Wikileaks : 852 documents sur la Belgique, 4059 pour l’Otan


Publié le 28 novembre 2010 par admin

Si l’on en croit les tableaux publiés sur le site de Wikileaks, le nombre de documents concernant la Belgique dans les Statelogs serait inférieur au nombre annoncé ce dimanche par le quotidien allemand Der Spiegel. Celui-ci avait tablé sur un total de 1136 documents.
La consultation de ce tableau montre que 852 documents seulement concerneraient la Belgique dans la classification par pays.
Selon le New York Times, l’un des mémos suggère qu’accepter davantage de prisonniers venus de Guantánamo « serait une manière bon marché pour la Belgique de prendre de l’importance en Europe ».
A noter qu’outre les documents répertoriés pour la Belgique, plus de 4000 documents auraient trait à l’Otan (répertoriée North Atlantic Treaty Organization), dont le siège est à Evere, alors qu’on parlait dans un premier temps de 499 documents.

Le tag pour l’Otan : http://cablegate.wikileaks.org/tag/NATO_0.html

(C.Pt)

L’auteur de la plus grande « fuite » américaine est un militaire désœuvré


LEMONDE pour Le Monde.fr | 28.11.10 | 19h17  •  Mis à jour le 28.11.10 | 19h56

Bradley Manning est désormais soupçonné d'être impliqué dans les fuites qui ont permis au site Wikileaks de diffuser des dizaines de milliers de documents confidentiels.

Bradley Manning est désormais soupçonné d’être impliqué dans les fuites qui ont permis au site Wikileaks de diffuser des dizaines de milliers de documents confidentiels.ASSOCIATED PRESS

Officiellement, nul ne sait qui a fourni à WikiLeaks les 250 000 documents diplomatiques dont la publication a commencé le 28 novembre, mais les autorités américaines détiennent un suspect : Bradley Manning, un militaire américain âgé de 23 ans.

M. Manning était affecté à une unité de renseignement de l’US Army basée en Irak. Bien que simple soldat, il était autorisé à travailler en permanence sur deux réseaux informatiques sécurisés, utilisés par les militaires et les diplomates américains du monde entier.

Dans sa caserne irakienne, où il s’ennuyait ferme et avait peu d’amis, Bradley Manning passait beaucoup de temps sur les forums Internet. Entre autres, il discutait fréquemment avec Adrian Lamo, un ancien hacker dont il admirait les exploits passés. Au printemps 2010, il commence à se vanter auprès de ce nouvel ami d’avoir fait des copies de documents secrets trouvés dans les bases de données auxquelles il a accès, et d’avoir envoyé le tout à WikiLeaks.

Le choix de M. Lamo comme confident n’était pas judicieux. L’ex-hacker, qui a déjà eu des ennuis avec la justice, prend peur à l’idée d’être accusé de complicité, et dénonce Bradley Manning à la police. Il envoie aussi une copie de ses discussions avec le jeune soldat au magazine Wired, qui en publie des extraits.

Dans ses messages, Bradley Manning apparaît comme un jeune homme idéaliste et exalté. Il mentionne d’abord une vidéo montrant un hélicoptère américain à Bagdad en train d’abattre des civils à la mitrailleuse, qui sera effectivement diffusée par WikiLeaks en avril. Puis il explique qu’il a aussi transmis à WikiLeaks près de 260 000 rapports provenant du département d’Etat et des ambassades américaines.

« J’ÉCOUTAIS LADY GAGA, TOUT EN EXFILTRANT… »

Il en a lu un certain nombre, et se dit profondément choqué :  » j’ai vu des arrangements politiques quasiment criminels (…) Des choses incroyables, horribles, qui doivent tomber dans le domaine public, et ne pas rester dans un serveur rangé dans une cave à Washington (…) Hillary Clinton, et des milliers de diplomates dans le monde, vont avoir une crise cardiaque quand ils se réveilleront un matin et découvriront qu’un répertoire complet de documents confidentiels sur la politique étrangère est accessible au grand public, avec un moteur de recherche. « 

M. Manning raconte aussi la façon dont il s’y prenait :  » j’entrais dans la salle informatique avec un CD musical à la main (…), puis j’effaçais la musique et je créais un dossier compressé (contenant les documents) … J’écoutais Lady Gaga et je chantonnais sur la musique, tout en exfiltrant la plus grande fuite de l’histoire des Etats-Unis « . Il se sent à l’abri, car le système est défaillant :  » des serveurs faibles, des mots de passe faibles, une sécurité matérielle faible, un contre-espionnage faible, une analyse bâclée… «  Aussitôt après avoir été dénoncé, Bradley Manning est arrêté et incarcéré, d’abord au Koweït, puis dans la base militaire de Quantico (Virginie), près de Washington.

