Egypte: Moubarak pourrait être libéré


 anniebannie : On pourrait aussi le remettre sur le trône ! 

Gil Durand
Mis en ligne il y a 48 minutes

Alors que les violences continuent en Egypte, le président égyptien déchu pourrait, selon ses avocats, sortir de prison dans les 48 heures.

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AFP
    AFP

Selon ses avocats, Hosni Moubarak devrait être libéré, annonce The Guardian sur son site. Acquitté des accusations de corruption, l’ancien président égyptien renversé en 2011 pourrait sortir de prison dans les 48 heures. « Tout ce qu’il reste, c’est une simple procédure administrative », a précisé son avocat ce lundi, cité par le site du Guardian. « Il devrait être libéré d’ici la fin de la semaine ». Reuters est moins optimiste : « Une source proche du parquet n’a pas confirmé cette prochaine libération, mais a déclaré que Moubarak resterait encore deux semaines derrière les barreaux avant que les autorités judiciaires ne prennent une décision définitive », peut-on lire sur Yahoo News .

De son coté, le New York Times confirme que « les autorités judiciaires égyptiennes ont ordonné la libération de Moubarak ». Mais, est-il précisé sur le site, « il reste possible que les autorités trouvent d’autres moyens pour le garder en détention ».

Pour rappel, Hosni Moubarak avait été condamné en juin 2012 à la prison à vie pour complicité de meurtres après la mort de manifestants tués il y a deux ans lors du soulèvement qui l’a poussé à la démission – des condamnations pour lesquelles l’ex-président a fait appel. Le tribunal ne l’avait pas accusé d’avoir une responsabilité directe, mais de ne pas avoir pris les dispositions nécessaires pour empêcher ces morts. Le 18 juin, un tribunal du Caire avait mis fin à la détention du président déchu dans une affaire de fraude, précisant que Moubarak restait en détention en raison d’autres inculpations.

EgypteLire aussi : Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE mercredi

Sur la sh*t list


USA :

les sionistes s’en prennent au « sale juif » Dustin Hoffman

États-Unis : déchaînement du lobby israélien contre Dustin Hoffman dans ETATS-UNIS dustin-hoffman

Les attaques les plus ordurières du lobby israélien

contre leurs opposants se multiplient aux États-Unis,

avec une prédilection pour ceux d’entre eux qui sont

d’origine juive, rapporte, quelque peu épouvanté,

le journaliste du Haaretz Bradley Burston.

C’est aujourd’hui le célèbre acteur Dustin Hoffman qui est

la cible de leurs attaques, dans des termes qui n’ont rien

à envier aux gazettes hitlériennes.

Le crime de Dustin Hoffman ? Avoir accepté de participer à une cérémonie de remise de prix aux réalisateurs

du film israélo-palestinien « Five broken cameras » (« Cinq caméras brisées »), qui relate la résistance

des villageois de Bil’in au vol de leurs terres par la colonisation.

Alors, le Jewish Press, à l’en croire « le plus grand journal juif indépendant des États-Unis » se déchaîne.

« Hoffman est quelqu’un dont la judaïté ne semble avoir joué aucun rôle dans l’existence, sinon d’avoir

développé l’antisémitisme, de par sa petite taille, son appendice nasal, sa voix nasillarde et ses rôles

de petit mec dégourdi, autant de caractéristiques qu’on attribue typiquement aux Juifs », lit-on dans ce journal.

L’auteur de l’article, Lori Lowenthal Marcus, est également le président de l’association Z Street

(avec un Z pour Zionist).

D’autres américains juifs coupables de critiques, mêmes timides, de la politique israélienne, ont droit

à leur tombereau d’injures. L’écrivain Peter Beinart se voit par exemple traité de « vomissable Kapo ».

« Il faut que cela cesse», se désespère Bradley Burston. « Parce que si les fanatiques, les partisans de l’apartheid

et les fascistes de l’extrême-droite israélienne continuent de jouir de tribunes et de pouvoir se présenter

comme des experts d’Israël, alors aucun de ceux qui souhaitent la destruction d’Israël n’aura bientôt plus besoin

d’ouvrir la bouche ».

Source : http://www.haaretz.com/blogs/a-special-place-in-hell/targeting-stephen-hawking-and-dustin-hoffman…

CAPJPO-EuroPalestine

voir aussi la Massada shit list avec tous les « mauvais juifs »

La Libre Promotion Soda Stream


Le 13/08/13 09:40, « Vandenabeele Paul » <paul.vandenabeele@dh.be> a écrit :

Bonjour Madame, 

Le secrétariat nous a bien transmis votre mail.

