élus de cette France et ses électeurs peuvent aller se coucher tranquilles, après avoir forniqué entre hétéros et homos, en prévision de nouvelles manifs, pour tous et pas pour tous, sur les enjeux relatifs à la fornication et l’adoption d’enfants qu’on rendra, par éducation, indifférents aux massacres d’enfants en Syrie ou ailleurs. Sardou avait dit : «Ne m’appelez plus jamais France…la France elle m’a laissé tomber». Il parlait d’un paquebot, bien sûr…mais ne savait pas que son pays allait lui aussi se transformer en un énorme paquebot de passagers inconscients, voire comateux…ou fixés sur leur nombril ou un peu plus bas. Un paquebot allant à la dérive, le cul non plus tourné à Saint-Nazaire, mais à la sainte misère pour plonger son nez dans sa propre écume. C’est tout ce qui compte pour lui.

R.B.

Les loyers grimpent, descendons dans la rue !


Bonjour à toutes et tous,
Pour ceux et celles qui pensent que l’accès au logement pour tous est un droit fondamental, je vous invite à noter la date du samedi 25 mai dans vos agendas ! La manif se présentera sous la forme d’un scénario des obstacles à l’accès à un logement décent et abordable.
Venez nombreux et diffusez au maximum !
Merci pour votre collaboration !
Aurélia
noname

Le Prix Nobel belge est décédé samedi. Il nous avait accordé un ultime entretien (LeSoir)


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C e que je viens de vous dire, c’est pour publier plus tard, quand je serai mort. Car je suis tout proche de la mort, je suis au bout du rouleau. » Nous sommes le lundi 8 avril

Lorsque ses deux filles, Anne –

Ce samedi 4 mai en début de soirée, Françoise nous a appelée pour nous dire que son père était parti le matin même, selon sa volonté, entouré des siens. Elle nous donne le «go» à la publication de cette interview posthume et évoque les derniers instants de son père: «C’était impressionnant. Il n’était que sourire, nous demandant de ne pas pleurer, nous disant que c’était un moment heureux. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui, au moment de sa mort, avait une telle force de vie. Il nous a quittés dans une grande sérénité, refusant la prise de calmants précédant l’injection décisive. Il est parti en nous disant Adieu et en nous souriant. »

Entre notre rencontre du lundi 8 avril et ce 4 mai, Christian de Duve n’avait donc pas changé d’avis. Ses enfants l’ont sondé, à plusieurs reprises: «C’est bien tentant de rester près de vous, leur a-t-il répondu, mais je dois partir maintenant. »

Ce mois précédant sa mort, il l’a mis notamment à profit pour écrire à ses amis, ses anciens collègues, à l’UCL, à la direction de son Institut, aux Etats-Unis, pour leur faire part de sa décision, et leur faire ses adieux. Il a lu leurs très nombreuses réponses, constatant une nouvelle fois la puissance et la densité de ce cercle qui s’est formé autour de lui au cours de ces 95 années d’une vie exceptionnelle. La vie d’un petit garçon né en 1917 qui a fait de la biochimie son arme de conquête de l’inconnu, son sésame pour la découverte des deux organes vivants des structures cellulaires. Ces fameux «

Etonnante décision que cette mort, pour ceux qui ont entendu et vu notre Prix Nobel en grande forme, à de multiples reprises ces dernières semaines en télé ou en radio. La sortie de sa passionnante autobiographie Sept vies en une chez Odile Jacob, sa fidèle éditrice, avait suscité un immense intérêt. A 95 ans – il en aurait eu 96 le 2 octobre

Lorsque nous le contactons cette semaine-là, sa fille le consulte et nous rappelle. Son père tient absolument à donner une interview au Soir mais me presse: puis-je venir très vite et publier aussi vite, de manière à ce qu’il puisse encore la lire? Elle me met dans la confidence de l’état de santé dégradé de son père mais rassure: il est devant son ordinateur, travaille. «La seule chose qui l’ennuie, c’est qu’il va devoir vous recevoir en robe de chambre, il demande si cela ne vous pose pas de souci? »

