Bienvenue en Palestine
Un an plus tard, le 9 juillet 2005,170 associations représentant la société civile palestinienne (rejointes depuis par des centaines d’autres) lançaient, en l’absence de prise en compte de ce jugement par les gouvernements, un appel à la société civile internationale pour qu’elle s’engage à agir et à faire respecter le droit international.
Du 9 au 16 juillet, nous sommes appelés à venir massivement constater sur place l’aggravation de la situation d’apartheid et de nettoyage ethnique des Palestiniens, à Jérusalem Est comme en Cisjordanie.
Nous serons donc amenés à visiter les villes, villages et camps où les Palestiniens se voient spoliés de leurs terres, chassés de leurs maisons, agressés par des colons, empêchés de circuler librement à l’intérieur des territoires palestiniens.
Qui sont les organisateurs de cette mission ?
Cette mission est coordonnée par les 15 associations qui ont lancé l’appel et l’invitation à venir les accompagner dans leurs tâches quotidiennes du 8 au 16 juillet. Elles regroupent des Palestiniens musulmans et chrétiens, vivant dans des grandes villes comme Béthléem, Hébron ou Ramallah, Jérusalem-Est, mais aussi des villages comme Bi’lin, Al Walaja, Al Maasara, et des camps de réfugiés comme Aïda, Deishe, Beit Omar, Balata… et participant à la résistance populaire palestinienne par des moyens non violents.
Ils ont l’habitude de recevoir des internationaux, mais estiment que cette fois-ci une grande mission s’impose pour attirer l’attention du monde entier sur leur situation de plus en plus critique. En raison du blocus total et des massacres israéliens, l’attention s’est concentrée sur la situation dans la bande de Gaza. Israël, en profite, pendant ce temps pour progresser à grand pas dans le vol de terres, l’expulsion, la colonisation et la ghettoïsation des Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem est. Les organisateurs de la mission soulignent que la situation est aussi grave dans les deux régions et que le peuple palestinien ne forme pas deux entités, mais une seule, en butte à la même oppression qui a pour but de chasser les Palestiniens de leurs terres.
Comment se déroulera la prise en charge pendant cette semaine ?
Nous partagerons les activités des Palestiniens, nous serons accueillis par les familles. Toute la logistique (transport, logement et alimentation) est organisée par le comité d’organisation palestinien, qui évalue à environ 30 euros par jour le coût de la prise en charge pour chaque personne (réductions importantes pour les enfants)
Les règles de conduite sur place
Nous rappelons que la principale règle de conduite de cette mission est la non-violence. Et toutes les activités que nous prévoyons pendant la mission sont pacifiques.
Cette mission n’est pas un voyage du type « club de vacances ». Il nous arrivera donc de croiser des soldats de l’occupation sur notre route. Il est également possible qu’ils tentent de nous intimider ou de nous provoquer. Nous ne répondrons pas, et refuserons toute violence physique ou verbale. Les nombreux Palestiniens qui nous accompagneront dans toutes nos activités nous serviront de ce point de vue de guides.
Comment prendre son billet d’avion ?
Chacun doit prendre son propre billet aller-retour. La date d’arrivée doit être le 8 juillet, mais la date de retour est à la convenance personnelle de chacun, en fonction de ses disponibilités. Nous sommes contraints de passer par l’aéroport de Tel Aviv, puisqu’Israël a détruit l’aéroport palestinien et que nous n’avons pas d’autre choix pour nous rendre en Palestine (passer par Amman en Jordanie, non seulement coûte plus cher mais nous amène à être confrontés de la même manière aux services israéliens qui contrôlent l’entrée en Cisjordanie par le Pont Allenby).
Il est conseillé d’acheter son billet sur internet, via des des sites tels que Go Voyages et OPODO, lebonprix.com, ebookers, en choisissant les vols les plus intéressants, et en prenant conseil avant l’achat auprès des contacts indiqués sur ce site.
A l’heure actuelle les prix des aller-retour (le plus souvent avec une escale) varient entre 300 et 500 euros. Il est conseillé de profiter des vols à bas prix pendant qu’ils sont disponibles. Si vous rencontrez des difficultés ou si vous hésitez, vous pouvez contacter en France, comme dans d’autres pays, des militants qui vous aideront à choisir un vol. Voir la rubrique « Participer à la mission » sur ce même site.
Quelles formalités avant le départ ?
Pour les participants de nationalité française, il n’y a pas de formalités particulières à remplir ni de visa à obtenir. Il faut simplement vous assurer que votre passeport est valide au minimum six mois après la date du retour.
Pour les participants de nationalités étrangères, la situation varie d’un pays à l’autre. Pour tous ceux qui ne sont pas ressortissants de l’Union Européenne, il est parfois nécessaire d’obtenir un visa. Israël refoule souvent les ressortissants de pays tels que l’Algérie, le Liban, la Syrie…. Donc, bien se renseigner à ce sujet.
