LA STRATÉGIE DU CHOC séance ATTAC


Le jeudi 21 octobre

à 21heures 30, au cinéma Arenberg

ATTAC-Bruxelles

vous invite à la projection de

LA STRATÉGIE DU CHOC

d’après le best-seller de

NAOMI KLEIN

Coup d’Etat anti-Allende au Chili, gangstérisation de la Russie

ou instauration du chaos permanent en Irak :

un film percutant sur un monde à la merci

des jihadistes ultralibéraux

et  d’une économie au cynisme meurtrier

dès 20 heures 30,

LE GRAND DÉBAT:

« DEVOIR TOUJOURS BANQUER?

MAINTENANT, ÇA SUFFIT… !»

Avec, notamment,

Laurent ARNAUTS

avocat au Cabinet «Modrikamen»

(représentant la partie plaignante dans le dossier FORTIS)

Marco VAN HEES

fonctionnaire au Ministère des Finances,

auteur de Banques qui pillent, banques qui pleurent

et Inès TRÉPANT

conseillère politique auprès des Verts au Parlement européen

_________________

LE CAPITALISME DU DÉSASTRE

Lorsque Richard Nixon apprend la victoire de la gauche au Chili, il a cette réaction suffoquée: «Ces  fils de putes vont payer: on va faire crier l’économie». L’implication américaine pour renverser le président, démocratiquement élu, va commencer onze jours à peine après l’élection d’Allende. Le chef de la CIA, Richard Helms, en témoigne : «Le président Nixon a décidé qu’un régime communiste au Chili n’était pas acceptable. Il a demandé à l’Agence soit d’empêcher Allende d’accéder au pouvoir, soit de le déposer». Tout va donc être entrepris pour favoriser une situation de chaos sans pareil, par l’entremise notamment de la multinationale ITT. Le coup d’Etat s’exécute finalement de mains de maître. Puis viennent les «demains de maîtres» : la terreur, la torture, les «disparitions» ; l’interdiction des partis, des syndicats, de la presse indépendante. Plus que la victoire du putschiste Augusto, José, Ramon Pinochet Ugarte, le Chili va subir le triomphe des thèses ultra de Milton Friedman. Mis à part les régimes sociaux des militaires, tout (tout) va être entièrement privatisé. Pas seulement les entreprises, mais aussi la santé, les pensions, l’éducation. Pour la première fois au monde, Friedman va pouvoir appliquer ses théories monétaristes à une société-cobaye désormais sans défense…

Friedman avait pourtant publiquement prévenu : «Seule une crise, réelle ou supposée, peut produire des changements. Telle est notre véritable fonction: trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu’à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement inévitables». On le sait : les théories obscènes de Milton Friedman vont lui valoir le prix Nobel…

Comment le capitalisme a-t-il pu s’imposer, dans sa version hard, au cours des trente dernières années ? En agissant avec un cynisme déjanté et criminel : profiter des cataclysmes sciemment provoqués voire des catastrophes naturelles, pour abuser de la détresse psychologique et de la vulnérabilité physique dans lesquelles se trouvent tout à coup projetées des populations désemparées et vulnérables. Des moments propices pour leur asséner les thérapies de choc du néolibéralisme. Telle est la thèse formalisée par Naomi Klein dans La stratégie du choc, dénonçant un «capitalisme du désastre» né de la collusion entre les gouvernements et le monde des affaires.

Quoi de commun, en effet, entre le renversement d’Allende en 1973 et l’invasion de l’Irak trente ans plus tard? Entre le tsunami asiatique et l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans? A chaque fois, ces circonstances effroyables se sont avérées des opportunités utiles aux «djihadistes» du profit à tous prix afin de substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.

«S’informer, c’est résister : alors, « Armez-vous ! »»… : c’est peu dire que le film de Michael Winterbottom et Mat Whitecross, inspiré par la journaliste Naomi Klein, est une protestation à découvrir en extrême urgence. Mêlant images d’archives époustouflantes (souvent inédites) et documents d’actualités balancés avec l’efficacité des uppercuts, les réalisateurs britanniques réussissent à mettre à nu cette histoire secrète du libre marché, en dessinant une nouvelle éthique de l’investigation journalistique.

Une démonstration factuelle, puissante et  captivante –donnant la pêche et l’envie de résister.

