L’Autorité Palestinienne arrête des militants BDS


Merci d’écrire au représentant de l’AP en Belgique = LEILA SHAHID, pour lui demander d’intervenir pour faire annuler ce procès ignoble et transmettre notre indignation à Mahmoud Abbas

Leila SHAHID <deleg.palestinienne@skynet.be>

Honte à l’Autorité Palestinienne qui arrête des militants BDS !
mercredi 23 avril 2014

Immonde : quatre militants palestiniens ont été arrêtés et brutalisés par l’Autorité Palestinienne et passeront en procès à Ramallah le 28 mai prochain pour leurs activités non violentes dans le cadre de campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël ! Merci de réagir.

Nous apprenons que « l’Autorité Palestinienne » (AP), dirigée par Mahmoud Abbas a arrêté le 12 avril dernier 4 Palestiniens, qui ont protesté pendant un concert du groupe indien Kathak au conéma Kasbah à Ramallah, ce dernier s’étant d’abord produit à Tel Aviv.

Une vidéo de la scène montre que les militants sont restés parfaitement pacifiques, contrairement aux policiers de l’AP.

La police de l’AP a sorti les 4 militants de la salle dès qu’ils ont commencé à prendre la parole, les a battus et emprisonnés pendant plusieurs jours avant de le relâcher sous caution, a fait savoir Omar Barghouti l’un des animateurs palestiniens de la campagne BDS.

Mahmoud Abbas, s’est prononcé récemment, toute honte bue, contre le boycott d’Israël. Il ne réclame pas la moindre sanction contre l’occupant israélien. Il ne profite pas non plus du siège d’observateur obtenu par la Palestine à l’ONU pour porter plainte contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël.

Il est contre la résistance armée et contre la résistance non violente à l’occupation. Il est contre toute forme de mobilisation populaire. Et on voit avec quel succès il a fait progresser la situation en Palestine au cours de ses « négociations » avec ceux qui étranglent un peu plus chaque jour le peuple palestinien !

Et maintenant, il va plus loin encore. A la demande d’Israël, qui assiste au développement mondial de cette campagne de boycott citoyenne, il cherche à briser le mouvement lancé par la société civile palestinienne en juillet 2005, étant donné son succès croissant.

Ceci est une honte et nous devons affirmer notre soutien à ces militants palestiniens qui vont être traduits en justice par les collaborateurs de l’occupant israélien, qui cherche désespérément à redorer leur image de criminels de guerre par le biais de la « culture », de « l’écologie » et autres « valeurs communes ».

Merci d’écrire au représentant de l’AP en France, pour lui demander d’intervenir pour faire annuler ce procès ignoble et transmettre notre indignation à Mahmoud Abbas : M. Hael Al Fahoum

Ambassadeur de Palestine

14, rue du Commandant Léandri 75015 Paris, Tél : 00 33 1 48 28 66 00.

Fax : 00 33 1 48 28 50 67. Mail : contact@palestine-diplo.com

Source : https://www.middleeastmonitor.com

Pourquoi les américains sont fous de Thomas Piketty ?


En tournée aux Etats-Unis, l’économiste français Thomas Piketty fait chavirer les esprits des universitaires et politiques américains. On le dit à l’origine de la prise de conscience par Barack Obama du creusement des inégalités. En France, François Hollande a largement remisé sa réforme fiscale au placard.


RILLON/NECO/SIPA

RILLON/NECO/SIPA
Les auditoriums de ses conférences-retransmises en direct sur internet- sont pleins à craquer, l’homme est reçu à la maison blanche par les conseillers économiques du président Obama, il s’entretient avec le secrétaire d’Etat au trésor et joue à « guichets fermés » au FMI, la presse lui tire le portrait  et disserte à n’en plus finir sur son dernier livre « Le capital au XXI ème siècle » et les thèses de ce frenchie sur la montée des inégalités.

Dans une chronique pour le New-York Times, l’économiste Paul Krugman manque de mots pour exprimer son admiration –« renforcée par (sa) jalousie professionnelle » avoue-t-il- à l’égard de ce génie français, au point de conclure par un cri de passion : «  Quel livre ! ».