Que faut il emporter ?
Nous serons au début de l’été et il faut donc n’emporter que des vêtements légers. Les personnes plus âgées qui le souhaitent dormiront à l’intérieur des maisons palestiniennes, et les autres participants camperont sur leurs terrains. Donc emporter des tentes et sacs de couchage légers, car les nuits ne sont pas froides.
Prévoir protection solaire, lunettes de soleil, casquette ou chapeau
Les bagages que l’on ne met pas en soute et que l’on garde en cabine dans l’avion, ne doivent contenir ni objets tranchants, ni liquides.
Emporter des bonbons et biscuits que nous offrirons dans les familles.
N’oubliez pas de prendre vos appareils photo et vos caméras !
Emportez vos instruments de musique s’ils sont transportables, et dites-nous dès maintenant de quel instrument vous jouez !
Argent
Il vaut mieux emporter des espèces, mais il est toujours bon d’avoir sa carte bleue sur soi, en cas de nécessité. Une partie des euros seront changés en shekels sur place, monnaie en vigueur en Israel comme en Palestine. Prévoir un montant équivalent à une trentaine d’euros par jour et par personne (le transport en car d’une ville à l’autre est cher), et afin de pouvoir laisser un peu d’argent aux familles palestiniennes qui nous accueilleront.
Langues
La langue parlée en Palestine est l’arabe. Le dialecte palestinien est plus proche de l’arabe littéraire que l’arabe dialectal parlé au Maghreb par exemple. L’anglais est la deuxième langue du pays et vous serez dans la plupart des cas facilement compris. Il est conseillé de se remettre un minimum à niveau en anglais, ou de prendre un petit guide de conversation, même si toutes les visites et discussions de groupe seront traduites en Français (et dans d’autres langues). Nous aurons également des échanges avec les internationaux d’autres pays, et l’anglais est la langue de communication la plus répandue.
Communication
Le réseau téléphonique couvre la majeure partie de la Cisjordanie. Si vous possédez un abonnement avec une option vous permettant d’appeler à l’étranger, vous pourrez utiliser votre téléphone directement sur place. Il est aussi possible d’acheter une carte SIM sur les lieux.
Comment puis-je contribuer à la réussite de cette mission ?
Le succès de cette mission repose sur chacun et chacune d’entre nous à tous les niveaux et notamment avant le départ, c’est à dire dans la période actuelle.
Plus nous serons nombreux et plus nous serons en mesure de délivrer un message fort. Il faut donc faire connaître largement cette initiative, convaincre ses proches, ses amis d’y participer. Ce site est un bon moyen de faire connaître le projet, mais aussi les flyers à votre disposition, et bien entendu tous les réseaux et autres sites via internet.
Organisons dans toutes les villes un maximum d’événements d’ici juillet pour faire connaître la mission « Bienvenue en Palestine » (projection de films, tables d’information lors de meetings, concerts, soirées couscous…)
Prenons rendez-vous avec nos élus respectifs pour leur parler de la mission, leur proposer d’y participer, et au minimum de la soutenir.
Demandez à des personnalités (élus, universitaires, sportifs, journalistes, artistes, écrivains…) de faire partie du Comité de Soutien de cette mission, aux côtés de Mgr Jacques Gaillot, la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, …..
Demandez à celles et ceux qui ne peuvent pas nous accompagner en juillet de parrainer des jeunes qui veulent venir mais ont du mal à réunir la somme nécessaire, en envoyant un don (voir la rubrique « Parrainer un(e) volontaire) »). Si vous-même avez des difficultés à financer ce voyage, demandez à vos amis de vous donner un coup de pouce financier.
Autres informations
Des réunions de préparation du voyage seront organisées dans plusieurs villes de France. Ainsi que dans toutes les villes où des participants sont inscrits ( Belgique ).Chaque participant(e) nous ayant laissé ses coordonnées sera dûment informé(e) de la tenue de ces réunions.
info et contact pour Bruxelles
http://bienvenuepalestine.com/
http://bienvenuepalestine.com/WordPress/?p=64
Demande d’info :
+32485549579
Nadia.B
Ali AARRASS
7 juin 2011 – COMMUNIQUE DE PRESSE
CABINET D’AVOCATS JUS COGENS – Me Christophe MARCHAND (GSM: 32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be) – Me Dounia ALAMAT (GSM:32.472.40.58.02 ; da@juscogens.be) – Me Nicolas COHEN (GSM : 0032.470.02.65.41 ; nc@juscogens.be)
Affaire Ali AARRASS : Après une extradition illégale et la torture, un premier pas dans la bonne direction ?
Ali AARRASS est belgo-marocain. Il était détenu en Espagne depuis avril 2008 suite à une demande d’extradition formulée par le Maroc, malgré qu’il ait été blanchi par la justice espagnole des mêmes accusations.
Ali AARRASS s’opposait fermement à son extradition en raison de ses craintes d’être torturé. Il a fait trois grèves de la faim pour l’éviter.
