Flottille internationale vers Gaza: la délégation belge est bien arrivée à Athènes
mercredi 22 juin 2011 à 18h30
(Belga) La délégation de quatre Belges qui se joint à la deuxième « flottille de la liberté » est bien arrivée à Athènes mercredi, a confirmé Josy Dubié, l’un d’entre eux, à l’association belgo-palestinienne (ABP). Ils ont décollé de Zaventem mercredi matin afin de rejoindre Athènes d’où ils prendront la mer en direction des côtes de la Bande de Gaza, pour exiger la levée du « blocus israélien ».
« La délégation se trouve quelque part en Grèce, mais l’endroit n’est pas précisé pour ne pas qu’elle soit appréhendée », a indiqué l’ABP, contactée par l’agence Belga. Les quatre Belges ont déjà rencontré mercredi la délégation canadienne qui embarquera avec eux à bord du bateau « Tahrir » (« Libération »), regroupant également les délégations australienne et danoise. Ils prendront part jeudi matin à des « cours de formation à la non-violence », a fait savoir Josy Dubié. Parmi les passagers belges participant à ce mouvement « pacifique » et à « but humanitaire », l’on retrouve Josy Dubié, journaliste et fonctionnaire des Nations Unies retraité et ancien sénateur, Asmaa Seba, artiste photographe, Yannick Vanonckelen, infirmière, et Guido Gorissen, médecin généraliste. La flottille internationale, composée de douze navires emportant un millier de passagers originaires de 24 pays, tentera d’acheminer des vivres, des médicaments, des fournitures scolaires et du matériel de construction. Les responsables politiques israéliens ont d’ores et déjà annoncé que cette année, ils empêcheraient, une nouvelle fois, cette flottille d’atteindre Gaza, et ce par la force. (GFR)
Bachar al Assad décrète une amnistie générale en Syrie

mardi 21 juin 2011, par La Rédaction
Le président syrien Bachar al Assad a décrété mardi une amnistie générale, au lendemain de sa promesse de vastes réformes dans le pays dont le contenu reste toutefois très vague.
Militants et politologues se sont montrés sceptiques face aux promesses formulées lundi par Assad, estimant qu’elles ne répondent pas aux revendications des protestataires qui, depuis trois mois et malgré la répression exercée par l’armée, manifestent pour obtenir davantage de libertés.
Il s’agit de la deuxième amnistie proclamée en trois semaines. Elle touche quiconque a commis un acte délictueux avant le 21 juin, rapporte l’agence de presse Sana.
Après la première amnistie, les autorités avaient relâché des centaines de prisonniers politiques, mais des mouvements de défense des droits de l’homme affirment qu’il en reste des milliers en prison.
Le président Assad a déclaré lundi qu’il demanderait au ministère de la Justice d’étudier la proclamation d’une amnistie plus large parce qu’il est ressorti de ses rencontres avec des dirigeants locaux « que pour beaucoup, la première amnistie n’était pas satisfaisante (…) et qu’il y a une aspiration à une (seconde) amnistie plus générale ».
Des mouvements de défense des droits de l’homme affirment que la répression contre les manifestants s’est intensifiée depuis la première amnistie, le 31 mai, et que des centaines de personnes ont été arrêtées.
Mardi, des dizaines de milliers de Syriens ont participé dans différentes parties du pays à des rassemblements de soutien à Assad et aux réformes qu’il a promises lundi.
La télévision publique a diffusé des images de meetings à Alep, Damas et Deraa, dans le sud, où les premières manifestations contre Assad ont éclaté à la mi-mars.
Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores et des photos du président et ils ont lâché des ballons aux couleurs nationales, rouge, blanc et noir.
Des témoins rapportent qu’à Deraa les forces de sécurité ont ouvert le feu dans la vieille ville pour disperser des milliers de manifestants antigouvernementaux.
Ces protestataires étaient descendus dans les rues en réaction au rassemblement progouvernemental qui se tenait dans le quartier de Mahatta et dont les participants étaient, selon eux, des fonctionnaires et des militaires en civil manifestant sur ordre.
A Genève, Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé que les autorités syriennes avaient accepté de donner à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge syrien un plus large accès aux populations civiles dans les zones de conflit et qu’elles étudiaient sa demande de visite aux personnes arrêtées.