L’économiste français Thomas Piketty a été accueilli aux Etats-Unis –presque-  comme une  rock star !  Pas de fleur à sa descente d’avion, ni d’hymne national ou d’invitation dans le show de Jimmy Fallon mais depuis une semaine, il fait chavirer les « cerveaux » des américains, démocrates et même républicains.
Quelques mois avant sa publication, le livre avait généré des débats déjà enflammés sur les blogs des grandes universités américaines, incitant l’éditeur Harvard University Press à avancer la publication du livre.
Depuis,  « Capital in the Twenty-First Century », le titre de l’ouvrage en anglais,  s’est vendu à 46.000 exemplaires. Pas mal pour un pavé de 700 pages bourré de graphiques et de tableaux.
Un blogueur du New-York Times ne mâche pas ses mots : « Karl Marx est de retour d’entre les morts. Mais il a abandonné son style soviétique et la foi quasi-biblique que les marxistes avaient placé en lui». Une « grenade intellectuelle » contre les inégalités
L’hebdomadaire américain, marqué à gauche, « The Nation »   évoque une « grenade intellectuelle » jetée dans le débat sur les difficultés économiques du monde. « Pour une bonne raison » poursuit l’auteur : «  il remet en cause l’hypothèse fondamentale des politiques américaines et européennes qui veut que la croissance économique va réussir à détourner la colère populaire face au constat de la distribution toujours plus ingéale des revenus et des richesses. »
Le récit historique proposé par l’économiste français fait aussi son effet sur les esprits américains notamment le rôle central joué par les deux guerres mondiales et les immédiats après-guerres.
C’est, affirme Piketty, en raison de la destruction physique du capital durant la période extraordinaire des deux guerres mondiales, de la forte taxation de l’héritage et des impôts sur le revenu « confiscatoires », de la forte inflation qui aida les débiteurs au détriment des créditeurs et finalement de l’atmosphère politique plus favorable au travail au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les guerres qui ont fait table rase du passé, et qui ont donné temporairement l’illusion d’une diminution structurelle des inégalités et d’un dépassement du capitalisme.
Même le Financial Times, dont le souci premier n’est de loin pas la réduction des inégalités dans le monde, parle d’un livre « extrêmement important (…) et d’une grande portée historique ».
Si l’article est louangeur, le chroniqueur ne manque pas d’objecter que Piketty fait des propositions politiquement « irréalistes ».  En particulier, lorsqu’il appelle à un retour à des taux marginaux d’imposition beaucoup plus élevés sur les hauts revenus et un impôt sur la fortune mondial et progressif.Dans la revue Dissent, James Kenneth Galbraith ne succombe pas à la « Pikettymania », lui reprochant des erreurs historiques et d’interprétation et un manque de précision dans sa définition du Capital.La solution à la décadence de l’empire américain ? 

Chroniquant le livre de Piketty dans Marianne, lors de sa sortie en France, c’est peut-être Emmanuel Todd qui donne la clé de cet engouement : «  Nous trouvons, conforme à notre préjugé, la puissante montée des inégalités qui caractérise les Etats-Unis et qui a conduit en quelques décennies à une inversion du rapport entre le Nouveau Monde et l’ancien. Mais c’est l’explosion des très hauts salaires des supercadres qui explique le mieux l’inégalité américaine. Immigration et croissance de la population font qu’au total le capital domine moins le revenu aux Etats-Unis qu’en Europe. Aussi bizarre que cela puisse paraître à court terme, on finit par se dire que la mise au pas du capital serait plus facile aux Etats-Unis qu’en Europe. Hors des très grandes familles, le monde anglo-saxon n’aime pas trop la transmission généalogique ». 
Piketty sera-t-il le phare de la révolution économique américaine ?  Le terrifiant pronostic de la décadence de l’empire américain que fait l’économiste a, en tout cas, de quoi mobiliser les esprits : « L’idéal des pionniers s’est évanoui dans l’oubli et le « Nouveau Monde » est sur le point de devenir la Vieille Europe de l’économie globalisée du XXIe siècle ». 

 

Hollande : « assez nul ! »
En France, le livre de Thomas Piketty a été largement salué par les milieux journalistiques et économiques, mais superbement ignoré par les élites politiques. « Je bénéficie aux Etats-Unis et un peu partout ailleurs qu’en France d’une lecture peut-être moins étroitement politique »expliquait-il récemment au Figaro.
Soutien de François Hollande en 2012, Piketty avait pourtant été l’inspirateur du candidat pour la grande réforme fiscale promise.
La « révolution fiscale » préconisée par Piketty  reposait notamment sur la création d’un nouvel impôt fusionnant l’impôt sur le revenu et la CSG dont le prélèvement s’effectuerait à la source sur les revenus du travail et du capital en suivant un barème progressif. Une promesse de réforme oubliée par le président sitôt installé dans son Palais de L’Elysée. Depuis, l’économiste français préféré des américains a largement changé d’avis sur celui qui était son candidat favori lâchant entre deux conférences qu’il trouvait finalement François Hollande « assez nul ».  
voir la vidéo en anglais ici Bill Moyers et Paul Krugman
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Otages en Syrie : retour en France dimanche matin


 

Par Marc-Antoine Bindler

Publié le 19 avril 2014 à 12h28Mis à jour le 20 avril 2014 à 00h04

Les quatre otages français devraient être de retour en France dimanche dans la matinée.

  • Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont libres

Les quatre otages français devraient être de retour en France dimanche dans la matinée. © Twitter/@FatmaKizilboga

L’ESSENTIEL – Les quatre journalistes français otages en Syrie, dont deux reporters d’Europe 1, ont été libérés. Ils atterrirons en France dimanche matin, entre 8 et 9h.

ENFIN LIBRES. Didier François et Édouard Elias, journaliste et photographe d’Europe 1, enlevés et retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi dans le même temps que leurs confrères et compatriotes Nicolas Hénin et Pierre Torres.

Les quatre reporters ont pris l’appareil spécialement affrété pour eux depuis la ville de Gaziantep (sud-est de la Turquie) aux alentours de 23h heure locale (20h00 GMT), ont précisé les agences de presse IHA et Cihan.

L’avion militaire devrait très vraisemblablement se poser sur la base militaire d’Evreux dans l’Eure, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Paris, selon certaines sources. Les quatre hommes doivent ensuite gagner par hélicoptère la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils sont attendus à priori entre 8h30 et 9h.Selon une source, les ex-otages vont « être examinés » médicalement sur la base militaire où leur avion se sera posé avant de prendre un hélicoptère pour rejoindre Villacoublay, situé non loin.

Didier François et Edouard Elias, enlevés en Syrie le 6 juin 2013

© Photo Didier François : Julien Cauvin /Europe 1. Photo Edouard Elias : Chris Huby/Haytham Pictures

L’ESSENTIEL

– Les journalistes ont été trouvés par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie.

– Ils sont « libres » et « en bonne santé« .

– Ils devraient être de retour en France dimanche matin, entre 8h et 9h.

LEURS PREMIERS MOTS. Une chaîne de télévision turque a diffusé les premières images des quatre journalistes libres samedi matin. Didier François, Édouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres apparaissent la barbe longue, en bonne forme et manifestement soulagés.

 

« Merci beaucoup, je suis très heureux d’être libre », assure, dans un grand sourire ému, Didier François, face caméra. « C’est vraiment bon de voir le ciel, de pouvoir marcher et parler librement », ajoute-t-il en anglais. « Nous arrivons tout juste de Syrie », poursuit le journaliste d’Europe 1 avant de confier espérer rejoindre la France rapidement.

L’ÉMOTION DE LEURS PROCHES. « Je suis tellement heureuse de savoir que Didier va rentrer ce soir et qu’il est enfin libre », a confié la compagne de Didier François au micro d’Europe 1 samedi. « J’ai parlé à Didier, il va très bien », a-t-elle poursuivi. « C’est comme si on ne s’était pas quittés. Donc c’est Didier François tel que je le connais que j’ai retrouvé au téléphone ».

 

La mère de Didier François a également réagi sur Europe 1. Elle a fait part de sa « joie immense ». « J’ai beaucoup de mal à réaliser. C’est tellement fort », a-t-elle confié, ajoutant que « ce que je veux, c’est remercier toutes les personnes qui ont tout fait pour qu’il rentre. Et je suis très pressée de le voir ».

>> Retrouvez les réactions des proches de ex-otages

Les grands-parents d’Edouard Elias « complètement sonnés ».Jean-Marie et Josette Dunaud, qui ont appris samedi matin la libération de leur petit fils par le quai d’Orsay, ont fait part de leur grande émotion et se sont dit « complètement sonnés » par la nouvelle. « On ne sait pas quoi dire, on est très heureux bien sûr, mais on est complètement sonnés », a indiqué par téléphone Josette Dunaud, dont la voix était empreinte d’émotion. « Il était temps, nous commencions à être très inquiets depuis le temps qu’il était interné », a poursuivi cette femme qui a élevé avec son mari Edouard Elias, orphelin de ses deux parents.

LE SOULAGEMENT A EUROPE 1. Denis Olivennes, le président directeur général d’Europe 1, a également fait part de son « immense émotion », samedi matin, sur Europe 1. « On s’est embrassé, on a pleuré », a-t-il confié. « On a vécu 10 mois d’angoisse, mais pendant ces 10 mois on n’a pas été seuls », a-t-il rappelé.

 

Denis Olivennes a aussi tenu à remercier en plus des services de l’Etat, tous ceux qui ont été engagés auprès des équipes d’Europe 1, « tous les collaborateurs de la maison et en dehors de la maison, le comité de soutien et les centaines d’anonymes ».

« Immense soulagement » également pour Fabien Namias, directeur général d’Europe 1. « J’ai l’impression qu’on peut enfin respirer à pleins poumons », a-t-il confié. Fabien Namias a également salué la « très grande solidarité » qui s’est mise en place dès l’annonce de la capture de Didier François et Edouard Elias le 6 juin 2012.