Nous connaissons l’origine du produit que nous nous proposons à nos abonnés. 

Lorsque nous proposons un produit à nos abonnés nous vérifions plusieurs choses. Celles-ci sont : la qualité du produit, l’utilité de ce produit et ses conditions de fabrication. 

La qualité et l’utilité de ce produit ne sont plus à démontrer. Ce produit est fabriqué suivant des normes de qualité du plus haut standard et offre toutes les garanties possibles. Il est pratique à utiliser et permet des économies importantes par rapport à des achats de bouteilles d’eau minérale pétillante. Le personnel de cette société travaille dans des conditions tout à fait normales, est bien traité et correctement rémunéré. Cette offre d’abonnement rencontre un beau succès. 

La question du conflit israélo-arabe est une des questions les plus complexes de notre siècle et où beaucoup d’interprétations et de prises de position sont possibles. Boycotter un produit dans un tel contexte serait poser un acte politique et est donc étranger à une décision marketing saine. 

Nous vous remercions de votre courrier et nous vous prions d’agréer, chère Madame, nos meilleurs sentiments.

Bien à vous,

Denis Pierrard

………………….

Réponse de MP :

Bonjour Messieurs,

J’adressais le courriel aux journalistes responsables de la Libre Belgique.
Je m’étonne dès lors de recevoir une réponse de l’agence de marketing de la LB (envoyé par Monsieur Vandenabeele et signé par Monsieur Denis Pierrard).

Dans mon courriel, il ne s’agit pas de la qualité du produit mais d’une réglementation européenne que vous ne respectez pas.

Les drones israéliens et les bombes au phosphore qui bombardent aveuglement la population  de Gaza enfermée sont aussi d’excellente qualité, je n’en doute pas. De même que les engins Caterpillar qui déracinent des milliers d’oliviers palestiniens centenaires.

Et en parlant de “conflit”, vous vous alignez une nouvelle fois sur la propagande israélienne qui tente par tous les moyens de redorer son image en lambeaux.

Il n’y a pas de conflit, Messieurs,  ni de territoires “controversés, discutés ou disputés” mais d’une occupation illégale d’une territoire appelé Palestine par une armée suréquipée (et d’excellente qualité).

Ce “conflit” comme vous dites pourrait facilement être “résolu” si Israël respectait le Droit International en restituant aux Palestiniens leur terre et leur complète autonomie.

Ce “conflit” s’éternise, par la faute de collaborateurs comme vous.
Alors, “buvez vos bulles”.

MP

Manif à Raqqa pour le père Paolo…


Syrie: manifestations anti-jihadistes réclamant la libération d’un père jésuite

BEYROUTH, 12 août 2013 (AFP)

Des manifestations contre les groupes jihadistes se déroulent au quotidien dans la ville de Raqa, dans le nord de la Syrie, pour réclamer la libération de « centaines » de militants et d’un père jésuite, rapporte une ONG.
Le père italien Paolo Dall’Oglio avait disparu fin juillet quand il s’est rendu à Raqa à la rencontre de responsables du groupe jihadiste l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) pour négocier la libération de militants enlevés par ces radicaux.
« Des manifestations sont organisées depuis deux semaines pour réclamer la libération de centaines de civils » enlevés par l’EIIL, dont père Dall’Oglio, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « La Syrie est libre! L’Etat islamique (en Irak et au Levant) dehors! », selon les slogans des manifestants rapportés par l’ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de militants et de médecins sur le terrain.
L’Observatoire a décrit père Dall’Oglio comme un « messager de la paix » et un « ami de l’opposition syrienne » luttant contre le régime de Bachar al-Assad. Connu pour son charisme et ses bonnes relations avec les militants pacifiques anti-régime, le père jésuite avait pris des positions très fermes contre la répression armée du régime de Bachar al-Assad, et avait été contraint par les autorités ecclésiales de son diocèse à partir, avant de revenir à une date indéterminée.
Il avait rencontré différents responsables arabes et occidentaux, pour faire prévaloir l’idée du soutien à l’opposition démocratique, seule manière selon lui d’éviter une dérive islamiste.
Raqa est la seule capitale provinciale tombée aux mains des rebelles depuis le début de la révolte lancée contre le régime en mars 2011 et qui s’est transformée par la suite en une guerre civile.

Promotion Soda Stream


Lettre au journal La Libre

J’apprends que la Libre Belgique offre une machine Soda Stream à toute personne qui souscrit à un an d’abonnement.
Bravo!