Le 26 novembre 2010, le Comité des droits de l’Homme des Nations-Unies a pris une mesure provisoire et a demandé l’Espagne de ne pas extrader Ali AARRASS en raison du risque très important qu’il ne subisse des traitements inhumains et dégradants.
L’Espagne a totalement ignoré ses obligations internationales et a, envers et contre tout, extradé Ali AARRASS vers le Maroc le 14 décembre 2010.
A son arrivée au Maroc, comme tous le craignaient, Ali AARRASS a été sauvagement torturé : il a été insulté, menacé, privé de sommeil, de nourriture et d’eau, battu, violé, électrocuté…
Ali AARRASS a, dans ces terribles conditions, signé des dizaines de pages qui lui ont été présentées et que l’accusation qualifie aujourd’hui « d’aveux ».
Le dossier marocain est uniquement constitué de ces prétendus aveux, obtenus sous la torture. Il s’agit de documents rédigés en langue arabe et qui se présentent sous la forme de très longues déclarations. Pratiquement aucune question n’est actée. Les heures et les jours d’interrogatoires ne sont pas précisés. Aucun élément objectif ne vient corroborer ce récit inventé de toute pièce.
Malgré sa peur d’être à nouveau torturé, ALI AARASS a décidé de porter plainte du chef de torture non seulement au Parquet mais également auprès du Ministre de la Justice et du Conseil National des Droits de l’Homme. Aucune suite n’a encore été réservée à cette dernière. Il incombe pourtant aux Etats de diligenter sans tarder une enquête approfondie lorsqu’un individu allègue avoir fait l’objet de mauvais traitements en garde-à-vue.
Lors d’une première audience devant la Cour d’appel de Rabat, la Cour a refusé la remise en liberté provisoire sollicitée par les avocats marocains d’Ali AARRASS.
Un pas positif a cependant été réalisé à l’audience du 2 juin 2011. La Cour d’appel a en effet fait droit à la demande de la défense d’Ali AARRASS relative à la nécessaire présence d’un interprète. Il est en effet essentiel, dans un procès pénal, que l’accusé puisse « se faire assister gratuitement d’un interprète, s’il ne comprend pas ou ne parle pas la langue employée à l’audience »[i].
La prochaine audience aura lieu ce 9 juin 2011, à 9h. Mes DADSI et LOUSKI demanderont qu’Ali AARASS soit confronté avec Messieurs BELLIRAJ, NOUGAOUI et BEN JETTOU. Ils solliciteront également les auditions d’un journaliste, témoin de fouilles réalisées dans la propriété d’un membre de la famille d’Ali AARRASS, ainsi que d’un oncle maternel. Cet élément permettrait en effet de prouver l’inéquité de la procédure puisque tous les éléments favorables à l’accusé ne sont pas versés dans le dossier répressif.
En reconnaissant le droit d’Ali AARRASS d’être assisté d’un interprète, la Cour d’appel a reconnu l’importance de cette assistance au regard du droit au procès équitable. Implicitement également, la Cour d’appel a reconnu l’existence d’une violation dudit droit puisque les prétendus « aveux » d’Ali AARRASS ont été entièrement rédigés en arabe, langue que ne maîtrise pas Ali AARRASS.
Les dizaines d’avocats marocains, belges, espagnols et anglais qui défendent Ali AARRASS espèrent que la Cour d’appel poursuivra dans cette voie et tirera toutes les conclusions et toutes les conséquences découlant de la violation des droits de défense d’Ali AARRASS[ii].
[i] Article 6.3 e) de la Convention européenne de sauvegarde des droits et libertés fondamentales
[ii] Liste non exhaustive :
Me Alain Vergauwen, Avocat au Bareau de Bruxelles
Me Alexis Deswaef, avocat du Barreau de Bruxelles et Président de la Commission étrangers de la Ligue des droits de l’Homme
Me Annemie Schaus, avocate au Barreau de Bruxelles, Professeur, Vice-rectrice aux relations institutionnelles et aux transferts de connaissances Université Libre de Bruxelles
Me Bruno Dayez, avocat au Barreau de Bruxelles
Me Cavit Yurt, belgo-turc avocat au Barreau de Bruxelles
Me Charlotte Morjane, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Christophe Marchand, avocat au Barreau de Bruxelles
Me Dounia Alamat, belgo-jordanienne, avocate au Barreau de Bruxelles, membre du SAD (Syndicat des avocats démocratique)
Me Elvin Hasandjekic, belgo-albanais avocat au Barreau de Bruxelles
Me Emmanuelle Schouten, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Frances Webber, BSc, barrister at the Bar of England and Wales
Me Géraldine Lenelle, avocate au barreau de bruxelles, membre du SAD (Syndicat des avocats démocratique) et de la commission étrangers de la ligue des droits de l’homme
Me Ian A Macdonald QC, Garden Court Chambers,57-60 Lincoln’s Inn Fields, London
Me Isa Gultaslar belgo-turc avocat au Barreau de Bruxelles
Me Ivo Flachet, avocat au Barreau de Bruxelles
Me Jean-Pierre Buyle, avocat et Bâtonnier du Barreau de Bruxelles
Me John Hendy, QC (Queen’s Counsel), LL.M (Master of Laws) UK.