 

Arnaud Lagardère a, également, tenu à remercier les autorités françaises et tous les collaborateurs du groupe Lagardère, pour leur mobilisation et leur soutien. « Les premiers mots de Didier étaient qu’il était heureux de voir le ciel. Le ciel il est bleu, il est bleu pour notre ami. Il est bleu pour nous tous », a-t-il confié sur Europe 1, samedi midi.

LES CIRCONSTANCES DE LEUR LIBÉRATION. Les quatre journalistes ont été retrouvés par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie. Ils étaient ligotés et avaient les yeux bandés, selon l’agence de presse turque Dogan. Les quatre hommes ont été abandonnés par des hommes inconnus dans la nuit de vendredi à samedi dans cette zone frontalière sans vie, près de la petite ville turque d’Akçakale, dans le sud-est du pays.

 

Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été découverts par une patrouille qui, dans un premier temps, a cru avoir affaire à des contrebandiers. Une fois qu’ils ont remarqué que ces hommes parlaient français, les soldats les ont conduits à un poste de police d’Akçakale. Ils se sont vus offrir des chocolats et du thé avant de voir une équipe médicale.

Par ailleurs, le ministre turc des Affaires étrangères a appelé Didier François pour lui proposer, à lui et aux trois autres journalistes, de passer des vacances à Antalya.

Cette libération n’était pas complètement inattendue : leurs proches avaient reçu ces derniers temps des nouvelles des otages et savaient que des négociations avançaient. « On nous avait dit depuis quelques jours qu’il y avait une fenêtre de tir, mais on avait appris à être prudents », a précisé Fabien Namias, directeur général d’Europe 1. « Depuis quelques temps on avait des nouvelles régulières toutes les trois semaines sur le fait qu’ils étaient détenus ensemble, pas isolés, qu’ils n’avaient pas subi de trop mauvais traitements. Et ils sont en bonne santé, c’est fondamental ».

Le père du photographe Pierre Torres a pour sa part indiqué qu’il « savait que les services français travaillaient activement ». « On a eu des messages à plusieurs reprises », a-t-il expliqué en estimant que le seul indice était la libération des journalistes espagnols, signe d’un mouvement.

Une libération annoncée par un communiqué de l’Élysée. Les quatre journalistes français otages en Syrie sont « libres » et « en bonne santé », a annoncé le président François Hollande, en exprimant son « immense soulagement ». Dans une déclaration, le chef de l’État dit avoir « appris avec un immense soulagement ce matin la libération des quatre journalistes français » retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, précisant que les quatre hommes sont « en bonne santé en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité ».

A Donetsk, ni rattachement à Moscou, ni allégeance à Kiev

DOCUMENT – Otages : une lettre pour Didier, Edouard, Nicolas et Pierre

BONNE NOUVELLE – Syrie : libération de deux journalistes espagnols

VIDÉO – Le flash-mob pour la libération des otages en Syrie

INTERVIEW – Un appel pour « une défense commune » des otages en Syrie

La solitude de l’Amérique Latine Gabriel Garcia Marquez,


Discours à la réception du Prix Nobel de Littérature 1982 

9 août 2010. Antonio Pigafetta, un navigateur florentin qui a accompagné Magellan lors du premier voyage autour du monde, a écrit lors de son passage par notre Amérique méridionale une chronique rigoureuse qui paraît cependant une aventure de l’imagination. Il a raconté qu’il avait vu des cochons avec le nombril dans le dos, et quelques oiseaux sans pattes dont les femelles couvaient dans les dos du mâle, et d’autres comme des pélicans sans langue dont les becs ressemblaient à une cuiller. Il a raconté qu’il avait vu une créature animale avec une tête et des oreilles de mule, un corps de chameau, des pattes de cerf et un hennissement de cheval. Il a raconté que le premier natif qu’ils ont trouvé en Patagonie ils l’ont mis en face d’un miroir, et que ce géant exalté a perdu l’usage de la raison par la frayeur de sa propre image.

 

