Mon frère est mort comme un artiste hier soir sur scène à Jette.
La solitude? C’est devenir comme tout le monde: donner sa vie à Dieu.
So long. Tu ne seras pas seul là-haut
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
Mon frère est mort comme un artiste hier soir sur scène à Jette.
La solitude? C’est devenir comme tout le monde: donner sa vie à Dieu.
So long. Tu ne seras pas seul là-haut

Difficile de dire ce que veut «Occupy Wall Street»(«occuper Wall Street»), il n’y a pas de liste précise de revendications. Mais le cœur du message de ce mouvement qui prend rapidement de l’ampleur est clair. Wall Street n’a pas admis sa responsabilité dans la crise financière et dans la récession qui a suivi et a fait plus de mal que de bien au citoyen et à l’entreprise moyens. Qui plus est, alors que les Américains ordinaires «n’en tirent rien, 1% de la population prend tout.» Et les manifestants de proclamer: «nous sommes les 99%» («We are the 99%»).Ce qui est incontestable, c’est que ces 99% n’ont pas 99% de l’argent des Etats-Unis. Mais quel est exactement le décalage avec le pour cent du haut de la pyramide?
Commençons avec les revenus – l’argent tiré des salaires ou encore des intérêts et des loyers perçus. Selon une analyse de l’administration fiscale américaine, réalisée par les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez (fichier Excel), les 99% ont représenté en 2008 79% des revenus totaux et le pourcent restant a engrangé le reste.
«Pas si mal», pourrait-on dire. «Il y a forcément des gens plus riches que d’autres.» Peut-être. Mais avec le temps, ce «1%» mange une part de plus en plus grosse du gâteau. Dans les années 1970, les 99% gagnaient par exemple quelque 90% des revenus. En 2007, la part du revenu global engrangée par le pour cent le plus riche fut la plus élevée jamais enregistrée depuis 1928.
Ces deux économistes montrent en outre que pendant le dernier cycle économique, de 2002 à 2007, les deux tiers environ de la hausse des revenus ont profité au pour cent le plus riche. Celui-ci a vu ses revenus grimper de plus de 10% par an, si l’on prend en compte l’inflation. Quant aux 99%, ils ont vu leurs revenus augmenter d’un misérable 1,3% annuel. Cette tendance remonte en fait à plus longtemps. Comme l’a indiqué Tim Noah dans son excellente série d’articles consacrée aux inégalités, publiée sur Slate, les fameux 99% n’ont bénéficié, de 1980 à 2005, que d’un cinquième de la hausse globale des revenus.
Les revenus du pour cent le plus riche de la population en ont pris un coup pendant la «Grande Récession»: ils ont chuté de 20% alors que ceux des 99% baissaient de 7%. La principale cause n’est pas la diminution des salaires, mais le krach boursier et la baisse des revenus du capital.
Le sort des 99% semble pire encore si l’on observe non pas le revenu, mais la richesse – la valeur totale du patrimoine d’un individu ou d’un ménage, par exemple sa maison et son épargne. Selon les chiffres présentés par l’économiste Edward Wolff (PDF), les 99% détenaient en 2007 un peu plus des deux tiers de la richesse américaine, ce qui veut dire que le pourcent restant en avait près d’un tiers.
Les malheurs qui se succèdent sur le marché de l’immobilier pourraient empirer encore la situation des 99% dans les années à venir, la richesse de ceux-ci dépendant en effet davantage de l’immobilier que celle des plus riches. Avant le krach, les logements représentaient 90% du patrimoine au sein de la population aux revenus moyens. Leurs prix se sont effondrés dans tout le pays. Avec, à la clé, des milliards de milliards de valeur immobilière partis en fumée et une dette considérable sur les épaules des propriétaires «sous l’eau».
Le pour cent le plus riche de la population détient environ 43% de la richesse hors immobilier, et cette dernière a été moins affectée. Le sociologue William Domhoff explique que les 99% possèdent seulement 38% des parts des entreprises, 40% des titres financiers et 62% des actions et des fonds communs de placement. Et parmi eux, seul un ménage sur 3 détient plus de 10.000 dollars d’actions – c’est 9 sur 10 parmi les «1%».
