Les parties civiles et le ministère public qui attaquaient la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et Omar Slaouti (NPA) pour leur participation à une actin de boycott des produits israéliens dans le magasin Carrefour de Montigny ont été déboutées ce jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise.
Après que Me Antoine Comte, avocat de la défense eut fait valoir les nombreuses irrégularités commises par les plaignants dans cette affaire, les juges n’ont même pas estimé nécessaire d’entendre développer les autres arguments sur le fond.
Courageux, mais pas téméraires, ni le colon israélien Sammy Ghozlan, ni son acolyte du CRIF William Goldnadel (également israélien), ne se sont montrés au procès. Ils sont restés chez eux.
En revanche, les militants se sont massivement déplacés pour soutenir Alima et Omar et pour réaffirmer leur détermination à poursuivre et amplifier la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël. Ils sont venus par centaines malgré les grèves des transports. Ils sont venus de différents coins de France et même de Belgique. Nous sommes, pour beaucoup, allés en cortège de la gare Pontoise jusqu’au tribunal, où les prises de paroles et les slogans ont scandé la totalité de l’après-midi, jusqu’à l’annonce de cette victoire peu avant 18 H.
Un immense merci à tous ceux qui, depuis des mois, se mobilisent pour le droit et la justice. Le combat n’est pas terminé. Mais une manche importante vient d’être gagnée : ne boudons pas notre plaisir !
Ceux qui ont attribué le prix Nobel de la paix à un dissident chinois nous expliquent que la paix et les droits de l’homme sont inséparables. On se demande bien, alors, comment il se fait que le pays qui proclame le plus son attachement aux droits de l’homme (les Etats-Unis) soit aussi celui qui a le plus de soldats à l’étranger et qui mène le plus de guerres et d’interventions de toutes sortes.
Le fait est que les Chinois voient l’attribution de ce prix comme une ingérence occidentale de plus dans leurs affaires intérieures. On pourrait peut-être la défendre, au nom des droits de l’homme, si les autres ingérences, déploiement de troupes et agitation des minorités, n’avaient pas lieu. Mais tant que les défenseurs des droits de l’homme ne comprennent pas que, dans la mesure où leur politique est liée de facto à la volonté hégémonique de l’Occident, cette politique, même avec les meilleurs intentions du monde, ne fera qu’augmenter les tensions internationales et, à cause de cela, ralentira les progrès en faveur des droits de l’homme qu’ils souhaitent.
Si ceux qui attribuent le prix Nobel veulent vraiment montrer leur courage, ils pourraient sans doute trouver un Palestinien innocent dans les geôles israéliennes (parmi les milliers qui s’y trouvent) et lui décerner leur prix. La réaction serait amusante à observer.
Le jour-sans doute pas si lointain- où les Chinois seront devenus plus forts que nous, on peut craindre qu’ils se « souviendront » de toutes les humiliations que nous leur avons fait subir dans le passé, depuis les guerres de l’opium et le sac de palais d’été jusqu’au soutien actuel au Dalai Lama et aux dissidents ; si la vengeance est un plat qui se mange froid, je préfère ne pas faire partie d’un banquet chinois lorsque ce moment du souvenir sera venu.
Le 20 septembre dernier se tenait ,au Janson, une conférence sur «la Liberté d’expression» à la suite de la projection du film d’Olivier Mukna : «Est-il permis de débattre avec Dieudonné?». Cette projection-débat était organisée par le Cercle du Libre Examen et présidée par le vice Recteur aux affaires sociales et étudiantes de l’ULB, M. Marc Van Damme. Les débattants étaient quant à eux: Souhail Chichah (chercheur en économie de la discrimination à l’ULB), Jacques Englebert (avocat spécialisé en Droit des médias, maître de conférence à l’ULB), Joël Kotek (politologue et historien) et Olivier Mukuna (journaliste indépendant). .
Depuis cette conférence, Maurice Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, orchestre une scandaleuse campagne de diffamation auprès de la presse et des autorités académiques de l’ULB afin de museler la liberté d’expression dans notre Université en réclamant des sanctions contre M. Chichah et M. Van Damme. Face à cette campagne diffamatoire visant à confisquer le droit de débattre de la politique israélienne à l’ULB, nous devons réagir! Il en va de notre liberté d’expression!