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Jean FLINKER

Cinéma ARENBERG

(26 Galerie de la Reine)

LA STRATÉGIE DU CHOC

Grande-Bretagne 2009  /    Durée 80 minutes

Prix d’entrée

6,6 euros y compris pour le débat

(sauf les Article 27)

ATTAC-Bruxelles 1

16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

mail : bxl 1@attac.be http://bxl.attac.be tél : 0494 / 808 854

Ali Aarrass



Compte-rendu de la conférence de presse du 07.10.10 dans l’«affaire Ali Aarrass », donnée dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme, à Bruxelles.

Luk Vervaet introduit la conférence de presse en remerciant la LDH de l’accueil dans leurs locaux, ainsi que les divers intervenants pour leur présence.

Il rappelle ensuite certains faits, en commençant par pointer les changements intervenus dans le monde, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Ces changements sont de deux ordres : d’une part, guerres en Irak et en Afghanistan. Ce 7 octobre est d’ailleurs la date anniversaire du lancement de la guerre contre l’Afghanistan. D’autre part, la stigmatisation de tous les citoyens ainsi que de certains mouvements citoyens dans le monde, qui osent opposer une résistance à ce nouvel ordre mondial voulu et imposé par la nouvelle politique « anti-terroriste » américaine. Cette politique consiste à soupçonner tout individu qui ne se plierait pas à ses diktats. Les dérives sont telles, qu’elles mènent à enfermer des individus non plus sur base de leur culpabilité avérée, mais sur base de « soupçons » éventuels d’appartenance à des mouvements jugés douteux. Elles peuvent entraîner leur incarcération sans jugement, dans des conditions terribles, comme dans les prisons de Guantanamo, Abou Ghraïb (pour les plus connues) ainsi que dans d’autres lieux où la torture est pratiquée. Pire : les pays dits « démocratiques » du Nord, en profitent pour délocaliser certains prisonniers vers des dictatures du Sud afin de les sous-traiter non sur base de leurs actes, mais sur celles de leurs intentions. Pays du Sud qui en profiteront pour museler et écraser toute forme de résistance et d’opposition à leur politique autoritaire.

Dans la foulée, Luk Vervaet informe la salle du lancement de la Campagne de soutien à Ali Aarrass, via le site internet www.freeali.eu

Farida Aarrass, sœur d’Ali, se concentre en quelques mots sur l’historique familial. Farida Aarrass rappelle que son frère est né à Melilla, enclave espagnole en territoire marocain, et pointe donc le fait qu’à l’origine son frère est de nationalité espagnole, Etat de l’UE. Pour des raisons familiales, Ali Aarrass se retrouvera en Belgique où il obtiendra la nationalité belge. Il mènera des années durant, une existence paisible de libraire sur le territoire belge, où l’ensemble de sa clientèle dira tout le bien qu’elle pense de lui. Puis, après plusieurs années, Ali rejoindra son père resté à Melilla. C’est-là qu’Ali sera arrêté sur base de soupçons, et non sur base de preuves… inexistantes !

-Le père d’Ali, Mustapha Aarrass complète en espagnol le portait de son fils, pointant le fait qu’Ali a rempli ses obligations militaires en Belgique. Ainsi, si par malheur, un conflit grave devait surgir entre la Belgique et le Maroc, Ali devrait se battre aux côtés des forces belges, contre les forces marocaines. Il signale également que le gouvernement espagnol a indiqué que la Belgique n’ayant pas bougé dans ce dossier, l’Espagne n’avait aucune porte de sortie pour le faire avancer de manière positive vis-à-vis des autorités marocaines.

Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)  explique que les différentes constitutions des pays européens donnent pratiquement les mêmes droits à tous les citoyens, sans aucune distinction de race, de genre, d’appartenance religieuse, de culture,… Or, dans le cas précis d’Ali Aarrass, ces droits sont tout simplement ignorés, et par ce fait, les droits de l’Union Européenne également. En principe, un Etat donne des garanties à ses citoyens. Dans ce cas-ci, l’Etat belge dont Ali est citoyen, a abandonné l’un des siens, ce qui illustre in fine que les citoyens ne sont pas tous égaux en fonction de leur origine, religion, etc… La relation entre l’Etat et ses citoyens est donc corrompue. Cette situation est d’autant plus grave qu’elle risque fort à l’avenir, d’ouvrir la voie à une corruption généralisée des relations entre les Etats et leurs citoyens.