Kellenberger a ajouté à l’issue de deux jours de pourparlers à Damas avec les autorités syriennes que les discussions avaient « porté exclusivement sur des questions humanitaires » et avaient été « franches et opérationnelles ».
Les forces syriennes ont renforcé leur présence près de la frontière avec la Turquie en procédant à des arrestations dans la ville d’Alep, ont rapporté lundi des militants.
Des dizaines d’étudiants de l’université d’Alep ont été arrêtés et douze personnes, dont un imam, l’ont été aussi dans le village voisin de Tel Rifaat, à mi-chemin entre Alep et la frontière turque, selon des défenseurs des droits de l’homme.
Dans son discours prononcé à l’université de Damas, Assad a une nouvelle fois appelé au « dialogue national » et a promis que des élections législatives auraient lieu en août et qu’un programme de réformes serait élaboré d’ici septembre. Il s’agissait du troisième discours du chef de l’Etat syrien depuis le début, à la mi-mars, des manifestations contre son régime.
Dans certains faubourgs de Damas et dans plusieurs villes, des manifestants ont aussitôt protesté contre cette allocution en affirmant qu’elle ne répondait pas aux demandes de changement politique radical, a rapporté un militant.
Depuis le 18 mars, au moins 1.300 civils ont été tués et 10.000 ont été arrêtés lors de le répression sanglante orchestrée par Assad, qui a succédé à son père en 2000.
(Mardi, 21 juin 2011 – Avec les agences de presse)
2012 – Commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie
Cette première rencontre s’inscrit dans le cadre du lancement de « 2012 – Commémorations du 50ème anniversaire de l’indépendance d’Algérie ». Cette initiative est motivé par une volonté citoyenne de l’appel à la mémoire de l’histoire d’une guerre qui reste encore à écrire mais aussi de souligner et d’entretenir l’amitié belgo-algérienne qui s’est marqué dans le combat pour l’indépendance d’Algérie. L’association souhaite consolider ce lien et ainsi rendre hommage à ces hommes et ces femmes « porteurs de valises », que nous appelons, « les Amis de l’Algérie ».
Introduction :
- Ghezala CHERIFI (Licenciée en Sciences Politiques – Présidente de l’Association « les Amitiés belgo-algérienne ») : Présentation de l’association et Hommage à l’Amitié belgo-algérienne.
- Benjamin STORA (Historien et Politologue – Professeur à Paris 13) : L’histoire coloniale et l’impact sur l’immigration.
- Ghaleb BENCHEIKH (Docteur ès sciences et physicien – Président de la Conférence mondiale des religions pour la paix) : Islam et laïcité au regard des révolutions arabes.
- Taha BENSAADA (Philosope et politologue, spécialisé dans le monde arabe et l’islam – Chargé de cours au Département social de la Haute Ecole Libre de Bruxelles Ilya Prigogine.) : L’image de l’Algérie dans les médias durant les cinquante dernières années.
- Hassan BOUSETTA (Docteur en Sciences politiques et social – Chargé de cours adjoint et maître de conférence à l’Université de Liège – Sénateur PS) : La Belgique dans la dynamique euro-méditerranéenne.
Je vous invite à prendre connaissance du programme en visitant les liens suivants :
02 274 05 22
reservation@espacemagh.be
Rue du Poinçon, 17
1000 BRUXELLES
L’avant-première de la sitcom « Job de rêve » de Rachida CHBANI.
Une production d’Angel Ciné
Le vendredi 24 juin à 19h 00
Après la projection du film, un verre de l’amitié vous sera offert ainsi vous aurez l’occasion de discuter avec toute l’équipe du film qui sera présente.
Lieu :
Centre Culturel Arabe
Rue de l’Alliance, 2
1210 Saint-Josse-ten-Noode
Réservation au
02/8519016 ou 0479873626 ou 0475555306
Synopsis :
Au départ, Jamal, qui est notre principal protagoniste, joué par Karim Lamatt, est soucieux de sauver les jeunes, diplômés au pas. Il va créer un bureau de consulting en recrutement et va procéder à une sélection de talents marocains pour les valoriser, les aider à prendre conscience de leur potentiel et les aider à mieux intégrer des entreprises en Belgique ou au Maroc. Dans la salle d’attente, certains viennent se confesser d’autres vont tenter de réussir leur entretien avec l’espoir de trouver enfin le job de rêve.
