Racisme : le gouvernement israélien adopte l’allégeance à « l’Etat juif »



11/10/2010 Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ». 

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 22 ministres ont approuvé cet amendement, et huit ont voté contre, dont les cinq du parti travailliste du ministre de la guerre Ehud Barak autorisés à voter « selon leur conscience« .

« Tous ceux qui veulent devenir des citoyens israéliens naturalisés devront déclarer qu’ils seront des citoyens loyaux de l’Etat d’Israël comme Etat juif et démocratique« , a expliqué avant le vote Netanyahu. « L’Etat d’Israël est l’Etat-nation du peuple juif, tout en étant un Etat démocratique dont tous les citoyens, juifs et non-juifs, bénéficient de droits totalement égaux« , a prétendu le Premier ministre.

Des ajouts au texte demandés par Barak et le ministre de la Justice Yaacov Neeman seront examinés ultérieurement, selon le communiqué gouvernemental. Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures à la Knesset, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante de 74 élus sur un total de 120.

Cependant, les Palestiniens vivant dans les territoires occupés (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste« , notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’installer dans leurs territoires occupés. « C’est un message de Netanyahu et Lieberman (chef du parti ultra-nationaliste Israel Beiteinou) adressé aux Arabes d’Israël dans lequel ils leur signifient qu’ils ont intérêt à bien se conduire« , a déploré Mouhammad Barakeh, député arabe.

Pour Tzipi Livni, chef de l’opposition et dirigeante du parti centriste Kadima, « ce texte affaiblit Israël, ternit son image et inquiète nos concitoyens arabes« . Le ministre travailliste des Affaires sociales Yitzhak Herzog a dénoncé « des relents de fascisme« . Son collègue en charge des minorités, Avishay Braverman, juge que « l’amendement n’a aucune raison d’être, si ce n’est de satisfaire aux arrangements politiques entre Netanyahu et (Avigdor) Lieberman« .

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=157487&language=fr

Israël : le gouvernement adopte l’allégeance à « l’Etat juif »


dimanche 10 octobre 2010, par La Rédaction

Le cabinet israélien a approuvé dimanche un projet d’amendement législatif contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 22 ministres ont approuvé cet amendement. Huit ont voté contre, dont les cinq ministres travaillistes.
Ce projet de loi doit encore faire l’objet de trois lectures par la Knesset (Parlement), où le gouvernement de M. Netanyahu dispose d’une majorité écrasante.
Le texte a suscité de vives critiques de la minorité arabe vivant en Israël (20% de la population) qui le considère comme « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens cherchant à s’installer en Israël après s’être mariés avec des Arabes qui y vivent déjà.

(Dimanche, 10 octobre 2010)

Procès BDS : La « Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix » apporte son soutien aux militants français


Publié le 8-10-2010

« En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale. », déclare cette association israélienne qui participe à la campagne BDS. Lire le communiqué ci dessous.

Déclaration de la coalition des femmes pour la paix (Israël)

La coalition des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.

Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.

Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale – spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.

Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.

Pour ces raisons, nous – militants israéliens, palestiniens et juifs – soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.

Coalition des femmes pour la paix – Israël

(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Huwaida Arraf


La video avait disparu et je la republie donc. Huwaida est un des piliers de Free Gaza et a particpé à tous les voyages ; vous avez pu la voir comme une figure de proue à l’avant du bateau. Regardez ce courage sidérant où elle défend des enfants menacés par les soldats.

Espagne : exigeons l’acquittement des militants jugés pour avoir appelé au boycott d’Israël


Neuf personnes, dont un militant AA.MOC, inculpées pour une manifestation contre des entreprises espagnoles investissant en Israël, deux semaines après l’assaut contre la Flottille de la Liberté  

Il n’y a pas qu’en France que des militants en faveur du boycott d’Israël sont l’objet de poursuites judiciaires. Le 18 Octobre prochain, neuf personnes doivent comparaître comme prévenus devant un juge espagnol pour répondre d’une action de protestation collective au cours de laquelle plus de 60 militants avaient dénoncé la violation permanente des droits humains par Israël et la politique espagnole d’investissement dans l’ État sioniste.