Maître Mohamed Ali Nayim, avocat espagnol d’Ali Aarrass poursuit en rappelant que la demande d’extradition d’Ali vers le Maroc est l’une des conséquences des attentats survenus à Casablanca en 2003. Un grave malentendu a surgi suite à des accusations de prisonniers marocains ayant « avoué » la complicité d’Ali, sous la torture pratiquée à leur encontre dans les geôles marocaines. Il soulignera qu’après trois années d’enquête et de procès, et sans la moindre preuve à charge d’Ali, les tribunaux espagnols établiront la totale innocence d’Ali Aarrass dans un quelconque lien supposé à ces attentats, jugement établi par Baltasar Garzon, juge spécialisé dans ce type d’affaires. Maïtre Nayim rappelle qu’il existe une convention entre l’Espagne et le Maroc pour empêcher les extraditions respectives de citoyens. Par ailleurs, il informe l’assemblée présente de l’éventualité envisagée par la famille Aarrass d’attaquer l’Etat belge en justice, pour son indifférence et sa passivité dans le traitement de ce dossier.

Maître Dounia Alamat, avocate d’Ali en Belgique, continue en recadrant l’historique des cas et l’analogie de l’affaire avec des dossiers identiques. Elle établit un constat : la Belgique n’a jamais extradé de citoyen belge ou étranger dès lors que les critères pour pouvoir juger un individu dans les pays qui en font la demande apparaissent trop vagues aux yeux des instances belges. S’y ajoutent dans le cas présent, les cas avérés de torture au Maroc, constatés par diverses ONG telles Human Rights Warch, Amnesty International, la Ligue Internationale de Droits de l’Homme, etc… Les juridictions belges ont dès lors toujours refusé les extraditions sur de tels constats accablants. A ce propos, voir : http://www.hrw.org/fr/news/2010/02/12/maroc-d-claration-de-human-rights-watch-sur-l-affaire-dite-belliraj-devant-le-tribun

Enfin, Maître Christophe Marchand, également avocat dans le dossier en Belgique, loue le travail des défenseurs espagnols d’Ali Aarrass. Il ne comprend pas l’attitude du gouvernement  belge, pourtant bien informé de la situation des prisonniers marocains et dénonce son manque de réaction. Dans le même temps, il se félicite de la tenue de cette conférence de presse pour alerter l’opinion publique, tout en rappelant que les conventions internationales de par leur caractère contraignant, obligent les Etats à intervenir dans ce type de dossier.

L’avocat espagnol, Maître Nayim, rappelle que le représentant du Consulat belge en Espagne lui a déclaré que dès l’instant où ils quittent le territoire il existe deux types de citoyens belges : ceux qui le sont d’origine… et les autres !

Farida Aarrass conclut en rappelant qu’à ce jour il y a près de 3 ans que son frère est incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour fait de « terrorisme ». Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait : « Ali Aarrass fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ». Pourtant, Ali reste en prison, en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International Espagne a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass vers le Maroc car il risquerait d’être détenu au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victime d’un procès inique ». Farida Aarrass termine en insistant sur la situation humaine dramatique de son frère dont la santé a terriblement souffert de ses conditions de détention, au point d’en devenir alarmante.

Nous en concluons pour notre part, que ÉGALITÉ trouve dans ce cas précis, toute sa raison d’être et dénonce avec force cette inacceptable dualité dans le statut des citoyens du pays. Et de constater qu’il y a donc bien deux types de Belges pour certains responsables politiques : ceux de souche et ceux « entre guillemets » selon la triste et lamentable déclaration de Anne-Marie Lizin à l’époque.

Signez la pétition contre l’extradition d’Ali Aarrass : http://lapetition.be/en-ligne/petition-8046.html

Visitez le site créé en soutien à Ali Aarrass et pour sa libération : http://www.freeali.eu/

Antisémitisme et antisionisme : les confusions et tabous de l’Occident


(L’Orient-Le Jour, 1er octobre 2010; et Père Ubu – Pan, 7 octobre 2010)

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« Israël peut avoir le droit de juger les autres, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif ou l’Etat d’Israël. »

Ariel SHARON

Peut-on parler ouvertement du sionisme en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne…? Il semblerait que non, pas plus que des travers de la politique menée en Palestine par l’Etat d’Israël, pas, du moins, sans que ses inconditionnels ne vous renvoient la Shoa en pleine figure et ne vous stigmatise comme antisémite.