Video intégrale du débat: http://www.sidimedia.blip.tv/
Si vous aussi, vous êtes sensibles à cette affaire, alors, je vous encourage à signer cette pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts.
Pétition : Pétition contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB
« Lettre ouverte :
-à Monsieur Le Pro-Recteur,
-à Monsieur Le Président du Conseil d’Administration de l’ULB,
– à l’ensemble du corps académique de l’ULB,
Mesdames, Messieurs,
Nous, étudiants et chercheurs/professeurs de l’Université Libre de Bruxelles et nous, citoyens, demandons aux autorités académiques de prendre leurs responsabilités face à la campagne diffamatoire de M. Sosnowski à l’encontre de M. Chichah et de M. Van Damme.
En accusant, à tort, de «propos vomitifs sur la Shoah» M. Chichah, en le taxant d’antisémitisme et en accordant du crédit à une vidéo malhonnête publiée par l’UEJB (http://www.youtube.com/results?search_query=d%C3%A9rive+incontr%C3%A9e+ulb&aq=f) décontextualisant et coupant les propos de Souhail Chichah, M. Sosnowski participe d’une campagne d’intimidation et de diffamation qui consiste à qualifier toute personne critique envers l’État d’Israël d’antisémite.
M. Sosnowski, dans sa lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB datant du 21 septembre 2010, déclare «j’ai honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux. Je demande donc au CA de réagir et de condamner ce qui s’est passé[…]». Qui plus est, il accuse, le vice-recteur, Monsieur Van Damme d’ «une surdité sélective», «d’incompétence», d’avoir laisser «la haine du juif se développer dans l’enceinte de l’ulb» entre autres accusations diffamatoires.
En conséquence, nous, étudiants, chercheurs/professeurs et citoyens, demandons aux autorités académiques de rétablir M. Chichah et M. Van Damme dans leurs honneurs et nous réclamons des excuses publiques de M. Sosnowski.
Ainsi, en toute solidarité avec M. Chichah et M. Van Damme, j’appose ma signature :
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Syrie, et le président syrien Bachar al-Assad, ont condamné lundi
le projet fasciste et raciste d’Israël qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
« C’est un acte fasciste et raciste, cela ne doit pas nous étonner, cela fait partie d’un plan de longue date que les Israéliens appliquent graduellement. La Turquie, en tant que peuple et gouvernement, soutient le peuple palestinien, et les Turcs savent le plus la réalité d’Israël », a déclaré Assad lors d’une conférence de presse commune à Damas, en allusion à l’attaque sanguinaire sioniste contre les pacifistes de la flottille d’aide destinée à Gaza, qui a fait neuf martyrs.
« Il est désormais prouvé qu’Israël, qui se présente comme le seul pays démocratique au milieu du monde arabe et musulman, est un pays raciste », a-t-il ajouté.
Pour le chef d’Etat syrien, « ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d’Israël de s’engager en faveur du processus de paix », relancé le 2 septembre à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes.
Erdogan a estimé de son côté que « personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, d’autant plus de cette manière ».
Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante.
La minorité arabe dans les territoires occupés par Israël (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’y installer après s’être mariés avec des Palestiniens des territoires de 1948.
Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau appelé l’entité sioniste à présenter ses excuses
à la suite de l’offensive contre la flottille d’aide. ‘Ils ont été tués de sang froid. Trente balles ont été détectées dans les corps des pacifistes selon
le rapport médical après l’autopsie, et la communauté internationale a admis ce résultat », a-t-il dit,
s’étonnant de la partialité de certains pays en faveur de l’entité israélienne, malgré toutes ces
tragédies. L’histoire ne pardonnera pas aux pays neutres ou partisans d’Israël », a ajouté Erdogan.
Me faisant l’honneur de la critique de l’un de mes textes, «Supplique à mon Roi» , M. Kotek, professeur à l’ULB ainsi qu’administrateur du CCLJ et directeur de publication de la revue Regards, m’accusait en mars dernier de négationnisme dans un billet d’humeur intitulé «Un indigène à géométrie variable» .