Ce livre bref et fascinant, dans lequel se perçoivent déjà les germes de nos romans d’aujourd’hui, n’est pas beaucoup moins le témoignage le plus étonnant de notre réalité de ces temps. Les Chroniqueurs de l’Amérique nous ont légué d’autres irracontables. Eldorado, notre pays illusoire si convoité, a figuré dans de nombreuses cartes pendant de longues années, en changeant de lieu et de forme selon l’imagination des cartographes. A la recherche de la fontaine de la Jeunesse Éternelle, la mythique Alvar Núñez Cabeza de Vaca a exploré huit ans durant le nord du Mexique, dans une expédition folle dont les membres se sont mangés entre eux, et seuls cinq des 600 qui l’ont entreprise sont arrivés. L’un des nombreux mystères qui n’ont jamais été élucidés, est celui des onze mille mules chargées de cent livres d’or chacune, qui un jour sont sortis du Cuzco pour payer le sauvetage d’Atahualpa et qui ne sont jamais arrivées à destination. Plus tard, pendant la colonie, se vendaient à Carthagène, quelques poules élevées dans des terres d’alluvion, dans les gésiers desquelles se trouvaient des petits cailloux d’or. Ce délire doré de nos fondateurs nous a poursuivis jusqu’il y a peu. À peine au siècle passé la mission allemande chargée d’étudier la construction d’un chemin de fer interocéanique dans l’isthme du Panama, a conclu que le projet était viable à condition que les rails ne fussent pas faits en fer, qui était un métal peu abondant dans la région, mais qu’ils soient faits en or.

L’indépendance de la domination espagnole ne nous a pas mis à l’abri de la démence. Le général Antonio López de Santana, qui a été trois fois dictateur du Mexique, a fait enterrer avec des funérailles magnifiques sa jambe droite qu’il avait perdue dans la dite Guerra de los Pasteles. Le général Gabriel García Morena a gouverné l’Équateur pendant 16 ans comme un monarque absolu, et son cadavre a été veillé vêtu de son uniforme de gala et sa cuirasse de décorations assis dans le fauteuil présidentiel. Le général Maximiliano Hernández Martínez, le despote théosophe du Salvador qui a fait exterminer dans un massacre barbare 30 mille paysans, avait inventé un pendule pour vérifier si les aliments étaient empoisonnés, et a fait couvrir d’un papier rouge l’éclairage public pour combattre une épidémie de scarlatine. Le monument au général Francisco Morazán, érigé sur la place la plus grande de Tegucigalpa, est en réalité une statue du maréchal Ney achetée à Paris dans un dépôt de sculptures usées.

Il y a onze ans, l’un des poètes insignes de notre temps, le Chilien Pablo Neruda, a illuminé cette enceinte avec son verbe. Dans les bonnes consciences de l’Europe, et parfois aussi dans les mauvaises, ont fait irruption depuis ce temps-là avec plus de force que jamais les nouvelles fantomatiques de l’Amérique Latine, cette patrie immense d’hommes hallucinés et de femmes historiques, dont l’entêtement sans fin se confond avec la légende. Nous n’avons pas eu un instant de calme. Un président prometheique retranché dans son palais en flammes est mort en se battant seul contre toute une armée, et deux catastrophes aériennes suspectes et jamais éclaircies ont tranché la vie d’un autre au cœur généreux, et celle d’un militaire démocrate qui avait restauré la dignité de son peuple. Il y a eu 5 guerres et 17 coups d’État, et a surgi un dictateur luciférien qui au nom de Dieu mène le premier ethnocide de l’Amérique Latine de notre temps. Pendant ce temps, 20 millions d’enfants latinoaméricains mouraient avant d’atteindre l’âge de deux ans, ce qui est plus que tous ceux qu’ils sont nés en Europe depuis 1970. En raison de la répression il y a presque 120 000 disparus, c’est comme si aujourd’hui on ne savait pas où sont passés tous les habitants de la ville d’Uppsala. De nombreuses femmes enceintes ont été arrêtées ont mis au monde dans des prisons argentines, mais on ignore encore le destin et l’identité de ses enfants, qui ont été donnés en adoption clandestine ou enfermés dans des orphelinats par les autorités militaires. Pour ne pas vouloir que les choses continuent ainsi près de 200 000 femmes et hommes sont morts sur tout le continent, et plus de 100 000 ont péri dans trois petits pays volontaristes de l’Amérique centrale, Nicaragua, Salvador et Guatemala. Si c’était aux États-Unis, le chiffre proportionnel serait d’un million 600 morts violentes en quatre ans.

Du Chili, un pays aux traditions hospitalières, a fui un million de personnes : 12 % pour cent de sa population. L’Uruguay, une nation minuscule de 2,5 millions d’habitants qui se considérait comme le pays le plus civilisé du continent, a perdu dans l’exil un citoyen sur cinq. La guerre civile au Salvador a causé presque un réfugié toutes les 20 minutes depuis 1979. Le pays qu’on pourrait faire avec tous les exilés et émigrés forcés d’Amérique Latine, aurait une population plus nombreuse que la Norvège.