Antisémite ? C’est le mot magique, celui qui fait peur, celui qui fait taire ceux qui voudraient produire, ouvertement, une analyse claire et précise de la politique expansionniste entreprise par Israël depuis 1948 et systématiquement mise en œuvre, avec l’annexion de la majeure partie des terres palestiniennes et, après la Guerre des six jours, en 1967, de la Cisjordanie et du Golan syrien.

Une politique antérieure, même, à l’indépendance d’Israël, intrinsèque au mouvement créé à la fin du XIXème siècle par Théodore Herzl, le théoricien de l’Etat juif, et qui a connu son point d’orgue, aux origines de l’Etat hébreux, avec le massacre du village palestinien de Deir Yassin, un massacre destiné à effrayer et chasser les populations arabes de Palestine et à libérer ainsi les terres pour l’immigration juive.

Ben Gourion n’avait-il pas déclaré que « les frontières des aspirations sionistes incluent le Liban-sud, le sud de la Syrie, la Jordanie, toute la Cisjordanie et le Sinaï » ? Et d’ajouter : « nous devons expulser les Arabes et prendre leur place».

Et cette politique a été poursuivie jusqu’à aujourd’hui, par l’étouffement économique des enclaves palestiniennes, régulièrement bouclées par les forces armées israéliennes, et les bombardements fréquents, visant même les écoles, hôpitaux et centres de l’ONU et de la Croix rouge, et qui ajoutent l’insécurité permanente à la ruine des populations palestiniennes, lesquelles tentent dès lors de trouver des conditions de vie plus acceptables en émigrant vers l’Egypte, la Jordanie, les Etats de la péninsule arabique…

Que pourrait donc bien attendre, en effet, un père de famille, quand il ne peut ni travailler pour nourrir les siens, ni assurer la protection de ses enfants ?

Autre point d’orgue : les effroyables bombardements sur Gaza, en décembre 2008.

Cette politique, c’est le « sionisme ».

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Il ne laisse aucune chance aux négociations de paix, relancées épisodiquement entre Israéliens et Palestiniens, au gré des aléas et de l’agenda de tel ou tel président des Etats-Unis.

Aucune chance car, s’il est tenu par les pressions de la communauté internationale de faire bonne figure et de s’asseoir à la table des négociations, le gouvernement israélien, qui poursuit sa politique d’expansion vers le « Grand Israël », n’a bien évidemment aucune intention d’aboutir à la création d’un Etat palestinien et se ménage toujours une bonne raison pour faire capoter le processus de paix.

Le fait de parler du sionisme, de cette politique-là, dérange les inconditionnels d’Israël, car cela ne met pas cet Etat à son meilleur avantage.

Le fait de s’opposer à cette politique-là, c’est de « l’antisionisme ».

C’est pour cette raison que les milieux sionistes tentent de plus en plus, leitmotiv du moment, de créer l’amalgame entre « antisionisme » et « antisémitisme » et de provoquer la confusion dans les esprits.

L’antisionisme ne saurait cependant être confondu avec l’antisémitisme, qui procède quant à lui d’une attitude raciste, qui ne repose absolument sur aucun fondement scientifique ou historique et relève donc d’un comportement bête et méchant, entretenu par l’ignorance.

Après plus de soixante ans d’occupation israélienne en Palestine (et de violation du droit international, depuis 1967 et la résolution 242 des Nations Unies), ne serait-il pas temps de briser la loi du silence et de pouvoir parler ouvertement, sans prendre le risque d’être assimilé au racisme et à l’extrême-droite ? Sans prendre le risque de subir les pressions, de la part des sionistes, mais aussi de la part de ceux qui en ont peur et qui, pour leur plaire, cèdent à leurs instances ?

Ne serait-il pas temps de pouvoir dénoncer le sionisme et, enfin, de mettre à bas ce grand tabou ?

source

L’Asie se mobilise pour Gaza


Le 2 décembre, 500 personnes partiront de New Delhi et traverseront l’Asie du sud et le Moyen-Orient pour rallier le territoire palestinien.