Dans une récente carte blanche publiée dans Le Soir, c’est aujourd’hui au tour du Pr. Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, de m’accuser d’antisémitisme et de négationnisme, pour des propos tenus lors d’une conférence sur la liberté d’expression, organisée par le Cercle du Libre Examen de l’ULB, le 20 septembre dernier. Le Pr. Sosnowski envoya également cette carte blanche sous forme de lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB afin de lui demander une sanction .
Les accusations du Pr. Sosnowski se font l’écho des mêmes griefs portés par la parlementaire MR Teitelbaum, à la une sur le site du CCLJ et sur les ondes de radio Judaica, dès le lendemain de ladite conférence.
Actuellement, l’UEJB diffuse massivement un montage vidéo dénaturant à l’extrême ma pensée, en décontextualisant et tronquant mes interventions du 20 septembre. Cette grossière tentative de manipulation médiatique est évidente au regard de l’enregistrement intégral de mes propos. Tant cet enregistrement que la caricature qui en est faite par l’UEJB sont disponibles sur la toile.
A cette indigne escroquerie intellectuelle succèdent depuis des menaces de mort accompagnées d’un déferlement de haine islamophobe. Anonymes bien entendu.
Que me vaut cette campagne de dénigrement et d’intimidation? Pourquoi ces honorables associations ne saisissent-elles pas les tribunaux si elles pensent avérés les délits infâmes dont elles m’accusent ?
En réalité, et le film de la conférence l’atteste de manière irréfutable, ce ne sont pas d’impossibles propos antisémites ou négationnistes qui cabrèrent d’indignation le Pr. Sosnowski et qui le firent bondir vers la sortie de l’hémicycle, mais bel et bien mon inaudible et blasphématoire « Israël est un État raciste, ségrégationniste et colonial». Mme Teitelbaum le rapportera à sa façon: « (…) il tient des propos vomitifs sur la Shoa, mais surtout il hait Israël. (…). Ils ont la haine du Sioniste, du juif sioniste, du Juif…»4.
Ainsi donc la critique rationnelle de l’État d’Israël, réduite avec mépris à l’expression d’un affect haineux, surpasserait dans l’ignominie le négationnisme? Ainsi donc la critique du sionisme serait-elle celle des Juifs? Que de faux raccourcis attentatoires à notre si chère liberté d’expression !
Ce n’est pas la première fois que le Pr. Sosnowski laisse entendre «qu’antisionisme et antisémitisme [sont] les deux faces d’une même pièce » , pour reprendre les propres termes du président du CCOJB qui entend également « endiguer le venin de l’antisionisme » . Est-ce cette croisade contre l’antisionisme qui l’amena également à formuler des « propos malveillants et diffamatoires » contre l’UPJB, au motif qu’elle ne reconnaîtrait pas « l’existence de l’Etat d’Israël » ?
Ainsi donc, plutôt que de débattre de la légitimité et de la pertinence de la mise en question du régime israélien, le Pr. Sosnowski préfère mener cabale et recourir au terrorisme intellectuel afin de réprimer le débat citoyen, et ce dans le temple même du Libre Examen. Il n’hésite pas pour ce faire à instrumentaliser la mémoire des victimes du génocide juif, au service de la défense « à tout prix » d’un Etat critiqué pour son ethnocide des Palestiniens et pour son mépris patent du droit international, par une part importante et grandissante de l’opinion.
Belle éthique humaniste que celle qui met en concurrence la souffrance des uns et des autres. Le génocide juif, comme tous les crimes contre l’Humanité, appartient à la mémoire universelle. Il doit être remémoré dès que l’histoire bégaie, sans forcément attendre qu’elle se répète. Ce n’est pas minimiser le génocide juif, ce n’est pas le diminuer. Que la mémoire des morts participe à sauver de la mort, quel plus bel hommage peut-il être rendu aux victimes du nazisme ? C’est en ce sens que bien des consciences juives fondent leur solidarité avec les Palestiniens, au nom précisément de leurs chers exterminés par les nazis. En opposition radicale avec nombre de margoulins de l’industrie de l’Holocauste, pour emprunter à l’une des plus belles voix juives de notre époque, l’inestimable Norman Finkelstein.