En juillet, il est inculpé pour avoir  » communiqué, transmis et livré à une source non-autorisée des informations sur la défense nationale « . Il risque 52 ans de prison. Aux Etats-Unis, il est considéré comme un traître par une bonne partie de la population, mais il a aussi ses défenseurs. La gauche radicale et les militants de l’Internet libertaire voient en lui un martyr de la liberté d’expression. Un comité de soutien très actif organise des meetings et collecte des fonds pour sa défense. Récemment, les membres de ce comité ont eu confirmation que la police les surveille étroitement.

Le 3 novembre, David House, 23 ans, responsable du site militant Internet bradleymanning.org, a été retenu et interrogé pendant plusieurs heures à l’aéroport de Chicago par des agents de la sécurité intérieure, alors qu’il rentrait d’une semaine de vacances au Mexique. Les policiers ont aussi saisi son ordinateur et son téléphone mobile. En principe, ce type d’investigation est impossible aux Etats-Unis, car M. House n’a violé aucune loi. La police a dû ruser : elle a attendu qu’il quitte le pays pour l’intercepter à son retour dans la zone sous contrôle des douanes et de l‘immigration.

Yves Eudes

Quel processus de paix ? Quelle paix ?


lundi 29 novembre 2010 – 06h:26

As’ad AbuKhalil


A chaque nouveau gouvernement étasunien, particulièrement quand le mandat du président des USA approche de la fin, le débat sur la « paix arabo-israélienne » gagne en intensité.

Habituellement, les gens sont invités à Washington pour assister à une cérémonie de discours. Les anticipations officielles arabes augmentent généralement, alors que les gouvernements israéliens s’habituent à résister à tous les signes de pression des USA. Les pressions ne s’exercent jamais, mais l’anticipation de pressions imminentes de la part des USA est délibérément diffusée pour susciter l’enthousiasme des délégations arabes officielles.

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As’ad AbuKhalil

Il est grand temps de se rendre à l’évidence : il n’y a pas eu de processus de paix depuis son début dans les années 70 avec le plan Rogers. On oublie habituellement que le conseiller de sécurité nationale, Henry Kissinger, a bousillé le plan Rogers et que le secrétaire d’État William Rogers lui-même a dû démissionner. Ce que nous appelons le « processus de paix » n’est qu’une couverture politique et diplomatique US fournie à Israël pour lui donner le temps d’atteindre ses objectifs par le biais de la guerre, de l’occupation, et des assassinats. Le « processus de paix » a été également employé vers le milieu des années 70 afin de donner à Anwar Sadat le temps nécessaire pour préparer son voyage à Jérusalem.

Ce long et interminable processus de paix réfute les affirmations (faites par chaque gouvernement étasunien) au sujet de la nécessité de mettre fin une fois pour toutes au conflit arabo-israélien. Habituellement, lors du deuxième mandat présidentiel, l’administration intensifie ses efforts et fait des offres de nature à inciter Israël à faire un minimum de concessions, tandis qu’elle fait pression sur les négociateurs arabes (habituellement des Palestiniens) et les menacent pour qu’ils acceptent les conditions humiliantes qu’ils leurs imposent. Cependant, ces conditions sont typiquement trop humiliantes et bien en deçà des normes minimum du consensus national pour que n’importe quel leadership palestinien puisse les accepter. Et même lorsqu’un leadership palestinien se rapproche tant soit peu de ces conditions, comme celui d’Arafat aux négociations de Taba vers la fin du deuxième mandat de Clinton, le gouvernement israélien dit alors clairement qu’il n’acceptera pas les demandes minimales de la délégation palestinienne.