Me Jan Fermont, avocat au Barreau de Bruxelles, membre du bureau exécutif de l’Association Internationale de Juristes Démocratiques
Me Jo Wilding, Barrister, Garden Court Chambers, London, British
Me Joke Callewaert, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Julie Tieleman, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Lahcen Dadsi avocat au Barreau de Casablanca, Président du jeune Barreau de Casablanca.
Me Laurent Kennes, avocat au Barreau de Bruxelles, assistant en droit et professeur
Me Liz Davies, Barrister, UK, Chair Haldane Society of Socialist Lawyers
Me Marc Nève, avocat au Barreau de Liège, ancien pdt d’Avocats Sans Frontières, membre du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT – Conseil de l’Europe)
Me Mark George Q.C., Garden Court North
Me Mathieu Beys, juriste, membre de la Commission justice de la LDH
Me Mehdi Abbes belgo-tunisien avocat au Barreau de Bruxelles
Me Michael Mansfield QC – Hon. Fellow (University of Kent), Visiting Professor of Law (University of Westminster), Professor of Law (City University), Bencher, Honourable Society of Gray’s Inn
Me Miguel Troncoso Ferrer, Avocat aux Barreaux de Bruxelles et de Pamplona
Me Mohamed Aghenaj avocat au Barreau de Casablanca
Me Mohamed Jalal, avocat au Barreau de Rabat
Me Najat Bakkioui, belgo-marocaine avocate au Barreau de Bruxelles
Me Navtej Singh Ahluwalia, human rights barrister, UK,Garden Court Chambers
Me Nicolas Cohen, français, avocat au Barreau de Paris établi à Bruxelles
Me Jean-Marie Dermagne avocat, ancien bationnier, responsable régional de la Ligue des droits de l’homme, directeur du Service de recherche en droit de l’enseignement – Sirde /UCL/ LLN
Me Olivia Venet, avocate au Barreau de Bruxelles, Présidente de la Commission justice de la Ligue des droits de l’homme, Membre de la Commission consultative de DIH (droit international humanitaire) de la Croix-Rouge de Belgique suppléant à l’Université libre de Bruxelles
Me Olivier Stein, avocat au Barreau de Bruxelles
Mter Paul Bekaert, avocat au barreau de Bruges
Me Redwan Mettioui, belgo-marocain avocat au Barreau de Bruxelles
Me Sadat Sayeed Barrister Garden Court Chambers British and Bangladeshi national
Me Sami Abbes, belgo-tunisien avocat au Barreau de Bruxelles
Me Samira Gazzaz, franco-tunisienne, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Selma Benkhelifa, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Shabee Shah, belgo-pakistanais avocat au Barreau de Bruxelles
Me Virginie Gauché, avocate au Barreau de Bruxelles
Me Thomas MacManus, Esq. Solicitor (Ireland) Attorney-at-Law (New York)
Me Thomas Mitevoy, avocat au Barreau de Bruxelles
Me Valentin Henkinbrant, avocat au Barreau de Bruxelles
Me Véronique van der Plancke, avocate au Barreau de Bruxelles, chercheuse à l’Université de Namur et associée à l’Université de Louvain-la-Neuve, Vice-présidente de la Ligue belge des droits de l’Homme.
Me Zakaria Louski, avocat au Barreau de Meknès et Barreau pénal international de la Haye
Me Manuel Olle, Barreau de Madrid
Me Mohamed Ali Nayim, du Barreau de Melila
Cinéma Attac le 16 juin
Le jeudi 16 juin à 21 heures 30,
à l’Arenberg
le Cinéma d’Attac présente
l’Oscar 2011 du meilleur film documentaire
INSIDE JOB
de Charles FERGUSON
Comment Wall Street a réussi à commettre le hold-up parfait.
Un reportage-événement qui aura coûté
plus de 20.000 milliards de dollars…
Dès 20 heures 30 précises,
LE GRAND DÉBAT:
«LE TRIOMPHE DU CAPITALISME FINANCIER:
UN SCANDALE AMÉRICAIN…?»
avec la présence exceptionnelle de
José GARCIA
__________
UN CRIME
COMMIS DE L’INTERIEUR…
Si on doit juger de la qualité d’un film à l’état dans lequel il nous met, alors Inside Job est un chef-d’œuvre. D’efficacité. Après deux heures de démontage au pied de biche, étalant la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression des années 30, le spectateur moyen ne peut pas échapper à une envie irrésistible: pendre par les pieds, avec plumes et goudron, tout ce qui ressemble à un banquier de Wall Street, un professeur de finance à Harvard ou un conseiller économique du Président américain (qu’il soit républicain ou démocrate). Il n’est pas impossible non plus d’être saisi par le découragement. Puisqu’il ne fait guère de doute que rien, ou si peu, n’a changé dans le fonctionnement de la spéculation internationale… Et ce, malgré les sermons mondialisés des derniers G20.