Ceux qui, comme le président du CCOJB, recourent au terrorisme intellectuel afin de museler les débats en amalgamant légitime solidarité communautaire et soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël, soutien « à tout prix » comme le revendique bien, selon l’UPJB10, la charte du CCOJB, ceux-là portent une écrasante responsabilité morale dans la confusion dangereuse qui conduit tristement certains à confondre antisionisme et antisémitisme.
Rappelons ici avec force notre rejet de toutes les discriminations raciales. Qu’elles soient le fait d’antisémites ou de sionistes. Rendons également hommage à l’une des figures mythiques de l’ULB, le très regretté Marcel Liebman, en citant un extrait de son témoignage autobiographique de la condition juive sous l’occupation allemande : « Une solution des problèmes du Moyen-Orient n’est concevable que si Israël, (…), prend graduellement les mesures propres à diminuer toutes les conditions discriminatoires entre Arabes et Juifs qu’il a établies en vertu de sa nature sioniste. Une telle perspective impliquerait certes un abandon des postulats fondamentaux du sionisme. Mais si la survie de millions d’Israéliens, comme individus et comme collectivité, était à ce prix, qui donc prendrait la responsabilité de la rejeter, et même, comme cela est si souvent le cas, d’en refuser l’examen? »
Ces lignes furent écrites en 1977. Que de chemin parcouru depuis…à reculons!
Souhail Chichah Chercheur en Economie de la discrimination ULB
L’association Génération Palestine Belgique est ravie de lancer son premier cycle de formation qui sera animé
par Majed Bamya,
diplomate palestinien à la Délégation Générale de Palestine auprès de l’UE, de la Belgique et du Luxembourg.
Nous aurons le privilège d’accueillir
Fayez Tanib,
Secrétaire général du Comité de coordination de la résistance populaire contre le mur et la colonisation,
à l’occasion du second module traitant de la résistance pacifique dans le territoire palestinien occupé.
Ce cycle comportera trois modules :
Le premier module portera sur leMouvement national palestinien et se déroulera le 25 octobre 2010 de 19h à 22h.
Le second module portera sur laRésistance pacifique et se déroulera le 8 novembre 2010 de 19h à 22h.
Le troisième module portera sur les Prisonniers politiques palestiniens et se déroulera le 15 novembre de 19h à 22h.
(Vous trouverez les détails dans la brochure en annexe.)
Ce premier cycle des Lundis de la formation se déroulera dans les locaux d’APRODEV, au 28 Boulevard Charlemagne – 1000 Bruxelles.
Génération Palestine Belgique organise une formation préparatoire gratuite pour l’ensemble du cycle et portant sur l’historique du conflit le dimanche 24 Octobre 2010 de 19h à 21h à l’ABP, 9 Quai du Commerce – 1000 Bruxelles. Veuillez indiquer votre souhait d’y participer lors de votre inscription aux modules.
Pour vous inscrire à l’un de ces modules, veuillez envoyer un mail à l’adresse suivante formations@generation-palestine.orgavant le 18 octobre en précisant le(s) module auquel(s) vous souhaitez participer et versez la somme de 5 euros par module (3 euros pour les membres de l’association) sur le compte suivant 001-5782973-06.
Si vous souhaitez vous inscrire à l’entièreté du cycle, soit les 3 modules, veuillez verser la somme de 12 euros (7 euros pour les membres de l’association) sur le compte mentionné ci-dessus.
Brochure Lundi de la Formation Génération Palestine.pdf
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La conférence de presse qui s’est tenue ce lundi matin au Sénat a montré que la répression contre les femmes et les hommes engagés dans la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël, suscite un vaste mouvement de protestation et de solidarité en France comme à l’étranger.
En France, tous les représentants des partis de gauche, de la vice-présidente du Sénat, Catherine Tasca (PS), au Parti de Gauche, en passant par le Parti Communiste, les Verts et le NPA, ont condamné clairement le soutien apporté par le gouvernement français à la politique raciste d’Israël. Ils ont souligné que les poursuites scandaleuses et les accusations mensongères d’incitation à la haine raciale contre une représentante du peuple, étaient un pas de plus franchi contre la démocratie. Ils ont réclamé des sanctions contre Israël, et ont félicité celles et ceux qui mènent une action citoyenne en faveur des droits que nos dirigeants se refusent à défendre. (voir le compte-rendu sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article5487 )
A l’étranger aussi, les protestations se multiplient contre ces poursuites judiciaires, contre le parti pris du gouvernement français, à l’heure même où l’extrême droite israélienne chasse les Palestiniens de Jérusalem-Est, donne les pleins pouvoirs aux colons, et vote des mesures racistes pour bâillonner toute dénonciation de sa politique, y compris par des Israéliens.