Le conflit arabo-israélien n’est pas à un carrefour. Il n’est pas terminé Cependant, les défenseurs d’Israël veulent croire que l’affaiblissement du leadership palestinien (dans les camps rivaux) suffit pour annoncer la fin du mouvement national palestinien. Le chef du bureau du New York Times à Jérusalem, Ethan Bronner, a récemment écrit que « ces dernières années, le conflit palestino-israélien a été en grande partie vidé de sa violence mortelle ». Bronner n’a peut-être pas remarqué que les Palestiniens —civils et combattants— sont régulièrement pris en chasse par les tirs israéliens. Cependant, l’Israël peut se féliciter de ce que la maison palestinienne soit divisée et qu’un parti palestinien (le Fatah) soit maintenant en grande partie financé, armé et soutenu par les partisans d’Israël aux USA et dans l’UE

Bien sûr, les gouvernements arabes ne cessent jamais de prendre la paix proposée par les USA au sérieux—plus qu’un peu trop au sérieux. Depuis le Plan du Roi Fahd (plus tard modifié et repris sous le nom de plan Reagan), l’Arabie Saoudite a jeté son poids et son argent derrière les efforts diplomatiques des USA dans la région, en imposant ses normes pour la paix arabo-israélienne aux gouvernements arabes. Le prétendu plan de paix arabe est l’apogée des efforts saoudiens pour contrôler le système d’Etat arabe pour le compte des USA afin de faciliter les initiatives de ce dernier en matière de politique étrangère et de réparer les fautes saoudiennes antérieures au 9 septembre. Ce plan, il semble que personne ne le prenne au sérieux, à l’exception du roi saoudien et de ses propagandistes dans les médias. Le gouvernement saoudien espérait retenir l’intérêt de l’Occident, mais celui ci n’en n’a manifesté aucun . Le gouvernement saoudien a même fait publier à grand frais des annonces d’une page dans les principaux journaux occidentaux, mais elles ont été ignorées. Maintenant, le gouvernement saoudien en est réduit à répéter sa litanie sur la nécessité de fonder les entretiens futurs sur cette initiative. Quant au public arabe, il ne s’est jamais identifié à cette initiative de paix. On a vu celle-ci à juste titre comme l’effort désespéré d’un gouvernement arabe d’obtenir le soutien et l’approbation des USA.

Israël a un programme différent : son programme est de s’en tenir à la formule sioniste classique : les Arabes ne comprennent que le langage de la force. Comme Hannah Arendt l’ a fait observer en 1951 : « contrairement à tous les espoirs, il semble qu’il y ait UN argument que les Arabes sont incapables de comprendre et c’est celui de la force »

Israël a eu l’occasion de conclure un marché inéquitable et injuste avec Yasser Arafat. Au lieu de cela, il l’a combattu à tous les tournants. Le sionisme est persuadé de l’infériorité fondamentale de l’ennemi (arabe) à tous les égards. Même l’impulsion nationaliste a été ignorée par les Sionistes dans leurs échanges avec les Arabes. Le conflit arabo-israélien est parmi ceux qui ne pourront être résolus que par une guerre sanglante et totale —et elle peut se produire graduellement. La performance de l’armée israélienne face aux centaines de volontaires du Hezbollah en 2006 va dans un sens totalement défavorable pour Israël. En dépit de la réalisation du rêve sioniste sur la Terre Sainte, les années d’Israël sont peut- être comptées. La paix pourra alors survenir, mais cela dépendra de la manière dont les vainqueurs façonneront leur nouvel état politique.

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As’ad AbuKhalil

* As’ad AbuKhalil est professeur de Science Politique à la California State University Stanislaus et auteur du blog Angry Arab

Du même auteur :

- Le sommet de la Ligue arabe, c’est du théâtre – 29 mars 2010
- La fin du « tout est permis » ? – 5 novembre 2009
- Entretien avec l’Arabe en colère – 27 mai 2007

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La ville de Calonne-Ricouart solidaire de Georges Ibrahim Abdallah


dimanche 28 novembre 2010, par La Rédaction

Il entrait ce dimanche 24 octobre dans sa 27e année d’incarcération ! Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique de l’Etat français. Désormais, une banderole exigeant sa libération flotte sur le front de l’hôtel de ville à l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62).