Production : Angel Ciné
Réalisation et scénario : Rachida Chbani
Casting : Laila Zaari, Karim Lamatt, Samuel El Arabi, Houssain Uriadde
Caméra: Saeed Baeeji
Son : Karim Elmastalqi
Perche : Ilyas Mekaoui
Montage : Amine Nasri
Animation : Dreameffects
Scripte : Mohammed Larbi Boulaich Kasmi
Maquillage : Bouchra Rhazi
Assistante plateau : Zineb Ezzerqti
Décors : Equipe Angel Ciné
Musique du film : Ilyas El melkaoui
Matériel : Saeed Baeeji et la Cocof
Rachida CHBANI
Directrice Artistique
Le régime de Bachar al Assad commence à ranger ses affaires
Les sites Internet de l’opposition syrienne ont mis en ligne, le 10 juin 2011, des images captées avec un téléphone portable qui montrent des employés de l’Etat occupés à démonter à Hama une statue monumentale de Hafez Al Assad. Alors que la répression faisait le même jour, « Vendredi des tribus », près de 50 morts dans l’ensemble du pays, dont plus des deux tiers dans la seule ville d’Idlib, ces images ont rempli d’aise ceux qui les ont visionnées. Elles démontraient que le régime, de moins en moins convaincu de sa capacité à protéger les symboles de sa puissance et à se maintenir en place, commençait à récupérer ce qu’il avait de plus cher pour le mettre à l’abri, si ce n’est pour l’emporter bientôt avec lui.
Edifiées aux entrées et aux sorties de la plupart des villes et des villages de Syrie, souvent aussi au centre des agglomérations, sur les places et dans les jardins publics, ces statues étaient destinées à ancrer dans l’esprit des Syriens qu’ils vivaient bien dans « la Syrie des Al Assad ». L’effigie du « ra’îs ilâ l-abad » (président à vie), devenu depuis son décès « al-qâ’id al-khâled » (dirigeant éternel), qui ornait également les façades de nombreux monuments publics, était censée inspirer à tous une crainte révérencielle. Lever la main sur l’une de ces représentations signifiait se révolter contre son autorité, et cet acte insensé pouvait valoir à son auteur des années de prison sans jugement.
Lors de son accession au pouvoir, en juillet 2000, le président Bachar Al Assad s’est abstenu d’exiger le retrait des représentations de son père, même lorsqu’elles dénaturaient les paysages, comme les esquisses que réalisaient des militaires avec des pierres sur des pans entiers de montagne à proximité de leurs cantonnements, ou lorsqu’elles menaçaient la sécurité des automobilistes, comme les posters occultant la vision à travers les vitres arrières des véhicules. Ayant hérité du pouvoir dans les conditions que l’on sait, au mépris des principes du Parti Baath dont il avait également reçu la direction en partage, le jeune chef de l’Etat se devait de manifester, en laissant les images et effigies de son père là où elles se trouvaient déjà, qu’il s’inscrivait sans restriction dans la ligne tracée par le fondateur de la dynastie.
En revanche, il s’est discrètement attaqué aux photos de son frère aîné, Basel Al Assad, qui lui avait ouvert les portes de la succession en trouvant la mort sur la route de l’aéroport international de Damas, au volant de sa grosse cylindrée, le 21 janvier 1994. Militaire de carrière et cavalier émérite, le colonel Basel représentait « l’espoir » pour ceux qui s’étaient faits à l’idée, faute de disposer des moyens de la contrecarrer, qu’il prendrait un jour la relève de son père Hafez Al Assad à la tête du parti et du pays. Son image, en particulier sur les cars et camions de l’armée, rappelait continuellement au nouveau chef de l’Etat qu’il n’était, de fait, qu’un président par raccroc. Les Syriens qui les apposaient sur les murs de leur boutique ou à l’arrière de leur véhicule privé n’entendaient pas l’insulter, mais faire acte d’allégeance à la famille Al Assad dans son ensemble et afficher publiquement leur vénération pour le père, le fils… et le fils cadet. Pour d’autres, cet acte de dévotion était moins innocent. Il constituait le moyen le plus sûr de prévenir un certain nombre d’ennuis, avec la police en particulier, puisque, placées en évidence sur les vitres arrières, de telles photos assuraient une relative impunité à ceux qui transgressaient le code de la route, circulant sans feux, empruntant les sens interdits ou stationnant hors des emplacements autorisés.