J’ose penser, que c’est cette réalité extraordinaire, et pas seulement son expression littéraire, qui cette année a mérité l’attention de l’Académie Suédoise des Lettres. Une réalité qui n’est pas celle du papier, mais qui vit avec nous et détermine chaque instant de nos innombrables morts quotidiennes, et qui soutient une source de création insatiable, pleine de malheur et de beauté, de laquelle ce Colombien errant et nostalgique n’est qu’un parmi d’autres plus distingué par la chance. Poètes et mendiants, musiciens et prophètes, guerriers et racaille, toutes les créatures de cette réalité effrénée nous avons eu très peu à demander à l’imagination, parce que le plus grand défi fut pour nous l’insuffisance des ressources conventionnelles pour rendre notre vie croyable. C’est cela, amis, le nœud de notre solitude.

Donc si ces difficultés nous engourdissent, que nous sommes de son essence, il n’est pas difficile de comprendre que les talents rationnels de ce côté du monde, extasiés dans la contemplation de leurs propres cultures, sont restés sans méthode valable pour nous interpréter. Il est compréhensible qu’ils insistent pour nous mesurer avec le même étalon avec lequel ils se mesurent eux même, sans rappeler que les épreuves de la vie ne sont pas égaux pour tous, et que la recherche de l’identité propre est si ardue et sanglante pour nous qu’elle le fut pour eux. L’interprétation de notre réalité avec des schémas étrangers contribue seulement à nous rendre de plus en plus méconnus, de moins en moins libres, de plus en plus solitaires. Peut-être l’Europe vénérable serait plus compréhensive si elle essayait de nous voir à travers son propre passé. Si elle se rappelait que Londres a eu besoin 300 ans pour construire sa première muraille et de 300 autres pour avoir un évêque, que Rome s’est débattu dans les ténèbres de l’incertitude pendant 20 siècles avant qu’un roi étrusque ne l’implantât dans l’histoire, et qu’encore au XVIe siècle les suisses pacifiques d’aujourd’hui, qui nous enchantent avec leurs fromages doux et leurs montres impavides, ensanglantèrent l’ Europe comme soldats de fortune. Encore à l’apogée de la Renaissance, 12 000 lansquenets à la solde des armées impériales pillèrent et dévastèrent Rome, et tuèrent à coups de couteau huit mille de ses habitants.

Je ne cherche pas à incarner les illusions de Tonio Kröger, dont les rêves d’union entre un nord chaste et un sud passionné exaltaient Thomas Mann il y a 53 ans dans ce lieu. Mais je crois que les Européens d’esprit éclairant, ceux qui luttent aussi ici pour une grande patrie plus humaine et plus juste, pourraient mieux nous aider s’ils révisaient à fond leur manière de nous voir. La solidarité avec nos rêves ne nous fera pas sentir moins seuls, tant que cela ne se concrétise avec des actes de soutien légitime aux peuples qui assument l’illusion d’avoir une vie propre dans la répartition du monde.

L’Amérique Latine ne veut pas ni n’a de quoi être un fou sans arbitre, ni n’a rien de chimérique dans le fait que ses desseins d’indépendance et d’originalité deviennent une aspiration occidentale. Cependant, les progrès de la navigation qui ont réduit tant de distances entre nos Amériques et l’Europe, semblent avoir augmenté en revanche notre distance culturelle. Pourquoi l’originalité qu’on nous admet sans réserves dans la littérature nous est refusée avec toute sorte de suspicions dans nos si difficiles tentatives de changement social ? Pourquoi penser que la justice sociale que les Européens d’avant garde essaient d’imposer dans leurs pays ne peut pas aussi être un objectif latinoaméricain avec des méthodes distinctes dans des conditions différentes ? Non : la violence et la douleur démesurées de notre histoire sont le résultat d’injustices séculières et d’amertumes innombrables, et non un complot ourdi à 3 000 lieues de notre maison. Mais nombre de dirigeants et penseurs européens l’ont cru, avec l’infantilisme des grands-parents qui ont oublié les folies fructueuses de leur jeunesse, comme si n’était possible un autre destin que de vivre à la merci des deux grands propriétaires du monde. Telle est, amis, l’ampleur de notre solitude.

Cependant, face à l’oppression, au pillage et à l’abandon, notre réponse est la vie. Ni les déluges ni les pestes, ni les famines ni les cataclysmes, ni même les guerres éternelles à travers des siècles et des siècles n’ont réussi à réduire l’avantage tenace de la vie sur la mort. Un avantage qui augmente et s’accélère : chaque année il y a 74 millions de naissances de plus que de décès, une quantité de vivants nouveaux comme pour augmenter sept fois chaque année la population de New York. La majorité d’ entre eux naissent dans des pays avec moins de ressources, et parmi ceux-ci, bien sûr, ceux d’Amérique Latine. En revanche, les pays les plus prospères ont réussi à accumuler assez de pouvoir de destruction comme pour anéantir cent fois non seulement tous les êtres humains qui ont existé jusqu’à aujourd’hui, mais la totalité des êtres vivants qui sont passés par cette planète d’infortune.