Les inégalités se sont donc accrues durant la dernière décennie, laissant aux 99% une part des revenus et des richesses toujours moindres. Ce qui inquiète nombre d’économistes, de spécialistes des politiques publiques et, désormais, de manifestants. Comme l’a dit le prix Nobel Joseph Stiglitz, «l’accroissement des inégalités constitue la face B d’un autre phénomène: le déclin des opportunités. Chaque fois que l’égalité des chances n’est pas assurée, cela implique que nous n’utilisons pas une partie de notre plus précieux atout – notre peuple – de la façon la plus efficace possible».
Le mouvement «Occupy Wall Street» peut-il contribuer à corriger ces déséquilibres? Je ne sais pas. Mais il n’est certainement pas inutile de s’assurer que les Américains savent à quel point le pays est inégalitaire.
Annie Lowrey
Traduit par Aurélie Blondel

mardi 11 octobre 2011, par La Rédaction
Le 17 octobre 1961, la répression d’une manifestation à Paris d’Algériens réclamant l’indépendance de leur pays fait peut-être 200 morts et, pendant trente ans, ce drame est occulté.
Pourtant, dès l’époque, deux journalistes Marcel et Paulette Péju, avaient recueilli des témoignages accablants, publiés pour la première fois.
Les Editions La Découverte ont réuni dans un même volume le manuscrit intégral de Marcel Péju (1922-2005) et Paulette Péju (1919-1979) « Le 17 octobre des Algériens », complété par des notes et une étude parue depuis, et un texte de l’historien Gilles Manceron, « La triple occultation d’un massacre ».
A cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie, « Paris a connu le plus grand massacre de gens du peuple depuis la Semaine sanglante de 1871 », pendant la Commune, souligne l’éditeur.
Des dizaines de milliers d’Algériens manifestant sans armes ont été violemment réprimés par des policiers aux ordres du préfet Maurice Papon, faisant de trois morts (version officielle de l’époque) à plus de deux cents, selon les travaux d’historiens. Pendant une trentaine d’années, ce drame a été « oublié ».
Pourtant, dès l’époque, certains ont tenté de le dénoncer. En témoigne ce texte inédit, nourri de nombreux témoignages d’Algériens recueillis à chaud, que les auteurs devaient faire paraître à l’été 1962.
Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’homme jusqu’en juin 2011, écrit que Papon, appuyé dans le gouvernement par ceux qui désapprouvaient les choix du général de Gaulle dans les négociations en cours pour l’indépendance de l’Algérie, a orchestré la répression en donnant aux policiers une sorte de « permis de tuer ».
Il analyse également la dissimulation de ce drame par ses responsables au sein de l’État français, et le silence des premiers responsables de l’Algérie indépendante, les organisateurs de la manifestation du 17 octobre étant devenus leurs opposants.
(« Le 17 octobre des Algériens » par Marcel et Paulette Péju suivi de « La triple occultation d’un massacre » par Gilles Manceron – Editions La Découverte – 204 p. – 14 euros)
(Mardi, 11 octobre 2011 – Avec les agences de presse)
Un oeil sur la Planète : Bravo France2, beau courage
http://www.megavideo.com/?d=LSVRJPXS
Je ne vois pas le problème du CRIF, ou si, ils ne supportent pas la vérité, mais comment voir cela sans colère ?
mardi 11 octobre 2011, par La Rédaction
Suite à la diffusion de l’émission « Un œil sur la Planète » diffusée par la chaîne France 2, le lundi 3 octobre 2011, le CRIF s’est lancé dans une campagne sournoise de diffamation à l’endroit des journalistes de la chaîne publique. Excédé par le traitement rigoureux de l’information et par la qualité du travail mené, le CRIF et l’ambassade israélienne ne supportent apparemment pas qu’une chaîne du service public ne reprenne pas la propagande israélienne. Les pressions dont l’objet France 2 depuis la diffusion de cette émission sont sidérantes : traitée de « petits nazillons », assaillie de messages menaçants, la direction de la chaîne s’est sentie obligée de répondre à ce qui s’apparente à une véritable convocation de la part du CRIF et de l’ambassadeur israélien.
