Procès de Sakina à Bordeaux : le racisme était bien là, mais pas du côté de la prévenue…


Si la Cour d’Appel de Bordeaux a bénéficié vendredi de débats parfois très pointus au plan juridique, elle a aussi été le théâtre de méthodes carrément racistes, à l’encontre de la prévenue, Sakina Arnaud, poursuivie pour avoir apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur une bouteille de jus de fruit censément « made in Israel ».
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Sakina avait été condamnée à 1.000 € d’amende au début de l’année, pour ce fameux autocollant, au nom de l’article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse (dite « loi de 1881 ») réprimant « l’incitation à la haine raciale ». Jugement mis en appel par Sakina.

Le procès de Sakina Arnaud est l’un des tout premiers en France, sinon le premier, dans le cadre de l’alliance entre le gouvernement français et Israël pour tenter d’étouffer le vaste mouvement citoyen qui se développe dans le monde entier sous le sigle BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

Les agitateurs du lobby israélien en France, comme l’inénarrable Sammy Ghozlan ou l’avocat extrémiste Goldnadel, se vantent ainsi d’avoir déposé à ce jour une centaine de plaintes contre des militants de la solidarité avec le peuple palestinien, la dernière en date étant particulièrement grotesque et odieuse, puisqu’elle vise notre ami Stéphane Hessel, 92 ans, ambassadeur de France et rescapé du camp de concentration nazi de Buchenwald.

Près d’une centaine de militants des droits du peuple palestinien, venus de Bordeaux et d’ailleurs, étaient présents dans la salle du tribunal pour faire savoir à qui de droit que Sakina, membre d’une section locale de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) n’était pas seule, et qu’ils étaient pleinement solidaires de son action.

Et Sakina en eut à certains moments besoin, de ce renfort. Non pas pour s’expliquer sur son comportement et ridiculiser les accusations de haine raciale, ce qu’elle fit facilement à la barre. Mais plutôt pour faire face à des attaques vicieuses émanant des avocats des parties civiles (Goldnadel, Markovic, Dahan).

Ces derniers, oublieux du fait qu’ils sont, eux aussi, issus d’une immigration en France récente, ont ainsi fait des tentatives répétées pour insinuer le doute sur l’identité même de Sakina, et la faire passer pour une faussaire. Née Khimoun, fille d’immigrants algériens, Sakina a en effet des papiers d’identité et d’état-civil comportant une série d’incohérences, fruit amer des erreurs d’écritures commises par une administration française historiquement laxiste avec ses citoyens de second rang. Des centaines de milliers, sinon des millions de Français issus de l’immigration sont régulièrement confrontés à des telles situations.

Au bout d’un certain temps, ulcérée d’entendre les Dahan et Markovic, ainsi que la procureure, refuser à Sakina jusqu’à son nom d’épouse (Arnaud), la salle fit entendre une saine colère, des cris de « raciste ! » fusant des travées du public. Touchée au vif, la procureure finit par comprendre, et s’adressera dorénavant à « Mme Sakina Arnaud », comme c’est tout simplement son nom.

M° Antoine Comte, l’un des deux avocats de Sakina avec M° Raymond Blet, discuta tout d’abord la légalité même de l’article de loi utilisé pour la mise en examen (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse) au regard de la Constitution et de son socle qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. Une disposition législative récente permet en effet de poser au tribunal une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), l’obligeant, s’il accepte le bienfondé de la requête, à transmettre la question à l’échelon supérieur de la magistrature, avant d’aborder l’affaire proprement dite (l’affaire Sakina). La présidente du tribunal a rejeté cette requête de transmission préalable, disant qu’elle y répondrait en même temps que sera rendu le jugement lui-même sur l’autocollant, le 22 octobre prochain. La défense pourra donc être amenée à former elle-même un pourvoi devant la Cour de Cassation.