Traduit par Fausto Giudice

« Sale Arabe », les suites


COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Propos racistes à Aix-en-Provence : SOS Racisme sera aux côtés de la victime
 pour que la vérité ne soit pas étouffée
 
L’agression à caractère raciste dont a été victime un patient d’origine maghrébine ce mercredi de la part d’un ophtalmologiste est un acte odieux qui ne saurait être étouffé. Contacté dès mercredi par la victime, SOS Racisme a, via son comité d’Aix-en-Provence, tenu à recueillir les éléments nécessaires à l’appréciation de la situation.
 
Au regard de ces éléments, les faits paraissent – malheureusement – bel et bien fondés. La crédibilité du témoignage de la victime ainsi que les « étranges » pertes de mémoire du personnel de ce centre médical tendent à montrer qu’il flotte comme un parfum de mensonges visant à masquer une vérité embarrassante.
 
Au regard du lien de subordination liant notamment les secrétaires médicales au médecin incriminé, SOS Racisme demande à l’Ordre des Médecins de prononcer a minima une mesure de suspension provisoire de ce praticien afin de permettre aux témoins de s’exprimer en toute quiétude.
 
Par ailleurs, SOS Racisme a confié à Maître Thibaud COTTA, du barreau de Paris, le soin de se joindre à la plainte déposée par la victime auprès du Procureur d’Aix-en-Provence. SOS Racisme demande au Procureur de ne pas, comme il l’a déclaré, prendre pour argent comptant des témoignages. Et ce d’autant plus que, comme l’a souligné la presse, ces derniers apparaissent comme des rétractations après des premières affirmations accablantes pour le médecin incriminé. Le Procureur doit faire la part des choses au regard de la situation des témoins, subordonnés de ce médecin, et de prendre en considération la faible probabilité qu’une personne invente – pour quel profit ? – des propos et des actes d’une telle violence raciste.
 
Il appartient désormais au Procureur d’organiser une confrontation entre la victime et les personnes présentes sur le lieu de l’agression.
Ouria BOUKRIA
Vice Présidente SOS RACISME 13
06.01.19.80.69

Belgium to Gaza : la Plate-forme fait le plein


Samedi, 09 Octobre 2010 11:26 LDL
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On a refusé du monde, vendredi soir à la Maison du Peuple de Dampremy, pour le souper organisé par la Plate-forme Charleroi-Palestine afin de récolter des fonds pour le financement de Belgium to Gaza.

Une centaine de participants ont partagé un repas – la gastronomie palestinienne de masse ! – après quoi furent projetés des extraits du film « To shoot an elephant« , remarquable reportage réalisé par une équipe internationale en décembre 2008 – janvier 2009 dans la Bande de Gaza, en pleine agression israélienne. Des images à la fois dures, parfois à la limite du supportable, et émouvantes.

Nous avons également entendu les témoignages de Fatima, Kenza et Griet, trois des quatre passagères belges de la « flottile de la liberté » pour Gaza, victime de l’inqualifiable acte de piraterie maritime commis par la marine de guerre israélienne le 31 mai dernier, dont on sait qu’il a fait 9 morts (au moins) et a donné lieu à des actes de barbarie dont cette armée est coutumière. Toutes trois ont trouvé le ton juste pour décrire ce qu’elles ont vécu, et surtout les leçons à en tirer pour l’action : émotion et analyse politique vont de pair, la main dans la main.

Une émotion qui d’ailleurs serrait certaines gorges (les grands costauds ne font pas exception !) au cours du bref débat qui a suivi, au cours duquel on a souligné la complicité coupable de l’Europe et du gouvernement belge avec les crimes israéliens, à commencer par l’occupation de la Palestine (Gaza est toujours occupée, quoi qu’en dise la propagande. C’est d’ailleurs la position de l’ONU).

Aussi, quand est venu le moment d’appeler les partitipants à délier les cordons de leur bourse pour soutenir la campagne de financement de Belgium to Gaza, les attentes n’ont pas été déçues.

Le bénéfice – non négligeable – de la soirée sera intégralement versé à Belgium to Gaza.