Chef d’Etat « moderne », Bachar Al Assad a ordonné, au début de sa première présidence, de ne pas lui dresser de statue et de restreindre l’exposition de son image à l’intérieur des bureaux officiels. Mais, s’il est parvenu à faire respecter cette directive durant quelques mois, la fin du « Printemps de Damas », en septembre 2001, a aussi marqué un retour en Syrie du culte du chef. Sa mise en avant, après la période de flottement au cours de laquelle des Syriens avaient imaginé que les choses pouvaient changer dans leur pays, devait signifier que la récréation était terminée et que le jeune président avait repris les choses en main. Au cours des années suivantes, ébranlé par la guerre en Irak et la défaite de Saddam Huseïn en 2003, par les conséquences de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Al Hariri en 2005, par la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban durant l’été 2006, le régime a eu besoin de marquer qu’il restait uni autour de son chef. Avec ou sans son consentement, des photos de Bachar Al Assad se sont multipliées partout, le montrant en compagnie des héros de l’heure, tantôt avec Hasan Nasrallah, tantôt avec le secrétaire général du Parti de Dieu et son grand allié dans la région, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Ni les statues du père, ni les photos du fils n’ont constitué, au début du mouvement de protestation populaire, en février / mars 2011, des cibles pour les manifestants. Ils désiraient sortir et défiler dans les rues pour réclamer la liberté et la dignité, et ils étaient prêts à laisser Bachar Al Assad procéder lui-même, s’il le voulait et s’il le pouvait, aux réformes qu’ils attendaient. L’attaque contre une représentation de la compagnie de téléphonie mobile Syriatel, à Daraa, au milieu du mois de mars, ne constituait pas d’abord un signe de défiance ou d’hostilité à son égard. Elle traduisait plutôt leur espoir que le chef de l’Etat entendrait leurs dénonciations de la corruption, et qu’il aurait la lucidité et le courage de sanctionner ceux qui, dans son proche entourage et dans sa propre famille, à commencer par son cousin Rami Makhlouf, faisaient du tort à la Syrie, aux Syriens… et à l’image présidentielle.
La mise à terre de la statue de Hafez Al Assad, dans la même ville de Daraa, est intervenue lorsque qu’il est apparu aux familles des victimes et à l’ensemble des manifestants qu’il ne servait à rien de réclamer la liberté et la dignité à un régime sourd et autiste, incapable de répondre à leurs attentes et uniquement soucieux, en usant de la force, de se maintenir en place. Leur objectif ne pouvait plus se limiter à des réformes. Pour parvenir à ces dernières, il fallait renverser le régime et obtenir le départ de Bachar Al Assad. Avec un temps de retard, et après avoir été victimes de la même répression, les manifestants de Lattaquié, Homs, Banias, Douma, Deir al Zor, Rastan, Hama… ont finalement abouti à la même conclusion. Ils ont attaqué et détruit partout les effigies présidentielles, signifiant au chef de l’Etat que, puisqu’il ne voulait pas entendre sa population, il n’avait plus sa place à la tête du pays.
En démontant les statues et en mettant en lieux sûrs les photos des Al Assad père et fils, les autorités syriennes reconnaissent implicitement leur défaite. Elles avouent qu’elles sont désormais incapables de protéger ces symboles d’un pouvoir jusqu’ici incontesté, qu’elles ont peur de voir profaner. En entamant cette opération le 10 juin 2011, soit 11 ans jour pour jour après le décès de Hafez Al Assad, le 10 juin 2000, elles admettent que la Syrie n’est pas – ou n’est plus – la propriété d’un « président à vie » ou d’un « chef pour l’éternité ». En les mettant hors d’atteinte de la colère populaire, tout en laissant les militaires, les moukhabarat et les voyous au service du régime tirer à balles réelles sur les protestataires, arrêter et torturer par milliers jeunes et moins jeunes, bombarder villes et villages, brûler les récoltes et décimer les troupeaux, contraindre à la fuite des familles entières, elles confirment qu’elles sont indifférentes au sort de leurs concitoyens, qui n’ont aucune importance comparés aux « idoles » – comme disent les manifestants – de la famille Al Assad.