PEDAGOGIQUE. Deux années après la sortie de Capitalism: A Love Story (le film de Michael Moore), Inside Job est une indispensable piqûre de rappel pour ne surtout pas oublier cette édifiante histoire des subprimes. Autant Capitalism était un pamphlet ricanant et subversif –qui assumait de ne rien comprendre aux subtilités de la finance moderne–, autant Inside Job revendique une rigueur journalistique et une vocation pédagogique. Car Charles Ferguson n’hésite pas à foncer dans le tas, ne reculant devant aucune difficulté, comme par exemple expliquer ce que peuvent bien recouvrir ces mots barbares de CDS (Credit default swap), CDO (Collaterized debt obligation) ou ventes à découvert –qui ont été popularisés par la crise. C’est la grande force et à la fois la (petite) faiblesse du film : à travers un montage très serré d’une trentaine d’intervenants, tout va très vite.
Mais Fergusson donne la possibilité à tout un chacun de remonter dans le train de son film grâce à des témoignages percutants, une réalisation rythmée et une manière de mettre en scène drôlatique. Le réalisateur américain a ainsi gardé au montage les hésitations, les blancs, les contorsions ennuyées des intervenants et des interviewés. Une manière édifiante d’énoncer la mauvaise foi des principaux accusés. Non seulement Inside Job révèle une série d’éléments nouveaux dans le déroulé de la crise, mais plus d’une séquence mérite le détour. Au choix, on retiendra: les bégaiements embarrassés (et donc désopilants) de Frederic Mishkin, professeur d’économie à la Columbia Business School et, surtout, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale entre 2006 et 2008; le cynisme imperturbable de Scott Talbott, lobbyiste en chef des banques américaines, et la réaction de Glenn Hubbard, conseiller économique dans l’administration Bush et actuel doyen de la Columbia University Business School, qui décide de couper court à l’entretien au moment où le journaliste évoque ses conflits d’intérêts d’universitaire.
PINCETTES. Si la morale du film apparaît imparable (cette crise est le résultat d’une politique d’affairisme et de «laisséfairisme» –mise en oeuvre sous la présidence néo-conservatrice de Reagan et accélérée sous «le progressiste» Clinton), la conclusion est à prendre avec des pincettes. L’auteur laisse en effet entendre que la réponse de l’Europe en matière de régulation a été bien plus vigoureuse que celle des Etats-Unis. Sont ainsi interrogés la sirupeuse Christine Lagarde et le trop étincellant Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI en pleine ascension. Bien entendu, on aimerait les croire. Mais on ne le peut. Si l’Europe a fait mine d’être en pointe sur les questions des bonus et de l’adoption d’une taxe frappant les transactions financières, rien n’a été réellement entrepris pour prendre les spéculateurs par la gorge et forcer les banquiers à trinquer pour tout le mal qu’ils ont fait… Aux Etats-Unis, c’est pareil. Les principaux instigateurs du désastre de 2008 détiennent toujours les clés du pouvoir. Malgré des velléités annonçant la mise au pas des grands consortiums bancaires, Barack Obama reste entouré des individus qui ont ardemment défendu la libéralisation à outrance. Timothy Geithner, qui s’était illustré à la Federal Reserve comme un dérégulateur à tout crin, est actuellement au Trésor; son directeur de Cabinet Mark Petterson est un ancien lobbyiste de Goldman Sachs. Quant à Ben Bernanke (qui n’avait rien vu venir), il est toujours à la tête de la Banque centrale américaine…
Narré avec prestance par l’acteur Matt Damon, Inside Job agit donc comme un film exigeant, à la nervosité spectaculaire. Son constat final est implacable: le vice va continuer à prospérer…
INSIDE JOB
Cinéma ARENBERG
26 Galerie de la Reine
USA 2010 Durée 120 minutes
Prix d’entrée 6,6 euros
y compris pour le débat (sauf les Article 27)
ATTAC-Bruxelles 1
16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles
bxl1@attac.be http://bxl.attac.be 0494 / 808 854
Manif de soutien à la révolution syrienne
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Les forces de sécurité syrienne continuent de massacrer, chaque jour, des civils et des manifestants désarmés et pacifiques.
A Jisr al-Choughour, dans le nord-ouest du pays, des policiers et des soldats ont tenté de protéger les manifestants.
Les agents des forces de sécurité les ont abattus.
Nous demandons à la Communauté internationale et à la Communauté Européenne en particulier
de prendre toutes les mesures possibles pour faire pression et condamner le régime et ses atrocités.