Vous ne pouvez pas ignorer que ce produit est fabriqué dans la colonie Ma’ale Adumin, en Palestine occupée et que les colonies sont illégales.

Que la Cour de Justice des Communautés européennes  estime que les autorités communautaires doivent refuser de reconnaître l’origine israélienne de ces produits étant donné que les colonies israéliennes sont illégales (1/11/2009, Luxembourg, Cour de Justice des Communautés européennes, communiqué de presse n° 97/09).

Que l’Union Européenne a publié tout récemment une directive qui stipule que « tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’UE doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967, c’est à dire la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan », étant donné que les territoires palestiniens ne sont ni “controversés”, ni “disputés”, ni “discutés” (comme le prétend Israël) mais OCCUPES et que cette occupation est illégale.

Le quotidien israélien Haaretz: « Cette directive qui s’applique aux 28 Etats membres de l’UE interdit tout financement, coopération, bourses, fonds de recherche ou remise de prix à qui que ce soit résidant dans les colonies installées en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qu’il s’agisse d’institutions privées ou publiques »

Que le fonds de pension géant TIAA-CREF a retiré la société israélienne de plus en plus controversée Soda Stream de son portefeuille.
( http://www.info-palestine.net/spip.php?article13798)

Steve Tamari, investisseur TIAA-CREF :
« Je salue l’information selon laquelle, en tant qu’investisseur TIAA-CREF, je n’aurai plus à profiter de SodaStream dont le principal site de production se trouve dans une colonie illégale sur la terre palestinienne en Cisjordanie occupée par les Israéliens. J’exhorte TIAA-CREF à retirer de son portefeuille les autres sociétés qui profitent de la confiscation des terres palestiniennes et contribuent à l’expansion des colonies illégales. J’espère dans les prochaines années voir TIAA-CREF se désinvestir de Veolia, multinationale à base française, qui opère dans le transport, le traitement des eaux et les services d’ordures ménagères au profit des colonies israéliennes illégales sur la terre palestinienne en Cisjordanie occupée. »

Que nous apprenions en octobre 2009 que le fabricant israélien d’appareils à mettre du gaz dans l’eau plate Soda Club, installé dans la colonie de Maale Adumim en territoire palestinien occupé, était appelé à rendre des comptes devant un tribunal de Hambourg ( http://www.europalestine.com/spip.php?article4435&lang=fr).

En faisant la promotion de Soda Stream, vous collaborez avec la politique criminelle israélienne, qui pratique un apartheid impitoyable à l’égard des Palestiniens et continue à braver le Droit International et donc les Droits de l’Homme, dont il ne respecte pas un des articles.

Vous espérez peut-être ainsi soudoyer quelques nouveaux lecteurs. Cette politique promotionnelle aura surtout pour résultat d’entacher  l’image de votre Journal.

Bien à vous,

M.P.

Pire qu’un échec de Kerry : sa réussite…


dimanche 11 août 2013 – 06h:47

Nicola Nasser
The Palestine Chronicle


La question cruciale des colonies de peuplement illégales israéliennes en perpétuelle expansion dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) en Cisjordanie, qui tuent la paix en particulier à Jérusalem-Est, sera décisive dans les négociations récemment reprises entre Palestiniens et Israéliens.

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Le succès personnel de Kerry est d’avoir amené les Palestiniens à se faire duper une fois de plus en se précipitant dans des négociations sur un « statut définitif ».
photo : Khalil Mazraawi/AFP

Le 29 juillet dernier, ces négociations ont repris à Washington DC ; elles doivent commencer sérieusement à la mi-août. Le Président Barak Obama les a saluées comme « un pas en avant prometteur ». Cependant, au vu des plus de vingt années d’échecs de la médiation US, les nouveaux pourparlers ne « promettent » rien de plus que d’être une nouvelle série d’échecs et de « gestion de conflit », bien qu’Obama soit convaincu que « la paix est à la fois possible et nécessaire  ».

Selon Albert Einstein, « faire la même chose encore et encore et en attendre des résultats différents » est une « folie  », mais c’est exactement à ce que John Kerry semble avoir réussi après six jours de navettes diplomatiques au Moyen-Orient depuis son assermentation comme secrétaire d’État des États-Unis.

À moins que la question des colonies soit abordée dans le cadre du droit international et du droit humanitaire, de même que dans le respect des résolutions des Nations-Unies, Kerry se tirera lui-même une balle dans le pied et sa réussite dans sa mission de paix sera pire que son échec. La récente mesure anti-colonies prise par l’Union européenne met en relief cette réalité.