Un jour comme celui d’aujourd’hui, mon maître William Faulkner a dit dans ce lieu : « Je me refuse à admettre la fin de l’homme ». Je ne me sentirais pas digne d’occuper cet endroit qui fut le sien si je n’avais pas pleine conscience de ce que pour la première fois depuis les origines de l’humanité, la catastrophe colossale qu’il se refusait à admettre il y a 32 ans est maintenant rien plus qu’une simple possibilité scientifique. Devant cette réalité saisissante qui à travers tout le temps humain a du paraître une utopie, les inventeurs de fables que tous nous croyons nous nous sentons le droit de croire que n’est pas encore trop tard pour entreprendre la création de l’utopie contraire. Une nouvelle et triomphante utopie de la vie, où personne ne peut décider pour les autres jusqu’à la forme de mourir, où vraiment soit vrai l’amour et soit possible le bonheur, et où les lignées condamnées à cent ans de solitude ont enfin et pour toujours une deuxième chance sur la terre.

Traduction libre et non officielle de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

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Pourquoi dénoncer le stand « Lettres d’Israël » à la Foire du Livre ?


 

Posted: 15 Apr 2014 12:59 PM PDT

Article paru dans Points Critiques n° 345, avril 2014, pp. 28-29

 

Michel Staszewski

 

Comme son nom l’indique, et même si on y trouve aussi quelques autres types d’ouvrages (historiques, politiques, touristiques,…), ce stand de la Foire du livre de Bruxelles, contient surtout des traductions françaises d’œuvres littéraires d’auteurs israéliens. « Lettres d’Israël » présente ainsi à ses visiteurs une belle image culturelle d’Israël, celle d’un pays fier de la richesse et de la variété de sa production littéraire. L’an dernier, j’y ai même remarqué un recueil de poèmes de Mahmoud Darwich.

Pourtant, depuis cinq ans, à l’initiative de quelques militants de la cause palestinienne (dont moi) et dans le cadre de la campagne « BDS » (Boycott, désinvestissement, sanctions), une action est régulièrement menée pour dénoncer l’existence même de ce stand.

Cette démarche est bien sûr condamnée par les opposants à toute action dénonçant publiquement les agissements illégaux de l’État d’Israël. Mais un certain nombre de personnes, pourtant critiques à l’égard de la politique d’occupation et de discrimination menée par les dirigeants israéliens et qui approuvent même parfois le principe de la campagne « BDS », estiment elles-aussi ces actions inappropriées car visant une manifestation qu’ils jugent « purement littéraire ». « Pourquoi boycotter des auteurs dont certains critiquent vivement certains aspects de la politique menée par leur État ? » « Vous êtes contre la liberté d’expression ? »

Ces questions-objections témoignent d’une méconnaissance du contexte politique et/ou du contenu précis, donc du sens de ces actions. Voici donc des éléments d’explication.

Le contexte politique

Depuis sa fondation, L’État d’Israël bafoue gravement le droit international. Alors que plus de 800.000 Palestiniens (sur un total de 950.000) venaient de fuir ou d’être chassés du territoire désormais israélien (78 % de la Palestine au lieu des 55 % prévus par le plan de partage de novembre 1947), la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’O.N.U. du 11 décembre 1948 stipula : « il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins et (…) des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ». L’admission de l’État d’Israël à l’O.N.U. le 11 mai 1949 fut également conditionnée au respect du droit au retour des exilés. Il n’en a rien été.

Depuis 1967, Israël occupe et colonise illégalement la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau syrien du Golan. Depuis la conclusion des « Accords d’Oslo » en 1993, cet État a multiplié les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens dans les territoires occupés et de ceux-ci vers l’extérieur, empêchant ainsi toute vie sociale, économique et politique normale. L’enfermement des Palestiniens des territoires occupés s’est considérablement aggravé depuis la construction, à partir de 2002, d’une « barrière de sécurité », de 700 kilomètres de long, essentiellement bâtie à l’intérieur des territoires occupés et, pour cette raison, condamnée par l’Assemblée générale de l’O.N.U. le 21 octobre 2003, par 144 voix pour et 4 contre.[

Israël arrête, maltraite et détient arbitrairement des milliers de Palestiniens dont des députés, des ministres et de nombreux mineurs d’âge. Cet État s’approprie sans cesse des terres et détruit des maisons palestiniennes. Il rationne sévèrement l’approvisionnement en eau des habitants palestiniens des territoires occupés. Il assassine régulièrement des civils.