Il est consternant de voir qu’en 2011 une organisation communautaire et une ambassade étrangère puissent faire pression sur un service public pour orienter le traitement médiatique d’un sujet. Ces tentatives d’intimidations sont inacceptables. Aujourd’hui en France, une chaîne du service public peut être soumise à des tentatives de censure sans que cela suscite l’indignation de la classe politique étrangement silencieuse sur cette atteinte monumentale au droit d’informer.
La liberté de la presse est aujourd’hui en danger. Il faut répondre à la diffamation, à la censure et à l’arrogance par le droit et la détermination. Nos associations condamnent ces pratiques et appellent les autorités publiques à ne pas souscrire à ce chantage insupportable. Elles appellent l’ensemble des citoyens à manifester leur indignation et à soutenir la direction de France 2 pour le travail remarquable qu’ont pu entreprendre les journalistes de l’émission « Un œil sur la planète ».
Paris, Le 10/10/2011
Collectif des Musulmans de France (CMF)
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Association des Travailleurs Marocains en France (ATMF)
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (F.T.C.R.)
12/10/11
1030 Schaerbeek
Raja Alem est une écrivaine née à la Mecque en Arabie Saoudite et qui vit aujourd’hui entre Djeddah et Paris. Au départ complexes et hermétiques, aujourd’hui plus accessibles, son oeuvre et son style ont été récompensés par de nombreux prix littéraires dont le Arabic Women’s Creative Writing décerné par l’UNESCO (2005) ou le prix Khalda Saed de la Créativité du Club Culturel de Paris (2008). En 2011, en lice avec une quinzaine d’autres romans nominés, elle obtient le Prix International pour la Fiction de langue Arabe (communément appelé l’« Arabic Booker ») pour son roman « Taouq Al Hamama »(Le Collier de la Colombe).
Ses principales oeuvres sont : Khâtem, Tariq al-Harir (La Route de la Soie), Arba’a sifr (Quatre Zéro), Fatma: A Novel of Arabia, et Taouq Al Hamama (Le Collier de la Colombe).
Cycle de littérature centré sur les « mondes arabes »
Alors qu’un extraordinaire vent de liberté et de citoyenneté souffle sur le monde arabe depuis le début de cette année, en Tunisie, en Egypte, au Bahreïn, mais aussi au Maroc, en Algérie, en Syrie et en Libye où la répression est sanglante , le cycle de littérature centré sur les « mondes arabes » redémarre .
La proposition est toujours la même : tout au long de la saison, Les Halles proposent des rencontres littéraires afin de découvrir de nouveaux auteurs importants là-bas, souvent méconnus ici. Afin de réfléchir aux questions cruciales de notre temps, et partager le plaisir de lire et d’écouter…Les rendez-vous s’égrènent d’octobre à mai, certains dans le contexte des temps forts de la programmation. Autant de rencontres avec un auteur, son écriture et le regard qu’il porte sur notre monde, au fil du passionnant catalogue rassemblé par Actes Sud.
En collaboration avec les éditions Actes Sud, la librairie Tropismes, le journal Le Soir et Musiq’3.
Plus d’infos: www.halles.be
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0881.718.815
363-0002517-35
Bureau : Local A 133, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 10
Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

Le quotidien britannique The Guardian a publié mercredi une lettre de personnalités demandant aux dirigeants du football européen de ne pas aller jouer la coupe de foot des moins de 21 ans en Israël.
La place d’Israël dans la communauté des nations
Ceux qui dirigent le football européen doivent répondre à un appel des Palestiniens leur demandant de renoncer à jouer en Israel le championnat européen 2013 du foot junior.
Un Etat qui se sert de sa puissance militaire pour voler des terres, qu’il occupe et exploite illégalement, qui viole le droit international et se moque des résolutions de l’ONU, ne peut prétendre à faire normalement partie de la communauté des nations, même si les puissances occidentales continuent à considérer Israël comme un allié.