Cependant, Kerry semble, à l’entendre, déterminé à poursuivre sa mission sur la base des termes de référence contradictoires fixés par la lettre officielle de l’ancien Président US George W. Bush adressée à l’ancien Premier israélien Ariel Sharon, en avril 2004, lettre dans laquelle les États-Unis s’engagent à annexer les principales colonies juives à Israël, à retracer ses frontières en conséquence et à exclure le droit au retour des réfugiés palestiniens de tout accord futur sur la résolution du conflit arabo-israélien dans une Palestine pacifique.

Les premières priorités à l’ordre du jour de ces négociations relancées sont les frontières et la sécurité ; Israël n’a jamais défini ses frontières ni respecté les frontières fixées par la Résolution 181 de 1947 ; au nom de la sécurité, les frontières qu’il exige compromettraient la viabilité de tout État palestinien en Cisjordanie.

Du point de vue des États-Unis et d’Israël, la « reprise des négociations est vue comme un objectif en soi » selon Ghassan al-Khatib, ancien porte-parole de l’Autorité palestinienne (AP).

David Ignatius, le 2 août, a qualifié les efforts de Kerry de « mission impossible », et dit que s’ils échouaient, « cette fois, il en coûterait cher aux parties  » ; il décrit les négociations engagées comme une « sorte de petit piège où, une fois que la proie y est tombée, il lui est difficile d’en sortir sans réaliser… la paix, ou sans se nuire à elle-même. »

En effet, à long terme, la réussite des négociations réengagées met en garde contre la création d’un environnement politique qui donnerait une « légitimité  » à une nouvelle agression militaire israélienne contre la bande de Gaza dans le but d’y éradiquer la « résistance armée », et avec la bénédiction manifeste du parrain américain des négociations et celle, discrète, des « partenaires arabes pour la paix  ».

Pourtant, l’échec attendu des efforts de Kerry pourrait être pire que celui du sommet de Camp David en septembre 2000 avec le regretté dirigeant palestinien Yasser Arafat, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak et l’ancien Président américain Bill Clinton.

En envoyant ses négociateurs à Washington, le Président palestinien Mahmoud Abbas compromet une fois de plus sa crédibilité personnelle, mais pire encore, il risque une implosion palestinienne dans le cas d’un succès, mais dans le cas où les négociations échouent, il risque une explosion des Palestiniens qui se révolteraient et contre son AP et contre l’occupation israélienne.

Abbas s’est déjà mis à dos ses vieux alliés parmi les membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) – dont le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), considéré comme la troisième force palestinienne influente après ses deux rivaux Fatah et Hamas –, alliés qui l’accusent de se rétracter sur leur consensus existant de ne pas reprendre les négociations sans qu’il y ait, d’abord, un arrêt de l’expansion des colonies de peuplement israéliennes.

La réconciliation nationale entre l’OLP et le Hamas sera mise de côté au moins pendant les neuf mois que les négociateurs ont donné à la durée de leurs négociations.

Sa décision a écarté également toute nouvelle tentative de rejoindre des organisations internationales afin de tirer parti de la reconnaissance de la Palestine par l’Assemblée générale des Nations-Unies en tant qu’État non membre en septembre 2012.

Les nouveaux pourparlers ne sont que le « début du début » d’un « long processus » dans lequel « il n’y a aucune garantie » de réussite, affirme l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright.

Tout ceci se résume à donner plus de temps à Israël pour dicter les frontières qu’il juge « sécurisées », en créant de nouvelles réalités sur le terrain dans les TPO. Pour les Palestiniens, c’est une perte de temps qui les éloigne davantage de leur rêve pour une patrie nationale dans un État indépendant. Pas surprenant dès lors que le Premier israélien Benjamin Netanyahu, le 27 juillet, ait déclaré que la reprise des négociations est « d’un intérêt stratégique vital pour l’État d’Israël ».

Le succès personnel de Kerry est d’avoir amené les Palestiniens à se faire duper une fois de plus en se précipitant dans des négociations sur un « statut définitif », ce qui est la meilleure façon de dispenser Israël du respect de ses engagements stipulés dans les accords « intérimaires » qu’il a signés avec l’OLP.

L’amère expérience passée

L’opposition à la reprise des négociations, largement répandue chez les Palestiniens, accuse Abbas d’être un « croyant  » de la paix sur le point « de se faire piquer deux fois au même endroit  » (1), faisant référence à l’issue sanglante du sommet de Camp David organisé aux USA en septembre 2000.