Pour le reste, on retiendra de cette audience :

- le fait que Me Comte ait souligné que l’atmosphère était d’autant plus « lourde » à cette audience que les juges avaient reçu des consignes du gouvernement, et que leur indépendance était donc mise en cause

- le démontage pièce par pièce du jugement aberrant de première instance, par les deux avocats, Mes Raymond Blet et Antoine Comte : jugement où il était par exemple écrit que l’expression « Boycott Apartheid Israël » avait pour objet, rien que ça, d’instaurer l’apartheid en Israël ! ;

- le témoignage de la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen, qui remit bien à sa place le provocateur Goldnadel. Ce dernier s’était avisé de chercher des noises à Nicole à propos du désormais célèbre T-Shirt de couleur verte « Palestine Vivra ! Boycott Israël ». Nicole Kiil-Nielsen lui répondit qu’en matière de T-Shirts, alors oui, elle en avait bien vu, pour sa part, des spécimens incitant à la haine et au meurtre raciste : ceux dont raffole la soldatesque israélienne, en vente dans les boutiques branchées de Tel-Aviv, où l’on voit une femme palestinienne et son bébé transpercés par un tir sous le titre « Une balle, deux Palestiniens éliminés ».

- le témoignage de Maurice Rajsfus, rescapé du génocide dont les parents ont été assassinés à Auschwitz. Ecrivain, historien de la participation de l’Etat français au génocide des Juifs et aussi des crimes coloniaux de la France, Président de l’Observatoire des Libertés Publiques, Rajsfus insista notamment sur la fraude qui consiste, pour les avocats du terrorisme israélien, à exploiter la mémoire du génocide au service de leur sale besogne.

- Un mot enfin sur Gilles-William Goldnadel, partie civile au procès de Sakina pour son association Avocats Sans Frontières, l’une des casquettes qu’il cumule avec celles de Président de l’association France-Israël et de membre de la direction du CRIF. Goldnadel y alla de son traditionnel éructation sur l’antisémitisme des « islamo-gauchistes » dans cette salle, mais quand il aborda le thème de la « violence », Antoine Comte lui rappela qu’en matière de violence, Goldnadel ferait bien d’être plus discret, lui, le défenseur des fascistes du Bétar et de la LDJ, auteurs de multiples agressions, dont celle de la Librairie Résistances à Paris en juillet 2009, où des milliers de livres furent systématiquement détruits. Penaud, Goldnadel retourna s’asseoir.

CAPJPO-EuroPalestine

Compte-rendu de Sud-Ouest

Par florence moreau

« Boycott apartheid Israël » : La cour pour tribune Audience surchauffée, hier, devant la cour d’appel, pour le procès de Saquina Arnaud, jugée pour provocation à la discrimination nationale et raciale.

Saquina Arnaud avait apposé un autocollant, sur une bouteille de jus d’orange, sur lequel on pouvait lire : « Boycott apartheid Israël ». photo laurent theillet Partager

D’emblée, c’est la foire d’empoigne verbale. Le chahut d’une cour de récréation plus que la solennité d’une cour d’appel. C’est à qui parlera le plus fort. Le plus longtemps. Le dernier. L’audience est tendue.

Saquina Arnaud, quadragénaire mérignacaise était jugée hier par la cour d’appel de Bordeaux pour « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, image ou écrit ». Une prévention « injuriante » qui heurte cette militante de longue date pour la Ligue des droits de l’homme.

En février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux l’avait pourtant reconnue coupable et condamnée à 1 000 euros d’amende. Elle avait fait appel. Hier, elle était épaulée par un solide et fidèle comité de soutien.

Appel au boycott

Le 30 mai 2009, Saquina Arnaud avait été interpellée dans l’hypermarché Carrefour de Mérignac après avoir apposé un autocollant sur une bouteille de jus d’orange. Sur le sticker, on pouvait lire « Boycott apartheid Israël » et voir une tâche de sang sur un mur en codes-barres.

La salle est surchauffée, bondée. Mais patiente. La présidente prévient : elle veut en avoir terminé trois heures plus tard. Grognements de toutes les parties, frustrées que leur temps soit ainsi minuté. Mais durant toute l’audience, les avocats donnent de la voix, s’apostrophent, rivalisent de leçons de procédure. Des joutes verbales plus ou moins appréciées. Même la menace de suspension lancée à plusieurs reprises par la présidente reste sans effet.

Les avocats de la défense, Mes Raymond Blet et Antoine Comte soulèvent une question prioritaire de constitutionnalité – et non de « culpabilité » comme le dira Me Comte dans un lapsus.