En solidarité avec les manifestants pacifiques en Syrie,
manifestation
ce mercredi 8 juin, de 13h à 14h30,
Au rond point Schuman
—
Le régime syrien doit céder la place… et tout de suite !
dimanche 5 juin 2011 – 14h:29
Khalid Amayreh – MEM
Il y a quelques semaines, Hamza al Khatib, un garçon vif et doux de Dira’a a été enlevé à son domicile par des voyous appartenant aux Shabbiha [mercenaires] du régime – ou escadrons de la mort – pour avoir prétendument participé à une manifestation contre le régime.
Quelques jours plus tard, son corps criblé de balles et portant des marques indescriptibles de tortures de toutes sortes, a été remis à sa famille.
Selon des témoins oculaires et des militants d’organisations de défense des droits de l’homme qui ont examiné le corps, les agents du régime ont également coupé l’organe sexuel de l’enfant avant de restituer le corps pour l’enterrement.
Azmi Bishara, intellectuel arabe et commentateur d’actualités fait remarquer à propos de cela que seuls des animaux humains ont pu être capables de commettre un tel crime.
S’exprimant sur Al-Jazeera, Bishara a déclaré que, dans ce cas au moins, l’affaire est pire que la torture classique qui vise à punir et à dissuader. « C’est du sadisme pur et simple. C’est même un sadisme dans ses formes les plus barbares. »
Mais Hamza al Khatib n’est pas un cas isolé, victime de la brutalité policière. Au contraire, il incarne la pure barbarie et l’instinct cannibale avec lesquels le régime de Bachar El-Assad traite systématiquement les citoyens syriens, en particulier ceux qui exigent des réformes politiques.
Il n’y a absolument aucun doute que le régime syrien est en train de commettre de véritables crimes contre l’humanité et contre le peuple syrien. Que peut-on dire d’un régime qui ordonne à ses soldats de tirer sur des manifestants pacifiques avec des auto-mitrailleuses, et même sur des enfants ? Et si les soldats montrent une quelconque réticence, ils sont sommairement exécutés pour avoir désobéi aux ordres.
Ensuite, bien sûr, la machine à mensonges du régime prétendra que les soldats ont été tués par des éléments infiltrés et salafistes, et ce que vous voudrez !
Il est évident que ce régime a perdu sa légitimité et doit être chassé le plus tôt possible. Sinon, il est fort probable que des massacres d’une plus grande ampleur, tels que celui de Srebrenica ou pire encore, auront lieu dans toute la Syrie si le monde continue de montrer de l’indécision à l’égard de ce régime manifestement criminel.
Jusqu’à présent, plus de mille citoyens syriens ont été impitoyablement massacrés ou torturés à mort entre les mains des diverses machines à tuer du régime.
Dans de nombreuses villes syriennes, les fournitures en électricité ont été coupées comme punition collective pour avoir exigé la liberté. Les approvisionnements alimentaires ont également été fortement réduits pour la même raison. Tout ceci en plus de l’arrêt de tous les téléphones cellulaires et de la communication Internet, apparemment pour empêcher les militants pro-liberté de communiquer et de révéler au monde extérieur la brutalité et la criminalité du régime.
Je ne suis pas vraiment enclin à commenter ou essayer de réfuter la pléthore de mensonges disséminés par le régime de Damas pour tenter de justifier sa violence et son sadisme – à dresser les cheveux sur la tête – contre ses propres citoyens. En dernière analyse, un régime qui viole ses femmes, ses enfants et tue sans discrimination des manifestants pacifiques avec des balles ne peut être considéré comme digne de confiance et disant la vérité.
Il serait même plus que naïf d’écouter ce que ce régime a à dire sur ce qui se passe en Syrie. Les criminels, les tueurs d’enfants et les menteurs obscènes ne doivent pas avoir le moindre podium pour assassiner la vérité après avoir assassiné leurs innocentes victimes.
Il est vraiment lamentable que la grande majorité des Etats arabes gardent le silence sur les massacres génocidaires en Syrie. Pour ces dirigeants arabes, on est amené à dire : « Qu’attendez-vous ? Que le régime sectaire en finisse avec le peuple de Syrie ? »
La décision prise récemment par le gouvernement turc de geler les relations avec le régime syrien est louable. Toutefois, la Turquie devrait faire davantage pour aider ses frères et sœurs au sud. La Turquie devrait sans aucun doute prendre des mesures plus fortes pour arrêter les massacres en Syrie. Les femmes syriennes, dont les frères, les fils et les maris sont assassinés par les égorgeurs du régime, ont cruellement besoin d’aide. Si leurs frères turcs n’entendent ni n’écoutent les cris de ces femmes en détresse, qui le fera ? Mouammar Kadhafi ?
Par ailleurs, la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays n’est pas et ne doit jamais signifier regarder le régime dans ce pays massacrer tranquillement son propre peuple.