Nous accourons, le fameux lundi 8 avril, à Nethen, dans la maison où il a vécu avec sa femme, aujourd’hui disparue, et ses quatre enfants – dont Alain, professeur de bridge. Il fait grand soleil, ses filles me conduisent à l’étage. Le Prix Nobel est là, devant son bureau, face à cette fenêtre qui donne sur la nature brabançonne. Il sera durant deux heures malicieux, précis, patient, un peu essoufflé mais sans aucune trace de son malaise, passionné de bout en bout, attentionné. Il va réévoquer sa vie, la mort, les siens… Il va soudain nous livrer, avec une sérénité totale et une détermination absolue, son «scoop » comme il dit (lire ci-contre).

A la fin de l’entretien, il se lève, nous dit son bonheur d’avoir pu donner cette interview au Soir. Cet homme, qui vient de fixer la date de sa mort, est bouleversant de générosité et de dignité.

Il a été un géant, dit aujourd’hui sa fille Françoise. Le mot est faible. Samedi soir, elle nous a téléphoné pour nous libérer du secret dont nous étions dépositaires. Et donner le «go» à cette publication que son père avait planifiée, comme un point vraiment final à cette vie de 95 ans.

« 

BÉATRICE DELVAUX

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pour ledit entretien, il faudra attendre que LeSoir le mette en ligne

Le réveil d’un peuple


par Bayan Karmouta (Articles), dimanche 5 mai 2013, 19:14

          Mars 2011, c’est au tour de la Syrie d’aspirer à la liberté. Liberté fortement contestée par un gouvernement répressif et par une communauté internationale adepte de la théorie du complot. Un soulèvement pacifique de la rue demandant des réformes après plus de 40 ans de dictature. Oui la belle Syrie que beaucoup aiment tant, site touristique prisé par les occidentaux qui ne se doutent absolument pas de la réalité. Un peuple victime de censure intellectuelle, un peuple appauvri et des richesses pillées. C’est donc envahit d’un élan de courage tel leurs frères tunisiens, égyptiens, libyens et yéménites qu’ils sortent et manifestent. Les ripostes barbares de l’Etat ne se font guère attendre. Effectivement, les arrestations arbitraires et la torture se font au grand jour! Ne pensez pas que ces procédés sont nouveaux, loin de là! Ce n’est que la partie visible de l’iceberg, ces procédés ont toujours existé mais les gens ne pouvaient rien dire! La peur a traversé les frontières car même les exilés avaient jusqu’alors peur de parler… C’est dire à quel point le système est enraciné…

La ligue des Etats arabes daigne 9 mois plus tard envoyer des observateurs pour confirmer les massacres perpétrés. Ce ne sont pas les moyens de communications qui manquent pourtant… Youtube, facebook, twitter et autres réseaux permettent aux révolutionnaires pacifiques de faire entendre leur voix… Mais personne n’entend… En effet, comment un défenseur de la Palestine peut ainsi tuer son peuple? Et comment un peuple peut se retourner contre un défenseur de la Palestine? La vraie question est depuis quand est-ce que le sang humain a plus ou moins de valeur en fonction de son origine? N’oubliez pas qu’aucune tentative n’a été entreprise pour récupérer le Golan qu’Israël s’est fait un plaisir de prendre… ou que Hafez el Assad s’est fait un plaisir de céder… N’oubliez pas le massacre de Tal al Zaatar, camps de réfugiés palestiniens, perpétré par Assad père. Revenons à cette mission d’observation, c’est donc Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi qui est nommé pour être chef de cette mission. Mais qui est M. Al-Dabi? C’est un général soudanais pour suivi pour génocide… Et oui… et oh grande surprise, il parle de« situation rassurante » à Homs tandis que les images et témoignages qui ne cessent de parvenir prouvent bien le contraire. La conclusion de cette mission d’observation? Allez-y, vous pouvez continuer le massacre! En effet, le massacre se poursuit en toute impunité.