En haut : Kenza et Fatima témoignent
de leur expérience douloureuse à bord
du « Mavi Marmara » et de la nécessité
de poursuivre l’action contre le blocus
illégal de la bande de Gaza et contre
la complicité de l’Europe et de la Belgique. 

Ci-dessus et à gauche :
un aquarium symbolise la collecte de fonds. Pour chaque don de 10€, un demi-litre d’eau est ajouté.

A la fin de la soirée, une constatation
s’imposait : la prochaine fois il faut un
aquarium plus grand… (ci-dessus)

A droite sur la photo ci-contre :
Griet, passagère néerlandophone de la « flottille de la liberté » dont le volontarisme épate tout le monde. Sauf dans les milieux sionistes, il va sans dire.

« Sale Arabe » : le conseil de l’ordre enquête sur l’ophtalmo


Par Chloé Leprince | Rue89 | 08/10/2010 | 12H11

M. est ingénieur spécialiste des composants électroniques dans les Bouches-du-Rhône, et père d’une fillette de 6 ans. Mercredi, il avait rendez-vous pour elle chez le Dr  P., ophtalmologiste à Aix-en-Provence. Le médecin est en retard. M. passe une tête par la porte du cabinet… et affirme s’être fait traiter de « sale Arabe »-« dégage, tu salis mon cabinet ».

M. a fait parvenir à Rue89 la lettre qu’il a envoyée dans la foulée à Nicolas Sarkozy. Dans ce courrier, il précise avoir porté plainte au commissariat d’Aix-en-Provence le jour-même de l’altercation. Il prie le président de la République de s’assurer que sa plainte sera bien prise en compte, et témoigne :

« Nous n’avons rien à nous reprocher, nous sommes Français bien intégrés. Je suis cadre supérieur dans une société  de composants électroniques.

Tous nos voisins et mes collègues sont prêts à témoigner de notre bonne conduite et notre bonne intégration en France.

Nous serons très heureux et confortés par tout soutien que vous pouvez nous témoigner dans ces moments difficiles, où moi-même et ma fille sommes très choqués devant ces faits très graves. »

Serment d’Hippocrate : « Je respecterai toutes les personnes… »

Le médecin, lui, nie dans la Provence s’être énervé pour autre chose qu’un « simple retard ». Mais le récit du patient a été confirmé sur France Bleu Provence par plusieurs personnes travaillant dans ce cabinet médical, y compris le généraliste qui occupe le cabinet voisin, le Dr L., qui argue du serment d’Hippocrate pour dénoncer la réaction raciste de son confrère

Le serment d’Hippocrate précise ceci :

« Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions […]. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. »

L’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône a également été saisi jeudi 7 octobre au soir. Et convoqué aussitôt le médecin incriminé.

A Paris, le Conseil national de l’ordre (Cnom) attend que son antenne locale instruise l’affaire mais annonce que l’instance disciplinaire tranchera en fonction de « la situation et la personnalité » du médecin. En clair : un récidiviste écopperait d’une sanction plus lourde.

Le Dr. André Deseur, membre du Conseil national, précise à Rue89 que le Conseil juge les propos du médecin aixois « indignes et inacceptables » dans l’hypothèse où ils seraient confirmés. Ils pourraient faire l’objet d’une sanction au titre du manquement au code de déontologie médicale. Pas tant en tant qu’atteinte aux droits du patient (200 décisions sur l’année 2009) mais en tant que « déconsidération de la profession ». Tout acte raciste d’un médecin entre dans cette catégorie.

Lorsqu’on demande à l’instance représentative combien de médecins ont pu être radiés pour des réactions racistes de ce cru, on répond que la statistique n’existe pas. Quelques précisions toutefois : sur 1266 décisions prises en première instance en 2009, 118 ont trait à la « déconsidération professionnelle ». Mais les radiations restent rares : trente seulement, toutes incrimations comprises, sur la dernière année complète.

L’ordre des médecins trop laxiste ?