En décembre prochain, 500 militants pro-palestiniens venant de 17 pays asiatiques partiront d’Inde pour rallier, à pied, la bande de Gaza. Cette caravane solidaire a été mise en place en juin dernier suite à l’attaque d’Israël contre un convoi maritime humanitaire turque qui avait fait 9 morts, le 31 mai.

La cinquantaine d’organisations participantes ont programmé leur départ de New Delhi le 2 décembre prochain. Les marcheurs d’Inde et d’Asie du sud et de l’est partiront alors vers l’ouest et feront étape au Pakistan, en Iran, en Turquie et en Syrie, récoltant au passage de nouveaux volontaires. Ils prendront ensuite la mer pour rallier leur destination finale.

L’anniversaire de l’offensive israélienne

A cette fin, « les organisations et leurs partenaires se sont cotisés pour acheter un bateau de 500 places », a précisé Feroze Mithiborwala, coordinateur du comité asiatique de l’opération. Ce bateau est déjà amarré dans un port de la Méditerranée, mais par mesure de sécurité, sa localisation exacte est restée secrète.

L’arrivée de l’expédition à Gaza est prévue pour le 27 décembre, date anniversaire de l’offensive israélienne, en 2008, contre ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas. « C’est une date stratégique, puisque ce sera pendant les fêtes de fin d’année, le risque de subir une attaque militaire israélienne est moins important », a expliqué M. Mithiborwala.

Une lutte pour la paix dans le Monde

L’objectif principal de la caravane solidaire est clairement de dénoncer l’occupation israélienne à Gaza et de soutenir la population palestinienne. Et afin de les aider au mieux, la caravane transportera avec elle du matériel humanitaire.

Plus largement, cette action, à laquelle participent de nombreuses organisations islamiques mais aussi des associations étudiantes ainsi que de nombreuses formations politiques et personnalités de gauche, est également un symbole de l’entraide humanitaire. « Ce n’est pas qu’une question de religion », assure M. Mithiborwala, avant de conclure : « Nous n’agissons pas seulement pour les Palestiniens, mais pour tous les citoyens du monde qui se battent pour leur liberté. »

Et dans le but d’étendre leur volonté au plus grand nombre, des rencontres publiques seront organisées dans les 18 villes traversées lors de l’expédition.

http://inde.aujourdhuilemonde.com/u…

Non à la criminalisation du boycott d’Israël : appel


Appel de personnalités pour la liberté d’expression

Par des opérations non-violentes et symboliques, des élu-e-s et militant-e-s, dont une parlementaire, ont souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’associations qu’ils ont signé, à savoir le respect des Droits Humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation.
Par la même occasion, ils dénoncent l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, impunité qui cautionne ces violations répétées du droit international et l’injustice que subit au quotidien le peuple palestinien du fait de l’occupation coloniale.
Pour avoir osé user de leur liberté d’expression dans le respect des principes républicains, ces élu-e-s et militant-e-s sont aujourd’hui poursuivi-e-s devant la justice pour provocation à la discrimination raciale, voire pour antisémitisme. Il s’agit d’un chantage fondé sur un amalgame inacceptable !

 

La critique de la politique du gouvernement israélien relève du débat d’idées et s’exerce dans le respect des grands principes fondamentaux de notre droit, dont celui de la liberté d’expression.

En aucun cas, les actions menées par ces élu-e-s et militant-e-s ne peuvent être considérées comme des actes, paroles ou propos « discriminatoires à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de son origine ou de son appartenance ou non appartenance à une nation ».

Nous dénonçons cet amalgame qui voudrait nous faire taire devant cette injustice qui heurte nos valeurs universelles.