A l’initiative du sénateur algérien Mostefa Boudina, plus d’une centaine de parlementaires du continent africain se sont solidarisés avec leur consoeur et ont dénoncé la « honteuse machination » en soulignant dans un appel commun que « lesclavage, le féodalisme, le colonialisme, le fascisme, le sionisme et lapartheid ont constitué, pour lhumanité, un même mal criminel condamné par lhistoire. »
Des parlementaires européens, canadiens, mexicains envoient également des lettres de protestation.
Aujourd’hui à Milan et à Rome des rassemblemernts ont eu lieu devant l’ambassade de France à Rome et devant le Consulat de France à Milan. Jeudi, jour du procès, c’est devant le consulat d’Edimbourg que des militants écossais appellent à venir protester. Le parti « Egalité » en Belgique a affrété un autocar afin de se joindre au rassemblement de jeudi à Pontoise.
Nous sommes tous conscients de l’importance des enjeux. C’est pourquoi, nous continuerons à agir pour faire respecter les droits de l’homme et le droit international. Chacun à notre niveau, et en commençant par dénoncer la présence de produits illicites et immoraux dans les rayons de nos magasins.
Pas plus tard que samedi, au magasin Auchan de Cergy-Pontoise, nous avons été protester contre la vente de produits étiquetés « Israël » et nous avons été reçus par le directeur qui a écouté nos explications. Il nous a promis de les vérifier et d’en tirer toutes les conséquences, en nous donnant une réponse vendredi. Nous pourrons ainsi apprécier ensemble l’honnêteté des dirigeants d’Auchan qui se déclarent en faveur d’un commerce éthique.
RENDEZ-VOUS JEUDI A 12 H DEVANT LE TRIBUNAL DE PONTOISE
Nous vous attendons nombreux au procès d’Alima Boumediene-Thiery et d’Omar Slaouti, ainsi qu’au rassemblement devant le tribunal de Pontoise ce jeudi 14 octobre à partir de 12 H, afin de demander que la justice sanctionne ceux qui violent les droits de l’homme, et non les gens de conscience qui s’appliquent à les faire respecter.
Le tribunal de Pontoise se trouve près de la Gare de Pontoise (terminus du RER C).
En cas de grève totale des transports en commun, nous avons prévu du co-voiturage à partir de la Porte de Clignancourt. (Merci de nous signaler par un message à info@eurpalestine.com si vous auriez des places libres dans votre voiture ou si vous souhaiteriez profiter d’une place dans une voiture, en cas de non fonctionnement du RER C).
Mohammad Sawalha, vice président du Comité international pour briser le siège de Gaza, exprime, dans cet entretien, son inquiétude au sujet des difficultés que les autorités égyptiennes imposent au convoi Viva Palestina, bloqué depuis une semaine au port de Lattaquié en Syrie dans l’attente de l’autorisation égyptienne de se rendre à Al-Arish.
Silvia Cattori : Le cinquième convoi Viva Palestina [1] qui est parti de Londres le 18 septembre est bloqué à Lattaquié en Syrie depuis une semaine. Les autorités égyptiennes vont-elles laisser le convoi accoster à Al-Arish ?
Mohammad Sawalha : Tous les participants, qui sont venus de trois directions – le premier convoi d’Europe, le second d’Afrique du Sud, le troisième de Jordanie et des pays du Golfe – attendent maintenant au port de Lattaquié. Depuis une semaine, 400 personnes et 150 véhicules chargés de médicaments et de matériel scolaire attendent que l’Égypte accepte de leur accorder la permission de poursuivre leur route vers Gaza, en passant, comme elle l’avait initialement accepté, par Al Arish. Nous attendons la réponse des autorités égyptiennes. Nous leur avons donné, comme elles l’ont demandé, la liste des noms des participants, des véhicules et des produits que nous transportons. Nous avons rencontré l’ambassadeur égyptien à Damas en Syrie ; il nous avait promis de nous répondre samedi. Jusqu’à ce jour il ne nous a donné aucune réponse.