De longue date, l’instance représentative fait l’objet de critiques
vives, accusée notamment de manquer de fermeté envers ses ouailles. Cette fois, l’Ordre ne devrait rester silencieux une fois la chose instruite : pas plus tard qu’en début de semaine, ce 5 octobre, il vient d’exprimer officiellement « son indignation et sa vive émotion suite à l’agression du Pr Israël Nisand ». La maison de ce médecin alsacien et juif a été retrouvée bardée d’inscriptions antisémites et de croix gammées.

Pour l’Ordre, l’affaire de Aix-en-Provence est donc l’occasion d’affirmer son indignation y compris lorsque ce ne sont pas les médecins mais les patients qui font les frais d’agressions racistes.

► Mis à jour 08/10/2010, à 15h20 : le nom du médecin a été remplacé par des initiales ; à 16h40 : ajout des réponses fournies en milieu d’après-midi par le conseil national de l’ordre des médecins.

Ceci est notre terre et ceci est notre sang


vendredi 8 octobre 2010 – 07h:06

Reham Alhelsi

Ils sont venus de partout : de Yafa, Haifa, Acca, Nazareth, Um-Il-Fahim. Ils sont venus de partout pour dire aux martyrs : nous n’oublierons jamais, nous poursuivrons le combat.

(JPG)

Ils sont venus par milliers pour dire à l’entité sioniste : nous n’oublierons jamais, nous sommes là pour rester. Ils ont marché par milliers jusqu’aux tombes des martyrs. Ils ont marché par milliers pour dire à leurs enfants : ceci est notre terre et ceci est notre sang.

En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, la lutte palestinienne pour la liberté s’est unie, encore une fois, dans toute la Palestine occupée.

En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, le sang palestinien dans toute la Palestine occupée s’est retrouvé et s’est à nouveau mélangé, encore une fois, à la terre qui est une et entière.

En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, la fermeté palestinienne dans toute la Palestine occupée a rappelé à l’entité sioniste, une fois de plus, qu’il y a un peuple palestinien et qu’il y a une Palestine depuis le fleuve jusqu’à la mer.

En ce jour du 1er octobre 2000, alors que les Palestiniens dans toute la Cisjordanie occupée, à Jérusalem occupée et dans Gaza occupé se sont dressés comme un seul homme face à la machine à tuer israélienne, se sont dressés comme un seul homme pour lutter pour leurs droits et pour leur liberté, leurs frères et leurs soeurs dans le reste de la Palestine occupée se sont dressés avec eux pour confronter le terrorisme sioniste.

En 2000, après sept années de négociations futiles avec l’entité sioniste, les Palestiniens en ont eu assez. Les Palestiniens étaient assassinés quotidiennement par les sionistes, la Palestine occupée était victime d’un nettoyage ethnique afin de faire de la place pour les colons sionistes venus des USA et de l’Union européenne, la Jérusalem occupée était judaïsée pour effacer toute trace du peuple autochtone qui vivait sur la terre et qui en était le propriétaire, les colonies sionistes sur des terres palestiniennes usurpées se développaient et tuaient la terre, les champs palestiniens étaient détruits pour construire des routes réservées aux seuls juifs au bénéfice de sionistes qui n’avaient aucun droit sur la terre.

En 2000, la situation en Palestine occupée n’était pas très différente de ce qu’elle est aujourd’hui – elle était sur le point d’exploser, la colère palestinienne bouillonnait et la patience palestinienne avait atteint ses limites. Et quand les Palestiniens estiment que cela suffit, ils se révoltent. Le moment était venu pour une deuxième intifada : l’intifada d’ Al Aqsa. Il est vrai que la visite du criminel de guerre Sharon sur le lieu du noble sanctuaire et sa profanation de ce lieu saint ainsi que le massacre qui a suivi, ont été l’étincelle qui a mis le feu à l’intifada, mais ce fut la rage, l’humiliation et l’oppression qui ont fait jaillir cette étincelle qui a bouté un feu qui ne s’éteindra pas.