Avant que la contestation débute en Syrie, les services de sécurité avaient conseillé au chef de l’Etat de faire procéder à la mise à l’abri des statues de son père et de ses propres représentations. Mais, persuadé comme on le sait que son discours de résistance et d’obstruction le maintiendrait à l’abri des troubles intervenus ailleurs, et qu’il n’aurait aucune difficulté, en recourant aux méthodes expéditives jadis utilisées à Hama par son père, à contraindre les protestataires à rentrer chez eux, Bachar Al Assad s’est abstenu de suivre leur recommandation. L’effet de son initiative tardive est pour lui déplorable : elle donne le sentiment qu’il range ses affaires, commence à faire ses bagages et s’apprête à partir.
La Palestine au féminin
![]() Conférence-débat sur le rôle des femmes en Palestine, le lundi 27 juin à 14 h 30 à l’Eden, boulevard Jacques Bertrand,1, Charleroi Du 8 mars 2011 au 8 mars 2012 : En Palestine, les femmes ont toujours été actrices à part entière de la lutte palestinienne et jouent à ce titre un rôle clé, tant sur le plan social et culturel que sur le plan politique et économique. Elles continuent à subir les conséquences de l’occupation, du siège, de l’exil, des discriminations politiques et sociales, et à réinventer leur combat pour la liberté, la dignité et l’égalité. Afin de rendre hommage à leur engagement quotidien et leur permettre de témoigner, 8 d’entre elles nous rejoindront entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012. Au-delà d’une rencontre avec les partenaires, médias et autorités locales et provinciales, elles seront présentes à une conférence à l’Eden à 14 h 30 afin de témoigner de leur vécu, de leur engagement et d’échanger et de débattre avec le public.
Mona Taneeb est née en 1964 dans le camp de réfugiés Balata. Dans les années 80, elle rejoint le mouvement pour les droits des femmes à Tulkarem. En tant que militante du terrain, elle participa dans la première Intifadah. Epouse de Fayez Taneeb (que la Plate-forme Charleroi-Palestine a accueilli à Charleroi en novembre 2010) et mère de cinq enfants, elle continue de travailler la terre, enfermée entre le mur d’annexation et une entreprise chimique israélienne établi de façon illégale. Amal Elsana-Ajlh’jooj est née en 1972 dans un village bédouin arabe dans le sud d’Israël, dans une famille de 13 enfants. Elle a commencé à faire un travail d’organisation sociale à l’âge de 14 ans et à 17 ans elle fonda la première organisation de femmes bédouines. Amal est une figure-clé dans la lutte pour le statut de la minorité arabe et le statut des femmes en Israël et a reçu à ce titre de multiples distinctions et prix. Elle a fondé le centre AJEEC – NISPED’s, le centre arabe – juif pour l’égalité et la coopération, dont elle est la directrice. Et elle dirige avec Vivian Silver l’institut du Néguev pour les stratégies de paix et de développement, NISPED. Elle est mariée avec l’avocat Anwar Alh’jooj et elle est mère de jumeaux, âgés de sept ans. Quand on évoque les problèmes de la Palestine, il est rare d’entendre la voix des femmes. N’hésitez pas prendre deux heures de votre temps pour les rejoindre. Elles ont franchi pas mal d’obstacles pour nous rejoindre. L’entrée est gratuite et la réservation souhaitée au 071 32 13 17 ou sur charleroi@viefeminine.be. |
| La rencontre est organisée à l’intiative de Génération Palestine et Vie Féminine, en partenariat avec la Plate-forme Charleroi-Palestine et les associations féminines participantes et actives au sein du Conseil Francophone des Femmes de Belgique – régionale Charleroi-Thuin : Amnesty International, Les Femmes Prévoyantes Socialistes de Charleroi, le Service « Egalité des Chances » de la ville de Charleroi, la Fédération Socialiste de Charleroi, le groupe Citoyelles, le Foyer Familial, Entraide et Fraternité « Vivre ensemble », les Femmes Ecolo, Marianne, Le Germoir, Vie Féminine.Avec le soutien de la Ville de Charleroi et de la Province du Hainaut. |
Face aux menaces sionistes : intensifier les campagnes de soutien au peuple palestinien.