L’avocate générale, Martine Cazaban, traduit pour le commun des justiciables. « L’article visé par les poursuites ne serait pas conforme à la légalité et porterait atteinte à la liberté d’expression ». En face, la partie civile ne veut pas de renvoi « sous couvert d’inconstitutionnalité ». La salle baille, décroche. La cour passe au fond du dossier. « Pour mieux faire son opinion ». « Mais cela vide de son sens la priorité accordée à la QPC », se lamente Me Comte.

« Je conteste avoir appelé à la discrimination », se défend Saquina Arnaud. « Les produits ne peuvent être assimilés à des personnes ».

Et la salle d’audience se transforme en tribune politique. D’un ton revendicatif, dans le registre militant, elle explique en quoi, pour elle, le jus d’orange en question est en fait produit sur les territoires occupés par Israël. Des témoins viennent de loin pour appuyer son discours. Comme la députée européenne de l’Ouest, Nicole Kiil-Nielson qui fait valoir que « le citoyen qui veut consommer de façon éthique, doit pouvoir y voir clair en matière de traçabilité ». Pris à témoin, le public se manifeste. Applaudit, hue, siffle, montre sa désapprobation. Me Jean-Claude Dahan propose son aide à la présidente pour faire respecter la police de l’audience. La cour a mis sa décision en délibéré. »

le 25-09-2010

Source : http://www.europalestine.com/spip.p…

Un bateau, avec à bord des pacifistes juifs, quitte Chypre pour Gaza


dimanche 26 septembre 2010

AFP

« C’est un devoir sacré pour moi en tant que survivant (de la Shoah, ndlr) de protester
contre la persécution, l’oppression et l’enfermement de tant de gens, dont plus de 800 000 enfants à Gaza
 »

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Le voilier Irène, avec à son bord des militants pacifistes, quitte Chypre en direction de Gaza, le 26 septembre 2010

FAMAGOUSTE – Un bateau, avec à son bord des militants pacifistes juifs israéliens, européens et américains, a quitté dimanche le port de Famagouste, dans le nord de Chypre, vers la bande de Gaza, espérant briser symboliquement le blocus, a constaté une journaliste de l’AFP.

« C’est un devoir sacré pour moi en tant que survivant (de la Shoah, ndlr) de protester contre la persécution, l’oppression et l’enfermement de tant de gens, dont plus de 800 000 enfants à Gaza« , a expliqué à l’AFP l’un des passagers, Reuven Moshkovitz, un Israélien de 82 ans.

Le bateau, un voilier baptisé Irene et battant pavillon britannique, transporte des jouets, des livres, du matériel pour des pêcheurs ou encore des médicaments, « une aide symbolique » pour la population de la bande de Gaza.

L’organisation bénéficiaire est le Programme de santé mentale de la Communauté de Gaza, dirigé par le psychiatre Eyad Sarraj.

Une dizaine de personnes sont à bord du bateau, des militants originaires d’Israël, d’Allemagne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, et au moins un journaliste.

Le trajet vers Gaza devrait, en théorie, durer environ 36 heures.

« Le bateau tentera d’atteindre la côte de Gaza et de débarquer son chargement dans un acte non-violent et symbolique de solidarité et de protestation, et demandera la levée du blocus pour permettre aux biens et aux personnes de circuler librement de et en direction de la bande de Gaza« , a indiqué l’organisation « Deux peuples, un futur » dans un communiqué.

« Nous avons une stratégie de non-violence et de non-confrontation, si l’armée israélienne arrête le bateau, nous ne les aiderons pas à l’emmener à Ashdod » (ndlr : port israélien), a précisé à l’AFP Yonatan Shapira, un ancien soldat israélien, membre de l’équipage.

« La politique israélienne n’est pas soutenue par tous les juifs dans le monde« , a affirmé Richard Kuper, membre du groupe organisateur, cité dans le communiqué, en appelant « tous les gouvernements et les peuples à travers le monde à dénoncer et à agir contre l’occupation » israélienne.

Le 31 mai à l’aube, des commandos israéliens avaient donné l’assaut à un convoi humanitaire maritime, baptisée « La flottille de la liberté », tuant 9 passagers turcs.

Après la vague de réprobations internationales soulevée par l’assaut, Israël a accepté d’alléger le blocus qu’il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle du Hamas en juin 2007.

L’Etat hébreu maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans le territoire.