C’est donc au tour de MISNUS de faire son apparition (c’est tout mignon comme nom): mission de supervision des Nations Unies en Syrie. Son rôle ? « Contrôler le respect par toutes les parties de la cessation de la violence armée sous toutes ses formes et de surveiller et appuyer l’application de la proposition en six points de l’Envoyé spécial conjoint pour mettre fin au conflit en Syrie ». Un joli pied de nez aux révolutionnaires ! Les observateurs de la LEA n’ont donc pas suffis? La médiatisation des massacres ne seraient que supercheries? Bien sur que non, tant de preuves ne peuvent être des falsifications, mais le gouvernement syrien a besoin de temps pour continuer sa répression et l’ONU se fait donc un plaisir de lui en offrir sur un plateau d’argent. Bref, la mission se termine le 19 août 2012, sans grands changements pour aucun des partis, enfin si, les Syriens continuent de se faire décimer… Ah oui, n’oublions pas les alliés de la Syrie qui sont au conseil de sécurité de l’ONU: la Russie et la Chine.

Ils ont posé trois veto (octobre 2011, février 2012 et juillet 2012), en effet les résolutions risquaient de permettre une intervention en Syrie. Mais  attendez, la Russie n’attend pas d’avoir l’accord de l’ONU pour envoyer des armes au régime syrien? Et pour la Libye, la France prend les devants et réussi à faire appliquer une zone d’exclusion aérienne puis c’est l’intervention militaire qui s’en suit? Mais pourquoi se démener pour la Libye et pas pour la Syrie? Ah mais attendez! Il y a du pétrole en Libye… beaucoup de pétrole… La Russie envoie des armes, l’Iran et le Hezbollah envoie des soldats et tout cela sous la bénédiction de la communauté internationale. Rappelons également les paroles de François Hollande le 27 août 2012: «Je le dis avec la solennité qui convient: nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien, Ndlr) qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe». Donc si on comprend bien c’est le feu vert donné à Bachar le boucher « fait ce que tu veux tant qu’il n’y a pas d’armes chimiques », mais aujourd’hui, on observe des blessures ne pouvant être provoquées que par des armes chimiques. Et où est la France ? Non attendez, ils attendent les preuves du gouvernement et vont surement envoyer des observateurs pour confirmer tout cela !

Mais le plus difficile est néanmoins de voir la communauté musulmane divisée sur ce sujet et de parfois les entendre dire « mais si Bachar part, ça sera encore pire, les Syriens sont une mosaïque de religions, ça va être la guerre civile ! » ah oui? Vous avez vécu ne serait-ce que trente secondes ce qu’un Syrien vit? Il est parfaitement normal que la Syrie soit une mosaïque de religions car d’une part c’est le berceau de l’humanité et d’autre part c’est justement cette mosaïque qui prouve que les musulmans ont respecté les cultures précédentes en sachant vivre ensemble… Leur présence n’est-elle pas la plus belle preuve de la tolérance?

C’est dans ce contexte que les Syriens à l’étranger commencent à s’organiser. Pour la plupart, ils avaient déjà été victime d’Assad père dans les années 1980… Ils ne pouvaient donc pas rester silencieux, leurs familles, amis, proches, biens, souvenirs sont sous le joug d’Assad fils et tout cela en toute impunité.

De même, pendant que les « missions d’observation » se multiplient, on assiste au siège de Homs et Baba Amro pendant plusieurs mois, à plusieurs massacres à l’arme blanche, souvenez-vous  d’el Houla en mai 2012 ou encore de el Traimseh en juillet 2012 et Banyas en mai 2013. Les martyrs sont méconnaissables, les méthodes d’exécution sont de plus en plus originales (si je peux m’exprimer ainsi !) et le nombre de martyrs ne cesse d’augmenter avoisinant les 70 000 (1% de la population française actuelle et 3% de la population syrienne), sans compter les blessés, les déplacés, les réfugiés, les disparus, les détenus… bref, c’est bien 24 millions de personnes touchées par ce conflit!