Pour signer la pétition, allez au bas de cette page

Nouveau convoi d’aide pour Gaza en partance d’Inde


AFP

Mis en ligne le 05/10/2010

500 militants pro-palestiniens de 17 pays, dont la Turquie, quitteront le 2 décembre New Delhi (Inde) à destination de Gaza, a indiqué l’IHH sur son site internet.
Une ONG de charité islamiste turque qui avait parrainé en mai une expédition maritime d’aide pour Gaza qui s’était soldée par la mort de neuf militants turcs, a annoncé mardi l’organisation d’un convoi terrestre en partance d’Inde pour cette zone sous blocus israélien. 500 militants pro-palestiniens de 17 pays, dont la Turquie, quitteront le 2 décembre New Delhi (Inde) à destination de Gaza, a indiqué l’IHH sur son site internet. Le convoi terrestre a prévu d’atteindre Gaza le 27 décembre, date anniversaire de l’offensive israélienne contre ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas en hiver 2008/2009, selon un communiqué.
L’expédition traversera l’Inde, le Pakistan, l’Iran, la Turquie et la Syrie. De là, le convoi empruntera la mer pour atteindre, à terme, sa destination finale. L’IHH, une ONG islamiste dont le siège est à Istanbul et qui opère dans plusieurs zones de conflit de la planète, organisera la partie turque de l’expédition. L’IHH avait co-parrainé la flottille d’aide internationale pour Gaza arraisonné le 31 mai par des commandos israéliens. Neuf militants turcs avaient été tués dans des affrontements, soulevant une vague de réprobation internationale.

De la loyauté juive


Gilad Atzmon

lundi 20 septembre 2010

http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-on-jewish-loyalty.html

La reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat exclusivement juif a été l’une des principales exigences formulées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours des dernières conversations avec les Palestiniens. Mais le ministre des Affaires étrangères Lieberman est allé encore plus loin : il exige de tous les Israéliens qu’ils jurent leur loyauté envers l’Etat juif. Le slogan de Lieberman, dans cette campagne, est : « pas d’acte d’allégeance = pas de citoyenneté ».

« Nous ne saurions continuer à ignorer des problèmes tel que celui que pose Hanin Zuabi, qui s’identifie totalement au camp ennemi », a déclaré Lieberman dimanche passé. Il faisait allusion à une députée arabe à la Knesset qui avait été déchue de son immunité parlementaire après avoir été à bord du navire héros Mavi Marmara et avoir assisté au massacre perpétré par Israël en haute-mer.

La situation dans laquelle nous nous trouvons : Israël est fondamentalement une société libérale occidentale « multiculturelle », où toutes les ethnies et toutes les minorités se voient imposer de jurer allégeance à la forme la plus achevée de la pratique tribale juive chauvine.

Les questions tournant autour de l’allégeance sont essentielle dans le discours politique juif. C’est par exemple le doute entourant la loyauté de Dreyfus qui fit de Herzl un sioniste. C’est sa loyauté envers les juifs qui amena Jonathan Pollard à trahir les Etats-Unis. C’est l’engagement éthique et universaliste de Mordechai Vanunu qui le fit se détourner de la loyauté juive. Comme nous le savons, il continue à payer chèrement son engagement. Il semble bien, par conséquent, que la « loyauté envers les juifs » soit une exigence cruciale au sein du logos sioniste.

Mais c’est là où nous sommes confrontés à une difficulté évidente : bien qu’il soit clair que les juifs politiques exigent allégeance, la nature de cette loyauté est quant à elle loin d’être claire. Personne, pas même Lieberman n’a jamais donné la moindre indication de ce que signifie « la loyauté envers l’Etat juif ». Manifestement, personne, y compris au sein de la gauche juive, n’a jamais réussi à définir un système juif universel, moral ou éthique de valeurs, pour la simple et bonne raison qu’un tel système n’existe pas.

J’imagine que la loyauté juive est un signifiant vide de sens ; c’est une notion dynamique, qui change constamment et qu’il est impossible de fixer. Comme de juste, la loyauté juive est aux antipodes de toute notion d’universalisme, d’éthique ou d’intégrité ; dans la pratique, elle se résume à : « Les juifs d’abord ! ».

Dans un récent document vidéo, Max Blumenthal a réussi à rassembler quelques jeunes juifs morbides enthousiastes à l’idée de jurer leur loyauté à l’Etat juif, à son armée juive et à ses commandants. Manifestement, le rapport Goldstone n’a pas fait assez de vagues en Israël, ni dans les milieux des jeunesses sionistes de par le monde. Une des juives américaines interviewées était d’accord avec l’expulsion des Palestiniens de « son » pays au cas où ils refuseraient de jurer allégeance à la primauté juive. Une autre juive reconnaissait qu’en matière de loyauté Israël arrivait en tête, alors que son pays natal, le Canada, arrivait bon second. Cela pose manifestement la question de savoir à quoi les juifs politiques sont fidèles.