26 septembre 2010 – Google

A découvrir – La Prose du Transsibérien – Blaise Cendrars


Au Théâtre « Poème 2 »
Du 7 octobre au 7 novembre 2010
Les jeudis, les vendredis et les samedis à 20h15 et les dimanches à 16h

30 rue d’Ecosse – 1060 Bruxelles

Réservations : 02 538 63 58

Tarifs : adulte 15 € / étudiant 5 € / réduction 7 €

Paul Van Mulder, comédien et Pierre Quiriny, percussionniste, nous invitent à un voyage frénétique au fil de La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, œuvre majeure de la poésie moderne.

Ce texte dédié aux musiciens fait fi des conventions ordonnées de la poésie, pour proposer outre des images poétiques exceptionnelles, une musicalité d’une modernité et d’une audace rares.

La complicité entre ces deux artistes à partir de cette œuvre a donné naissance à une création musicale, choc fusionnel entre rythmes et mots, véritable dialogue entre le langage et la musique, libérant des sensations et donnant à chaque phrase musicale et poétique des images, des couleurs, des univers à dévoiler et à ressentir…

Contact : Dune Productions

28 rue de l’Ermitage – 1050 Bruxelles – Belgique

Jean-Pierre Friche / 0475 75 31 54 / jeanpierrefriche@skynet.be

Hip-Hop palestinien


Une artiste encerclée par 8 hommes armés dans un aéroport israélien

Big Greg – National News – HOT 102.7

Une artiste palestinienne hip-hop, née en Grande-Bretagne, Shadia Mansour, s’est retrouvée encadrée par des « agents armés des renseignements » et de la sécurité de l’aéroport, samedi, 4 septembre 2010, à l’aéroport Ben Gourion, Israël.

Mme Mansour avait passé les fouilles multiples et au rayon x et on lui avait dit de rejoindre ses bagages, quand huit agents se précipitent sur elle, armes au poing et pointées sur elle, écartent agressivement ses bagages à coups de pied et l’entourent.

Les huit agents ont leurs armes pointées sur Mme Mansour, et vont la maintenir dans la même position pendant une heure ; ils sont sur le qui-vive, craignant qu’une bombe ne soit placée dans son microphone qu’ils lui ont pris depuis déjà dix bonnes minutes.

Mme Mansour assure aux agents que le microphone sert à enregistrer de la musique, un agent lui demande de lui chanter les paroles, les autres se mettent à lui demander en criant, « pour qui elle travaille, qui a acheté le micro, que chante-t-elle, » et alors que les agents crient plus fort les uns que les autres, l’un lui dit aussi, « nous avons trouvé quelque chose de planqué dans le micro », tout ceci se produisant alors que les passagers de l’aéroport peuvent observer toute la scène.

Même si la fouille corporelle au moment du départ d’’Israël est la règle pour les Palestiniens, Mme Mansour doit s’allonger sur le dos pendant que des agents féminines lui maintiennent brutalement les articulations et le cou.

Une fois la fouille terminée par ces femmes agents, le microphone lui est rendu et Mme Mansour est dirigée vers l’embarquement de son vol pour Londres, comme si rien ne s’était passé.

Mme Mansour nous a dit, « Pendant quelques minutes, j’ai bien cru qu’ils allaient me prendre la vie, de la façon dont ils ont géré la situation, je me suis sentie comme si j’avais été une kamikaze qu’ils venaient d’intercepter ou quelque chose comme cela. »

Aucune action en justice n’a encore été engagée.

Pour plus d’infos, contacter Nancy Leigh à Shadiamanagement@gmail.com

Source
traduction : JPP

Le Hamas et le Fatah conviennent de relancer la réconciliation interpalestinienne


Palestine – 25-09-2010

Par Xinhua

Le mouvement islamique palestinien Hamas et le mouvement palestinien Fatah ont convenu vendredi de prendre des mesures pour relancer la réconciliation interpalestinienne.

Selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion de trois heures, les deux mouvements sont parvenus à un accord pour initier des mesures pratiques afin de mettre fin au différend entre les deux mouvements rivaux.

La délégation du Fatah a rencontré vendredi à Damas le dirigeant du Hamas basé à Damas, Khaled Mashaal, pour relancer les négociations sur la réconciliation entre les deux organisations rivales palestiniennes.