Déployée depuis le samedi 23 octobre, elle le sera jusqu’au samedi 4 décembre, date de la manifestation internationale de solidarité, qui se déroulera à Lannemezan (Pyrénées) où Georges Ibrahim Abdallah est détenu pour complicité dans la mise hors d’état de nuire « d’un représentant des services secrets israéliens et d’un attaché militaire américain » à l’époque de la colonisation du Liban par Israël. « Militant communiste libanais, Georges Ibrahim Abdallah demeure une figure emblématique de la lutte contre l’impérialisme et le sionisme au Proche-Orient. Aussi, Israël et les Etats-Unis font pression sur l’Etat français pour empêcher sa libération. Ces puissances l’appréhendent comme une menace pour leurs intérêts impérialistes dans la région » rappelle le comité « Libérez-les ! » au cours de la réception qui fait suite au déploiement de la banderole. Il rajoute que ce militant de la cause palestinienne était libérable depuis… 1999 et que sept de ses demandes de libération conditionnelle avaient été rejetées depuis. Ignoble persévérance ! Il est aussi question des « mesures répressives répétées et des condamnations toujours plus longues qui frappent d’autres militants, les Basques notamment, en France comme en Espagne ». « Les prisonniers politiques, encore emprisonnés en Europe, ne sortent plus de prison », révèle le comité « Libérez-les ! » qui s’offusque du véritable acharnement « pour l’exemple » ! Enfin, il dénonce les opérations « anti-terroristes de propagande » comme celle qui envoya en prison les militants de Tarnac ou encore, dressant un judicieux parallèle avec l’actualité, « la répression, la criminalisation et les violences perpétrées à l’encontre de militants engagés en Europe dans des mouvements sociaux ».

Engagements anti-impérialistes
« S’il avait commis un délit de droit commun, il y a longtemps que Georges Ibrahim Abdallah aurait été libéré », fait remarquer André Delcourt, le maire et conseiller général communiste visiblement heureux de soutenir cette initiative au nom de la municipalité et de la section PCF de Calonne-Ricouart. « L’Etat français lui fait payer sa fidélité à son engagement anti-impérialiste et antisioniste », poursuit le comité « Libérez-les ! » . Ici, ni reniement, ni repentir ! « Georges Ibrahim est marxiste et internationaliste », souligne pour sa part le représentant du Secours rouge, à la tête d’une délégation venue spécialement de Bruxelles pour l’occasion. Sa lecture de classe des évènements lui interdit ainsi le soutien d’associations « comme Amnesty International ou de la mouvance islamiste ». Pour la même raison, son cas est largement censuré par les médias. Pourtant, « en dépit des années d’emprisonnement et de la distance, sa popularité reste forte dans les quartiers populaires de Beyrouth », se félicite toutefois le comité « Libérez-les ! ».

Livre d’or en mairie
Un livre d’or où chacun pourra poser un mot de solidarité est actuellement disponible en mairie. Ce document sera transmis à Georges Ibrahim Abdallah le jour du rassemblement du 4 décembre. Quant à la banderole, elle « partira ensuite colorer d’autres édifices publiques du Bassin minier. Des contacts seront pris avec les municipalités communistes », précise encore le comité « Libérez-les ! ». Ce dernier ne manque pas de féliciter André Delcourt et les militants communistes de Calonne-Ricouart pour « le courage politique dont ils font preuve, s’inscrivant ainsi dans la longue tradition de solidarité internationaliste du mouvement ouvrier ».

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Black Panthers


Les cheveux « naturel » étaient l’équivalent du hijab d’aujourd’hui. Les « cochons » , the pigs, ce sont les flics

Wikileaks: entre 500 et 1000 documents concernent la France


BELGA

Mis en ligne le 27/11/2010

Wikileaks a promis lundi une prochaine publication sept fois plus volumineuse que les 400.000 documents confidentiels récemment publiés sur la guerre en Irak.

La France est aussi visée par le flot de documents confidentiels américains que WikiLeaks s’apprête à rendre publics, rapporte samedi le site français owni.fr, qui précise que les premières publications devraient intervenir dimanche soir. « Selon nos sources, entre 500 et 1.000 mémos concerneraient directement la France », indique owni.fr, généralement bien informé sur ces fuites du site spécialisé Wikileaks.

Fin octobre, owni, site d’informations indépendant basé à Paris, avait réalisé l’interface permettant la consultation des 400.000 documents secrets de l’armée américaine sur la guerre en Irak rendus publics par WikiLeaks.