Ensuite, l’administration US de Clinton a fait pression sur Arafat pour des négociations sur le « statut définitif ». Barak, alors Premier ministre, a trouvé dans les négociations sur le statut définitif de Camp David un prétexte en or pour ne pas mettre en œuvre la troisième étape des accords d’Oslo, à savoir le retrait des forces d’occupation israéliennes d’environ 95 % de la Cisjordanie et de les rendre à l’AP.

Relier la Cisjordanie et la bande de Gaza par un « couloir » qui permet une libre circulation entre elles des personnes et des marchandises est un autre engagement qui n’a pas été honoré par Israël.

« Essayer  » et échouer est mieux que de « ne rien faire » a dit Kerry, mais l’échec du sommet trilatéral de Camp David a conduit à la deuxième Intifada (soulèvement) ; tant l’échec que le soulèvement ont été des prétextes supplémentaires pour les gouvernements israéliens successifs pour ne pas respecter leurs deux obligations ; en outre, ces deux prétextes ont été la justification qu’ils ont utilisée pour réoccuper militairement les zones de l’AP et coordonner avec les USA la « liquidation » d’Arafat et le « changement » de son régime.

La question cruciale des colonies de peuplement illégales israéliennes en Cisjordanie sera décisive dans les nouvelles négociations parrainées par Kerry. Le 29 juillet, James M. Wall écrivait : « Israël joue le jeu du processus de paix non pour restituer des biens mal acquis, mais pour les protéger » ; les colonies viennent en tête de ces « gains » ; elles ont été « gagnées » sous le couvert du « processus de paix », avec la bénédiction tacite du négociateur palestinien bien intentionné qui n’a pas fait de leur retrait une condition préalable à la reprise et dès le début des négociations de paix.

Le Sommet de 2000 a échoué à cause de l’insistance israélienne à poursuivre la construction des colonies de peuplements, surtout dans l’est de Jérusalem, ce qui a voué à l’échec le processus de paix lancé à Madrid en 1991. Les négociations reprises par Kerry se sont ouvertes alors que se poursuit sans relâche l’expansion coloniale. Maintenant il apparaît qu’il est trop tard pour Abbas de corriger cette grave erreur. Pas étonnant que l’échec des négociations semble inévitable et il ne fera que consolider l’impasse palestino-israélienne.

La Conférence Herzliya 2013 d’Israël a conclu : « Le statut quo dans les territoires palestiniens n’est pas viable, et certainement pas durable… la poursuite de l’impasse israélo-palestinienne est intenable. Elle conduira à un soulèvement massif public palestinien avec des violences sporadiques  ».

Obama a appelé les négociateurs à « aborder ces pourparlers en toute bonne foi », mais le secrétaire général du comité exécutif de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, s’est interrogé sur la « bonne foi » des USA et d’Israël qui « ont conféré sur la sécurité » sans les Palestiniens, comme s’il s’agissait de leur « sécurité bilatérale » alors que la sécurité est une « question centrale et fondamentale pour nous et concerne notre avenir dans son ensemble ». Le partenaire israélien d’Abed Rabbo dans l’Initiative de Genève, l’ancien ministre Yossi Beilin, a écrit dans The Jerusalem Post du 30 juillet, qu’il « s’interrogeait sur la « bonne foi » de Netanyahu qui, « tout au long de sa carrière politique, est revenu sur tout ce qu’il a dit ».  »

Ne tenant aucun compte de l’expérience amère de vingt années de processus de paix, et d’une forte opposition intérieure, Abbas semble s’être volontairement laissé entraîner dans son dernier test de la crédibilité des USA en tant que médiateurs, lequel décidera de sa carrière politique, à 76 ans.

(1) Le Prophète Muhammad a dit « lâ yuldighu-l mu’minû min juhrin marratayn, » : « The believer is not stung from (the same) hole twice » (http://www.answering-islam.org/Responses/Zaman/stung.htm)

Nicola Nasser est un journaliste arabe qualifié basé à Bir Zeit, Cisjordanie, Territoires palestiniens occupés. – Contact : nassernicola@ymail.com
Cet article a été rédigé pour PalestineChronicle.com

source

Du même auteur, et sur ces négociations : Kerry s’est servi de la Ligue arabe pour faire plier les Palestiniens

Autres articles sur ces négociations :