Quatre années après l’établissement du siège de la bande de Gaza par l’armée israélienne, un an après la flottille de la liberté où naviguait le Mavi Marmara, une seconde flottille partira bientôt pour la Palestine. Un bateau français rejoindra cette initiative populaire internationale de soutien à l’ensemble du peuple palestinien et pour l’application de tous ses droits.
Depuis quelque temps, les relais sionistes en France de la politique coloniale d’Israël ont attaqué cette action de solidarité. Alors qu’un rassemblement unitaire pour marquer le départ prochain du bateau français est prévu pour le samedi 18 juin au Vieux Port de Marseille, des organisations appellent à une manifestation contre cette flottille le 19, devant le Centre International de la Culture Populaire (CICP) à Paris. Ce centre regroupe, entre autres, les locaux de Génération Palestine (GP), nommé dans l’appel, mais aussi de nombreuses associations de défense des droits et quelques associations de solidarité avec la Palestine, participant à l’organisation de la campagne « Un Bateau pour Gaza » et à la campagne BDS.
Déjà, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juin, une effraction a eu lieu au CICP (1), visant l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) et GP, provoquant diverses dégradations. La nuit suivante, se sont des tags et des affiches de la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui sont retrouvés sur les mêmes locaux. L’une d’elle vise la campagne « Un Bateau pour Gaza » dans une iconographie particulièrement raciste. Il est à noter également que la dénonciation de la flottille a recours au même vocabulaire dans l’affiche de la LDJ et dans l’appel à manifester (« pseudo » ou « prétendument » humanitaire) et aux mêmes procédés de délégitimation (accusation de soutenir le Hamas dans l’appel et images islamophobe de l’affiche).
Tous ces actes font égalemet suite à des menaces, dégradations et cambriolages qui ont frappé les associations organisatrices de la campagne en France déjà en septembre 2010, notamment le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) et GP.(2)
Le site d’Europe-Israël, principale organisation appelant à la manifestation, a usé (3), pour délégitimer les signataires de la pétition de soutien à la flottille de la liberté, de la rhétorique habituelle du chantage à l’antisémitisme. En effet, ils n’ont pas hésité à la définir comme l’antithèse de la liste de Schindler, accusant tous ceux qui refusent qu’une population de plus d’un million et demi de personnes soit assiégée et soumise régulièrement à des agressions militaires, d’ antisémites.
Bien que Génération Palestine soit la seule organisation nommée dans l’appel à la manifestation, c’est l’ensemble du mouvement de solidarité ainsi que les citoyens s’engageant pour la justice en Palestine qui sont visés. Face à ces menaces, nous exprimons à nouveau notre détermination de mener jusqu’au bout notre combat pour l’application des droits des Palestiniens. Les pressions, qu’elles soient légales et faites au grand jour, ou illégales et lâches, ne feront que renforcer nos convictions et intensifier nos actions.
Cette violence, qu’elle soit le signe d’un sentiment d’impunité ou de la conscience d’un changement global de rapport de force au Moyen-Orient et en Europe, montre les moyens et les discours que sont prêts à utiliser les défenseurs inconditionnels de la politique coloniale israélienne et les nervis d’extrême droite de la LDJ.
Nous ne rentrerons pas dans le jeu de l’affrontement, notre cible est la politique coloniale d’Israël, notre soutien va à l’ensemble du peuple palestinien.
Notre victoire se déroulera dans le rapport de force populaire qui s’installe, au Moyen-Orient comme ici, et dont les campagnes un Bateau pour Gaza et BDS, sont les preuves les plus flagrantes.
2 : http://www.france-palestine.org/article15683.html
Génération Palestine
16-06-2011.










Il s’agit de Mona Taneeb, figure de proue du mouvement rural des femmes à Tulkarem et très active dans les comités populaires de la région et d’Amal Elsana-Alh’jooj, bédouine du Néguev, directrice d’un Centre pour l’égalité des droits entre citoyens palestiniens et juifs dans l’état d’Israël