La réunion est le fruit des efforts déployés par M. Mashaal et fait suite à sa rencontre en Arabie Saoudite avec le chef du service des renseignements égyptien Omar Suleiman, qui a joué un rôle de médiateur dans les efforts passés déployés par Le Caire pour mettre fin au différend entre les deux parties.

Le Hamas et le Fatah sont engagés dans une lutte de pouvoir depuis que le mouvement islamique a battu son rival laïque, le Fatah, aux élections législatives en 2006.

En 2009, l’Egypte a suspendu son rôle de médiation, et les relations entre Le Caire et le Hamas se sont détériorées après que le Hamas eut rejeté la proposition avancée par l’Egypte.

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Troisième journée de « violences » à Jérusalem-Est


(AFP) – Il y a 18 heures

JERUSALEM — Des heurts ont opposé des jeunes Palestiniens aux forces de sécurité israéliennes vendredi, pour la troisième journée consécutive, dans des quartiers de Jérusalem-Est annexée, à majorité arabe, selon des témoins et la police.

Dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants ont jeté des pierres sur les forces israéliennes dans le quartier palestinien d’Issaouia à la suite d’une rumeur selon laquelle un bébé palestinien serait mort d’asphyxie 24 heures après un tir de grenade lacrymogène jeudi par la police israélienne, a constaté un photographe de l’AFP.

suite

Appel de l’UJFP : NOUS BOYCOTTONS ET NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER ISRAEL


TANT QUE CET ETAT NE SE CONFORMERA PAS AU DROIT INTERNATIONAL !
Parce que nous sommes une association juive attachée à la justice et aux droits des peuples,

Parce que les valeurs juives dont nous nous réclamons se sont nourries de la résistance aux fascismes et à toutes les oppressions racistes, nous combattons les crimes, les répressions et l’épuration ethnique pratiqués en notre nom à Gaza, en Cisjordanie, notamment à Jérusalem, contre les Palestiniens réfugiés et contre ceux vivant en Israël ,

parce que l’Etat d’Israël poursuit sans relâche et en toute impunité la dépossession la colonisation, l’occupation et la répression du peuple palestinien ,

Nous répondons à l’appel de la société civile palestinienne et participons à la Campagne BDS, pour le Boycott, le Désinvestissement et des Sanctions contre le régime colonial et d’apartheid israélien jusqu’à ce que les droits du peuple palestinien soient reconnus et mis en ouvre.

Cette campagne, à l’image de la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud se développe à travers le monde. et de nombreux Etats s’y impliquent, refusant l’impunité d’Israël et la caution de ses crimes de guerre. Elle commence à inquiéter les autorités sionistes et leurs alliés, dont le gouvernement français actuel.

Nous sommes indignés par le chantage à l’antisémitisme et l’instrumentalisation de la mémoire collective du génocide nazi par des officines courroies de transmission d’Israël en France, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme),Avocats sans frontières, la Chambre de commerce France Israël… Nous sommes indignés que ce chantage et cette instrumentalisation soient repris au plus haut niveau de l’Etat, en lien direct avec l’ambassade d’Israël*, pour criminaliser des citoyens responsables qui s’engagent pacifiquement et légitimement pour le seul respect du droit.

Aujourd’hui, avec le soutien explicite de plusieurs membres du gouvernement Fillon, sur commande de l’ambassade d’Israël et du ministère de la justice , le Parquet et ces officines intentent dans plusieurs villes – notamment Bordeaux, Perpignan, Mulhouse, Paris et Pontoise- des procès contre des militants participant à la campagne BDS pour « incitation à la haine raciale ».
Ceux qui pratiquent l’incitation à la haine raciale, et qui sont hors la loi aujourd’hui, sont ceux qui garantissent l’impunité d’Israël quoiqu’il fasse, cautionnent les crimes de guerre, laissant la loi du plus fort s’appliquer contre des populations civiles en violation de leurs engagements et de toutes les normes impératives du Droit International.

C’est pourquoi nous sommes solidaires de tous les militants mis en examen.

Notre combat en tant qu’association juive n’est pas isolé, comme voudraient le faire croire certains organismes juifs «officiels»: de plus en plus de Juifs à travers le monde, y compris en Israël, ont rejoint la campagne BDS.