Depuis 2005,  Israël soumet le million et demi d’habitants de la bande de Gaza à un cruel et interminable blocus. L’opération « Plomb durci » menée contre la bande de Gaza (décembre 2008 – janvier 2009) a fait plus de 1.300 morts palestiniens, dont au moins 410 enfants (et 13 morts israéliens, dont 10 soldats). Le 15 septembre 2009, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a publié le rapport d’une mission d’enquête dirigée par le Sud-africain Richard Goldstone dans lequel l’armée israélienne est accusée d’avoir commis des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité[] ».

Aujourd’hui, la colonisation des territoires occupés ne cesse de s’accélérer. A l’intérieur du territoire israélien, les Palestiniens, pourtant citoyens de l’État d’Israël, continuent de subir de fortes discriminations à l’emploi, au logement et à l’accès à la propriété. Les bédouins du désert du Neguev (Naqab) continuent à être chassés de leurs villages et de leurs terres pour être regroupés de force dans des « villes de peuplement ».

BDS

L’Union européenne porte une lourde responsabilité dans la genèse et la persistance du conflit israélo-palestinien : tout au long de son histoire, par son inaction voire sa complaisance envers les actions illégales des dirigeants israéliens, elle a permis que s’impose en Israël-Palestine la loi du plus fort.[1] Elle pourrait pourtant facilement faire pression sur cet État car elle est, et de loin, le principal partenaire économique d’Israël.

La campagne « Boycott – Désinvestissement – Sanctions » a été lancée en 2005 par un appel signé par 172 associations palestiniennes sur le modèle de la campagne de boycott menée contre la politique d’apartheid régnant en Afrique du Sud dans les années 1970 et 1980. Ce qui la justifie : l’absence d’initiatives politiques aptes à faire respecter le droit international dans cette région du monde.

Les sanctions relèvent des États, le désinvestissement, des États, institutions et sociétés privées. Quant aux  actions dites de « boycott », elles sont avant tout le fait des citoyen-ne-s. Elles visent les produits « made in Israël » et ce ou ceux qui représentent ou symbolisent l’Etat israélien. Elles ne ciblent pas les citoyens israéliens qui ne représentent pas leur Etat. Ce sont des démarches symboliquement fortes mais parfaitement pacifiques.

Les actions à la Foire du Livre

Elles se passent en trois temps :

1) la distribution à l’entrée de la Foire, durant une ou deux heures, d’un tract. Son contenu : au recto, sous le titre « Bas les masques ! » il dénonce le stand « Lettres d’Israël » comme une habile opération de propagande visant à donner une image positive de l’Etat d’Israël, à cacher ses crimes ; il rappelle succinctement le déni grave, systématique et persistant des droits des Palestiniens par Israël ; il appelle symboliquement au boycott de ce stand. Au verso, sont mentionnés une douzaine d’ouvrages d’auteurs israéliens critiques (Burg, Eldar, Enderlin, Pape, Raz-Krakotzkin, Reinhart, Sand, Shlaïm, Warschawski, Zertal) sous le titre «  Quelques livres d’auteurs israéliens que vous ne trouverez pas au stand Lettres d’Israël ».

2)  Les militants entrent ensuite dans le bâtiment et viennent se placer, l’un à côté de l’autre, devant le stand « Lettres d’Israël » en lui tournant le dos. La plupart portent un t-shirt avec un des slogans suivants : « Israël occupe la Palestine, je boycotte » ou «  Free Palestine » ou « Palestine vivra ». Ils restent silencieux et ne bloquent pas l’accès au stand. Cette phase dure généralement environ un quart d’heure (c’est le « seuil de tolérance » de la direction de la Foire).

3)  Les manifestants quittent les abords du stand en file indienne et se mettent à déambuler lentement à travers la Foire, toujours silencieusement, en continuant à arborer leurs t-shirt. Cette dernière phase dure entre 15 et 30 minutes.

Les réactions du public à notre action sont très majoritairement positives.
J’espère que la description détaillée de cette action aura convaincu le lecteur qu’il ne s’agit pas ici d’inciter au boycott des œuvres des écrivains israéliens mais bien à celui d’un stand (aux couleurs bleue et blanche du drapeau israélien et dont l’adresse de contact qu’on trouve sur le site web de la Foire du Livre est celle de l’ambassade d’Israël) qui, sous couvert de littérature, fait la promotion habile d’un État qui mène de manière persistante une politique criminelle et qui a donc besoin de se « blanchir » aux yeux de l’opinion publique internationale.

La plupart des ouvrages présentés dans ce stand se retrouvent dans ceux de leurs éditeurs ou distributeurs respectifs. Nous n’appelons bien sûr ni au boycott de ces auteurs ni de leurs éditeurs et distributeurs !

[1]  Cf. CRONIN D., Europe-Israël. Une alliance contre nature, La Guillotine, 2012  /  HESSEL, S. et DE KEYSER, V.,  Palestine, la trahison européenne, Fayard, 2013.

source : Le blog de Michel Staszewski