- Comment peut-on reprendre des négociations qui n’ont jamais eu lieu ? – Ramzy Baroud
- Des discussions inutiles, mais aussi lourdes de danger – Jonathan Cook
- La cause palestinienne n’a jamais dans le passé subi une telle trahison – Abdel Bari Atwan
- Un processus de paix qui protège Israël – Ben White
- Un processus de paix « vital » pour… Israël – Alain Gresh
- Abbas se voit déjà le président d’un prochain bantoustan palestinien – Haidar Heid
- Feuille de route pour l’Apartheid – Mohammed Ayoob
- Abbas s’engage dans des discussions vides de sens – Malik Samara
- Pour le Hamas, Abbas n’a aucun mandat pour négocier quoi que ce soit – Russia Today
- John Kerry a tout faux sur la question palestinienne – Karroubi Habib
- L’illusion Oslo – Adam Hanieh

RIP, mes chéris


Face à face à Catane

samedi 10 août 2013, par La Rédaction

Six migrants se sont noyés en tentant de débarquer à l’aube sur une plage de Catane (Sicile – Italie) d’un bateau transportant une centaine d’immigrés, provenant surtout de Syrie et d’Égypte. « Nous avons été alertés peu après 5h30 (3h30 GMT) qu’un bateau s’était ensablé en face d’un établissement balnéaire » à Plaia di Catania, a expliqué à l’AFP le commandant Roberto D’Arrigo, porte-parole de la Capitainerie du port de la grande ville sicilienne. (10-08-2013 – Avec les agences de presse)
(Photo par Dario Azzaro)

Qui part encore en reportage en Syrie ?


AFP PHOTO/HO/SANA Les reportages en Syrie rédigés par des journalistes étrangers se font rares. En cause, bien sûr, les mille et uns dangers que les reporters doivent affronter s’ils choisissent de se rendre dans ce pays. Du coup, les journalistes « freelance » (indépendants) deviennent majoritaires pour couvrir ce terrible conflit.

Dès les premiers mois de 2011, quand la contestation a commencé à prendre forme en Syrie, le régime a décidé de n’accorder de visas aux journalistes étrangers qu’au compte-gouttes. Les demandes émanant d’organes jugés défavorables étaient rarement honorées (comme celle du Soir en avril de cette année-là, qui ne reçut jamais de réponse de l’ambassade à Bruxelles). En revanche, des journalistes considérés comme « fiables » par le régime (des Russes, par exemple) n’éprouvaient pas ces difficultés.

Peu à peu, alors que la violence prenait le dessus, à partir de l’été 2011, des journalistes occidentaux ont pris le parti de passer en Syrie par des voies non officielles, par des chemins de contrebande à la frontière libanaise ou, plus souvent, turque. Pour se retrouver, donc, côté rebelles. De septembre à décembre, ils furent des dizaines sinon même bien plus à franchir ce pas. Cela a donné des reportages édifiants sur de nombreuses chaînes.

France 2 avait ainsi diffusé deux reportages saisissants à l’automne 2012. Est-ce pour punir la chaîne (et punir en même temps la France, « coupable » d’avoir pris parti pour les rebelles) qu’un guet-apens a été tendu par le régime le 11 janvier 2011 au reporter de France 2 Gilles Jacquier à Homs ? C’est en tout cas la thèse d’un livre convaincant (1) écrit par la compagne du journaliste, elle-même photographe, et deux journalistes suisses, qui accompagnaient tous trois notre confrère qui a perdu la vie ce jour-là.

En l’espèce, l’un des buts additionnels espérés aurait été de dissuader les reporters du monde entier de se rendre dans l’enfer syrien. Mais, si la Syrie est peu à peu désertée par les journalistes étrangers, c’est sans doute plus en raison des risques rencontrés en zones rebelles (compte tenu que l’entrée dans la Syrie sous contrôle du régime reste soumise à l’obtention de rarissimes visas).
Risques ? Celui de rencontrer la mort, bien sûr, ou de subir de graves blessures, comme notre consoeur française Edith Bouvier en mars 2012 à Homs encore (2). Mais le danger majeur, c’est aussi et surtout, désormais, la possibilité d’être victime d’un kidnapping. Si Reporters sans frontières répertorie 24 journalistes tués en Syrie depuis 2011, les chiffres sont volontairement moins précis pour les confrères retenus en otages par les diverses factions (ou, éventuellement, emprisonnés par le régime). Il y aurait une quinzaine de journalistes étrangers sans doute kidnappés.