Maintenant, un dernier mot de réprimande à la fois pour l’Iran et pour le Hezbollah. Vous êtes les soutiens du régime meurtrier de Bachar El-Assad, pour des raisons sectaires, égoïstes et contraires à l’éthique, et, ce faisant, vous attirez sur vous l’incrédulité, la consternation et l’hostilité de centaines de millions d’Arabes et de Musulmans qui n’ont jamais manqué de se placer à vos côtés. Ne vous aliénez pas des centaines de Musulmans sunnites à travers le monde pour l’amour d’un régime sans Dieu qui est dépourvu d’humanité, de moralité et de toute ombre de décence islamique.
Vous devez immédiatement prendre vos distances de cette junte criminelle et barbare qui est véritablement un stigmate de honte sur la conscience des chiites du monde entier.
Ce régime a commis tous ces crimes en votre nom. Ne leur permettez pas de ternir l’image de votre glorieux passé. Faites-le maintenant, sinon demain pourrait être trop tard.
Rappelez-vous le verset coranique : « Ne cherchez pas alliance avec les oppresseurs, de peur que le feu ne tombe sur vous. »
Syrie-Bruxelles : parodie de manifestation
pour information
Des agents payés par le réseau des services de sécurité syro iraniens ont parodié
les manifestations de l’opposition syrienne à Bruxelles.
Avec drapeaux, calicots, musique et slogans, même le lieu choisi est loin d’être innocent,
puisque les marches de La Bourse à Bruxelles est le lieu de rassemblement de l’opposition syrienne.
Payé chacun 250 €, ces quelques Syriens, mais surtout des Libanais,
des Iraniens et Irakiens ont répété mollement les slogans criés par quelques meneurs.
Le Comité syrien en Belgique pour soutenir la révolution syrienne s’étonne que quelques media,
dont la télévision belge, aient couvert l’évènement,
aucun media ne couvrant les manifestations, pourtant hebdomadaires, de l’opposition.
Quelques-uns de ces agents ont même tentés, ce samedi 4 juin, de perturber la conférence tenue par l’opposition syrienne à Bruxelles.
Quelques 25 personnes, 6 Syriens, 13 Libanais, 4 ou 5 Iraniens et 1 Irakien,
tous payés, sont venus narguer les participants à la conférence avec des photos du président Bachar Al Assad
et 2 calicots pro régime.
La police a dû appeler des renforts afin de les disperser.
Un pas vers la démocratie
Cette conférence a réuni quelques 200 personnes venues d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen Orient.
Elle n’est qu’un pas sur la route, qui risque d’être longue, de la démocratie en Syrie. Trois sous-groupes ont été formés avec pour thèmes :
La politique,
Les droits humains,
Les media.
Le dialogue « proposé » par le régime n’est pas crédible puisque les tueries et la répression continuent dans le pays.
La proposition vient beaucoup trop tard de toute façon.
Il est absolument clair que les gens en Syrie ne veulent plus de ce régime,
sourd à ses demandes, et de toutes ses violences.
Les participants à la conférence soutiennent les demandes du peuple syrien.
Pour le Comité syrien en Belgique pour soutenir la révolution syrienne
Bernadette van Zuylen
Le souvenir de la naksa enflamme le Golan 6 juin 2011
Lors de la commémoration de la naksa, la défaite arabe de juin 1967, des centaines de protestataires palestiniens et syriens ont tenté de franchir hier une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan.
L’armée israélienne leur a tiré dessus, faisant 20 tués et 325 blessés. Nir Élias/Reuters • L’armée israélienne tire sur des manifestants : 20 morts • Au Liban, les camps commémorent la défaite de 67 dans le calme •
L’État hébreu accuse Damas de « provocation » pour détourner l’attention de la répression en Syrie L’armée israélienne a tiré hier sur des manifestants palestiniens et syriens qui tentaient de pénétrer sur le plateau du Golan occupé, lors de l’anniversaire de la naksa, la défaite arabe de juin 1967.
Des centaines de protestataires, agitant des drapeaux palestiniens et syriens, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan.
Contrairement aux commémorations de la nakba (catastrophe) palestinienne le 15 mai, aucun manifestant n’a réussi à franchir la ligne de cessez-le-feu et le porte-parole de l’armée, Yoav Mordechai, a annoncé que la situation était « sous contrôle ».
Dans la soirée, plusieurs centaines de jeunes de Majdal Chams, le chef-lieu des localités druzes du Golan, ont attaqué à coups de pierres les forces israéliennes déployées pour contenir les manifestants massés du côté syrien du plateau.
Ces heurts ont éclaté quand des nuages de gaz lacrymogènes tirés en direction de la Syrie se sont répandus dans le bourg de Majdal Chams. Du côté syrien de la clôture frontalière, des protestataires sont restés sur place, à l’abri d’un fossé, et ont allumé des feux de camp. Par ailleurs, des jeunes Palestiniens et Syriens ont lancé un sit-in dans la ville de Kuneitra, vers où affluaient des milliers de personnes, selon la télévision syrienne.