Selon owni, le New York Times, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel ainsi que les quotidiens britannique Guardian, espagnol El Pais et français Le Monde, déjà partenaires de WikiLeaks lors des révélations sur l’Irak, publieront leurs premières analyses des nouveaux documents dimanche à partir de 22H30 heure de Paris (21H30 GMT).

« On s’attend toutefois à des fuites avant cette heure », a déclaré à l’AFP un dirigeant d’owni.

Selon le site, Der Spiegel a déjà mis en ligne des « repères chiffrés » de cette rafale de documents samedi après-midi sur son site internet avant de les retirer quelques minutes plus tard. Et selon ces repères relayés par owni, 251.287 mémos diplomatiques, dont 16.652 classifiés « secrets », devraient être publiés.

Wikileaks a promis lundi une prochaine publication sept fois plus volumineuse que les 400.000 documents confidentiels récemment publiés sur la guerre en Irak.

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Rapport accablant sur l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik


L’organisation américaine, Human Rights Watch, a publié vendredi à New York un rapport accablant sur l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, près de la ville d’El Ayoun, à l’issue d’une enquête menée sur les violations des droits de l’homme lors du démantèlement de ce camp et après.

Environ 6500 tentes ont été érigées par les Sahraouis, début octobre, à Gdeim Izik, pour protester contre leurs conditions sociales et économiques et de «violents affrontements» ont éclaté entre les forces marocaines et les civils sahraouis suite à l’assaut militaire du Maroc, a tout d’abord indiqué Mme Sarah Leah Whitson, chargée de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord auprès de HRW. Suite à ces affrontements violents, pour lesquels HRW relève la «disproportion» des moyens dont ont fait usage les deux parties, avec une «suprématie des forces marocaines contre des Sahraouis désarmés», Mme Whitson rapporte que les forces marocaines, ainsi que des civils marocains, ont mené des «attaques de représailles» contre les civils sahraouis et leurs lieux d’habitation, tout en empêchant les Sahraouis blessés de bénéficier des soins.

Rapportant les témoignages d’avocats sahraouis spécialisés dans les droits de l’homme à El Ayoun, HRW souligne que dans la foulée de l’attaque militaire du 8 novembre, «les responsables de la sécurité marocains ont arrêté des centaines de Sahraouis, plus d’une centaine d’entre eux sont toujours détenus. Neuf autres ont été transférés à Rabat pour une enquête par un tribunal militaire». A propos de l’accès retreint à l’information, cette organisation note qu’après le démantèlement du camp, les autorités marocaines ont «limité les accès» à El Ayoun, «permettant seulement à quelques journalistes ou représentants d’organisations non gouvernementales de rejoindre cette ville, un grand nombre d’entre eux ont été refoulés».

Sur ce point, le rapport souligne qu’un représentant de HRW a été empêché par deux fois d’embarquer sur un vol à destination d’El Ayoun le 11 novembre avant d’être autorisé le lendemain. Mais pour Mme Whitson, «si nous saluons le Maroc qui a permis à HRW de mener une enquête à El Ayoun, un gouvernement qui dit à maintes reprises qu’il n’a rien à cacher doit le prouver en permettant à tous les médias et aux organisations non gouvernementales de venir et de recueillir les informations sans obstacles». Sur les différents corps des forces de sécurité marocaines impliqués dans la répression, cette organisation cite la gendarmerie, les forces auxiliaires, les forces de police et les unités spéciales anti-émeute (groupes d’intervention rapide).

Le rapport note aussi que les Sahraouis détenus dans la prison d’El Ayoun ont fait l’objet d’enquêtes sur de fausses accusations telles que «constitution d’une bande criminelle dans le but de commettre des crimes contre des personnes et des biens, possession d’armes, destruction de biens publics, et participation à la prise d’otages et la séquestration de personnes, à mettre le feu à des bâtiments, à l’usage de la violence contre les membres des forces de l’ordre, entraînant blessures et mort, et à des rassemblements armés». Par ailleurs, Human Rights Watch rapporte que la police a battu un assistant de HRW à El Ayoun, Brahim Alansari, qui était en compagnie de John Thorne, le correspondant à Rabat du quotidien d’Abou Dhabi en langue anglaise The National.

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