Parmi les disparus, on citera en premier lieu le Belge Pierre Piccinin, qui n’est pas à proprement parler un journaliste mais qui s’était rendu pour la énième fois en Syrie au début du moi d’avril dernier afin de témoigner. Avec son ami Domenico Quirico, reporter de La Stampa, Pierre Piccinin aurait été enlevé par un groupe non identifié après avoir franchi la frontière libanaise. Les deux hommes ont réussi à donner un coup de téléphone à leur famille le 6 juin, mais depuis lors un inquiétant silence prévaut à nouveau.
De leur côté, les Français Didier François et Edouard Elias, envoyés par Europe1, ont disparu le 6 juin dernier alors qu’ils étaient en route pour Alep, dans le nord. Le plus inquiétant, dans la plupart des cas, c’est qu’on n’entend même pas parler de demandes de rançon ou d’échanges de prisonniers. Peut-être, parfois, des tractations se déroulent-elles entre ravisseurs et autorités nationales sans que la presse soit tenue au courant.

Compte tenu de ce sombre tableau bien à la mesure de la situation chaotique en Syrie, on ne s’étonnera guère de voir les rédactions hésiter à envoyer leurs journalistes dans ce chaudron. Résultat : à quelques exceptions près (3), ceux qui y vont encore sont des « freelance », des indépendants. Lesquels, pourtant, éprouvent les pires difficultés à vendre leurs papiers, car le conflit syrien s’est d’une part banalisé – les journaux ne rapportent même plus le nombre de victimes quotidiennes, qui se comptent pourtant en centaines… – mais, d’autre part et surtout, il s’est complexifié, il est devenu impropre aux analyses manichéennes, aux papiers faciles à vendre.

L’un de ces journalistes indépendants, l’Italienne Francesca Borri, a publié en juillet un article hallucinant sur le site Columbia Journalism Review (4) dans lequel elle décrit les conditions de son travail. Cet extrait servira d’éloquente conclusion : « Les journalistes freelance sont des journalistes de seconde zone – même s’il n’y a que des freelance ici, en Syrie, parce que c’est une guerre sale, une guerre du siècle dernier ; c’est une guerre de tranchée entre des rebelles et des loyalistes qui sont si proches qu’ils se hurlent dessus pendant qu’ils se mitraillent. Quand vous découvrez la ligne de front, vous n’en revenez pas, avec ces baïonnettes que vous n’avez jamais vues que dans les livres d’histoire. Les guerres modernes sont des guerres de drones, mais ici ils combattent mètre par mètre, rue par rue, et on en chie de peur ».

BAUDOUIN LOOS

(1) Attentat Express, par Caroline Poiron, Sid Ahmed Hammouche et Patrick Vallelian (Seuil, 2013).
(2) Edith Bouvier a raconté son expérience dans un livre, Chambre avec vue sur guerre, chez Flammarion (2012).
(3) Parmi ces exceptions, le reportage retentissant réalisé par Jean-Philippe Remy et Laurent Van der Stockt, nos confrères du Monde en mars-avril et publié en mai, par lequel ils avaient réussi à valider la thèse que le régime recourt bien aux armes chimiques même si c’est de manière sporadique.
(4) Il a été traduit dans plusieurs langues. On le trouve notamment en français sur le site du Nouvel Observateur.

source

Des Afro-Américains condamnent la vague montante de racisme en Israël


mardi 6 août 2013 – 06h:35

Les Afro-Américains pour la Justice au Moyen-Orient et en Afrique du Nord


Ces dernières années, Israël a connu une vague montante de tendances doctrinaires acceptées par la société, s’en prenant particulièrement aux demandeurs d’asile africains et aux Palestiniens, attisées par des personnalités religieuses et politiques marquantes.

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Mai 2012 : rassemblement « anti-immigrés » organisé par la frange la plus raciste et la plus xénophobe de la société israélienne

Nous, soussignés, condamnons avec la plus grande fermeté les récents propos racistes tenus par le nouveau grand rabbin ashkénaze nouvellement élu, David Lau, propos qui se réfèrent aux joueurs afro-américains de basket jouant en Israël comme à des « kushim », terme péjoratif équivalent à « nigger » (nègres, négresses). Rabbi Lau, représentant du gouvernement, payé par l’État, et qui a un mandat prévu de dix ans comme l’un des deux grands rabbins officiels israéliens, a fait ces remarques offensantes à de jeunes étudiants religieux juifs alors qu’il les mettait en garde de ne pas regarder les sports télévisés comme le basket. Après qu’il ait été critiqué par des militants antiracistes, le rabbin Lau a été défendu par Natfali Bennet, ministre des Services religieux d’Israël et leader du parti Foyer juif.