Aujourd’hui, pour la survie du peuple palestinien et pour l’avenir des droits des peuples, participer à la campagne « BDS » est non seulement un droit, mais aussi un devoir. C’est pourquoi nous continuons et continuerons BDS, avec tous les citoyens épris de justice.

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Dexia et la colonisation : aidons la banque à informer ses clients


Jeudi, 23 Septembre 2010

Les clients de la banque DEXIA savent-ils que leur banque contribue fortement au financement de la colonisation de la Palestine ?

Peut-être ont-il accordé foi aux bonne paroles distillées par le président de DEXIA, M. Jean-Luc DEHAENE, lors de deux assemblée générales des actionnaires de Dexia à Bruxelles. Il a en effet affirmé, avec l’aplomb qu’on lui connaît, que la filiale israélienne de DEXIA a cessé de conclure de nouveaux contrats de financement avec les colonies juives en Cisjordanie.

De multiples preuves ont été récoltées en Israël – y compris des actes officiels comme des hypothèques – car DEXIA accepte des hypothèques sur des biens construits illégalement sur des terres volées (que ceux à qui la banque refuserait un crédit au logement s’en souvienne : DEXIA sait se montrer très accomodante dans certains cas) – qui démontrent que les assurances données par J-L DEHAENE ne sont que des balivernes.

La Plate-forme Charleroi-Palestine- toujours pleine de bonne volonté et de sollicitude – a donc voulu aider DEXIA à informer correctement sa clientèle en dotant une de ses agences du matériel publicitaire adéquat, que l’on peut voir sur la vidéo ci-dessous :

Dans ce quartier commerçant très vivant, l’agence DEXIA choisie est ordinairement très fréquentée en fin d’après-midi par des clients qui utilisent le « self-banking ».

Malheureusement, ce jeudi 23 septembre, au moment où débutait l’action de sensibilisation, une pluie battante s’est abattue sur la ville, ce qui a nettement clairsemé les rangs des passants et des clients.

Nous avons cependant eu la satisfaction de constater que plusieurs heures après l’action, les grands adhésifs apposés sur toutes les vitrines étaient toujours bien en place. Les clients ont donc eu tout leur temps pour noter l’adresse e-mail de J-L DEHAENE où ils peuvent lui faire part de leur sentiment sur l’action de la banque qu’il préside : jean-luc.dehaene@dexia.com

Une campagne est en cours depuis 2 ans contre le financement par Dexia des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens. Des cartes de protestation, des actions devant les bureaux de Dexia, des interpellations aux Assemblées Générales, des questions parlementaires, des entretiens avec la direction de Dexia, etc….

Le Président de DEXIA a répliqué par des mensonges devant l’assemblée de ses actionnaires, où il a prétendu à deux reprises que la filiale israélienne ne concluait plus de nouveaux contrats concernant le territoire palestinien (tout en restant très vague à propos de Jérusalem-est), et que donc progressivement tous les engagements du groupe dans ces territoires prendraient fin.

Non seulement le financement des colonies israéliennes en CIsjordanie et à Jérusalem-est se poursuit, de nouveaux contrats sont passés, comme des preuves en ont été apportées par l’organisation israélienne « Who Profits », mais Dexia travaille même apparemment en étroite collaboration – gratuitement ! – avec les autorités israéliennes pour pouvoir fournir d’autres ressources nécessaires aux colonies et à leur extension continue. Face à la campagne « Palestine occupée – Dexia Impliquée », la banque a donc choisi les manoeuvres dilatoires et la dissimulation.

Mais peut-être la banque DEXIA écouterat-elle ses clients ?

Nous cherchons des clients Dexia qui acceptent de clôturer leur(s) compte(s) à l’occasion d’une action commune prévue le mercredi 27 octobre 2010. Des gros clients et des clients plus modestes, peu importe.

Plusieurs dizaines de clients se rendront le même jour aux guichets de DEXIA, quelque part à Bruxelles, pour clôturer leurs comptes. Nous faisons appel aux clients Dexia qui souhaiteraient participer à l’action ‘Je clôture mon compte chez Dexia !’

Ils sont invités à se manifester en complétant un formulaire en ligne : CLIQUEZ ICI.

Pour plus d’informations concernant l’implication de DEXIA dans la colonisation de la Palestine, et sur ses conséquences, consultez le dossier ICI

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