Chaque jour de l’intifada, Israël a assassiné brutalement de plus en plus de Palestiniens dont le seul crime était leur soif de liberté. Et à mesure que l’entité de la terreur intensifiait sa brutalité contre un peuple sans armes dans les zones palestiniennes occupées en 1967, leurs frères et leurs soeurs dans les zones palestiniennes occupées en 1948 ont lancé un appel pour des marches et des manifestations dans leurs villes et villages afin d’aider leurs frères et soeurs de chair et de sang et protester contre les crimes israéliens.

Et il en fut ainsi : ce jour d’octobre en l’an 2000, très similaire à ce qui se passa pendant la première intifada, des Palestiniens de toute la Palestine occupée, depuis le fleuve jusqu’à la mer, à Jérusalem, Yafa, Haïfa, Bethléem, Gaza, Nazareth, Jenine, Acca, Hébron et ailleurs sont descendus dans la rue. Ils sont descendus dans la rue, dans les villes et les villages et dans les camps de réfugiés de toute la Palestine, se dressant comme un seul homme, marchant comme un seul homme, scandant d’une seule voix : avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifierons pour toi ô Palestine.

Et à mesure que les manifestations se propageaient dans toute la Palestine occupée comme un incendie, l’entité sioniste envoyait des milliers de soldats et la police des frontières armés jusqu’aux dents pour confronter un peuple sans armes qui avait soif de liberté, qui voulait une vie sans occupation. L’entité sioniste a envoyé sa machine de mort pour tuer des Palestiniens sans armes qui sont descendus dans les rues pour dire au monde : ça suffit.

Pendant les 10 premiers jours du « Soulèvement d’octobre », des dizaines de Palestiniens ont été assassinés dans toute la Palestine par l’armée d’occupation israélienne, la police des frontières de l’occupation et les colons sionistes. Ceux-ci les ont tués devant leurs maisons, dans leurs rues, dans leurs villes, dans leurs villages et dans les camps de réfugiés. Ils ont été assassinés parce que, Palestiniens, ils ont refusé de plier et d’être traités comme des animaux dans leur propre pays, parce qu’ils ont rejeté l’oppression et la tyrannie, parce qu’ils ont dit « non » à l’occupation.

Et à mesure que les Palestiniens de Jérusalem, Ramallah, Bethléem, Hébron Jenine et ailleurs sont descendus dans les rues pour confronter l’occupant sioniste, Um Il-Fahim, Nazareth, Acca, Haïfa, Sakhnin, Kufr Kanna et d’autres se sont joints à la lutte. Pendant ce « Soulèvement d’octobre », Um IL-Fahim, Nazareth, Jit, Sakhnin, Arrabah, Kufr Manda et Kufr Kanna ont étreint Il-Bireh, Nablus, Talfit, Rafah, Ramallah, Gaza, Al-Am’ari, Balatah, Tal, Jenin, Khan Younis, Al-Bureij, ’Aqbat Jabir, Deir Al-Balah, Tulkarim, Halhul, Al-Maghazi, Nuseirat, Faqqu’a, Jenine, Jabalia, ’Askar, As-Sawahreh, ’Aboud, Hébron, Deir Al-Ghosoun, Beitunia, Bethlehem, Beit Hanina, Salim, Deir Al-Hatab, Bidia, Al-Mazra’a Ash-Sharqiyyah. Pendant ce « Soulèvement d’octobre » pas moins de 70 Palestiniens de toute la Palestine occupée ont été massacrés par l’entité sioniste ; leur sang a réuni la Palestine, leur sang a tracé la carte de la Palestine telle qu’elle était et telle qu’elle devra être à jamais : depuis le fleuve jusqu’à la mer.

Pendant le « Soulèvement d’octobre », 13 Palestiniens des terres palestiniennes occupées en 1948 ont embrassé 57 Palestiniens des terres palestiniennes occupées en 1967 et ont dit à l’entité sioniste que la terreur sioniste aura pour seul effet de rapprocher les Palestiniens. 70 martyrs palestiniens sont devenus un, comme la Palestine l’a été et comme elle le sera à jamais.