Silvia Cattori : Pour quelle raison les Égyptiens bloquent-ils le convoi ? Ils avaient pourtant défini et accepté cet itinéraire de longue date ?
Mohammad Sawalha : Ce n’est pas la première fois, malheureusement, que l’Égypte n’autorise pas nos convois à continuer naturellement leur route vers Gaza en passant par son territoire. Or, c’est la seule manière d’aller à Gaza. C’est pourquoi, de longue date, nous avons prié l’Égypte de ne pas nous donner de fausses informations. Notre objectif est de rappeler qu’Israël organise le siège contre les Palestiniens, et pas de donner l’impression que l’Égypte est partie prenante de ce siège. Les autorités égyptiennes nous ont promis de faire en sorte que tout se déroule bien. Mais jusqu’à maintenant rien ne se passe.
Silvia Cattori : Craignez-vous qu’elles aient changé d’avis sous la pression d’Israël ?
Mohammad Sawalha : Nous n’en avons pas la preuve. Nous sommes dans l’attente impatiente de poursuivre notre route. La manière avec laquelle ils ont agi avec nous auparavant, en nous retardant, cause de nombreux tracas et souffrances pour les participants ; nous avons avec nous des personnes âgées, l’une d’elle a 83 ans et un grand nombre ont plus de 60 ans. L’Égypte doit comprendre qu’il est inacceptable de laisser des gens souffrir de la sorte sans raison. Ils veulent juste aller à Gaza pour soutenir leur frères et sœurs.
Par leur présence les gens qui participent au convoi veulent simplement dire au monde que ce siège israélien n’a pas lieu d’être. C’est un siège criminel, et c’est le devoir de chacun d’aller au secours des habitants de Gaza pour leur apporter de l’aide.
Silvia Cattori : Après un si long voyage, trois semaines sur les routes dans des conditions très inconfortables, quel est le moral des participants ?
Mohammad Sawalha : Je puis vous assurer que, malgré les grandes difficultés auxquelles ils font face, leur moral est très haut. Ils sont conscients qu’ils servent une cause noble, leur objectif étant de défier le siège inhumain qu’Israël impose au peuple palestinien. Bien sûr, ils souffrent, surtout les gens plus âgés, mais chacun d’eux est prêt à attendre le temps que l’Egypte les autorise à continuer leur route.
Silvia Cattori : Le paradoxe n’est-il pas que, alors que le siège est imposé par Israël, dans cette histoire c’est l’Egypte qui se trouve ainsi en première ligne ?
Mohammad Sawalha : Ce n’est pas notre décision. Depuis le début, nous avons demandé aux autorités égyptiennes de nous laisser passer sans autres. Mais pour être francs, la politique égyptienne qui maintient fermée la frontière de Rafah, seule porte pour entrer à Gaza, n’est pas acceptable pour nous. Ils l’ouvrent parfois, comme après le massacre de Gaza, en disant que c’est pour des raisons humanitaires. Mais cela est inacceptable, cette frontière de Rafah devrait être toujours ouverte comme n’importe quelle frontière entre pays. Les Palestiniens ont le droit de vivre dans la dignité et la liberté comme n’importe quelle nation au monde. C’est ce que nous croyons et, pour cette raison, nous devons nous battre jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif.
Des Tunisiens ont attaqué l’Ambassadeur de « l’Autorité » en Tunisie Salman El Horfi après qu’il eut donné dans une conférence de fausses informations sur le siège de Gaza et porté des accusations contre les Frères musulmans et le Hamas.
Les présents ont rendu hommage à la population assiégée de Gaza, et ont salué la force de son peuple assiégé depuis plus de 4 ans et la résistance palestinienne et exprimé leur soutien et celui des tous les peuples arabes à la population de la Palestine.
Les Tunisiens ont indiqué que le président Abbas est illégitime et ne représente pas en tous cas les Palestiniens, et ont critiqué en même temps, les négociations et la coordination de la sécurité avec l’occupant.
Les remarques de l’Ambassadeur ont soulevé la colère de la foule et ont poussé l’assistance à quitter la salle pour protester contre ses propos.