Au cours du championnat des juniors qui s’est déroulé au Danemark en juin 2011, 42 clubs de foot de la bande de Gaza, soutenus par un grand nombre d’associations sportives, ont écrit au président de l’UEFA, Michel Platini, pour lui demander de ne « pas récompenser Israël pour sa violente répression des droits Palestiniens ».
Nous appelons l’UEFA à répondre positivement à cette requête. »
Par » Dominique Couturier
« Je ne veux voir qu’une seule tête ». C’est ce qu’on pourrait attribuer comme attitude aux autorités belges, en ce qui concerne leur réaction face aux Indignés qui viennent protester dans la capitale européenne. De même que l’occupation à proximité de Wall Street fait « désordre » et qu’on les a repoussés un peu plus loin, on ne permet pas aux contestataires, aussi pacifiques soient-ils de choisir leur façon de s’afficher… S’exprimer, oui, mais dans les strictes limites de ce que leur autorise notre monde formaté.
Premier témoignage: Victor
Les Marches sont arrivées un peu après 19 h. Après la bienvenue et les interviews, et après que la nuit soit tombée et que la pluie ait cessé, on a commencé une assembée. L’assemblée a décidé que ceux des Indignés qui désiraient camper dans le parc Elisabeth y resteraient.
Composé de marcheurs des deux itinéraires, d’habitants de la Belgique, ainsi que de personnes qui s’étaient jointes pour faire du « tourisme indigné », un groupe numériquement assez important a résisté pacifiquement en formant une « pomme de pin » (ndlt: une grappe humaine unie, chaque individu s’aggrippant à ses voisins).
La police a commencé à agir de façon assez correcte pour une intervention policière, sans se servir de violence extrême. J’ai apprécié que parmi la plupart des policiers anti-émeutes de Bruxelles on respectait l’humanité. La situation s’est conclue par la raffle de la « grappe » dans un autobus; auparavant, la police les avait encerclés pour les séparer de la multitude qui était arrivée pour protester. On a essayé d’arrêter le bus, mais ça n’a pas marché; ça n’a fait que le ralentir sur 150 m.
La police de Bruxelles ne lésine pas sur les moyens et se déplaçait avec des chiens, des bouteilles de gaz lacrymogène, des matraques, des flics en civil armés de matraques pliantes…, et n’hésitait pas à agir de façon stricte et ferme pour mener à bien l’expulsion, éloigner les gens du chemin de l’autobus, ainsi qu’arrêter les exaltés.
Finalement, nous, la plupart des Indignés avons fini dans l’Université atribuée par les autorités. A noter cette anecdote: quelques-uns se faufilèrent dans des zones interdites de l’édifice universitaire, et le concierge les y enferma par mégarde.
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Témoignage de Álvaro
Bruxelles comme tu es belle.
Salut, gens du monde nouveau.
Je suis un de ceux qui ont marché jusqu’à Bruxelles.
Aujourd’hui nous sommes arrivés au parc Elisabeth et ils nous ont déjà expulsés pour la première fois. Cela fait une semaine qu’on se doute qu’on va faire beaucoup parler, et pas seulement sur ce qu’on débattra en Agora…
Nous avons été traînes dans la boue, tirés par les cheveux, trompés, matraqués et mordus par leurs chiens (au sens propre: ils se sont servis des chiens contre nous).
ET ILS NOUS ONT MENTI, parce que quand nous étions assis, et qu’ils nous encerclaient, ils nous ont dit que tout ce dispositif policier était dû au fait que nous étions un groupe numériquement important « potentiellement dangereux » (sic).
Ils nous ont dit que si nous nous séparions en groupes de moins de cinq il n’y aurait plus de problème. Tenant compte de ça, nous nous nous sommes mis en groupes de 4 personnes agrippées les unes aux autres.. Et ce tas de f*ls de p*t*s en ont profité pour commencer le « massacre »…
Plus ou moins 50 arrestations, 20 blessés, mais demain matin à la première heure ils seront libresssss, je ne sais pas jusqu’à quand.
Demain, plus d’infos sur Youtube.
Allez le 15 Octobre!
A retrouver, l’original en espagnol sur le groupe 15M: Marche Bruselas