En 2000, le boucher Sharon a profané le noble sanctuaire pour signifier aux Palestiniens que la terre appartient aux sionistes. Mais la riposte palestinienne a été rapide : ce sont les Palestiniens qui sont les propriétaires légitimes de la terre et ils ne resteront pas muets alors que Jérusalem se fait usurper. Pendant le « Soulèvement d’octobre », les Palestiniens sont descendus dans les rues comme un seul homme pour défendre Al Aqsa, pour défendre Jérusalem, pour défendre la Palestine.

Ils sont descendus comme un seul homme pour dire à l’entité sioniste : nous sommes un peuple et nous sommes là pour rester. Ils sont descendus comme un seul homme pour dire au monde entier : la Palestine s’étendait et s’étendra toujours du fleuve jusqu’à la mer. Et quand Jérusalem a lancé son appel en 2000, ce furent les Palestiniens qui ont répondu et qui se sont précipités pour défendre le coeur de la Palestine. Un rappel à tous ceux qui prétendent nous représenter et qui bradent nos droits : quand Jérusalem appellera, toute la Palestine répondra. Et à tous ceux qui maudissent l’intifada, ceux qui prétendent qu’elle a détruit le peuple palestinien, je dis : l’intifada nous a coûté cher.

Il y a eu beaucoup de, douleur de souffrance et de vicimes. Mais la vie sous l’occupation et l’oppression n’est pas une vie et la liberté est chère à nos coeurs et un peuple qui recherche la liberté doit en payer le prix. Et à ceux qui continuent à maudire l’intifada, à ceux qui prétendent qu’elle a détruit les « réalisations obtenues » je dis : les seules « réalisations » que vous ayez pu présenter à votre peuple après tant d’années de « négociations » futiles avec l’occupant ont été : plus de massacres, plus de vols de terre, plus de nettoyage ethnique.

Tout comme avec la première intifada, la deuxième n’est pas venue de nulle part, elle a été une réponse aux « réalisations » des « négociations », c’est-à-dire la poursuite de l’occupation et de l’oppression sionistes. À tous ceux qui se plaignent des « intifadas » et veulent continuer la charade des « négociations », c’est-à-dire vendre notre sang et nos droits, je dis : quand nous nous révoltons c’est parce que nous pensons à la Palestine, c’est parce que nous pensons aux générations futures de Palestiniens qui méritent une vie meilleure , qui méritent de vivre dans la liberté et qui méritent une paix juste.

Aujourd’hui, en ce 1er octobre 10 ans après le « Soulèvement d’octobre », l’entité sioniste veut compléter son nettoyage ethnique de la Palestine. Les dirigeants sionistes qui se rendent compte de la force du lien qui unit les Palestiniens dans toute la Palestine veulent briser ce lien. Les dirigeants sionistes savent que leur terreur n’arrivera jamais à effacer l’identité palestinienne de ceux qu’ils appellent « les Arabes d’Israël » parce que ce ne sont pas des « Arabes d’Israël » ; ce sont les Palestiniens de Palestine.

Les dirigeants sionistes savent que peu importe la puissance de leur armée, peu importe la puissance de leurs médias, ils ne pourront jamais effacer la mémoire collective du peuple autochtone de Palestine. Les dirigeants sionistes savent qu’aussi longtemps qu’il y aura un seul Palestinien vivant en Palestine entre le fleuve et la mer, la Palestine vivra à jamais. C’est pourquoi ils appellent au transfert de ce qui reste des Palestiniens autochtones vers les pays voisins.

Le récent appel des dirigeants sionistes pour le transfert des Palestiniens des zones occupées en 1948 n’est qu’une étape vers le nettoyage ethnique complet de toute la Palestine. Mais les dirigeants sionistes et le monde entier devraient se rappeler que le sang palestinien court dans nos veines, que c’est le sang de cette terre. Ils devraient se souvenir que 62 ans de terreur sioniste n’ont pas pu effacer la mémoire et l’identité d’un peuple tout entier. Ils devraient se rappeler les mots des martyrs du « Soulèvement d’octobre » : ceci est ma terre et ceci est mon sang.

Ndlr : dans le document original suit la liste des martyrs.

1er octobre 2010 – Cet article peut être consulté ici :
http://avoicefrompalestine.wordpres…

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