L’allégeance étant cruciale dans le logos sioniste, il convient d’élargir notre étude et de mettre ceux qui s’identifient et agissent politiquement en qualité de juif au défi de nous parler de leur allégeance. Par exemple, j’aimerais bien en savoir un peu plus sur Lord Levy, le collecteur de fonds numéro Un pour le parti travailliste à l’époque où ce parti nous a entraînés dans une guerre criminelle : à qui est-il fidèle, à Israël ou à la Grande-Bretagne ? Et qu’en est-il des éditorialistes du Jewish Chronicle David Aaronovitch et Nick Cohen : sont-ils au premier chef fidèles à la Couronne britannique ou à l’Etat juif ? Si je me le demande, c’est parce qu’ils ont pris tout deux parti en faveur de la guerre contre l’Irak dans la presse nationale britannique. Et qu’en est-il de David Miliband, le candidat bien placé pour prendre la tête du parti travailliste, qui est par ailleurs listé sur un site de ‘hasbara’ comme un auteur de propagande israélienne ; à qui est-il fidèle ? Il faudrait poser cette question aux membres des Amis travaillistes d’Israël, des Amis conservateurs d’Israël et des Amis libéraux démocrates d’Israël. Le plus tôt sera le mieux.

Mais si vous pensez que Lieberman est unique dans son exigence de loyauté, vous vous trompez lourdement. Ici, en Grande-Bretagne, Lord Goldstmith (oui, ce même Goldsmith qui a gentiment donné à Tony Blair le ‘feu vert « légal »’ pour envahir l’Irak en 2003…) est un grand partisan de la loyauté. Déjà, en 2008, il préconisait l’institution de cérémonies à destination des lycéens terminant leurs études secondaires « afin de marquer le passage entre le statut d’apprenti citoyen et celui de citoyen actif ». Il disait alors qu’il était en faveur d’un serment d’allégeance à la Reine, mais celui-ci pouvait être remplacé par un jurement de fidélité à la Grande-Bretagne.

The Independent a reproduit des propos de Lord Goldsmith selon qui la Grande-Bretagne n’est nullement en butte à une crise de citoyenneté partagée, tout en ajoutant que la fierté nationale avait décliné tout au long des vingt années passées, en particulier chez les jeunes. Il mettait en garde contre le fait qu’ « un tiers, voire plus, des Noirs, ne s’identifient pas à la patrie qui les a vus naître ».

Goldsmith a peut-être raison, il y a sans doute un déclin dans la fierté d’être Britannique, mais ce déclin n’a pas vingt ans d’âge ; il résulte en réalité directement de politiques désastreuses auxquelles il était censé mettre un terme. De nos gamins, Goldsmith attend qu’ils soient fiers de quoi, au juste ? Des guerres criminelles qu’il a lui-même approuvées ? Du fait que la Grande-Bretagne n’a pas eu la force légale de traiter comme elle l’aurait dû ceux qui nous ont entraînés dans ces guerres et qui font de nous tous des complices d’un génocide ?

La similitude entre Lieberman et Goldsmith saute aux yeux. « Un tiers, voire plus, des Noirs, ne s’identifient pas à la patrie qui les a vus naître », dit Goldsmith. A l’instar de Lieberman, Goldsmith sait peu ou prou, d’avance, qui est susceptible de réussir au « test de loyauté ». La fiction d’une « politique inclusive » n’a d’autre fonction que d’accentuer les différences et de marginaliser certaines minorités. Comme Lieberman, Goldsmith, en son temps, a été incapable de nous donner la moindre idée de ce que peuvent bien être les valeurs britanniques. En lieu et place, il a eu recours à un symbolisme et un légalisme tenant lieu de pensée morale.

Les jours d’Israël sont comptés. Il est impossible de sauver l’Etat juif, car il est fondé sur une idéologie tribale raciste. Mais la Grande-Bretagne, elle, peut encore se libérer de sa période néoconne. Il lui suffit de dé-sioniser son système politique et ses médias. Au lieu d’être féaux envers des Etats, nous devons rester en phase avec l’éthique et l’universalisme. Au lieu de succomber à la tentation de l’interventionnisme moral, qu’il nous suffise de rechercher en nous-mêmes des lignes directrices éthiques.

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

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