Malheureusement, les sentiments exprimés par le rabbin Lau reflètent un problème plus large de racisme au sein de la société israélienne. Ces dernières années, Israël a connu une vague montante de tendances doctrinaires acceptées par la société, s’en prenant particulièrement aux demandeurs d’asile africains et aux Palestiniens, attisées par des personnalités religieuses et politiques marquantes. En juin 2012, le ministre de l’Intérieur israélien d’alors, Eli Yishai, a déclaré qu’Israël « appartient à nous, à l’homme blanc  », réagissant à une question sur les demandeurs d’asile musulmans. Le mois précédent, des politiciens israéliens, et parmi eux le Premier ministre Benjamin Netanyahu et des membres de son parti le Likoud, ont contribué à lancer une vague de violences contre les Africains avec des propos insufflant la peur et l’excitation contre les demandeurs d’asile. Dans un cas, le parlementaire du Likoud, Miri Regev, a décrit les réfugiés africains comme « un cancer dans notre corps  » lors d’un rassemblement à Tel Aviv qui a dégénéré en ce que la presse locale a qualifié d’ « émeute raciale  », dans laquelle des personnes d’origine africaine, prises au hasard, ont été agressées dans la rue. Dans les mêmes moments, une série d’incendies et d’attaques violentes a été déclenchée contre les Africains en Israël. La situation était si mauvaise qu’un groupe d’ambassadeurs de pays africains s’est plaint au ministère des Affaires étrangères d’Israël que les diplomates africains avaient peur de marcher dans la rue.

La situation des Palestiniens vivant en Israël et dans les territoires occupés n’est pas meilleure. Ceux qui sont citoyens d’Israël souffrent d’une discrimination méthodique en tant que non juifs vivant dans un État autoproclamé « État juif », pendant que ceux qui vivent sous le joug militaire israélien se voient refuser les droits politiques et civils les plus élémentaires, lesquels sont accordés aux colons juifs qui vivent dans les colonies illégales à côté d’eux, simplement parce qu’ils ne sont pas juifs. De plus en plus, le monde reconnaît le régime qu’Israël a institué dans les territoires qu’il contrôle entre le Jourdain et la Méditerranée comme une forme d’apartheid.

En tant qu’Afro-Américains, et en tant que citoyens des États-Unis, État qui fournit un énorme soutien économique, militaire et diplomatique à l’État d’Israël, nous sommes scandalisés par la déclaration raciste du rabbin Lau, par l’absence de la condamnation de la part des dirigeants israéliens et américains qu’elle aurait dû engendrer, et par le développement préoccupant d’attitudes ouvertement racistes manifestées en Israël contre les Africains, les Palestiniens, et d’autres. Nous demandons au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et au Président Barack Obama, et à toutes les personnes de conscience, de condamner les propos du rabbin Lau et la culture grandissante de l’intolérance et d’un racisme sans retenue dans la société israélienne qu’ils représentent, et nous demandons son retrait immédiat de sa fonction de grand rabbin ashkénaze.

Alors que les négociations entre Israéliens et Palestiniennes reprennent sous le vocable de processus de paix sous l’égide des États-Unis, qui devrait inclure une exigence soutenue par l’administration Obama que les Palestiniens reconnaissent officiellement Israël en tant qu’ « État juif », nous exhortons aussi les politiciens et toutes celles et ceux qui sont concernés à reconnaître et aborder l’aggravation du racisme et des discriminations dont souffrent les Palestiniens et les autres citoyens non juifs d’Israël. Ne pas le faire se traduirait par une perpétration des injustices faites au peuple palestinien, et du conflit entre Israéliens et Palestiniens, quels que soient les résultats de toutes négociations.

Signataires

Kali Akuno
Dr. Adisa A. Alkebulan
Carl Bloice
Dr. Eduardo Bonilla-Silva
Rev. Dr. Carolyn Boyd
Dr. Gloria Brown
Christopher Cathcart
Felicia Eaves
Bill Fletcher, Jr.
Patricia Ford
Dr. Rhone Fraser
Dr. Angela Gilliam
Rev. Graylan Scott Hagler
Dr. Jennifer F. Hamer
Mark Harrison
Dr. James Jennings
Dr. Robin Kelley
Mel King
Rev. Dr. Phil Lawson
Gerald Lenoir
Dr. Charles Pinderhughes
Dr. Russell Rickford
Dr. Lynn Roberts
Jamala Rogers
Roger Toussaint
Dr. Elijah Ward

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