Vingt personnes ont été tuées et 325 autres ont été blessées par les tirs israéliens, a ajouté la télévision. Un médecin de Kuneitra, dans la partie non occupée du Golan, Ali Kanaane, a précisé à l’agence SANA que les tués avaient été « touchés par balles dans la tête et la poitrine ».
Un porte-parole de l’armée israélienne a assuré que les militaires n’avaient « pas eu d’autre choix que d’ouvrir le feu en direction des pieds des manifestants afin de les dissuader », plusieurs dizaines d’entre eux ayant ignoré les avertissements verbaux et les coups de semonce.
Un correspondant de presse à Majdal Chams a vu une vingtaine de manifestants blessés, certains ensanglantés, évacués du côté syrien, l’armée israélienne dénombrant 12 victimes. Comme le 15 mai, l’armée israélienne a accusé Damas de « provocation » pour détourner l’attention de la sanglante répression des manifestations contre le régime, faisant état de projectiles lancés par les manifestants mais pas d’armes de guerre en leur possession.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé des « éléments extrémistes » qui « s’évertuent à forcer nos frontières, menaçant nos communautés et nos citoyens ». Les manifestations ne se sont pas limitées au Golan syrien, rassemblant des centaines de personnes dans les territoires palestiniens.
Le 15 mai, lors de l’anniversaire de la nakba, l’exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l’État d’Israël en 1948, des centaines de manifestants étaient parvenus à traverser la clôture pour atteindre Majdal Chams. Quatre avaient été tués par l’armée israélienne. Six autres manifestants avaient été tués à la frontière libanaise.
Les États-Unis ont vivement réagi à la suite de ces nouvelles violences sur le Golan. « Nous sommes profondément inquiets des événements qui ont eu lieu aujourd’hui sur le plateau du Golan et qui se sont traduits par des morts et des blessés », a déclaré hier soir le département d’État. « Nous appelons toutes les parties à la retenue.
Des actes de provocation comme ceux-ci doivent être évités », a ajouté le département d’État, qui a souligné « qu’Israël, comme tous les États souverains, a le droit de se défendre ». (Source : AFP)
Tunisie: le couple Ben Ali sera jugé « dans les jours ou semaines à venir »
le 03.06.11 | 15h04
Le président déchu tunisien Zine el Abidine Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi seront jugés par contumace « dans les jours ou les semaines à venir » pour deux premières affaires, a déclaré vendredi à la presse un porte-parole du ministère de la Justice.
Deux dossiers contre l’ex-président et sa femme sont « prêts à être jugés, alors qu’ils sont en fuite » en Arabie Saoudite depuis la chute du régime autoritaire le 14 janvier dernier, sous la pression de la rue, a déclaré Kadhem Zine El-Abidine.
« Les juges d’instruction ont terminé leurs enquêtes. Elles seront transférées à la cour pénale « dans les jours ou les semaines à venir », a-t-il ajouté.
Le premier procès portera sur « la découverte d’armes et de drogues dans le palais présidentiel de Carthage », selon lui.
Le ministère tunisien de la Justice avait annoncé le 10 mars la saisie de près de deux kilogrammes de stupéfiants – sans doute du haschich – dans le bureau privé du président déchu au palais de Carthage.
La deuxième action en justice portera sur les 27 millions de dollars en liquide découverts en février par la commission tunisienne anti-corruption dans un palais de Ben Ali à Sidi Bou Saïd, dans la banlieue nord de Tunis.
Au total, 88 enquêtes sont en cours concernant le couple Ben Ali, sa famille et d’anciens ministres et responsables du régime déchu, a indiqué le porte-parole du ministère de la justice. Leur état d’avancement est de « 70% à 80% », a-t-il ajouté.
Ces affaires concernent des cas d’homicides volontaires, d’abus de pouvoir, de malversation, de trafic de pièces archéologiques, de blanchiment d’argent et de violation de la réglementation sur les marchés publics.
Plusieurs pays européens ont gelé les avoirs de l’ex-président tunisien et ceux de sa famille, qui s’était considérablement enrichie pendant ses 23 ans de pouvoir.
M. Ben Ali a fait appel à un avocat libanais de renom pour assurer sa défense devant les tribunaux tunisiens et internationaux, a-t-on appris vendredi.
Trente-trois membres de son clan et de celui de son épouse Leila Trabelsi avaient été interpellés dans les jours suivant la chute de son régime.
Vendredi, l’une des soeurs de l’ex-président, Najet Ben Ali, a été entendue par un juge d’instruction à Sfax (sud) sur son implication présumée dans plusieurs affaires, dont l’incendie prémédité d’un dépôt de marchandises de contrebande, selon l’agence officielle TAP.
Elle a été remise en liberté en attendant la fin des enquêtes.