On a également assisté au courage de certains journalistes et médecins pour d’une part relayer une information vraie et juste et d’autre part pour pallier à l’absence d’organisations médicales internationales. Je pense notamment à Edith Bouvier ou encore Jacque Bérès. Mais bien entendu ce ne sont pas les seuls, ils sont des dizaines, certains ont laissé leur vie tel que Rémi Ochlik photographe français ou encore la journaliste américaine Marie Colvin.

Aujourd’hui un autre protagoniste a fait son entrée en scène: Israël… A la pointe de la technologie militaire, on ne peut que craindre le pire. Ils disent viser les armes destinées au Hezbollah, cela permettra de conforter l’opinion de adeptes de la théorie du complot (soutenant que l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont de fervents défenseurs de la Palestine).

Ça prendra le temps qu’il faudra, mais la Syrie sera libre. Elle se souviendra surtout de la solitude dont elle a été victime. Il en va de même pour tous les opprimés (en Birmanie, en Palestine, en Chine et j’en passe…). L’Histoire nous prouve que les despotes, dictateurs et autres gouvernements injustes finissent toujours par perdre et disparaître (les monarchies en France, Hitler, le gouvernement de Vichy). Le sang est visiblement le prix à payer pour sa liberté, mais alors quel prix !

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Raids israéliens en Syrie


anniebannie s’est réjouie en un premier temps de la destruction des armes destinées à tuer le peuple syrien; toutefois, le gros problème c’est l’origine de cette attaque. On est en droit de se dire que ce n’est pour réagir aux massacres de Banyias que l’Etat hébreu a lancé l’artillerie contre Assad. Israël se fiche complètement de ce qu’il advient au peuple syrien et à n’importe quel Arabe de toute façon. Après avoir détruit les armes destinées au Hezbollah, ce sera le tour de Jabhat al Nusra qui a dès sa naissance été marqué du fer terroriste par Usraël parce qu’il avait des chances de gagner la partie. Il n’y a donc pas lieu de pavoiser aujourd’hui.

Explosion à Damas dimanche 5 mai à l'aube. Cette vidéo, obtenue par Reuters sur un réseau social, n'a pas été vérifiée.

Israël a effectué une attaque aérienne dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 mai près de Damas, prenant pour cible des missiles iraniens destinés au mouvement chiite libanais Hezbollah, a indiqué dimanche un haut responsable israélien sous couvert de l’anonymat.

Cette attaque a pris pour cible des bâtiments au nord-ouest de la capitale syrienne, tout près du site d’une frappe aérienne israélienne que l’Etat hébreu avait implicitement confirmée en janvier, a ajouté le haut responsable. Il a aussi confirmé qu’Israël avait mené un autre raid aérien vendredi matin contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas.

Ces informations confirment celles livrées plus tôt par une source occidentale du milieu du renseignement, qui indiquait qu’Israël avait mené une série de frappes aériennes dans Damas, ébranlée par de puissantes explosions doublées de colonnes de feu dans le ciel. « Dans l’attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh-110 qui étaient transportées de l’Iran vers le Hezbollah », a expliqué cette source.

« BOULE DE FEU »

La télévision publique syrienne avait indiqué auparavant que ces explosions avaient été provoquées par des tirs de roquettes israéliennes contre le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale et déjà visé par une frappe israélienne fin janvier. « L’agression israélienne vise à desserrer l’étau sur les terroristes dans la Ghouta de l’Est », une région dans la banlieue proche de Damas, avait dénoncé la télévision locale.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition, rapporte pour sa part des récits de témoins affirmant avoir vu des avions dans le ciel au moment des explosions. Sur une vidéo d’une explosion, mise en ligne dans la nuit de samedi à dimanche par des activistes syriens, on voit une boule de feu se former dans la nuit aux abords de Damas.

Le centre de recherche de Jamraya en Syrie, visé par l'aviation israélienne le 29 janvier.

L’IRAN PRÊT À « ENTRAÎNER » L’ARMÉE SYRIENNE

Le gouvernement syrien a affirmé dimanche que le raid israélien ouvrait « largement la porte à toutes les possibilités, spécialement parce qu’elle ne laisse plus aucun doute sur la réalité des connections qui existent entre toutes les composantes menant la guerre contre la Syrie« .

Peu avant, le commandant de l’armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité par l’agence officielle IRNA, avait affirmé que l’Iran était prêt à « entraîner » l’armée syrienne si elle en avait besoin, sans toutefois prendre part « activement » aux combats. Le ministère iranien des affaires étrangères a condamné « l’attaque du régime sioniste et demandé aux pays de la région de réagir avec sagesse à ces agressions ».

La Ligue arabe a quant à elle appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à « agir immédiatement » pour arrêter les raids israéliens. La présidence égyptienne voit dans cette « agression » « une violation des principes et du droit internationaux, de nature à (…) menacer la sécurité et la stabilité de la région ».

DES CARGAISONS DE MISSILES DÉJÀ VISÉES

Samedi, des responsables israéliens avaient déjà confirmé sous le couvert de l’anonymat l’information donnée par la chaîne américaine CNN selon laquelle l’armée de l’air avait frappé jeudi ou vendredi le territoire arabe. D’après plusieurs médias américains, l’objectif était une cargaison de missiles iraniens sol-sol à destination du Hezbollah libanais, allié de la Syrie et de l’Iran. Israël n’a pas officiellement validé ces assertions, se bornant à répéter qu’il surveillait le transfert d’armes au mouvement chiite.

Samedi, Barack Obama n’avait pas confirmé la tenue d’un premier raid, affirmant cependant que« les Israéliens, de manière justifiée, doivent se protéger contre le transfert d’armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah (…) qui a dit de nombreuses fois qu’ils seraient prêts à attaquer [Israël] aussi loin que Tel-Aviv ».

Vidéo authentifiée d'une explosion à Damas vendredi 3 mai.

L’Etat hébreu, qui a mené en 2006 une guerre éclair contre le Hezbollah, considère toujours le mouvement comme une menace pour sa sécurité. Israël redoute également, en cas de renversement de Bachar Al-Assad, que les combattants islamistes ne retournent leurs armes contre lui, en particulier sur les hauteurs du plateau du Golan syrien, annexé en 1967.

Le 29 janvier, l’aviation israélienne avait déjà frappé un convoi de camions transportant des armements dans la zone frontalière entre la Syrie et le Liban, selon plusieurs sources de sécurité israéliennes et américaines, citées par la presse israélienne et étrangère. Le régime de Damas avait alors également évoqué une attaque contre le centre de recherche de Jamraya.

MASSACRES EN PAYS ALAOUITE

Alors que les atrocités ont gagné cette semaine le pays alaouite (ouest) où le président pourrait se réfugier en dernier recours si Damas tombait, selon des experts, l’OSDH a rapporté samedi que des dizaines de morts avaient été découverts samedi dans un quartier sunnite de Banias, pris d’assaut la veille par l’armée et ses supplétifs alaouites. « Nous avons pu identifier 62 corps, dont 14 enfants mais ce nombre peut augmenter car des dizaines de citoyens sont toujours portés disparus », a précisé l’ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

Dès le premier jour des combats dans la région alaouite, jeudi, une tuerie avait endeuillé le village sunnite de Bayda, où au moins 50 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors d’exécutions sommaires et de bombardements, selon l’OSDH. La Coalition de l’opposition syrienne y a vu un « nettoyage ethnique » mené par le régime contre les sunnites, tandis que Washington s’est dit « horrifié ». Le régime, de son côté, a affirmé avoir tué à Bayda des « terroristes », appellation officielle des rebelles. Craignant un « nouveau massacre », des centaines de familles ont fui les quartiers sunnites de Banias, selon l’OSDH.

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